Disclamer: Twilight est à Stéphanie Meyer HARRY POTTER est à J.K. Rowling

Beta : Silver Angell


''Angel" rêve

Chapitre six

Au pied d'un arbre, à l'extrémité du bord de ce qui a dû être un chemin de campeur, là où personne ne vient plus, d'épais arbustes entourent la tanière de mon amie la vipère. Assis sur une branche morte et tremblant de froid, je discute avec elle. Il fait un temps pluvieux et frisquet aujourd'hui et je ne suis qu'en débardeur. Ce qui n'est pas très malin de ma part si vous voulez savoir. Donc, comme je disais, nous discutons des loups géants dont elle m'avait parlé. En effet, hier, j'ai surpris un de ces monstres de la nature. C'est la raison pour laquelle j'ai fui à son approche. Elle me parle de toute une meute qui chasse de temps en temps dans le coin. Elle me dit avoir même vu un se changer en humain. D'abord perplexe, je finis par lui demander plus des détails sur ce qu'elle avait surpris. Je me dis que si moi j'ai certaines capacités, pourquoi pas d'autres personnes aussi.

C'est ainsi qu'elle me décrit sa rencontre avec le premier loup géant. C'était peu de temps après notre rencontre. Alors qu'elle était en chasse, un bruissement de feuilles l'avait mise sur ses gardes. L'odeur provenant de l'endroit d'où venait le bruit l'avait fait croire à un humain. Mais à son approche, une émanation forte de loup qui se mêlait à celle de l'humain l'a frappée. Intriguée par cette drôle d'association, elle s'est rapprochée le plus discrètement possible de l'individu. C'est à ce moment-là qu'elle a assisté au changement de l'humain. Elle me dit aussi que c'est le même humain que celui qu'elle avait surpris avec l'humain pas humain. Je n'ai pas bien compris cette dernière partie, mais l'important est la découverte de ces loups géants.

Fascinant, non ! Je me demande si moi aussi je peux me changer en animal. Ce serait vraiment extraordinaire, n'est-ce pas ! Je m'interroge sur l'identité de ces individus. Je me dis que peut-être, il existe d'autres personnes avec les mêmes aptitudes que moi. Vous imaginez, si c'est le cas ! Nous pouvons former une sorte de ligue de justiciers redresseurs de torts. Oui, mais sans les collants alors. Je ne suis pas exhibitionniste moi ! D'ailleurs, je ne comprends pas les super héros qui mettent des collants aussi serrés. C'est peut-être pour montrer au monde entier qu'ils l'ont plus grosse que les autres. Mais dans ce cas, si un a une toute petite. Je veux dire, vraiment petite... genre, un ver de terre. Il fait comment pour ne pas se ridiculiser devant tout le monde ? Des chaussettes ? Qui sait.

Donc, si j'ai tout bien compris, il y a toute une meute de loups capable de se changer en humain, ou des humains se transformant en loups si vous voulez. Dans ce cas, si je parviens à entrer en contact avec eux, ce serait fabuleux. Je ne serai plus le seul avec des dons. Je me décide à mener une investigation sur le sujet. Je me demande cependant, par où commencer ? Après réflexions, je me rends à la bibliothèque en me disant qu'il y aura peut-être des indices là-bas. mais rien ! Pas une seule référence sur le sujet, ni même une petite allusion à des métamorphoses humaines. Le seul endroit où il est fait mention de cette capacité, c'est dans les fictions. Je rentre à la maison en me résignant à aller faire le pied de grue près de leur zone de chasse le vendredi après les cours.

Un autre jeune est retrouvé sur le bord de la route. Les meurtres sont de plus en plus proches. La police n'avance toujours pas. Les avis de recherche ne donnent rien. Des policiers sont postés dans les différents clubs où les victimes ont été vues pour la dernière fois avec la femme. Le portrait de cette femme est publié dans tous les journaux télé ou papier. Mais malgré toutes ces mesures de protection, aucune suspecte n'a été appréhendée et les meurtres se poursuivent. Charlie est sur les nerfs et ne dort plus. Je me fais beaucoup de souci pour lui. Je veux plus que tout retrouver l'assassin de mon ami, mais pas au détriment de la santé de Charlie. Ce soir, je fais un ragoût de mouton, son plat préféré pour lui remonter le moral et l'encourager. Quant à Bella, elle ne parle toujours pas.

Le médecin croit que c'est sûrement une aphonie ou une dysphonie. Ce sont des maladies précédant l'extinction de voix, ou lui succédant. Il nous apprend que c'est souvent dû à l'air sec, au chauffage ou à la climatisation qui peut conduire à l'assèchement des muqueuses qui tapissent les voies respiratoires ou à l'environnement bruyant qui nécessitant de sur-solliciter sa voix. Comme nous ne sommes pas en hiver et qu'il n'y a pas de clim chez nous, je penche pour une utilisation excessive de sa voix au téléphone pour médire les gens. C'est Dieu qui selon moi, lui donne une leçon de vie. Enfin, je dis ça, mais je ne dis rien. Le médecin a prévenu Charlie que cette extinction de voix peut durer jusqu'à trois jours. La pauvre fille ! Je ricane seul dans la cuisine en finissant de faire à manger. Le dîner est morne. Personne ne parle. Bon, il est vrai que c'est plus compliqué pour Bella avec sa maladie, mais le résultat est là, le repas se passe dans le silence. Quand il est fini, Charlie, monte se coucher. Je fais la vaisselle et range la cuisine, ensuite je monte me coucher.

