Disclamer: Twilight est à Stéphanie Meyer HARRY POTTER est à J.K. Rowling
Beta : Silver Angell
''Angel" rêve
Chapitre cinq
Les agents disparus et le témoin sont réapparus ce matin. Ils sont méconnaissables. On aurait dit qu'un chien leur était passé dessus. Ils n'ont aucune goutte de sang dans le corps. Le médecin légiste a dit qu'ils étaient encore en vie quand cela s'est produit. La mort remonterait à seulement quelques heures avant leurs découvertes. Charlie est sur les nerfs. Bella ne fait plus de remarques désobligeantes. La ville est en panique.
Demain, Jacob vient à la maison avec Seth. Je suis impatient de leur venue. En prévision, je fais un peu de ménage avant d'aller rendre visite à mon amie la vipère. Pendant ce temps, le repas du soir est au four. Quand j'ai fini, je prends une douche rapide. Et hop !...Me voilà devant sa tanière. Je l'appelle, mais curieusement, elle ne me répond pas. Je me demande où elle peut bien être ? Elle n'est pas du genre à être en retard. En entendant son retour, je vais faire un petit tour d'horizon. Je me demande si elle ne s'est pas déniché un compagnon. Hihihi ! La petite coquine. Il n'y a pas grand-chose à voir dans ces bois. Que des arbres. Il y a n'a partout, partout. Je m'enfonce dans les bois un peu plus que je ne l'aurais pensé. Soudain, un grognement me fige. Il vient sur ma droite. Je me rapproche de l'endroit d'où il provient. Doucement, à pas de loup. Je me glisse derrière un arbre. Je suis James Bond. Vous connaissez !? Le super espion anglais. Donc je m'avance en catimini et ...
Je bug. J'hallucine. C'est impossible. Je rêve. Je me pince fort. Aïeuh ! Ça fait un mal de chien ! Mon cri attire l'attention de ma découverte. Sans perdre une seconde, elle se lance à ma poursuite. Aussi vite que Lucky Luke, je m'éclipse devant la tanière de la vipère. Mon cœur bat la chamade. C'était quoi ce bordel ? Elle ne plaisantait pas avec ses drôles d'histoires. Je ne le crois pas. Même après l'avoir constaté de mes propres yeux, je ne le crois toujours pas. J'attends une heure de plus. Comme elle ne revient toujours pas, je retourne chez moi. Je ne prends pas la peine de manger tant je suis choqué par ma trouvaille. Je m'endors comme un bébé pourtant. Je ne me réveille que le lendemain midi.
Bella a fait à manger. J'ai failli mourir d'empoisonnement. Moi, je vous le dis, c'est un danger public cette fille. Ce n'est pas avec sa boule à zéro et ses talents culinaires qu'elle va se trouver un mari. Je lui dis pour la mettre en garde et la préparer à sa vie de vieille fille. Elle se vexe. Elle me crie dessus et se met à pleurer comme une madeleine. Je lui dis que les hommes n'aiment pas les pleurnicheuses. Elle me gifle. Non, mais, ça ne va pas elle ! Elle devrait m'être reconnaissante. Je vous le dis, moi, il ne faut jamais essayer de rendre service à des ingrates comme elle. Je lui propose tout de même de prendre des cours de féminisation. Je pourrais demander à Rosalie de l'aider quand nous serons devenus amis. Cette fille est une femme elle au moins. Une vraie en plus. Pas comme certaines. Bella me lance un vase. Heureusement pour moi, j'ai de très bons réflexes. Enfin, j'ai fait ce que je pouvais pour elle. Dans dix ans, elle n'a pas intérêt à venir me demander conseil. Pfft !
