Encore merci à Julbi pour ses gentils commentaires, voilà la suite.
Bonne lecture, bisous.
Pdv Ginny
Cela faisait plus de deux heures que je tournais et virais dans mon lit sans trouver le sommeil, les jumeaux étaient partis en mission pour l'ordre depuis une semaines et nous n'avions plus de nouvelle depuis, si ce n'est l'horloge de maman qui restait obstinément rivé sur "en danger de mort" depuis qu'ils avaient franchis le seuil de la porte, et il en était de même pour Ron depuis quatre mois.
Maman était d'humeur massacrante avec tout le monde, mais avec moi en particulier depuis que j'avais choisir d'entrée dans l'ordre du Phénix.
Par-dessus le marché Sirius passait son temps à courir après les mangemorts avec le bureau des aurors et moi j'étais prise entre mon travail auprès de Lily à sainte mangouste, les entraînements que mes frères et Sirius m'avaient imposé dés mon entrée dans l'ordre et les cours d'occlumencie. Je n'avais même plus le temps de garder Luka, tâche dont maman se chargeait avec plaisir. Je passais donc peu de temps avec mon compagnon, sans compter que nous n'étions pas souvent seuls et les rares instants d'intimités qui nous étaient parfois accordés alors que Sirius rentrait de mission et venait récupéré son fils ou pour une réunion, nous arrivions encore à nous disputer.
J'avais hâte que cette semaine se termine afin de retourner à Poudlard, loin de cette angoisse permanente et de l'ambiance anxiogène qui régnait à la maison et puis les chose seraient un peu plus simple pour mon couple, du moins je l'espérais
Sirius me manquait j'avais besoin de le voir d'être près de lui, je décidais donc de m'habiller, de descendre silencieusement les marches qui reliaient ma chambre au salon du terrier. Je me saisi d'une poignée de poudre de cheminette et prononçai distinctement l'adresse de mon compagnon.
Quelques secondes plus tard, j'atterrissais sans grâce et couverte de suie dans le petit salon de Sirius, je m'époussetais, et me dirigeai en silence, vers la chambre de ce dernier afin de lui faire la surprise de ma visite. Une fois devant la porte je jetai un œil critique à ma tenue peu aguichante et pointai ma baguette vers moi afin de changer le vieux pull et le jean que je portais en une nuisette relativement sage faite de voile blanc.
Satisfaite du résultat j'ouvris doucement la porte en priant pour ne pas qu'elle grince et pénétrai dans la pièce sur la pointe des pieds, le lit était au fond de la pièce et un léger ronflement s'en échappait. Cela me fis sourire, lui qui jurait ses grands dieux ne jamais ronfler.
J'atteignis le lit sur la pointe des pieds et me hissai au côté de Sirius qui ne broncha pas, je me blottis alors contre lui, il m'enlaça machinalement mais continua à ronfler, ce qui me prouva qu'il dormait encore profondément.
J'entrepris donc de le réveiller à l'aide de petits bisous dans le cou, sur les épaules. Il grogna, mais n'ouvrit pas les yeux pour autant.
Je poursuivis alors mes baisers tout en déviant vers ses épaules et son torse, je l'entendis alors murmurer mon prénom, ce qui me fit sourire.
_ Ginny ! ? S'exclama-t-il alors en se relevant en sursaut m'éjectant du lit par le même occasion. Mais qu'est-ce que tu fais ici ?
Demanda-t-il visiblement partagé entre colère et étonnement.
_ Je voulais te faire une surprise. Minaudai-je.
_ C'est réussit, grommela-t-il en me tendant une main pour m'aider à me relever. Mais qu'est-ce qui t'es passé par la tête pour te balader en pleine nuit seule ? Tu sais très bien que c'est dangereux.
_ Tu me manquais ! d'accord ? Ca fait deux semaines qu'on s'est à peine vu, me plaignis-je.
Il me prit dans ses bras et me serra contre lui.
_ Toi aussi tu m'as manqué princesse, mais tu ne devrais pas être ici et dans cette tenue en plus, qu'est-ce tu cherche Ginny ?