Le lundi matin au lycée, je fais tout mon possible pour éviter Blanche-Neige. Je n'ai pas énormément de succès dans mes démarches. Si je ne me croyais pas parano, je croirais qu'il me suit à l'odeur. Où que je me cache, il me trouve. Que ce soit dans le placard sous les escaliers, dans une classe vide, aux toilettes ou sur le toit, il me retrouve toujours. Il me déniche où que je sois et m'approche avec son sourire de débile aux lèvres. On dirait qu'il prend ça pour un jeu de cache-cache dont il est le chat et moi la souris. Je crains pour ma vie. Il m'a tout de même avoué qu'il voulait me manger. Voyant que je ne peux pas l'éviter, je me rapproche de Jasper. Nous parlons de guerre et de politique. C'est un fou d'histoire. Il me parle de beaucoup de choses que j'ignore sur l'histoire américaine. Blanche-Neige lui, boude au bout de la table. Il essaye de me parler, mais je détourne chaque fois la conversation.

À la fin des cours, je me dépêche de grimper dans ma bagnole. Je suis sur le point de partir sans Bella quand elle se pointe avec sa perruque en moins et une chemise mal boutonnée. Toute la cour est morte de rire. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais ça m'a l'air tordant. Dans le but de lui rendre service, je lui enlève son charme de mutisme. Faisant mine d'avoir oublié son petit problème de voix, je lui demande ce qui s'est passé. Elle se met à hurler de colère tout en tapant sur le tableau de bord. Surprise du son produit, elle me regarde avec incrédulité. Quoi ? Je n'y suis pour rien. Elle reste silencieuse pendant une minute. Alors que je viens à croire qu'elle ne me dira rien, elle commence son histoire. En gros, Jessica les a découverts, elle et son petit-ami Mike, dans un placard en pleine action. Celle-ci n'ayant pas apprécié la vue, elle a sorti Bella, les seins à l'air dans le couloir. Il s'en est suivi, une bagarre acharnée. Le bruit a attiré les élèves juste à l'instant où Jessica tirait sur la perruque de Bella. Voilà le fin mot de l'histoire. Je ne peux pas me retenir d'éclater de rire tant l'histoire est cocasse. Elle me balance une gifle, mais mon hilarité est telle que je ne me vexe pas. C'est avec une joie infinie que je pars pour le travail.

Un client étrange est venu à la boutique. Il a d'abord flâné dans la petite librairie avant de me demander des livres sur la médecine. Il est jeune et ressemble un peu à Blanche-Neige et sa famille. Je parle de la blancheur de sa peau et de la couleur de ses yeux. Il semble prévenant. Une certaine douceur se dégage de lui et il inspire confiance. Physiquement, il possède une musculature bien dessinée que je n'ai aucun mal à deviner sous sa chemise blanche. Il a une chevelure blonde comme du blé avec de magnifiques yeux or que beaucoup de monde lui envierait. Il doit mesurer dans les un mètre-quatre-vingt-sept.

Il engage une conversation avec moi sur mes études et mes amis. Je ne sais pas pourquoi, mais je lui réponds avec désinvolture. Je lui parle même du surnom de Blanche-Neige, il sourit doucement à ma révélation. Il me pose d'autres questions sur Blanche-Neige. Je lui parle donc de son cannibalisme. À cette confidence, il se tord de rire. Je ne comprends pas pourquoi. Un autre illuminé sans doute. Bref, nous parlons jusqu'à la fermeture de la librairie. Je ne pense pas à lui demander son nom. Il me souhaite une bonne fin de soirée et il part dans une Mercedes Classe S noire métallique. Je rentre chez moi avec le sourire aux lèvres. Je viens de passer un très bon moment. J'espère qu'il repassera un jour encore.

Je rentre à la maison, pour trouver Bella en pleine dispute avec son père. Le sujet de la dispute est son inqualifiable comportement au lycée. La directrice de l'école a tenu absolument à annoncer la nouvelle elle-même à Charlie. Quelle charmante intention, vous ne croyez pas ! Bella écope d'une semaine de renvoi ainsi que les deux autres participants. Elle pleure sur l'injustice de la chose. Pour elle, c'est Jessica la coupable dans l'histoire. Elle se plaint que tous les gens du lycée l'ont vue sans sa perruque. Elle dit que sa vie est finie maintenant et qu'elle n'osera plus jamais se montrer au lycée. Eh bien, c'est une bonne chose qu'elle soit renvoyée alors. Elle devrait remercier la directrice dans ce cas. Je monte me changer les laissant dans leur dispute. Je range mes affaires d'école et redescends en cuisine. Après manger, je fais un tour dans la salle de bain et vais dormir.

