Julbi, à ta demande, voici la suite :) qui à un peu traînée parce que j'étais en pleine préparation d'un concours. Encore merci pour tes gentis commentaire. J'espère vraiment que la suite continuera de te plaire. Là j'ai un peu la pression :).
Je vous souhaite une bonne année à toutes, qu'elle soit faite de bonne lecture et de pleins de Reviews pour celles qui écrivent.
D'ailleurs n'hésitez-pas à me laisser une trace de votre passage que vous ayez aimé ou pas.
Bonne lecture.
Biz.
PDV Ron
_ Allez debout, réveille-toi !
Mes yeux avaient du mal à s'ouvrir, et mes muscles refusaient d'obéir à un quelconque ordre.
La petite voix stridente continuait à s'exciter. Je ne savais pas pourquoi elle venait me tirer de mon sommeil. Je n'avais qu'une envie, c'était qu'elle me fiche la paix.
_ Putain Harry, il est quelle heure ? lui lançai-je passablement irrité.
_ Oui, je sais qu'il est tard, mais on ne peut plus attendre, j'ai déchiffré le code !
_ De quoi parles-tu ?
_ De l'énigme qui nous a été posée dans le château ! Ça fait des jours qu'on bloque dessus, et je pense connaître la réponse.
_ Et ça ne peut bien évidemment pas attendre demain ?
_ Ne fais pas ton flémard et prépare-toi ! Ce soir, nous allons partir à la recherche de l'arbre généalogique de la dame à la licorne. Je te laisse cinq minutes pour t'habiller et rassembler tes affaires, moi je vais aller réveiller Hermione.
Je commençais à peine à émerger quand je vis une horloge indiquer 3 heures du matin. J'eus envie d'exploser, mais je me remémorais la soirée, et quelque chose m'interrogea.
_ Harry ! Fis-je. Tu ne devais pas passer la soirée accompagné ?
_ Si, mais… je préférais attendre avant de t'en parler, hésita-t-il.
_ Attends, tu sais très bien qu'en temps normal j'ai besoin d'au moins dix minutes pour me réveiller. Et là, on peut considérer que la situation est anormale. Donc, j'ai exactement besoin du temps nécessaire pour qu'on me raconte une histoire dont on préférerait attendre avant d'en parler.
Harry, qui avait commencé à sortir de la chambre, hésita une seconde puis referma la porte. Il s'installa sur le bord de mon lit puis commença à me raconter sa soirée :
_ Bon, tu sais que je devais passer la soirée avec Julie.
J'acquiesçais et il me raconta la soirée en détail jusqu'à l'étape de leur baiser. Mais je n'avais pas pu m'empêcher de sursauter au moment où il avait mentionné le passage de l'aveu comme quoi nous étions des sorciers. À la fin de son récit, je lui lançai :
_ Mais pourquoi as-tu décidé de lui raconter la vérité ! Tu as eu énormément de chances, et que va-t-il se passer si elle décide finalement de nous suivre, ou de nous poser des problèmes ?
_ Tu n'as pas compris, j'ai senti que je pouvais lui faire confiance, et j'ai décidé d'aller au plus simple concernant notre histoire. Je n'avais pas envie de lui raconter n'importe quoi, ni de tout arrêter. Et c'est à ce moment que j'ai eu le déclic sur notre énigme.
_ Quel rapport ça a avec notre énigme ?
_ Tu t'en rappelles ?
_ Bien sûr que oui, nous ne faisons que ça depuis maintenant 5 jours, tourner cette satanée énigme dans tous les sens. Dans mes rêves je vois même
1
11
21
1211
111221
_ En réalité, me fit Harry regagnant l'excitation qu'il avait pour me sortir du lit, la réponse est la même pour ce problème que pour ma relation avec Julie. Nous devons aller au plus simple.
_ Écoute Harry, si tu n'arrêtes pas avec ces énigmes je repars me coucher !
_ Non, prépare-toi, je vais aller réveiller Hermione. Je vous raconterais tout une fois que nous serons au château de Saint-Victor.
