Disclamer: Twilight est à Stéphanie Meyer HARRY POTTER est à J.K. Rowling

Beta : Silver Angell


''Angel" rêve

Chapitre huit

Je me trouve dans ma cuisine avec Blanche-Neige et Jacob. Vous vous demandez, sûrement pourquoi ils sont là ? Eh bien moi aussi ! Je vais vous faire un petit résumé de ce qui s'est passé en ce beau samedi matin. Il se trouve que mouchette, aussi communément appelé Bella pour ceux qui ne l'ont pas encore compris. Donc, je disais que mouchette s'est pointée ce matin dans ma chambre en petite tenue. Cette folle-dingue m'a ensuite sauté dessus. Vous visualisez le truc ! Je ne sais pas et je ne veux pas savoir ce qu'il lui est passé par la tête pour faire ça !

Heureusement pour moi, j'ai de très bons réflexes, ce qui m'a permis de lever les bras juste à temps pour l'empêcher de coller ses lèvres aux miennes. Ouf, une seconde de plus et je me faisais baver dessus. Beurk ! J'ai des frissons d'horreurs rien qu'à y repensant. Je vous jure que j'ai eu la plus grosse trouille de toute ma vie ! Mais vous imaginez le truc ! Vous êtes tranquillement en train de dormir, quand un squelette blanc comme un fantôme et à demi nu en prime se jette sur vous en essayant de vous embrasser. Qu'auriez-vous fait à ma place ? Eh bien ! moi je l'ai transformé en singe !

J'avoue ne pas l'avoir fait exprès et que j'aimerais vivement savoir comment je m'y suis pris pour le faire. Cela s'est passé tellement vite que je n'ai rien compris. Une seconde j'avais Bella devant moi et la suivante, un petit singe assis sur mon torse. Je suis, on ne va pas dire honteux, de ce que je viens de faire, mais ravi. OK ! Ce n'est pas très sympa de ma part de me moquer des malheurs des gens, mais c'est moi la victime dans cette histoire. Je viens de subir une tentative de viol tout de même. Donc, j'estime que c'est mon droit, mais aussi mon devoir de punir mon agresseur. Je suis tout de même traumatisé à vie par cette action.

Quand la stupéfaction de cette nouvelle manifestation de mes dons est passée. Je me suis retrouvé face à un petit dilemme dans les bras. Qu'allais-je faire d'elle ? Qu'allais-je dire à Charlie ? Mais avant tout, est-ce que c'était possible de la refaire devenir comme avant ? Tout à mes questionnements, je n'avais pas entendu la cavalcade dans les escaliers. Ce fut seulement quand la porte de ma chambre s'est ouverte brusquement que je me suis rendu compte de quelque chose. J'ai sursauté au bruit qu'a fait la porte, non, je veux dire, au bruit qu'a fait mon ancienne porte en se brisant contre le mur de ma chambre. Devant l'encadrement de ce qui avait été ma porte se trouvait Blanche-Neige suivit de près par Jacob. Voilà pourquoi je me trouve actuellement dans ma cuisine avec eux deux. Oh ! Et le petit singe aussi.

Donc, je pose la question aux deux concernés.

– Qu'est-ce que vous fichez ici ? Je demande poliment.

Ils se contentent de se fixer comme des chiens de faïence. Le jeu de qui pisse le plus loin s'éternise. Pendant ce temps, je me fais un café. L'ayant bu et ne recevant toujours pas de réponse, je prends le singe avec moi et je vais m'installer au salon avec. J'ai dans l'idée d'essayer de rendre à Bella sa forme initiale. À cette pensée, un rire grave m'arrête. Pas besoin de me retourner pour savoir de qui il s'agit. J'avais presque oublié son don à celui-là.

– Je ne le crois pas ! C'est vraiment elle, Bella ?

– Non, tu vois bien que c'est le Saint-Esprit ! Qui veux-tu que ce soit d'autre imbécile ?

– Comment tu as fait ? Demande Jacob tout aussi incrédule que Blanche-Neige.

– Si seulement je le savais, je ne stresserais pas autant.

Nous allons tous les trois au salon. Mais avant que je n'oublie, j'exige de Blanche-Neige une nouvelle porte avant le retour de Charlie. Tiens, ça lui apprendra à bousiller les portes des honnêtes gens. Et puis, pourquoi il l'a cassé ma jolie petite porte ? Gros con sans cervelle ! Je le pense très, mais alors, très fort. Il se tient la tête en me fusillant du regard. Bien fait pour toi, voyeur ! Je lui lance après ça, un mignon oui, j'ai bien dit mignon, sourire. Il me re-fusille du regard, mais je l'ignore et vais prendre place sur le canapé.

