Merci à Taraliel, Julie et Julbi pour leurs Reviews . En espérant que la suite vous plaise.

Je vous souhaites à toutes un joyeux noël .

Bonne lecture et à bientôt.

PdV James

L'ambiance au quartier des aurors était depuis un certain temps très tendue. Devant la multiplication des affaires qui avait eu lieu, le bureau des aurors ne présentait plus beaucoup de sourires.

Cette ambiance pesante m'obligea à lâcher une boutade de mauvais goût à mon coéquipier.

_ Alors Kilburne, je n'ai pas le choix, on va devoir travailler ensemble !

_ Si tu préfère Sirius, je t'en prie. Me répondit-il avec une ironie grinçante.

La remarque fît d'ailleurs mouche. Même si Kingsley m'avait donné carte blanche pour l'affaire, il avait mal apprécié ce couac. Sirius était mon ami, mais il fallait avouer qu'il faisait n'importe quoi depuis maintenant trop de temps. De plus Lupin ne lui avait pas pardonné son imprudence, et surtout le fait que Tonks s'était retrouvé à Sainte Mangouste par sa faute. Du coup, avec Tonks hors service, Rémus qui était à son chevet, et Sirius dans le rôle du canard boiteux, j'avais dû trouver un autre coéquipier pour poursuivre cette enquête qui commençait à partir n'importe comment.

_ Je te laisse commencer, me fit Kilburne.

Je rentrais donc dans la pièce d'un air agacé que je n'eus pas de mal à forcer. Notre suspect attendait seul assis dans une pièce sans fenêtre ne comportant qu'une chaise et une table. Ses bras étaient attachés dans son dos afin qu'il ne puisse ni être dangereux, ni même se défendre, tandis que ses veines étaient remplies de véritasérum. Je commençais donc à l'interroger.

_ Voici donc ici présent monsieur Gary Peter, le cerveau présumé de cette affaire, qui on peut le dire, a complètement foiré. On peut dire qu'ils n'ont pas pris un génie pour cette affaire. Alors dit moi un peu Gary, s'ils t'ont pris, c'est parce que t'as fait illusion, ou t'étais vraiment le moins con de toute cette bande de débiles ?

_ Vous avez eu du cul bande d'enfoirés c'est tout ! Me répondit-il en tentant de masquer sa colère tout en essayant de contrôle les effets de véritasérum. Je fus toutefois satisfait de sa remarque, je jetais donc un coup d'œil vers Kilburne en espérant un regard complice. Je compris en le regardant qu'il voulait que ce soit apparemment à son tour de poursuivre l'interrogatoire. Le dos de sa main balaya l'air pour venir se fracasser sur sa joue sans que le prisonnier ne put esquiver. Mon coéquipier lui fit d'un ton courroucé :

_ Alors Gary, ta mère ne t'as jamais appris les bonnes manières ? On parle un peu mieux aux gens, non ?

Le suspect releva la tête sans vouloir répondre à cette question. Kilburne ajouta :

_ Tu voix, je pouvais te donner un coup de poing, mais c'était une bonne gifle que tu avais besoin. Mais si nous revenions à notre sujet, je voulais te poser une question simple. Qu'est ce que vous faisiez à attaquer une banque moldue ?

_ On c'était dit qu'on pouvait aller s'amuser un peu.

_ Et qui a décidé ça ? Demandais-je exaspéré.

_ J'en sais rien fit-il, c'était pas moi le cerveau de l'opération, c'était Paul.

_ Paul Barton ? Demanda Kilburne, comme c'est pratique, il est mort ! Carbonisé dans la chambre forte.

Nous voulions par cette série de questions simples savoir si notre invité faisait partie de ceux capables de contrecarrer les effets du sérum.

Les mangemorts savaient, qu'il était possible d'entraver les effets de cette potion. Quand on vous posait une question dont la véritable réponse était oui, mais que l'on voulait répondre non, il suffisait de penser à une question dont la réponse était non.

Du coup, on ne mentait pas réellement, car on répondait non à une autre question.

Cela semblait simple, mais dans les faits il était très difficile de l'appliquer. Hélas pour notre interlocuteur, j'étais formé dans toutes les techniques qui permettaient de forcer les suspects à raconter la vérité.

_ De plus, ajoutais-je ce n'est pas ce que tes copains nous ont dit, ils semblaient être d'accord pour dire qu'ils agissaient sous tes ordres, n'est-ce pas Kilburne ?

_ Exactement ! Me répondit mon partenaire.

Gary resta coi. Il nous fallait continuer à le bousculer pour qu'il se mette à table.

_ Bon, on va essayer de te rafraîchir la mémoire, continuais-je en sortant une note. D'après le rapport vous avez dévalisé la totalité d'une compagnie qui s'appelle SOCOD, cela te dit quelque chose ?