_ Je ne te plais pas, me plaignis-je en cherchant ce qui pouvait bien clocher avec ma tenue.
_Si tu es parfaite vraiment, tu es magnifique. Mais justement c'est bien ça le problème.
_ Rho, Sirius je t'en pris, tu ne vas recommencer avec ton éternel laïus, oui j'ai 16 ans de moins que toi ! Je suis au courant figure toi, mais et alors ? On est un couple non, il hocha piteusement la tête, alors où est le problème ?
_ Je ne veux pas te brusquer Ginny alors si tu commence à te glisser en douce dans ma chambre au milieux de la nuit….
J'éclatai de rire le coupant dans son explication,
_ Je peux savoir ce qui te fais rire à ce point ? Se vexa t-il.
_ Sirius je suis resté près d'un ans avec Harry, tu crois vraiment que nous passions notre temps à compter les scroutt à pétards. Si tu arrêtais de te prendre la tête et que tu te contentais de prendre ce que je suis prête à t'offrir.
Il se contenta de hocher silencieusement la tête et de m'enlacer fiévreusement.
Nos lèvres se rencontrèrent, s'effleurèrent et jouèrent l'une avec l'autre formant un ballet d'une grande sensualité.
Les mains de mon compagnon devenaient baladeuses, il jouait avec les bretelles de ma nuisette les faisant tomber le long de mes épaules.
Ses lèvres ne tardèrent pas à s'égarer, elles aussi, dessinant le bord de mon décolleté me provoquant de longs frissons de plaisir, et descendant toujours plus bas, s'arrêtant sur ma poitrine, ses mains se joignirent à ses lèvres, tandis que les miennes glissaient le long du dos de mon amant, caressant chaque carré de peau.
Les lèvres de Sirius embrassaient à présent le bas de mon ventre, jouant avec la bordure de mon shorty me rendant dingue de désir, lorsque des pleurs retentirent depuis la chambre d'à côté. Je grognais de mécontentement et Sirius s'avachit quelques secondes sur moi embrassant mon épaule puis se leva et se dirigea vers la chambre de son fils.
Ils revinrent tout les deux quelques secondes plus tard les yeux du petit garçon encore embués de larmes, il me tendit les bras dès qu'il me vit, ce qui fit sourire Sirius.
_ On dirait qu'il à sentit ta présence.
_ Oui ben tu vois à cet instant précis je n'en suis pas ravie, soupirai-je en prenant malgré tout le bébé dans les bras. Nous jouâmes tout les trois un long moment Luka gazouillant joyeusement face au pitrerie de son père. Je me sentais bien dans ces instants là, j'étais à ma place, d'autant plus que le petit garçon me tendait le bras en disant :
_ inny, inny.
Sirius partit d'un grand rire heureux alors que je serrai le bébé contre moi émue aux larmes.
_ C'est trop fort, mon fils est un génie, il vient de dire son premier mot, et en plus c'est le prénom de la femme que j'aime, s'enthousiasma Sirius.
_Moi aussi, je vous aime tout les deux, vous êtes toutes ma vie.
Sirius nous pris tout les deux dans ses bras et nous berça tant et si bien que Luka s'endormit au bout de quelques minutes. Nous décidâmes de le garder près de nous pour la nuit, je l'allongeai donc au milieux du lit, avant de m'étendre à sa gauche et Sirius à sa droite.
J'ouvris lentement les yeux, le matin avait fini par arriver bien trop tôt à mon goût, Luka était lové contre moi et le bras de Sirius nous enveloppait tout les deux dans une étreinte protectrice. Je me tirai délicatement du lit, embrassai les deux hommes de ma vie et me dirigeai vers la cheminé afin de retourner au terrier .
Une fois à destination, je pris une douche rapide, et descendis prendre mon petit déjeuner en compagnie de mes parents. L'ambiance était toujours aussi morne et complètement décalée par rapport à mon propre état d'esprit après la nuit que j'avais passé en compagnie de Sirius et Luka.
D'ailleurs, c'est deux là ne tardèrent à frapper à la porte, je regardai par la fenêtre et me précipitai presque sur la porte oubliant toute prudence.