Jacob et Seth sont là. Ils sont un peu nerveux. Je me demande bien pourquoi. Je leur propose de faire un tour en ville. Ils acceptent du bout des lèvres. Mais c'est quoi leur problème, merde ! Quoi qu'il en soit, nous partons pour le centre-ville. Nous faisons du lèche-vitrine et allons voir un film. C'est un comique. On a bien ri. Sur le chemin du retour alors nous avons décidé de nous rendre à la réserve, nous parlons un peu des meurtres. Je découvre ainsi que Jacob fait partie des jeunes qui ont trouvés le corps de mon ami décédé. Je n'arrive toujours pas à prononcer son nom. C'est pathétique non ? Je leur dis que je ne me sens pas très bien et rentre à la maison. Je m'enferme à double tour dans ma chambre. Je ne saisis pas mon comportement. Cela fait presque trois mois depuis sa disparition. Je devrais déjà m'en être remis non !?
Je ne descends qu'au moment de faire le dîner. Jacob appelle pour prendre de mes nouvelles. Je lui confirme que tout va bien. Il ne semble pas me croire et raccroche avec réticence. Je vais devoir leur présenter des excuses à tous les deux. Je finis de faire à manger en discutant avec Charlie du lycée. Il me demande si je me suis fait des amis. Bella lui répond que non. Elle ajoute même que personne ne veut de moi. Je lui coupe la voix. Dans le sens de couper, pour qu'elle ne puisse plus raconter n'importe quoi. L'effet est tel que Charlie s'inquiète. Il lui propose de la conduire chez le médecin. Elle hoche la tête en me lançant un regard de reproche. Quoi ? Je n'y suis pour rien moi ! Je ne suis pas magicien non plus. Je demande à Charlie s'il veut que je vienne avec eux. Il me dit que non. Je n'insiste pas. J'ai tout de même honte de le faire se déplacer pour rien. Mais elle l'a bien cherchée cette peste. Et puis j'ai des amis, la famille Cullen et Jacob. Elle est seulement jalouse de ne pas avoir réussi à les approcher.
Après leur départ, je monte dans ma chambre écouter de la musique. En ouvrant la porte je m'arrête sous le coup de la surprise. Là, assis sur le rebord de la fenêtre, Blanche-Neige. Il est aussi immobile qu'une statue de cire. Je me demande comment il a fait pour grimper jusque-là. C'est un Spiderman. Il tourne la tête avec un de ses sourires débiles sur la tronche et pénètre dans ma chambre, sans invitation en plus ! Quel sans-gêne ! Il sourit encore. En plus, il est barge. Je me demande si c'est une bonne chose de rester seul dans la même pièce que lui. Il grince des dents. Et puis non. Il est trop con pour être une menace. Et puis, j'ai de quoi me défendre contre lui s'il devenait dangereux. Il fonce des sourcils. J'arrête d'essayer de le comprendre. À la place, je lui demande le but de sa visite.
– Alice m'a donnée ton message.
– Je ne vois absolument pas de quoi tu parles, lui dis-je de mauvaise foi.
– Je veux parler de ma lâcheté face aux problèmes, me dit-il. Je veux aussi parler de ma tendance à courir me cacher quand je suis contrarié, poursuit-il. Je ne veux pas que tu aies cette image de moi. Alors me voilà. Je ne prétends pas tout te dire sur moi ce soir, mais je vais au moins te révéler le pourquoi de mon comportement envers Jacob.
Je suis abasourdi et en même temps curieux de savoir ce qu'il a à me dire. Je l'invite à prendre la seule chaise de la chambre et m'installe sur mon lit.
– Ma famille est en conflit avec les Quileute. C'est le nom de la tribu de Jacob, m'éclaire-t-il. Nous ne nous entendons pas. Et là, c'est un euphémisme. Mais ce n'est pas la raison qui m'a poussé à le frapper.
Il ne dit plus rien. Il pose son regard partout dans la chambre, sauf sur moi. Il joue avec ses doigts. Un silence gêné se dresse entre nous. Comme il ne fait pas mine de le rompre, je le fais pour lui.
– Quelle en est la raison dans ce cas ?
