Disclamer: Twilight est à Stéphanie Meyer HARRY POTTER est à J.K. Rowling

Beta : Silver Angell


''Angel" rêve

Chapitre quatre

Je suis dans la réserve avec Jacob, en route pour une soirée chez un de ses amis. Il m'a invité pour lui tenir compagnie. Je me demande si c'est un ami à lui pourquoi dois-je lui tenir la main ? Enfin, ça ne me gêne pas. J'ai fait un effort vestimentaire parce que je ne veux pas lui faire honte. La fête se situe dans une petite cabane au milieu des bois. Je ne me suis pas attendu à celle-là, mais c'est original. Il y a de la musique et de quoi manger. Les invités ne sont que des jeunes Indiens et ils sont tous en shorts et rien d'autre. Du coup, je me sens bien stupide d'avoir fait autant d'efforts pour être présentable. Si on m'avait dit que tout le monde serrait à moitié nu. Je ne me serais pas donné autant de mal. J'ai l'air con moi, avec ma chemise blanche et mon jean noir. Mais bon, je ne vais pas laisser ce petit détail me gâcher ma soirée.

Je viens de me prendre un coup-de-poing. Je ne rigole pas. Un vrai coup de poing. Pas un petit coup. Pas un moyen coup. Mais un grand. Un énorme. Un magistral coup de poing. Et je vous le dis moi, ça fait vachement mal. Je vois même des étoiles. Et le coup a été donné avec tant de force, que je suis étendu au sol. Vous vous demandez certainement : qui, pourquoi, comment ? Eh bien. Je ne sais pas vraiment. Ce que je me rappelle, c'est d'être sorti prendre l'air quand j'ai vu deux garçons en train de se battre. Le plus vieux des deux était bâti comme un putain de taureau de compétition. Il avait des cheveux noirs et des yeux marron. Sur son bras droit, un tatouage en forme de cercle et il devait avoir dans les vingt ans. Le plus jeune ne devait pas avoir plus de quinze ans, de taille moyenne et plutôt mince, mais légèrement musclé. Il avait des cheveux bruns qui lui retombent en légères boucles mi- longs. Je crois que ses yeux étaient marron foncé avec des nuances vertes. Comment ai-je remarqué ça ? Je n'en sais rien.

Vous voyez la différence de taille. Pourtant, le microbe n'a pas eu froid aux yeux en l'affrontant. Donc, je vous disais que je suis sorti prendre l'air. Et voilà que je tombe sur eux. Et ils ne faisaient pas semblant en plus. Les coups étaient forts et fermes. J'ai observé les échanges pendant quelques secondes avant d'intervenir. Mais pourquoi me suis-je interposé ? Alors, en voyant que le plus petit en difficulté, je me suis proposé pour jouer à superman. J'ai de ce fait foncé dans le tas. Et BAM. La seconde suivante, je voyais des étoiles. Qui, comment ? Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est que Jacob est sorti de la cabane. Il était furax. Il a ensuite gueulé sur les deux Mike Tyson.

Plus tard, j'apprendrais que le plus vieux s'appelle Paul Lahote et le plus jeune Seth Clearwater. Et que le sujet de leur bagarre était... eh bien, moi. Ils étaient en conflit sur ma présence à la soirée. Alors que Paul était contre cette présence, Seth, lui, l'approuvait. Je ne sais pas ce qu'il a contre moi le malabar, mais je vais lui dire deux mots la prochaine fois que le vois. Je sais qu'ils sont toujours qu'entre eux habituellement. C'est-à-dire, que les jeunes Indiens de la réserve, mais on est au vingtième siècle. Le métissage, le partage, l'ouverture au monde extérieur, c'est l'avenir. Il faut évoluer avec son temps.

Quand je rentre, Charlie est fou de rage en voyant le cocard que j'ai à l'œil. Il ne m'a pas loupé le gaillard. Il menace de se rendre à la Push comme l'appelle Jacob, mais je parvins à lui faire changer d'avis en lui expliquant ce qui s'est passé. Il se détend un peu plus, mais pas tout à fait. Bella ricane en me voyant. Elle se moque de moi, me dit que c'est bien fait pour ma poire. Elle ajoute que comme ça au moins, je semble moins con. Je lui fais un doigt d'honneur dans le dos de Charlie. Elle se plaint auprès de lui et j'ai alors le plaisir de la voir se faire mettre à sa place. Je lui tire la langue et entre dans la cuisine pour me prendre un truc à boire.