Je sautai au coup de mon compagnon qui me donna un rapide baiser,
_ Quel accueil ! Sourit-il, fais attention quand même, si tes parents t'avais suivis, me réprimanda t-il.
Luka me tendit alors les bras en babillant :
_ Inny, Inny,
_ Oui, je suis là mon cœur, dis-je en le prenant dans mes bras et en claquant un gros bisous sur sa joue.
Nous dirigeâmes vers la cuisine, telle une petite famille.
Nous prîmes tous ensemble le petit déjeuner, Luka fermement assis sur mes genoux gazouillant joyeusement.
_ Il faut que j'y aille, Lily va m'attendre, dis-je au bout d'une demi-heure. J'embrassai mes parents et Luka et me contentai d'un signe de tête à l'adresse de Sirius qui me fit un sourire charmeur et me dirigeai vers la cheminée pour me rendre vers celle de James et Lily qui me ferait transplaner jusqu'à ste Mangouste.
J'avais à peine mis un pied dans la cheminée qu'une main me retint.
_ Attends-moi, princesse, me chuchota Sirius, il faut que j'aille voir James, je t'accompagne.
Il me saisit par la main et nous fit transplaner à quelques pâtés de maison de chez les Potter, et il me plaqua contre un mur en s'emparant de mes lèvres.
_ Que me vaux ce baiser monsieur black ? Demandai-je mutine.
_ Vos lèvres sont bien trop attirantes pour votre propre bien, miss Weasley, se contenta t-il de répondre avec l'air d'un gamin au matin de noël.
J' avais l'impression d'être dans un de ces romans à l'eau de rose moldus que papa offrait à maman à chacun de leurs anniversaires de mariage, et que je lui volais parfois lorsque je m'ennuyais.
Nous restâmes encore quelques instant enlaçaient l'un à l'autre,
_ Je te vois ce soir ? Demandai-je à mon compagnon.
_ J'ai bien peur que non, c'est la pleine lune, s'excusa t-il.
J'acquiesçai, jamais James et Sirius n'avait manquer d'accompagner leur loup garou d'amis fusse au dépend de l'ordre lui même.
Puis nous nous dirigeâmes côte à côte dans un silence léger vers la maison de nos amis.
La journée passa vite j'étais sur mon petit nuage, et je n'avais même pas eu envie de rabrouer Hector qui me poursuivait toujours lourdement de ses assiduités. A midi j'avais déjeuner avec Lily et Tonks qui était venue pour une visite de contrôle avec son gynécomage. Toutes les deux s'étaient rendues compte de ma bonne humeur et avaient tenté de me tirer les vers à crasse du nez, même s'il m'avais semblé que Tonks en savait plus qu'elle ne le laissait penser.. Enfin l'après midi passa encore plus vite les patients ne m'ayant pas laissé une minutes.
Il était 18 heures et nous étions dans la salle des médicomages pour faire le point de la journée, lorsque un coup de tonnerre étrange retentit et fit vibrer le bâtiment. Par réflexe je me précipitai vers une des fenêtres alors que Lily faisait de même.
Ce que je vis me glaça le sang des éclaires multicolores fusaient dans tout les sens en plein milieux de la rue et des centaines de mangemorts voir même des milliers lançaient des sorts contre les quelques sorciers qui tentaient de se défendre . Je n'avais jamais vu un tel regroupement au vu et au nu des moldus. Les murs tremblaient de plus en plus. Je vis Lily envoyer un patronus au quartier générale de l'ordre. Puis elle pris les choses en main.
_ Il faut protéger les patients prenait tout ceux qui sont valides et faites les transplaner dans des endroits surs. Ginny tu fais le tour des services pour voir s'ils ont besoins d'aide et tu rentre au terrier pour gérer les blessés potentiels.
Je haussai la tête en ayant bien l'intention de rester et de me battre malgré la peur qui me tordait l'estomac, je courais comme une folle au travers des couloirs, vérifiant que les patients étaient mis en sécurité, j'esquivai avec surprise plusieurs sorts dirigés contre moi et lancés par du personnel de l'hôpital, la situation était catastrophique les mangemorts ou en tout les cas leurs partisans avaient infiltrés sainte mangouste.