Il ne répondait toujours pas, du coup ce fût à mon partenaire de continuer.

_ Ils en parlent de partout dans les médias moldus, vous avez tellement chié votre coup qu'ils ne parlent que de ça maintenant ! Et on aimerais bien savoir pourquoi vous êtes allé foutre la merde dans cette banque, et surtout pourquoi voler SOCOD ?

On commençais à lire de la panique sur le visage de Gary Peter. Il ne fallait surtout pas s'arrêter maintenant. J'enchaînais donc.

_ Il s'est passé quelque chose avec SOCOD, elle doit être au milieu d'une sale affaire, et je parie que cette affaire est tellement énorme qu'elle expliquerais beaucoup de choses, premièrement pourquoi mon indic a été retrouvé mort dans ce métro alors qu'il voulait justement nous prévenir de quelque chose ! Et je parie qu'il savait non seulement ce que vous maniganciez, mais qu'il savait aussi quelque chose sur la mort de l'auror Vic Whitacker ! Vous vouliez être tranquille donc vous l'avez tué !

Là le visage de notre suspect devint blême, il commença à déballer tout ce qu'il savait.

_ Attendez, on a tué personne avant de venir ! On nous a amené dans cette station de métro avec des ordres simples, entrer dans la banque, et voler les coffres dont les numéros correspondaient avec ceux qu'on nous a donné.

_ Qui vous a amené dans cet endroit ?

_ Pourquoi est-ce que je parlerais ?

_ Parce qu'on te le demande ! De plus, tu sais que tu es en train de paniquer à l'idée de passer devant le mage-en-magot pour une histoire de meurtre au lieu d'une simple histoire d'attaque de banque moldue. Tu sais très bien que tu fais partie de la bande qui a blessé un auror, donc ton petit cerveau a vite compris que nous voulions à tout pris faire tomber quelqu'un, et si ce quelqu'un n'est pas le véritable coupable, ce sera toi ! Donc si tu ne veux pas qu'on te bombarde de questions jusqu'à ce que tu n'arrives plus à te concentrer, dis nous de suite qui est derrière cette putain d'histoire !

Le suspect baissa la tête, nous étions arrivé à le stresser jusqu'à ce qu'il n'arrive plus à se concentrer pour contrecarrer les effets de la potion. Ses lèvres se misent à bouger sans qu'il puisse y faire quoique ce soit il allait craquer.

_ Barty Croupton Junior.

J'arrachai le ruban jaune qui délimitait la scène de crime, des billets épars jonchaient le sol, j'examinai quelque seconde le coffre que l'explosion avait totalement éventré. La police moldue était passé avant nous et avait laissé peu d'indices exploitables. Cette affaire était un sac de noeuds incroyable. Les pistes étaient floues, tout semblait l'oeuvre de mangemorts, pourtant rien ne la reliait à Voldemort.

Un groupuscule s'était-il formé dans le dos du grand méchant ou chapeautait-il tout cela de très loin ? Quel était le lien entre le meurtre d'un auror par une créature inconnue et l'attaque d'une banque moldue ? Des attaques de mangemorts sporadiques avaient sans cesse lieux; le bureau des aurors et l'ordre du Phénix étaient débordés. En une semaine la situation du pays s'était considérablement dégradés. Rémus et Tonks qui était sortie de l'hôpital le matin même étaient déjà au rendez-vous que j'avais fixé. Sirius n'était pas là, car nous n'avions pas besoin de lui.

_ Bon, fis-je, j'ai choisis cet endroit pour savoir ce que l'on fait à partir de maintenant. Vous savez où nous en sommes dans cette affaire.

_ Oui, répondit Rémus, Croupton reviens toujours dans l'histoire, mais nous n'avons pas de vraies preuves : Une discussion de cheminé avec un rat et un nom balancé par un raté qui a attaqué une banque. Il pourra s'en sortir comme il voudra. Nous devons en savoir plus sur son projet avant de lui tomber dessus.

_ A partir d'où pouvons nous commencer ? Demanda Tonks pragmatique.

_ Justement, fis-je en balançant un journal moldu que j'avais pris avec moi.

La une portait comme depuis déjà plus d'une semaine sur l'attaque de la banque avec une interview de William Tread. Ce dernier raconte dans une longue tribune qu'il tente d'alerter les médias depuis plusieurs années contre une menace qui guette Londres. Des individus se sont réunis en bande organisé, et ils complotent pour prendre le pouvoir. Selon lui plusieurs incidents sont à mettre sur le compte. Quand le journaliste lui demande qui sont ces gens, il lui répond en leur disant qu'ils sont experts en magie, s'appellent sorciers et se distinguent des non-sorciers en les appelant moldus. Ils ont un ministère et donc un ministre de la magie, une école de sorcellerie et une police qui veille à ce que les gens ordinaires ne soient au courant de rien. Leur but est de se débarrasser de tous ceux qui ne maîtrisent pas cette forme de magie. Tonks leva la tête et me demanda :

_ Mais ce type, ne passe pas pour un fou aux yeux de tous ?