Le lendemain, jour d'école, je vais dire bonjour à Blanche-Neige et sa famille. À mon approche, il fonce les sourcils. Il serre les poings. Il prend mon visage entre ses doigts et caresse mon œil. Il grogne.

– Qui t'a fait ça ? Il tremble presque de colère en posant la question.

Je lui dis que ce n'est rien. Un banal petit accident. Il ne me croit pas. Il insiste pour avoir le nom de la personne qui me l'a fait. Voyant qu'il ne lâche pas le morceau, je lui relate ce qui s'est passé dans la cabane. Il donne un coup de poing au mur. Des petits morceaux se décollent. Hallucinant ! Bah ! Il est balaise le mec. Il regarde le mur, me regarde et file. Il est fort pour prendre la fuite aux moindres contrariétés. Je ne cherche pas à le retenir. Il va revenir quand il sera calmé. Je me rends en cours. J'ai dessin. Le constipé. Euh, Jasper, je crois.

Il se tient à la place la plus éloignée des autres étudiants. Je vais donc me mettre juste à ses côtés. Il me grogne dessus. C'est de famille ma parole ! Je fais la sourde oreille. Je suis très fort à ce jeu. Je me lance ensuite dans une discussion à sens unique sur la constipation. Je lui parle de ce que doit ressentir une personne souffrant de ce mal. Je lui dis que je plains une telle personne. Vous imaginez ce qu'elle doit ressentir quand elle est sur le siège des toilettes. Elle doit horriblement souffrir. Je continue dans ma lancée pendant une minute. Je suis le plus fort ! Un miracle ! Aujourd'hui est un jour à marquer d'une pierre blanche. Je viens. Oui, moi ! Je viens de faire rire et aux éclats qui plus est Monsieur constipé. Qui s'est le meilleur ? Moi, moi, moi, mo...

– Monsieur Swan ! Taisez-vous donc ! Nous ne sommes pas dans une basse-cour. Et vous aussi, monsieur Hale !

Remis à ma place, je me tais. Le reste du cours se passe sans incident. J'ai deux heures de math après. Il y a madame-je-vous-prends-tous-de-haut, Rosalie quelque chose, Cullen ou Hale. Je ne sais plus. Donc elle est en cours de math avec moi. Je vais prendre la chaise à sa droite. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai décidé de faire ami-ami avec elle. Pourtant, je ne lui parle pas de tout le cours. Je sais, ce n'est pas comme ça que je vais parvenir à me lier à elle, mais je suis un timide voyez-vous. À midi, je déjeune avec eux. Blanche-Neige, ne fait plus la tête. Il reprend ses gloussements en regardant Jasper. Je ne le comprendrai jamais ce type. Sa famille ne semble pas surprise par son comportement, ils doivent avoir pris l'habitude avec le temps. J'ai amené ma propre nourriture cette fois. Merci la cantine, mais je tiens à la vie.

Je suis agréablement surpris de trouver Jacob et Seth à la sortie des cours. Ils sont venus voir comment je vais. Ils sont gentils, hein ! Je leur dis que tout va parfaitement bien. Jacob me prend le menton et se penche pour mieux voir l'état de mon œil. Il vole brusquement sur le toit d'une voiture. Je ne comprends pas ce qui se passe. Une minute il est devant moi, la suivante il atterrit sur le toit d'une bagnole. Un grognement me fait tourner la tête. Je comprends alors ce qui vient de se produire. Edward Cullen, le vrai nom de Blanche Neige. Donc, Edward Cullen vient de frapper Jacob. Et la force du coup a été telle, que celui-ci s'envole. Pourquoi a-t-il fait ça ? C'est un malade ! Je ne saisis pas son comportement. Jacob ne lui a rien fait. Alors que je m'avance pour lui dire ce que je pense de son comportement de merde, un éclair noir me devance. Seth se jette sur Edward. Ils tombent tous les deux sur le trottoir. Ils s'empoignent. Un cercle se forme autour d'eux. Des encouragements retentissent. Je suis sous le choc. C'est quoi ce délire ? Jasper et Jacob me dépassent et séparent les deux abrutis.