Au final, il restait peu de monde dans les murs de l'hôpital, la plupart du personnel avait fuit après avoir mit les patients en sécurité, il restait donc quelques médicomages assez courageux ou suicidaires pour défendre leur lieu de travail, cependant se n'étaient pas des combattants et ils ne tiendraient pas longtemps face à Malfoy ou à Lestrange. Je me demandai combien de temps il restait avant que les mangemorts n'envahissent complètement le bâtiment.
J'espérai que l'ordre ne tarderai pas mais jamais nous ne serions suffisamment nombreux pour faire face à la horde qui menaçait d'engloutir les lieux.
Je me battais contre deux hommes que je n'avais jamais vu, ce n'était certainement pas les sorciers les plus doués que j'ai rencontré et il me fallu peu de temps pour les mettre hors services je les ligotaient et les enfermaient dans une chambre avant de retourner me battre. Quelques minutes plus tard une explosion gigantesque retentit nous projetant au sol, mon adversaire et moi et toutes les personnes autour de nous, je rebondis lourdement contre un mur et ma baguette m'échappa, l'obscurité se fit et la poussière envahit tout l'espace un pan du bâtiment s'étant écroulé.
Les mangemorts avaient réussis à prendre l'hôpital et des hurlements bestiaux me prouvant qu'ils y pénétraient piétinant tous ce qu'ils pouvaient.
Je cherchais ma baguette à tâtons en tentant de ne pas me faire repérer. Les bruits de courses, de sorts et les hurlements de douleurs ou de rage raisonnaient dans l'obscurité, augmentant encore mon angoisse. Au bout de quelques secondes je trouvai enfin ma baguette et sautai sur mes pieds pour me trouver nez à nez avec... James.
_ Ginny! Tu vas bien ? s'inquiéta t-il.
_ Pour le moment.
_ Tu as vu Lily ?
Je secouai la tête en rendant un sortilège à un mangemorts qui avait décidé d'attaquer James qui lui tournait le dos.
Cette fois les vrais mangemorts étaient là, les combattants étaient plus agressifs que jamais. J'étais terroriser, je voulais rentrer chez moi retrouver mes parents, Sirius, Luka...
Je voulais rentrer chez moi, il le fallait, je voulais rester en vie, alors je me défendais avec violence, rendant sorts pour sorts, évitant autant que possible les impardonnables, mais mettant toute ma rage pour que mes sortilèges soient le plus cuisants possible.
Au fil du temps les combats confinaient au corps à corps, la visibilité étant de plus en plus réduite. J'étais incapable de distinguer l'identité de mes assaillants successifs, j'avais perdu James de vu depuis un long moment et je ne savais même plus où je me trouvais. Me contentant d'éviter le plus possible les maléfices qui fusaient de toutes part.
Soudain, une douleur d'une intensité incomparable me toucha et je tombai à genoux luttant pour ne pas lâcher ma baguette, j'avais mal,
_ Merlin faite que ça s'arrête suppliai-je silencieusement.
Je parvins à lancer un expéliarmus faiblard, qui déclencha un rire hystérique, chez mon assaillante. Puis, je vis une ombre noir, s'approcher de moi, très prêt, beaucoup trop prêt, enchaînant les doloris sans me laisser le temps de reprendre mon souffle.
Elle me frappa tout en maintenant son sort. Les coups pleuvaient dans mon ventre, mes jambes, je sentis mes côtes céder sous les coups, mon tibia suivi rapidement, la douleur était insupportable, pourtant j'arrivai encore à ne pas crier, ni pleurer, je ne lui ferais jamais ce plaisir. Une douce torpeur s'empara subitement de moi me plongeant dans l'obscurité la plus totale, je ne voyais plus rien, je n'entendais plus rien, je n'avais plus mal, enfin tout allait bien.
_ Je t'aime, Sirius, fut ma dernière pensée avant de me plonger totalement dans l'abandon qui s'était emparé de moi