_ Hélas non, tout le monde a vu nos exploits à la banque. Des tiroirs qui volaient pour aller se vider dans des sacs, puis nous en train de faire voler des éclairs de nos baguettes !

_ Mais comment ce William Tread connaît autant de détails sur notre société ?

_ Je n'en sais rien, et c'est ce qui m'inquiète. Du coup j'ai fait ma petite enquête sur ce type. J'ai découvert qu'il a 35 ans, n'est pas marié et n'a aucun enfant. Pour ce qui est de son histoire, il n'a jamais essayé d'alerter les médias sur l'existence des sorciers. Je ne sais pas qui est-ce qu'il fréquente mais ce que j'ai découvert me donne une idée de celui qui lui a balancé les informations qu'il a sur nous. J'ai regardé ce que ce monsieur faisait dans la vie, il est un homme d'affaire qui s'est lancé dans la politique. Et devinez quel est le nom de la compagnie dont il est le propriétaire ?

Je regardais l'expression interrogative de mes camarades, puis le regard de Rémus s'éclaircit :

_ SOCOD ?

_ Exactement, lui répondis-je celle là même qui s'est faite dévaliser par nos amis mangemorts. N'est-ce pas une coïncidence ?

_ Enfin nous avançons dans cette affaire, fit Tonks.

_ Pas exactement nuançais-je. Je ne comprends toujours pas quel est leur but. Si c'est comme je pense Croupton qui tire les ficelles, je ne vois pas quel est son intérêt dans cette affaire.

_ Il veut sûrement déclencher une guerre entre les sorciers et le moldus, répondit Tonks.

_ Cela ne m'étonnerais pas. Mais je ne vous ai pas tout dit. Je me suis interrogé sur le fait qu'ils aient attaqué les coffres de la société de Tread, et pas une autre. Mais je pense avoir trouvé pourquoi. Dans les banques, les coffres sont surveillés, et contre une somme d'argent très importante, on peut demander une surveillance vidéo de son argent. Or c'est l'option à laquelle Tread a souscrite. En faisant attaquer les coffres de SOCOD, Croupton savait que les mangemorts se feraient filmer, et du coup que son acolyte moldu aurait la vidéo du spectacle.

_ C'est comme ça que l'affaire a éclaté, conclut Rémus.

Je restai silencieux. Nous avions des indices très compromettants, mais aucune véritable preuve de l'implication de Croupton dans cette affaire. Il nous fallait infiltrer cette affaire, et je savais qui serait le mieux placé pour jouer les sous-marins. Mais je n'osais pas demander. Tonks était enceinte, et revenait d'une grave blessure, je ne pouvais pas lui demander de risquer sa vie plus celle de l'enfant.

_J'aurai bien une solution pour faire tomber ce cher Croupton mais c'est risqué et cela t'impliquerai plus que nécessaire, dis-je à Tonks.

_ Si ça nous permet de faire tomber cette ordure on le fait. S'enthousiasma ma collègue.

_ L'impliquer à quel point ? Demanda durement Rémus qui avait gardé le silence jusque là.

_ Au point que tu te fasse embaucher chez SOCOD, et que tu te rapproche de Tread afin qu'il ai suffisamment confiance en toi pour te présenter ces collaborateurs et te parler des sorciers, expliquai-je en m'adressant à Tonks plus qu'à Rémus.

_ Il n'en ai pas question ! Hurla pourtant ce dernier, tu veux mettre Ma femme et Mon enfant en danger. Et en plus tu lui demande de séduire un autre homme, fais lui faire le tapin tant que tu y est.

_ Non mais pour qui tu te prends Lupin, explosa Tonks à son tour, Ta femme et Ton enfant, Hurla t-elle je ne suis pas ta chose, je suis libre de prendre mes propres décisions sans que tu intervienne, et quand au bébé c'est encore moi qui le porte et pour le moment c'est à moi et uniquement à moi de savoir ce qui est bien pour lui ou pas.

Je vais le faire, poursuivie t-elle, à mon adresse.

Rémus donna un violent coup de pied dans les débris qui jonchaient le sol faisant sursauter Tonks par la même occasion, et quitta la banque sans un mot.

Tonks s'affala contre un mur les larmes aux yeux.

_ Je suis désolé lui dis-je honteux d'avoir provoquer une des plus grosses disputes que mes amis avaient puent avoir.

_ ça lui passera, affirma Tonks, la pleine lune est dans deux jours, il est juste à cran.

J'acquiesçai en posant une main réconfortante sur l'épaule de Tonks qui m'adressa un pauvre sourire.