« Je fais un rêve. Le jeune homme se cache dans une salle de classe de Poudlard. Le château de ses parents, après leurs morts, a été converti en une école de magie pour les enfants de la noblesse aussi appelés les sangs purs. C'est un collège qui ne tolère que les enfants venant d'une famille avec au moins six générations de sang pur. Les enfants venant de familles mixtes, c'est-à-dire, avec un parent magique et un moldu ou un né-moldu (des hommes ou femmes qui ne peuvent pas utiliser la magie), ne sont pas acceptés dans l'enceinte du bâtiment. Ce racisme est la cause principale de la guerre qui sévit dans le royaume magique. Après la mort de son parrain, par le supplice du voile, le jeune homme a appris que sa mère était une née de moldu. Avec cette découverte, il comprit de but en blanc les raisons pour lesquelles les autres enfants le méprisaient et l'insultaient sans motif apparent. Cette réalisation faite, il se promit de mettre plus d'entrain dans ses recherches d'un moyen de fuir sa prison dorée. Car, comme se plaisaient à dire les nobles, il n'était qu'un vulgaire sang mêlé. Alors, pourquoi rester ? Ne serait-il pas plus normal pour lui, qu'il rejoigne la résistance, les gens comme lui !?

Le jeune homme vient de se faire des amis dans l'école. Cela s'est produit trois semaines après la perte de son parrain. Les amis en question étaient une jeune fille du nom d'Hermione et un jeune homme du nom de Ronald. Ils s'étaient croisés au détour d'un couloir alors que des étudiants de classe supérieure l'agressaient. La jeune femme et le jeune homme lui étaient venus en aide alors que le reste des étudiants se contentaient de regarder sans lever le petit doigt. Après cela, ils étaient rapidement devenus inséparables. Leurs camarades de classe les avaient même surnommés le trio d'or. Avec cette nouvelle amitié, le jeune homme avait rapidement oublié ses idées de fuites. Un très mauvais choix de sa part, comme il le découvrit quelque temps plus tard en surprenant une conversation entre les deux jeunes gens.

C'était il y a deux jours. Après avoir surpris cet échange, il s'était renseigné discrètement sur les propriétés du sang donné volontairement ou non. Ce qu'il a appris lui avait glacé le sang. S'il venait à offrir délibérément celui-ci à une tierce personne, celle-ci aura alors une emprise totale sur lui ainsi que sur sa magie. Et si le sang est pris par la force, il donne à cette personne le pouvoir de maudire toute sa descendance. Il a aussi appris que toutes les familles de sang pur jetaient un sort sur leurs nouveau-nés afin de prévenir une telle chose. C'est pour cela qu'il avait cherché et trouvé le charme. Il se l'était ensuite lancé quatre jours plus tôt, juste avant son enlèvement. Maintenant, après sa fuite de la pièce où on lui avait pris deux litres de sang, il se cachait de ses poursuivants. »

Je me réveille en sursaut. Je suis trempé de sueur. Mon cœur bat la chamade. J'ai un peu de mal à reprendre mon souffle. Je me rends dans la salle de bains et rentre dans la doucheet me lave vigoureusement. Petit à petit, je reprends le contrôle de mon corps. Je me change, prépare mes affaires d'école et je vais faire le petit-déjeuner. Quand Charlie descend, on mange ensemble et je me rends au lycée. Les jours passent vite entre mes tentatives pour éviter de me retrouver seul avec Blanche-Neige et les siennes pour me parler. Le vendredi arrive rapidement.

Comme prévu, je rejoins ma copine la vipère devant sa tanière, et nous partons ensemble sur le lieu de chasse de la meute de loups géants. En chemin, elle me parle de son récent compagnon. Elle me dit que c'est un très bon chasseur et qu'il saura veiller sur leurs futures petites. Je la félicite.

Bientôt, nous sommes sur le terrain de chasse de la meute. Elle me dit de me faire plus discret. L'attente est vraiment longue. Tout autour de moi, les ténèbres commencent lentement à glisser sur la forêt. Je songe à partir et revenir une autre fois, quand cela se produit. J'entends une branche craquer et sur-le-champ apparaissent de grandes silhouettes de loups géants, plus grands que ce que votre imagination peut vous montrer. Je suis tellement fasciné par ce que je vois, que je n'entends pas et je ne vois pas lorsque quelqu'un à pas de loup s'approche de moi et m'emporte avec lui. Complètement perdu et essayant de ne pas paniquer, je tente de me défendre en posant la main à plat sur le torse froid de la personne et l'imagine voler loin de moi.

Miracle ! Cela marche. Je tombe sur les fesses au milieu de la meute. Quand je lève les yeux, je plonge directement dans ceux de Blanche-Neige, lui aussi sur ses fesses. Je vois alors Jasper lui tendre la main pour le mettre sur pied. Incrédule, je fais la même chose quand la petite fée me tend sa main. Mais dans quoi suis-je tombé moi ? Et que fait la famille de Blanche-Neige au milieu de nulle part ? Plus importants, comment sont-ils arrivés là ? Tout à mes interrogations intérieures, c'est comme dans un brouillard que j'entends le sifflement de la vipère, me dire.

– Ce sont les humains qui ne sont pas humains.