Disclamer: Twilight est à Stéphanie Meyer HARRY POTTER est à J.K. Rowling

Beta : Silver Angell


''Angel" rêve

Chapitre sept

Bon, OK ! Tout baigne ! Il n'y a absolument de rien de grave. Je me trouve entouré de loups géants et de la famille de Blanche-Neige dans une forêt qui s'assombrit lentement mais sûrement, mais rien de bien grave. Mon regard passe des uns aux autres. Un silence de plombs saupoudré de tension règne en maître. C'est comme si le temps s'est figé sur place. Pas une mouche ne bouge. Bon ! Ça suffit maintenant, je veux des explications. Je me tourne naturellement vers Blanche-Neige et demande, non exige, des réponses. Il reste muet. Tiens, bien voyons ! Quand je ne veux pas qu'il l'ouvre, il me rabâche les oreilles et quand je veux qu'il parle, il se la ferme. Petit con va ! Je ne sais pas ce qui le décide, mais finalement, il prend la parole pour ne dire que des conneries.

– Putain ! Mais qu'est-ce que tu fous ici et en pleine nuit en plus ? T'es complètement inconscient ou quoi ? Tu pourrais te faire tuer imbécile ! Tu es au courant au moins qu'il y a une tueuse en série dans le coin ?

Nan, mais, comment il me parle-lui ! Je lui arracherai presque la langue. Ce n'est pas mon père non plus.

– Et heureusement pour toi que je ne le suis pas !

Pause ! Je veux une pause. Je n'ai pas parlé à haute voix, non ? Alors, comment sait-il ce que je viens de penser lui ! Un doute énorme me vient en tête. Non, ne me dites pas que ce malade peut lire dans mes pensées !? Si, c'est bien le cas, alors toutes ses phases de psychopathe s'expliquent. Une rougeur me monte au visage. Cela veut dire qu'il a entendu toutes mes pensées depuis notre première rencontre ? Une colère froide me prend. Je me jette littéralement sur lui. Le salaud ! Il savait et il ne m'a rien dit. Je lui flanque une droite dans la mâchoire. Crack ! Le son sinistre des os qui se cassent. Je lâche un cri de douleur. Bordel, il est fait de quoi ce type ! Soudain, une douce main froide prend la mienne. Je parle de la main blessée, hein. Je lève les yeux sur cette personne et surprise ! C'est mon client, celui avec qui j'ai parlé dans la librairie. Il examine ma main et il me fait un bandage de fortune avec un morceau de sa chemise qu'il a déchiré. Rien à dire, il est vraiment charmant lui, pas comme l'autre idiot de la ville. Je lui lance un regard noir en hurlant le plus fort possible les derniers mots dans mon esprit. Une petite grimace de sa part me fait sourire méchamment. Bien fait pour toi, abruti !

Ce n'est pas tout ça, mais je ne sais toujours pas ce qu'ils foutent tous ici. Je lance un regard curieux aux loups. Ils sont tous restés immobiles et stoïques dans leur coin, se contentant de regarder le spectacle que nous offrons, lui et moi. Tout comme le reste de la famille de Blanche-Neige (il est hors de question que je change la façon dont je l'appelle dans ma tête, il n'a qu'à ne pas jouer au voyeur ce petit vicieux.) Il grince encore des dents. Je leur jette un regard torve à cette constatation. Si un loup pouvait rire, je jurerais que l'un d'eux le fait en ce moment. Je lance alors sans préambule.

– Je sais que vous êtes humain. Mon amie la vipère me l'a dit.

Bon, je l'avoue, ce n'est pas très malin venant de moi. Et cela ressemble à des paroles de fou, mais je veux des réponses moi !

C'est comme si je viens de leur avouer que je porte les sous-vêtements de ma grand-mère. Une agitation se fait dans la meute. Il y a comme une discussion entre eux, puis, un des loups se détache du reste de la meute pour disparaître dans les buissons. La minute suivante, devinez qui en sort avec un short sur les hanches. Jacob putain de Black ! Je ne le crois pas ! C'est un métamorphe ! Quand j'y pense sérieusement, c'est logique. Une tribu indienne avec des gens qui ont la capacité de se métamorphoser en loup, rien de plus logique. On parle toujours dans les films et documentaires de chamanes prenant la forme de l'esprit animal, gardien de la tribu. Donc ce n'est pas vraiment une surprise en soi. Ce qu'il l'est moins, c'est de découvrir que Jacob est un loup. Il s'approche de moi. Un grognement provenant de devinez qui, le stoppe dans sa lancée.