Il hésite une minute ou deux. Il semble prendre une grande inspiration. Et il se lance.
– J'étaisjalouxdelui
– Quoi ? Tu peux me la refaire plus lentement. Je n'ai rien pigé.
– J'ai dit que j'étais jaloux.
– Hein ! Mais de quoi ? De qui ? Et pourquoi ?
– De Jacob.
– Il n'y a pas de quoi l'être. Même si au début je ne t'appréciais pas des masses, on est ami maintenant. Tout comme je le suis avec Jacob.
Il me regarde avec ce que je crois être de la timidité. Ensuite, il semble peser ses mots. Finalement, il me parait avoir pris une décision.
– Mais moi, ce n'est pas de ton amitié que je veux.
Je ne comprends pas. S'il ne veut pas être ami avec moi, pourquoi me suit-il partout comme un chien avec son maître ? Je me sens déçu qu'il ne me considère pas comme un ami, alors que c'est le cas pour moi. J'ai de la peine et je lui fais savoir.
– Tu es un ami pour moi ! Je te l'assure, se défend-t-il. Tu es drôle et tu ne juges pas ma famille comme les autres le font. Je me sens bien avec toi. Je me sens normal.
– Alors quoi ? Il est où le problème ?
– Je veux plus venant de toi. Je veux tout venant de toi. Plus de toi, rien que pour moi et pour personne d'autre !
Je reste sans voix. Je ne comprends toujours pas de quoi il a besoin. Attends...il veut de moi ! Non, ne me dites pas que c'est …un cannibale ! Au secours Charlie ! Je ne veux pas finir dans un four moi. Et puis je ne suis pas comestible. Il devrait prendre Bella à ma place. Elle est plus épaisse que moi. Elle doit avoir de très bons morceaux, très tendres comme elle ne fait aucun sport. Moi, je suis mince et musclé. Il n'y a rien à prendre. Un rire de gorge me tire de mes délires. Blanche-Neige est mort de rire, par terre. Quoi ? Il est où son problème à lui ? C'est lui qui veut me manger. Il vient même de me l'avouer.
Je vais devoir le mettre dehors. Hors de question que je lui serve de dîner. Il se remet debout, s'avance vers moi comme un loup devant sa proie. Je recule. Recule. Recule. Et le mur stoppe ma progression. Il pose ses mains de chaque côté de mon visage et me coince au mur. Il se rapproche de moi jusqu'à ce que nos souffles ne soient plus qu'à quelques millimètres l'un de l'autre. Il prend une inspiration et ferme les yeux de délice. Je tremble avec un peu d'appréhension. Il se penche vers moi encore plus qu'il n'est humainement possible de faire. Mes jambes tremblotent. Soudain, je me demande s'il va me manger comme ça. Cru, sans aucun ingrédient. Si c'est bien le cas, il ne doit pas être un fin gourmet. Il pouffe et se penche vers moi, posant par la même occasion son front au creux de mon cou.
Il prend quelques inspirations légères. Rapidement, je le sens poser ses lèvres froides dessus [DESSUS QUOI ? IL faut préciser où]. Je frissonne. Sans avoir eu le temps de me remettre de ma surprise, déjà il n'est plus là. Il a changé d'avis sur sa façon de vouloir me déguster ? Je m'écroule par terre et remonte mes genoux sous mon menton. Je reste ainsi une dizaine de minutes. Je prends la décision de me tenir le plus loin possible de cet homme. Il est complètement givré. J'en parlerais à mon amie la vipère. En parlant d'elle. Je dois aller lui rendre une petite visite. Une petite discussion sur les visiteurs sur son territoire est de mise. Je vais prendre un bain, me change et dors.