Que quelqu'un m'explique, parce que moi je sèche complètement. Ils se grognent dessus comme des bêtes sauvages. S'insultent copieusement. Jacob tire Seth en direction de sa moto. Il monte sur sa bécane avec Seth en remorque. Avant de partir, il me fait comprendre qu'il passera me rendre visite samedi. Je hoche la tête automatiquement. Edward menace Jacob de lui arracher la tête s'il vient chez moi. Jasper le pousse dans sa voiture et démarre. Et moi, je reste comme un con sur parking. Bella me hurle dessus, mais je ne saisis pas ce qu'elle me dit. C'est en pilote automatique que je monte dans la voiture et rentre à la maison. Et je me rends toujours dans le même état à mon travail.

Le soir au dîner, Charlie m'annonce que quatre jeunes hommes ont été découverts sur le bord de la route. Au même endroit, dans la même position et le même état que mon ami décédé. Il me dit que la description de la même femme a été donnée dans les cas des quatre jeunes gens. C'est la dernière personne avec qui on les a vus avant la découverte de leurs corps. Un avis de recherche est lancé à son encontre. C'est le coup de grâce pour moi. Je monte me coucher.

Sans surprise, je ne vois pas Blanche-Neige le mardi matin. Alice me dit qu'il sera absent pour quelques jours. Elle ne sait pas quand il va revenir. C'est permis de louper les cours comme ça ! Juste parce qu'on le veut. Je le trouve lâche de prendre la fuite une fois de plus au lieu d'affronter ses problèmes. Je suis triste et déçu. Je fais comprendre ma façon de penser à Alice.

Je m'isole le reste de la journée. Je ne désire voir personne. À midi, je m'éclipse grâce à mon pouvoir devant la tanière de mon amie la vipère. Je la mets au courant de ce qui s'est passé avec Jacob et Edward. Elle me dit que j'ai de la chance que deux mâles se battent pour moi. Je ne pige rien. Nous parlons d'autres choses. Elle me parle d'un humain qui n'est pas humain faisant une alliance avec un Loup. Elle me met en garde contre eux. Elle insiste en voyant que je ne la prends pas au sérieux. Avant mon départ, elle me dit que ces deux-là aimaient chasser les jeunes hommes comme moi. Je lui promets de faire attention à ma personne. Mais aussitôt que je m'éloigne d'elle, j'oublie cette conversation irréelle.

Je suis fatigué. Bella me harcèle sur Blanche-Neige. Elle me reproche son départ. Elle me saoule du matin au soir. Elle exige de savoir le problème entre Jacob et Edward. Moi aussi je voudrais bien le savoir. Mais sans la présence de Blanche-Neige, je ne peux pas lui demander. Mis sur les nerfs par ses bêlements, je l'envoie chier ailleurs.

Je vais ensuite faire des recherches sur une manière d'isoler le son dans une pièce. C'est exténuant et extrêmement laborieux, mais j'ai confiance. Je m'entraîne tous les soirs avant de m'endormir. Je me suis un peu renseigné à la bibliothèque de la ville sur les personnes possédantes des capacités paranormales. Il se trouve que mis à part des gros mythomanes, il n'y a absolument rien prouvant qu'il existe d'autres gens ayant les mêmes capacités que moi. Paradoxalement à ça, j'ai trouvé énormément de documentation sur le sujet. Et avec l'aide des bouquins, je me suis lancé dans l'apprentissage de mes dons. Alors qu'ils devraient me faire peur, je n'éprouve qu'un immense soulagement de les redécouvrir. Cette notion de redécouverte, pas de découverte est étrange. J'ai l'intime conviction que dans mon ancienne vie, je maîtrisais parfaitement mes pouvoirs. Cette réalisation m'ouvre de nouvelles portes sur la récupération de ma mémoire.