– Je ne lui veux aucun mal sangsue ! Angel est aussi mon ami. Je veux juste discuter.

Une seconde, il veut dire quoi au juste par sangsue ? Est-ce que Blanche-Neige est un métamorphe sangsue ! Oui, bien sûr ! C'est pour ça qu'il s'est fâché quand il avait lu dans mon esprit que je le comparais à cela. Ah ! Tout s'explique maintenant. Je suis trop fort ! Un son indigné sort de la bouche de Blanche-Neige.

– Ma parole, il t'arrive de réfléchir des fois à ce que tu penses ! Ni moi, ni ma famille ne nous transformons en sangsue. Et toi loupiot, je t'interdis de rire. Et si tu veux tout savoir, il n'existe pas des métamorphose sangsue ou des métamorphose d'une autre espèce. Seule la tribu de Jacob possède cette prédisposition et ils ne se changent qu'en loup.

– Oh là ! Calme-toi un peu. Je ne fais que faire des hypothèses, avec ce que j'ai. Il n'y a pas de quoi en un fromage non plus, hein !

Et puis je repense à ce qu'a dit la vipère. Elle a parlée d'humain pas humain. Ça veut dire quoi être humain sans l'être, exactement ? Me disant que la manière la plus rapide de le savoir est de demander directement aux concernés, je me tourne une fois de plus vers Blanche-Neige. Je le fixe des yeux sans mot dire. Ce petit jeu dure quelques secondes. Il finit par se résigner à me le dire. Il le fait avec résistance, mais il me répond tout de même.

– Nous sommes des vampires, ma famille et moi-même.

Quoi ? Des vampires ! Sérieusement ! Sans blague ! Je crois qu'il se fout de moi le petit merdeux. Il croit vraiment que je vais avaler ça ? Sérieux, il me prend pour qui ? Une de ces midinettes qui croient que les vampires existent ! Non mais, quel con ce mec ! Les vampires ne sont qu'un mythe qu'on ne trouve que dans les livres, pas dans le monde réel. Je veux bien croire aux humains se transformant en animaux, mais pas à une telle fable. Pfft !

– Incroyable ! Tu veux bien croire que Jacob est un loup, mais tu refuses de me croire quand je te dis être un vampire. C'est quoi ton problème ? Si l'un existe, pourquoi pas l'autre ?

– Tout simplement, parce que ça ne peut pas être vrai.

Il grince des dents et me fait un joli sourire. Au début, je suis perplexe. Je me demande s'il a perdu la raison. Puis, je remarque ses deux canines anormalement allongées et brillantes. Je doute soudainement de ma conviction. Il hoche la tête en lisant mes pensées. Bon, je veux bien le croire pour l'instant, mais je me réserve le droit de changer d'avis en cour de route cela dit. Maintenant que les présentations sont faites, je leur demande ce qu'ils font ici. Re-silence. Eh bien ! On n'est pas sortie de l'auberge à cette allure-là. Mon regard voyage entre les deux jeunes hommes en face de moi.

Les deux se lancent des regards tueurs. Je me tourne donc vers Jasper, lui il pourrait peut-être me répondre. J'apprends ainsi que les Quileute et les Cullen se sont donnés rendez-vous pour discuter des meurtres. J'apprends aussi que la meurtrière est une vampire. Voilà pourquoi la police a autant de peine à la coincer. Les Quileute sont persuadés que ce sont les Cullen les responsables puisqu'aucune nouvelle venue n'a été sentie sur leur territoire. Les Cullen quant à eux, réfutent ces accusations. Il s'ensuivit une dispute qui dégénère en combat. C'est violent. Je tente de les stopper, mais personne ne m'écoute.

Exaspéré, je me concentre alors de toutes mes forces et j'envoie une décharge de magie sur les imbéciles. L'effet est hallucinant. Des loups et des vampires se mettent à voltiger dans toutes les directions. Cela aurait pu être amusant à voir si la situation n'était pas aussi grave. Je reprends difficilement mon souffle. L'effort que je viens de déployer est extrêmement épuisant. C'est la première fois que je tente une chose pareille. Petit à petit, les différents protagonistes se relèvent. Quand tout le monde est sur pieds ou pattes, des regards interrogateurs me sont jetés. Jacob est le premier à poser la question.

– Comment tu as réussi à faire ça ?

– Je ne sais pas, dis-je lentement. Avec un peu de chance, il va me croire sur parole.

– Ah, non ! Tu ne vas pas t'en sortir aussi facilement, me lance Blanche-Neige.

Je l'avais oublié lui et son irritant pouvoir. Je me trouve donc dans l'obligation de tout leur révéler sur la découverte de mes pouvoirs et la façon dont j'ai découvert l'existence des Loups.