Durant mes tentatives pour redonner forme humaine à Bella, ils me posent des questions sur comment c'est arrivé. Je leur raconte la petite histoire de mon réveil. Jacob est mort de rire. Blanche-Neige lui, il hésite entre le rire et la colère. Finalement, c'est le rire qui l'emporte. Je leur demande de se taire et je me concentre sur le singe que je pose sur la table basse. Comment faire ? D'abord, j'essaye de la transformer en disant des phrases stupides du genre : redevient comme avant. Transforme-toi en Bella. Abracadabra, machin, truc...

Mais rien n'y fait, elle reste encore et toujours dans sa forme de singe. Je suis désespéré ! Par contre, les deux idiots de service semblent bien se marrer à mes dépens. Je les imagine alors tous les deux en castor et souris. Je peux presque voir la fourrure les couvrir petit à petit. Soudain, un couinement de souris me fait baisser la tête sur... hahahahaha... Là où se trouvait Blanche-Neige, une jolie petite souris blanche se dresse sur ses deux pattes arrière. Et à la place de Jacob, un petit castor roux. Je glisse du canapé sous mon fou-rire. Quand j'arrive enfin à m'arrêter, je repense ce à quoi je pensais avant leurs métamorphoses. Mais impossible de rester sérieux, mon fou-rire me reprend. Et à chaque fois que j'essaye de me concentrer sur les deux petits rongeurs, j'éclate de rire.

Je finis enfin par comprendre le truc de la transformation un quart d'heure plus tard. Il faut juste que je me concentre sur ce à quoi la personne ou l'objet doit ressembler pour que ça marche. Je m'entraîne sur une assiette, que je m'amuse à changer en tasse, allumette, bougie et oiseau. Quand j'ai bien compris le truc, je rends leurs apparences aux deux squatteurs. J'hésite un peu avec Bella. Je l'aime bien ainsi, elle est plus mignonne sous cette apparence et moins casse-pied. Je remets donc son changement à plus tard. Les deux autres ont bien essayé de me faire changer d'avis, mais une petite métamorphose en limace et escargot a vite fait de les ranger à mon avis. Non, non, je ne suis pas un sadique !

Après avoir boudé dans leur coin, ils finissent par me révéler le pourquoi de leur présence chez moi, si tôt le matin. En fait, ils veulent m'inviter à aller en boite ce soir. Pas pour aller danser, mais pour tenter de repérer la vampire tueuse. Je suis tout de suite partant avec cette suggestion. Curieux sur les vampires, je pose des questions sur eux à Blanche-Neige. Il me répond avec précaution. On dirait qu'il n'est pas très enthousiaste à parler de sa race. Je me demande bien pourquoi. Il a la chance, contrairement à certaines personnes de pouvoir vivre aussi longtemps qu'il veut. Il est résistant à toute forme de maladies ou de virus. Il est jeune et beau. Et pour le fait de boire du sang, lui et sa famille ne boivent que du sang animal et non du sang humain. Ce n'est pas plus affreux que de manger une poule ou une vache.

Pour moi cela revient au même. Je les trouve non pas monstrueux, mais faisant preuve d'un courage dont moi-même ne crois pas pouvoir faire preuve si je me retrouvais à leur place. Vous imaginez vous, devoir choisir entre un énorme gâteau au chocolat et une miche de pain rassis ! Pour moi, c'est le gâteau sans hésitation. Lui et sa famille ont choisi le pain rassis. Ce qui est un énorme sacrifice.

Vous n'êtes pas d'accord avec moi ? Je le sens se détendre un peu. Je pense que cela est dû à ce qu'il lit dans mes pensées. Pour cette fois, je veux bien laisser courir, mais si je le reprends encore à violer mes pensées, je le trucide, non, je le transforme en sangsue. Il grimace et moi je lui fais un sourire d'ange. On se met d'accord pour se retrouver ce soir à vingt-deux heures, devant la boite en question. Blanche-Neige me propose de passer me prendre chez moi. Je lui dis OK, comme ça, Charlie ne se fera pas trop de soucis en me voyant sortir le soir. En parlant de lui, il faut que je lui demande son autorisation. Blanche-Neige passe vers seize-heures avec Jasper pour me mettre une nouvelle porte.