Nous fûmes sur place au bout de 15 minutes, Hermione s'était levée, telle une tornade, exprimant manifestement plus d'intérêt que moi pour la solution de cette énigme.
Nous étions partis pour le château équipés de lampes torches pour ne pas attirer l'attention sur nous. L'édifice se trouvait en haut d'une colline, éclairé par des projecteurs pour le mettre en valeur. On voyait les décombres de deux lignes de remparts qui avaient été détruits depuis déjà plusieurs siècles, mais le bastion demeurait malgré le temps. La végétation avait envahi le site et un des murs d'enceinte s'était écroulé, mais le lieu gardait une certaine grandeur.
Nous avancions dans la salle des fêtes qui était restée intacte, pour arriver devant le mur de l'énigme.
_ Bon, que voyez-vous sur la première ligne ? Harry s'exprimait comme un professeur de Poudlard.
_ Je vois un un. Répondis-je un poil exaspéré par le fait de me faire interroger de la sorte en pleine vacance.
_ Exact, je suis d'accord avec toi. Maintenant que vois-tu sur la deuxième ligne ?
_ Je vois un un et un un.
_ Ce qui fait deux un, corrigea t-il.
_ Oui si tu veux, mais je ne comprends toujours pas.
_ Attendez, nous interrompit Hermione, je crois avoir compris ! Pour passer d'une ligne à une autre, il suffit de lire la dernière ligne.
_ Exact, la solution est tellement simple, que nous n'y avons jamais pensé.
Un enfant de 6 ans aurait trouvé la réponse à l'énigme, il aurait vu ensuite un deux et un un, et aurait donc écrit 1211, puis il aurait vu dans cette ligne un un, un deux et deux un, et aurait donc écrit 111221 !
_ Donc, la ligne suivante est 312211 ? interrogeai-je, pensant avoir compris moi aussi la logique.
_ Nous allons le vérifier !
Hermione s'exécuta, prit sa baguette et écrivit sur le mur juste en dessous la série de chiffres que nous avions trouvés.
Un grincement se fit entendre, et la poussière du mur tomba au sol, une porte se dessinait pour se révéler à nous. Nous nous regardâmes d'un air interrogatif.
Après tout ce temps à imaginer comment faire apparaître cette ouverture, nous savions pas quoi faire maintenant qu'elle était apparu. Je fus surpris de devoir rassembler mon courage pour pouvoir tendre ma main vers la poignée que je baissais, la porte ne s'ouvrit sur aucun piège à mon grand soulagement.
Nous étions en face d'un très long couloir sombre. Les murs étaient faits de pierre, mais des racines avaient commencé à pénétrer à l'intérieur. Je décidais d'avancer vers l'intérieur ma baguette à la main, Hermione et Harry sur les talons.
Le silence était assoudissant, j'avais envie de dire quelque chose pour nous rassurer mutuellement, mais je ne savais pas quoi.
De plus, il fallait que je reste concentré au cas où un piège quelconque se déclencherait. Le couloir continuait sans que l'on puisse y apercevoir une issue, même si notre champ de vision n'était pas profond, heureusement que l'architecte n'avait pas décidé d'y construire un labyrinthe. Ce fut Harry qui rompit le silence.
_ Il y a une lueur qui provient du début du tunnel, s'alerta Hermione.
Je remarquai moi aussi cette lumière chaude qui émanait de l'endroit par lequel nous étions arrivés ici. Je tendais l'oreille, et ce que j'entendis me fit sursauter.
_ Des crépitements de flamme, le tunnel est en feu !
Nous priment nos jambes à notre cou, pour filer comme des flèches. Au bout seulement d'une dizaine de secondes de course, nous aperçûmes la sortie du couloir. Mais notre soulagement fut bref, la sortie était murée, avec des inscriptions dessus.
_ Ce n'est pas le moment pour une autre énigme, fis-je !
Mais une fois au pied de la sortie, nous pouvions lire une suite incompréhensible de chiffres, dessins et symboles : on voyait un 23, un arbre, un cercle, un carré de couleur bleu, le chiffre 54 et un bouclier. Au-dessus de cette nouvelle énigme, on pouvait toujours lire cette phrase qui nous narguait : « savoir rester humble ! ».