« Je fais un rêve. Le jeune homme suit un homme devant lui. Il est grand et a les cheveux bruns et courts. Son Visage est très beau. C'est un bel homme bien en muscle, élégant, avec de larges épaules et de beaux yeux noirs caressants. Il a l'apparence aristocratique et quelque peu hautaine de certains nobles de la cour. Mais lui est différent. Il ne se moque pas de lui. Et plus important, il ne lui impose pas une femme. Il était un ami des parents du jeune homme. Je le sais, car, dans mes rêves tout a un sens et une explication.
Ils s'enfoncent dans la forêt. Ils semblent sur leurs gardes. L'homme lui demande de se presser. Leur disparition doit être découverte à cet instant. Les aurores doivent être sur leur trace. Ils allongent le pas. Un glapissement de bêtes féroces retentit dans leur dos. Un sifflement annonçant leur découverte s'entend. Les deux fugitifs se mettent à courir. Ils ne leur restent plus que quelques mètres et les barrières anti-transplanage seront dépassés. Ils mettent plus de force dans leur fuite. Le jeune homme trébuche. Il est désespéré. L'homme l'aide à se remettre debout. Ils reprennent leur chemin. Soudain, une ombre surgit devant eux. Elle leur coupe la route. Ils sont encerclés. Les aurores les désarment et les capturent. Ils les ramènent au château Poudlard. Une assemblée de nobles les attend pour le jugement.
– Votre majesté, comprenez que vous ne pouvez pas vous permettre de vous enfuir avec le premier venu. C'est pour votre sécurité que nous vous maintenons enfermé au château. Les mangemorts n'attendent qu'un faux pas de votre part pour vous capturer. Et s'ils viennent à vous prendre, le monde magique tel que nous le connaissons viendra à disparaître. Et ce n'est pas ce que vous voulez. Je me trompe ?
Le jeune homme baisse la tête de honte. Il n'a pensé qu'à lui dans cette histoire de fuite. Il regarde celui qui s'est présenté comme son parrain. Il a fière allure dans ses habits de soie. Il garde la tête haute devant ses paires qui le jugent. L'homme lui fait un sourire encourageant.
– Duc Black, vous vous êtes rendu coupable d'enlèvement sur la personne de Sa Majesté ici présente. En conséquence vous êtes condamné au supplice du voile des mystères. La sentence sera mise en exécution demain à l'aube, au Département des mystères. Le jugement ne peut pas être révoqué ou débattu.
C'est Albus qui rend ce jugement. Le jeune homme est anéanti. On vient de lui arracher le dernier membre de sa famille. Il laisse les larmes couler le long de ses joues. Il ne peut plus rien faire.
Le lendemain, à l'aube, un elfe de maison est venu le chercher pour le conduire au Ministère de la Magie, là où va avoir lieu l'exécution de son parrain. La salle où se déroule l'application de la peine est une pièce assez vaste et rectangulaire. Elle est faiblement éclairée. Au centre se trouve un grand puits de pierre d'environ trente mètres de profondeur. Une série de marches en pierres fait tout le tour du puits. Une antique arcade ronde sans rien pour la soutenir lévite en superposition au puits. Cette arcade encadre un rideau noir en lambeaux qui ondule comme si un vent invisible l'effleurait, alors que l'air de la pièce était immobile et froid. Des voix de suppliques traversent le voile. Certains disent que ce sont les voix de ceux ayant franchi celui-ci. C'est une façon horrible de quitter ce monde.
Deux aurores approchent avec le Duc entre eux deux. Celui-ci comme à son jugement, garde la tête haute. Même quand il est poussé dans le puits à travers le voile, aucun son ne sort de sa bouche. Le jeune homme hurle sa douleur. Sa perte. »
C'est un hurlement qui me sort de mon rêve. Je tremble de froid. Je me frotte les bras pour retrouver un peu de chaleur. J'ai encore quelques brides du rêve devant les yeux. Ils sont si confus que je n'y comprends rien. Je fais un tour aux toilettes. Il fait encore nuit. Je vais me rendormir cette fois du sommeil des justes. Au matin, je n'ai plus aucun souvenir de mon cauchemar.