Vers dix-sept heures, profitant de la sieste du petit singe, je rends à Bella sa forme initiale. Je la dépose dans son lit et ferme la porte. Une heure plus tard, elle se réveille et commence à beugler en m'accusant de l'avoir transformée en guenon. Je lui rétorque que ce n'est absolument pas de ma faute si elle avait trop d'imagination à force de regarder la télé. C'est sur ces entre faits que Charlie débarque. Il est fatigué et est en colère contre les agents du F.B.I. Il arrête de marmonner dans sa barbe quand il s'aperçoit de notre présence.

Mouchette court droit dans ses bras en pleurant sur ma cruauté en vers elle. Mais non absolument pas ! Et en plus, ses accusations sont horribles ! Moi ! Être cruel avec elle ? Mais où est-elle allée chercher ça ? Je ne martyrise pas les animaux moi ! En plus, ne suis-je pas la parfaite imitation d'un grand frère aimant avec elle ? Je l'aide à ne pas devenir une grosse vache en lui achetant du laxatif pour éliminer les kilos en trop. Je lui ai fait découvrir un nouveau produit de maquillage pour faire ressortir la beauté de ses yeux. Je lui ai même offert une coupe de cheveux tendance et gratuite. Je lui ai aussi offert un relooking avec un changement complet de physique pour qu'elle puisse plaire encore plus. Ou est-ce que j'ai mal agi dans tout cela ? Mais, que dois-je donc faire de plus pour lui prouver mon amour fraternel ?

Enfin, bref ! Charlie la console et lui demande si elle n'a pas besoin de consulter un psychiatre. Je suis d'avis que oui, mais ce n'est que mon humble opinion. Quand la crise de Bella passe. Je guide Charlie dans la cuisine et lui sers une tasse de café. Pendant qu'il le boit, je commence à faire le repas. C'est en attendant la cuisson finale que j'aborde le sujet de la sortie de ce soir. Il se braque directement. C'est avec beaucoup de cajoleries de ma part et énormément de mises en garde de sa part, qu'il accepte. Je dois lui répéter cinq fois que Jacob et Blanc... Euh Edward, viennent avec moi pour qu'il se tranquillise.

À la fin du dîner, Bella mise au courant de mes projets fait un caca nerveux pour venir avec moi. Cette petite peste, elle mériterait une bonne fessée, je vous le dis ! Être aussi capricieuse ne devrait pas être permis. Je songe un peu à la re-transfigurer en singe, mais je me retiens à la dernière minute pour ne pas choquer Charlie. En définitive, mouchette nous accompagne. Quand Blanche-Neige dans sa tenue de soirée arrive, il me demande ce qu'elle faisait là. Tiens, il ne l'a pas encore lu dans ma tête ! Je suis impressionné ! Il fait des progrès le bougre.

Mais il me sourit de cette manière que j'ai fini par associer avec ses intrusions dans mon crâne. Pff ! J'ai parlé trop vite. Après que les explications soient faites, nous montons dans la voiture de Blanche-Neige. Enfin, je veux dire que nous essayons de monter dans la voiture. Parce que, madame-je-vous-casse-les-couilles-avec-plaisir, nous fait tout un cirque pour pouvoir s'asseoir sur le siège passager à côté de Blanche-Neige. Le problème voyez-vous, c'est que j'y suis déjà. Pas question que je bouge de là. Ou elle s'installe à l'arrière, ou elle se casse, mais moi, je ne bouge pas ! Cela lui prend cinq minutes pour se décider. Quel charmant début de soirée, ne trouvez-vous pas ?

Pour cette sortie, je porte une chemise verte pour aller avec mes yeux. Un simple jean slim noir et des converses vertes aussi. Je me trouve, sans vantardise de ma part, beau garçon. Charlie ne m'a pas baptisé Angel pour rien. Je ne vais pas faire le modeste et dire que je suis passable. Non, mesdames et messieurs, je suis une bombe. Je pourrais facilement faire du mannequinat si je veux. Je ne suis absolument pas prétentieux, je ne me contente que de vous dire la vérité. Bon, finissons de parler de moi et parlons de ce que porte notre conducteur.

Il porte une chemise rouge sur une veste en cuir noire, un jean noir et des mocassins rouges. Il est très élégant. Bella bave sur lui. Ma description de lui semble lui plaire, surtout les derniers mots. Allez savoir pourquoi. Quant à Bella, elle, personne ne s'intéresse à ce qu'elle porte. Nous retrouvons Jacob et Seth devant l'entrée. Après les salutations, nous entrons dans la boite. La musique est très forte. Nous trouvons un coin où poser nos affaires.