– Tu peux vraiment parler avec les serpents ? Demande Seth qui s'est changé entre-temps.

Je ne suis pas vraiment surpris qu'il fasse partie de la meute. Je me doute un peu que tous les jeunes Indiens que j'ai rencontrés le sont. Il parait excité par cette annonce.

– Avec mon amie la vipère, oui, mais avec les autres, je ne sais pas.

Après que tout le monde se soit remis de mes révélations. Je me souviens subitement de ce que la vipère m'avait dit sur l'humain pas humain et le loup géant faisant alliance pour chasser des jeunes hommes comme moi.

– C'est impossible ! s'exclame Blanche-Neige qui a une fois de plus, lu dans ma tête. Cette manie est vraiment énervante.

– Qu'est-ce qui est impossible Edward ? Demande l'homme qui était venu dans la librairie.

Blanche-Neige lui parle de ce qu'il a lu dans mon esprit. Une agitation commence à gagner les vampires et les loups. Tout le monde parle en même temps. Certains loups se sont changés pour pouvoir participer à la conversation. Les loups refusent de croire qu'un des leurs ait pu accepter de s'allier à une vulgaire sangsue. Un nouveau conflit est sur le point de venir. Finalement avec un effort monumental de chaque partie, une trêve est conclue. On arrive à la conclusion que la tueuse doit être une vampire vagabonde avec le pouvoir de manipuler les loups.

Il est convenu que les loups ne doivent plus se déplacer seuls. Ils forment des paires de deux pour les déplacements en dehors de la réserve. Les vampires doivent se renseigner sur les vampires vagabonds se trouvant à proximité de Forks. Moi je dois me tenir au courant de l'avancée de l'enquête. Le ciel s'étant obscurci, je leur confie mon envie de partir. Je ne veux pas donner du souci en plus à Charlie. Je me lève donc. Jacob me propose de me ramener chez moi, mais Blanche-Neige refuse à ma place, lui répondant que c'est à lui de me raccompagner. Pendant leur prise de bec, je m'éclipse devant la porte de chez moi. J'aurais vraiment aimé voir leurs tronches quand j'ai disparu devant eux. Cela doit en valoir son pesant d'or ! hihihihih !

Je pousse la porte d'entrée pour me retrouver dans les bras de Charlie. Il respire fortement et tremble un peu. Que lui arrive-t-il ? Quelque chose est arrivé à Bella ? Il est vrai que je ne l'aime pas, mais je ne souhaite pas sa mort.

– Tu es là enfin ! J'ai cru que la tueuse t'avait eu. Ne me refais plus jamais une telle frayeur.

Il me tient ainsi une bonne vingtaine de minutes avant de caresser les cheveux et de partir. Je suis hébété. Je sais que Charlie tient à moi, mais je ne savais pas à quel point. Une douce chaleur se repend dans mes veines. Je suis heureux de voir que quelqu'un tient vraiment à moi. Cette découverte me donne le vertige. Je suis euphorique. C'est le sourire aux lèvres que je me rends dans la cuisine pour faire le dîner. Bizarrement, ma main s'est guérie toute seule. Est-ce que c'est un autre pouvoir ? Je devrais faire des expériences là-dessus. Après le repas, Charlie me met au courant de la venue de deux agents du F.B.I qui sont chargés de donner un coup de main dans la recherche de la tueuse en série. Avec cette nouvelle en tête, je passe dans la salle de bains et vais dormir.

« Je fais un rêve. Le jeune homme se trouve dans la salle sur demande du château. Cette salle n'apparaissait que quand un des maîtres légitimes de la bâtisse se trouvait en grand danger. Elle était apparue quand le jeune homme s'était mis à la recherche d'un endroit où se cacher de ses poursuivants. Une porte s'était alors ouverte sur un mur vide. Ne cherchant pas à comprendre comment elle était arrivée là, il avait pénétré dans la pièce. La porte s'était ensuite refermée sur lui.

La salle est petite, mais chaleureuse. Un confortable canapé, une petite table basse et une cheminée sont les seuls meubles de la pièce. Il se laisse tomber sur le canapé. Après avoir repris son souffle, le jeune homme se demande, ce qu'était cette salle. À cette interrogation, un petit livre d'une trentaine de pages apparaît sur la table basse. Il a pour titre « la salle sur demande ». Le livre parle de la création de la salle par Godric Gryffondor, le premier roi de sang. Le garant du renouveau de la magie dans le royaume. Il a fait construire cette salle pour permettre à ses enfants de se mettre à l'abri en cas de danger. Seul un membre de sang royal reconnu peut ouvrir la porte ou demander l'aide de celle-ci. La salle a le pouvoir de faire venir à elle, tout ce dont la personne s'y trouvant désir.