_ Merde, fit Harry, on n'a pas 5 jours pour la résoudre celle-ci, les flammes se rapprochent !
Je réfléchissais jusqu'à me torturer le cerveau.
Quelle pouvait être la logique entre tout ceci ? La température commençait à grimper, je coulais des gouttes à cause de la chaleur et du stress. La panique était sur le point de nous dévorer, puis je repensais à la devise au dessus de nous, « savoir rester humble ! ». Je pris donc ma baguette et écrivis à la suite : « Je ne sais pas ». Sur ce, les flammes disparurent et le mur s'ouvrit sur l'entrée d'une ancienne maison.
Nous poussions un ouf de soulagement, mais nous ne rangeâmes pas nos baguettes, de peur de tomber sur de nouveaux pièges.
_ Bien joué, me fit Hermione en m'embrassant.
_ J'ai eu de la chance, répondis-je, et je ne vais pas laisser Harry résoudre toutes les énigmes.
Ma petite blague ne fit rire personne, nous étions encore trop tendus pour ça. J'observai la maison dans laquelle nous nous trouvions, elle était remplie de poussière et de toiles d'araignées. Cependant, les tableaux s'animaient quand même, les personnages nous observaient d'un air bizarre, surpris de voir quelqu'un entrer ici depuis toutes ces années.
Nous fouillions la maison à la recherche d'arbre généalogique, mais nous ne trouvions rien. La maison n'était pas très grande, elle ne comprenait qu'une entrée qui communiquait vers l'extérieur et vers le passage secret, une salle de vie avec des tas de vieux livres, et seulement trois chambres. Apparemment, la famille qui y avait vécu n'était pas restée pendant beaucoup de générations. Je commençais à désespérer, une fois de plus nous ne savions pas ce que nous étions sensés chercher.
_ Et maintenant, demandais-je, que faisons-nous ?
_ Il ne nous reste plus qu'a fouiller dans les livres, s'il y a quelque chose à trouver ce doit être dedans.
_ Si on peut encore trouver quelque chose dans ces vieux livres, râlais-je.
Mais quand Hermione ouvrit un des livres, les feuilles étaient tellement abimées, que l'on ne déchiffrait presque plus rien. Cependant, rien ne semblait ébranler la foi d'Hermione dans notre mission, à l'inverse de moi. Ce fut Harry qui reprit la parole :
_ Ron a raison, je ne sais même plus ce que l'on est venu faire ici.
_ Harry ! S'exclama mon amie, surprise que l'élément neutre du groupe se mette au final de mon côté. Tu sais très bien ce que nous sommes venus faire ici, si nous arrivons au début d'un arbre généalogique d'une ancienne famille de sang pur, nous pourrons remonter aux premiers sorciers, ceux qui ont concocté la première potion de magie !
_ Mais personne n'est jamais arrivé jusque-là, fis-je. Comment veux-tu que trois adolescents puissent y arriver ?
_ Parce que personne n'a jamais essayé jusque-là ! Répondit-elle
_ Non, continuai-je, parce que personne ne garde de trace de son passé, ni dans ma famille qui est une famille de sang pur, ni dans celle de Sirius qui en une aussi.
_ Regarde Ron, Sirius a un arbre généalogique au square Grimault, qui ne remonte pas très loin certes, mais c'est une manie de tous ceux qui veulent impressionner les autres sorciers par la pureté de leur sang !
_ Et pourquoi n'avons-nous pas alors lancé de recherches sur la famille des Blacks ? Pourquoi sommes-nous là en France ?
_ Parce qu'ici, il n'y a pas la guerre, intervint Harry !