Directement, Blanche-Neige me tire sur la piste de danse. Je ne fais pas de chichi et le suis. Je m'amuse comme un enfant dans une fête foraine. J'aime la danse, j'aime danser. Je suis emporté par la musique. Je finis par oublier le but de notre présence ici. Blanche-Neige m'offre un verre et quand je le termine, il me pousse sur la piste de danse. Bientôt, il y a un slow. Je tente de m'éloigner de la piste, mais il me prend dans ses bras et commence à bouger sensuellement. Il me rapproche de lui le plus possible.

Nos corps ne sont séparés que par un millimètre. Une feuille ne peut se glisser entre nos deux organismes. Ma tête repose sur son épaule. Ses mains sont sur mes hanches. Il a une espèce de déhanchée sensuelle, de droite et de gauche qui emmêle nos jambes aux rythmes de la musique. Je commence à avoir chaud. Très chaud même. Il me souffle dans le cou.

Le contraste entre la froideur de son souffle et la chaleur qui commence à envahir mon corps est un supplice. Il me relève le menton et lentement, comme pour ne pas me faire peur, il pose ses lèvres sur les miennes. C'est indescriptible ce que je ressens. J'en oublie même l'endroit où nous nous trouvons. Je lui rends son baiser sans réfléchir. Plus tard les questions. Tout ce qui compte pour le moment, ce sont ses lèvres sur les miennes.

Après cela, je ne sais pas comment je suis rentré à la maison. Je me rappelle seulement avoir dit bonne nuit à Charlie vers les trois heures du matin. Ce qui s'est passé entre le baiser et ce bonne nuit, je n'en ai aucun souvenir.

« Je fais un rêve. Cela fait maintenant un an que le jeune homme a franchi la porte de la salle sur demande. Depuis lors, il n'est plus ressorti de cette salle. Pendant cette période, il s'est entraîné sur sa magie. Il a étudié tout ce qu'il a pu trouver sur le sujet. Il s'est renseigné sur l'histoire de sa famille. Il a programmé une vengeance sur Albus. Mais avant tout, il a fait des recherches sur la localisation de son père. Toutefois ses recherches ne le menèrent à rien.

Un jour, il finit par se rendre compte que s'il voulait avancer dans ses recherches, il allait devoir quitter la salle sur demande. Et une semaine après s'être fait cette réflexion, il se couvrit avec la cape d'invisibilité de son père que la salle sur demande a fait venir à lui et il quitta son refuge. La baguette à la main, c'est avec discrétion qu'il traversa les couloirs du château. Il ne rencontra personne durant son déplacement. On aurait dit que le château était désert. Les tableaux qui auparavant étaient bavards et mouvants étaient devenus à présent silencieux et figés.

En parcourant les couloirs, le jeune homme se rendit compte au bout d'un certain temps que la magie du château était endormie. Il ne savait pas comment, mais il pouvait la sentir dans son sommeil. Après des heures de recherches, il se rendit finalement à l'évidence : plus personne ne vivait dans le château. Il se posa alors des questions sur le pourquoi de la désertion des habitants de Poudlard. Mais ne trouvant aucune réponse plausible à ses interrogations, il laissa tomber et se dirigea vers la sortie du château. Mais à peine la porte ouverte, une armée d'aurors lui tomba dessus. Il fut maîtrisé en un rien de temps et assommé. C'est dans le noir qu'il reprit conscience alors qu'une voix abhorrée résonnait dans la pièce.

– Saleté d'engeance de moldu ! Tu nous as bien fait courir, mais maintenant tu peux être sûr de ne plus pouvoir nous échapper. Tu vas concevoir un héritier avec ta promise et quand cela sera fait. Je vais me faire un plaisir de t'aider à rejoindre tes abrutis de parents. » [GARE ! Tu alternes le présent et le passé dans ta narration des rêves]

Je sors de mon rêve avec un sentiment d'oppression. Mon cœur me fait mal et les larmes me montent aux yeux. Je vais prendre une douche froide pour me rafraîchir. Mais, il m'est impossible de faire partir cette horrible émotion. Elle ne me quitte pas de tout le dimanche. Elle m'accompagne lundi au lycée. Et c'est seulement en voyant Blanche-Neige et en me rappelant de ce qui s'est passé le samedi soir que ce sentiment me quitte.