Yes! Je viens enfin de maîtriser la capacité de rendre une pièce hermétique aux sons extérieurs ou intérieurs. Je me demande si je peux aussi le réaliser sur personne vivante. Cette pensée en tête, je me lance à la recherche d'un cobaye. Je ne tarde pas à en trouver un dans le salon. Mon futur cobaye est au téléphone avec une de ses amies. Je me concentre sur ses cordes vocales. Cela me prend deux minutes, mais le résultat est là. Je la vois qui ouvre la bouche, mais aucun son ne franchit ses lèvres. Elle ne réalise le problème que deux bonnes minutes après coup. Incroyable ! Comment ne peut-on pas se rendre compte de la perte de sa voix seulement deux minutes après qu'elle ait cessé d'émettre ? Je secoue la tête et me rends à la cuisine. Ce soir, c'est une soirée chinoise. Après près d'une heure, je rends sa voix à Bella, juste avant le retour de Charlie.

Charlie rentre très tôt du travail. Il est exténué. Je lui tends une tasse de café. Il l'ingurgite avec reconnaissance. Nous discutons de l'avancée des investigations sur les quatre autres meurtres après dîner. Je suis vraiment chanceux que Charlie me juge suffisamment mature pour pouvoir discuter du sujet avec moi. Il m'apprend qu'un témoin s'est présenté au commissariat hier, cependant il a refusé de donner l'identité de la femme sans l'assurance d'une protection policière 24 h sur 24 h. La protection lui a bien été accordée, mais les deux agents désignés pour la lui fournir ainsi que le témoin ont été portés disparus depuis ce matin. Charlie n'est rentré que pour prendre un peu de repos avant d'y retourner.

« Je fais un rêve. Le jeune homme est dans une forêt. Il est à la recherche de quelque chose. Il fait sombre, mais le bâton qu'il tient devant lui émet une lumière. Il trébuche cependant sur une branche. Il tombe dans l'herbe. Il serre les dents et se remet sur ses pieds. Il reprend ensuite son chemin. Une demi-heure après, il entre dans une grotte. Une petite silhouette est étendue sur le sol. Il a de la peine à reprendre son souffle. Il n'en a plus pour très longtemps à vivre. Quand il s'aperçoit de la présence du jeune homme, elle lui tend la main. Elle est petite et squelettique.

– Jeune maître, je suis si heureux de vous revoir avant de mourir. Il sourit de joie. Cela serre le cœur du jeune homme. Il lui rend son sourire en pleurant.

–Albus m'a dit que tu étais mort il y a trois ans.

– Je le suis mon maître. Il ne me reste plus beaucoup de temps à vivre. Je n'ai plus de magie en moi. J'ai fait un serment de renoncement et de don de magie en votre nom auprès de la Mère Divine. Elle m'a promis de vous la donner à ma mort. Je voulais seulement vous faire mes adieux et vous dire de vous méfier de la fille. Refusez le mariage que les conseillers royaux ont contracté pour vous. J'ai découvert ce qui est arrivé à vos parents. Ne faites pas confiance à... .

Il rend son dernier souffle sans avoir pu finir sa phrase. Le jeune homme pleure. »

Je sors de mon rêve en sueur. Je me rends à la salle de bains. J'essaye de me rappeler du contenu de celui-ci, mais rien. Rien, absolument rien comme à l'habitude. Je me lave la figure. Prends une douche et descends à la cuisine. Comme toujours, Bella arrive dix minutes avant notre départ. Elle porte une perruque sur la tête. Le médecin a conclu à une chute prématurée de ses cheveux. Ils ne savent pas s'ils repousseront un jour. Bella en a pleuré pendant deux jours. Je lui ai offert la perruque en question en lui souhaitant un bon rétablissement. Je l'ai aspergé d'un produit qui est présumé empêcher les cheveux de repousser. Il est incolore et sans odeur. Je ne sais si c'est réel ou seulement de la pub, mais rien ne m'empêche de tenter ma chance. C'est en sifflotant que je monte dans le 4x4.