Dumbledort nous avait envoyés en mission loin d'Angleterre, et même si nous avions dû partir de Durmstrang nous n'étions pas retournés chez nous. Le fait de se sentir loin de la guerre nous avait motivés. Enfin, le mot guerre n'était depuis longtemps plus approprié. Notre ennemi était devenu invisible, il avait même presque disparu depuis un moment, et Voldemort n'apparaissait plus en public, répandant même la nouvelle de sa mort. Heureusement pour nous, nous avions les informations de Rogue. Notre ennemi était arrivé à se faire oublier de la population, concentrant maintenant ces attaques sur ceux qui s'étaient juré de le combattre, et avaient même réussi dans le passé à contrecarrer ses plans. Nous étions une cible, et la population des sorciers avait oublié ses héros d'hier, pour ne nous montrer que de l'indifférence. Ici au moins, nous pouvions partager la félicité de tous les autres sorciers à pouvoir ignorer et oublier le danger. Et c'était pour cela que j'oubliais moi aussi ma mission, ce pour quoi on nous avait amenés là, moi aussi j'oubliais l'ordre et le devoir que j'avais envers eux ! Moi le fils et le frère de ceux qui se sont battus pour que je puisse grandir dans un monde certes dangereux, mais libre.
_ D'accord abdiquai-je, nous ne devons pas oublier pourquoi nous sommes là. Continuons à chercher.
_ Tu sais Ron, continua Hermione, moi aussi je doute, nous sommes encore tellement loin de notre but, et je suis sûre que nous ne prenons pas le chemin le plus court. Mais c'est ça la recherche ! On part de quelque chose d'insignifiant, une idée, puis on en déduit une autre idée, une autre chose insignifiante, puis avec de l'effort, on arrive à une grande chose : la vérité !
_ Oui, bon, balbutiais-je en souriant, tu ne vas pas non plus trop en rajouter. J'ai abandonné, tu n'es pas obligée d'en rajouter avec un discours auquel je ne comprends rien.
Elle me rendit mon sourire et m'embrassa, ce qui m'encouragea encore plus pour trouver un indice de ce que nous recherchions.
Harry se mit à fouiller dans l'appartement, tandis que Hermione et moi nous étions mis à chercher une quelconque trace visible dans les livres.
Après des heures de recherches vaines, je levai la tête d'exaspération en quête d'une pause bien méritée. Mais le portrait devant moi continuait à me fixer d'un regard anxieux. Je me levai et allai vers lui :
_ Bonjour monsieur, je m'appelle Ron Weasley, et nous nous renseignons sur votre famille de sorciers.
_ Monsieur Weasly, me répondit le portrait avec un air d'arrogance, je ne sais pas qui vous a permis de pénétrer dans notre ancienne demeure ? Mais la politesse devrait vous obliger à faire demi-tour sur le champ !
_ Bonjour, ajouta Hermione, vous habitiez ici ?
_ Exactement, je suis dans cette maison depuis maintenant plus de sept cents ans, et ce n'est pas une bande de jeunes voyous qui va venir sans autorisation perturber mon repos !
_ Hum, je crois que nous faisons erreur de toute façon, me répondit ma petite amie en me donnant un coup de coude. Excusez-nous monsieur, nous étions à la recherche d'une grande famille de sorciers, mais je pense que nous nous sommes trompés.
_ Comment ça ? Questionna le portrait, je suis Archibald Lemaître, et je fus en mon temps un grand sorcier, et ma lignée est issue d'illustres sorciers !
_ Je vois, fis-je ayant compris le stratagème, vous devez être le patriarche de cette famille. Vos parents étaient surement moldus.
_ Comment osez-vous ? S'emporta le portrait, je suis de sang extrêmement pur, et mes aïeuls étaient eux-mêmes de grands sorciers, les descendants des primos !
_ Des primos ? Se demanda Hermione, et qu'est-ce qu'un primo ?
_ Mais enfin ! Fit-il, les primos sorciers, sont ceux qui descendent de ceux qui ont tiré leur pouvoir de l'élixir ! Ne vous apprend-on plus rien à l'école ?
_ Non en effet, remarqua Hermione.
_ Ce n'est donc plus ce que c'était de notre temps. Presque mille ans que mon ancêtre a fondé une des premières écoles de magie ! Et tout ceci, pour en arriver là ! Une société à la dérive qui a oublié tous ses fondements.
_ Mais quel était le nom de votre ancêtre ?
_ Jeanne Beauxbâton, fit-il en bombant le torse de fierté.