Comprenant ce qu'était la salle, il se demande ensuite s'il lui était possible d'avoir un livre sur la mort de ses parents. Un livre un peu plus épais apparaît la seconde suivante. Sur la couverture, un titre pour le moins intrigant. En effet, son titre est « Chroniques d'un elfe de maison de la famille royale par Dobby ».

Le livre apprend au jeune homme, la rencontre de ses parents au cours d'un déplacement de son père dans une école de magie pour nées-moldus et de demi-sang. À cette époque déjà, le racisme était fortement présent. Son père militait pour le rapprochement des deux communautés. Celle représentant la noblesse des sangs purs et celle des nés de moldu et de demi-sang. Le conflit étant ancien et bien ancré dans les têtes, son père s'était retrouvé devant des détracteurs des deux côtés.

C'est durant cette campagne qu'il fit la rencontrer de sa future femme. Au début, sa mère avait eu en horreur son père, mais avec le temps et en comprenant ce que le roi cherchait à faire de la société magique, elle avait fini par succomber. Rapidement, ils se sont mariés. Ce mariage ne plut pas à la noblesse et surtout pas à un certain Tom Jedusor, un demi-sang farouchement opposé à la réunion des deux partis. Il était et est toujours le leader d'un groupe se faisant appeler les mangemorts. Leur but étant de renverser les sangs purs pour prendre leurs places. Selon lui, les sangs purs étaient devenus obsolètes.

Le fait de ne se marier qu'entre eux affaiblissait d'année en année les capacités magiques des sorciers. Pour lui, une seule solution se proposait à eux : d'obliger les enfants de sangs purs à se marier avec des nées-moldus afin de redonner de la vigueur à leurs magies. Il ne voulait pas d'une alliance entre les deux partis, mais d'une reddition complète. C'est dans ce climat que le jeune homme vit le jour.

Albus ne voulant pas d'un sang-mêlé à la tête du royaume fit enlever l'enfant par un des amis des parents de celui-ci. Son nom était Peter Pettigrow, un ami très proche du roi. Celui-ci, jaloux du roi, le trahit sans aucun remords une nuit d'Halloween. Pendant que le roi et la reine se trouvaient à une cérémonie, il a neutralisé la gouvernante et volé l'enfant. Personne n'avait su de ce qu'il avait fait de lui, jusqu'à ce que Dobby l'ancien elfe de maison de la famille royale, ne le retrouve dans une maison de moldus. En fait, c'était la famille moldue de la mère de l'enfant.

Après l'enlèvement de l'enfant, Albus avait fait empoissonner la reine. Cette perte de plus rendit le roi mélancolique, se laissant mourir à petit feu. D'abord se réjouissant de cette aubaine, Albus en est venu à désenchanter en découvrant le secret de la famille royale et pourquoi seul un membre de sang royal reconnu et descendant du premier roi Godric Gryffondor pouvait prétendre au trône. En effet, dans le sang de cette famille coulait la première graine de magie. Ce qui voulait dire que si la lignée venait à disparaître, la magie aussi.

Découvrant cette condition et ayant peur de perdre ses dons, il était parvenu à faire croire au roi quesi celui-ci lui faisait don de son sang volontairement, il connaissait un moyen de retrouver son fils. Ce dernier complètement crédule lui a alors offert avec joie. L'elfe ne sut jamais comment Albus s'y prit pour le faire, mais il contourna le sort qui permet de prendre le contrôle sur une personne grâce à son sang. Il fit ensuite croire à la communauté magique à la mort du roi et obligea celui-ci à prendre une maîtresse pour concevoir un héritier de sang pur.

Mais malgré tous ses efforts, cela n'arriva jamais. Avant la mort de l'elfe, Dobby avait découvert où était retenu le roi. Seulement, Albus fut mis au courant de cela et se débarrassa de l'elfe. Après la mort de Dobby, Albus avait découvert que chaque membre de la famille royale ne pouvait concevoir qu'un enfant. C'est ainsi que le jeune homme comprit pourquoi ils voulaient tant qu'il se marie avec la sœur de Ronald, Ginevra Molly Weasley. Et quand il avait refusé après la mort de Sirius et les mises en garde de Dobby, ils en avaient voulu après son sang afin de l'y obliger. Avec ses informations en tête, le jeune homme s'endormit »

Je me réveille pour une fois reposé. Je file prendre une douche et descends en cuisine.