Voici un chapitre à points de vues multiples qui ne fait pas avancer l'histoire mais qui montre comment les différents personnages vive la situations de Ginny et le climat de tentions de plus en plus pesant dans le monde sorcier, bonne lecture, à bientôt.

RAR :

Azilys : merci pour tes conseils, j'espère que ce nouveau chapitre te plaira.

Julbi : voilà un chapitre où l'on retrouve Ginny et Sirius, enfin surtout Sirius. Il n'est pas très joyeux, mais j'espère qu'il te plaira, Bisous.

PDV Dumbledort,

Demain, ce sera la rentrée des classes, avec près d'une semaine de retard, mais il fallait le temps aux blessés de récupérer et de rentrer chez eux. Bizarrement, je n'éprouve pas la même excitation, ni la même passion, à l'idée de cette année qui commence que d'habitude.

Je suis inquiet, pourrai-je protéger tout ces enfants des dangers de l'extérieur, arriverons-nous à venir à bout de ce mage noir que j'avais autrefois accueilli dans ce château, et à qui j'avais tout appris. Arrêtera t-il un jour d'étendre les tentacules de ses méfaits.

J' avais dû renouveler une partie de mon personnel enseignant, certains professeurs ayant été gravement blessés durant l'attaque de Sainte Mangouste, d'autre avaient simplement fuient ce pays pour échapper à la mort. Pour la première fois, je doutais, d'avoir fait les mauvais choix, pour cette école, pour mes élèves, pour notre avenir.

PDV Molly,

Je caressai les doux cheveux roux, de ma petite fille comme je le faisais quand elle était une toute petite fille, pour l'aider à s'endormir. Sauf que là je tentai de l'aider à se réveiller.

Une longue semaine qu'elle était étendue là, frêle, inerte, pâle, presque fantomatique. Parfois elle était si froide que j'avais l'impression qu'elle était morte alors je frottais ses joues creuses et bleuies avec vigueur pour leur apporter un peu de chaleur.

Je ne voulais pas pleurer, car ce serait admettre que tout n'était pas normale, que Ginny n'était pas à nos côtés, alors je serrai les dents,je restai forte, pour Ginny, pour Arthur et pour mes garçons qui ne supportaient pas de voir leur petite sœur dans cet état.

_ Bonjour, Molly, une voix grave et lasse me sortie de ma rêverie en me faisant sursauter. Bonjour Sirius, Rémus.

_ Comment va t elle ? Questionna le loup garou.

_ Toujours pareil, profondément endormie. Soufflai-je fatiguée de répéter cela à longueur de journée, fatiguée tout cour d'ailleurs.

_ Depuis quand n'as tu pas dormis ? Me demanda Sirius.

_ Deux ou trois jours, j'ai perdu le compte. Je ne veux pas la laisser seule, j'irai m'allonger quand Arthur rentrera du ministère.

_ Tu devrais y aller maintenant, tu es à bout de force, me conseilla Sirius, nous resterons là jusqu'à l'arrivée d'Arthur. Me proposa t-il.

_ C'est gentils, mais je vous assure que sa va je peux rester encore quelques heures? affirmai-je tant bien que mal.

_ Sois un peu raisonnable Molly, m'admonesta Rémus, tu tombe de fatigue, va te reposer, on te préviendra s'il y a le moindre changement.

_ Bien, mais vous me prévenez au moindre signe, exisai-je.

_ ouiiiii, râlèrent-il en cœur, me décrochant un petit sourire.

_Sirius c'est toi qui décide, mais Ginny adore Luka, alors peut être que tu pourrais le lui amener quand tu viens la voir. Ça l'aidera peut être. Proposai-je.

_ Je l'amènerai, accepta t-il, elle va s'en sortir, elle est forte, c'est ta fille, me rassura t-il

_ Je sais, dis-je en passant le pas de la porte le dos voûté et les pieds traînants.

je rejoignis l'appartement que Dumbledort nous avait attribué depuis que nous avions retrouvé Ginny.

Je tournai en rond incapable d'aller m'allonger, j'avais besoin d'extérioriser d'extérioriser d'extérioriser tous ce qui s'était passer, de crier mon angoisse, je me saisi d'une plume et d'un parchemin que je commençai à noircir frénétiquement.

PDV Fleur,

Je me réveillai au milieu de la nuit, le frond en sueur et le corps tremblant après un horrible cauchemar encore un. Depuis plusieurs jours ceux-ci m'assaillaient dés que je fermais les yeux toujours plus horribles nuits après nuits. Je tentai de me blottir contre mon Bill, mais la place à ma droite était froide, je me levai inquiète en priant tout les Merlins pour qu'il n'ai pas était appelé pour une mission après que je me sois endormie.

Je descendis les escaliers du Terrier sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller le reste de la maisonnée.

De la lumière filtrait sous la porte close de la cuisine.

Je la poussai lentement pour découvrir, mon fiancé avachi sur la table, un verre de pur feu à moitié vidé devant lui et un album photo ouvert. Je m'approchai silencieusement de lui et jetai un coup d' œil sur la photo qu'il avait choisit.

Elle représentait Bill âgé de huit ou neuf ans tenant délicatement dans ses bras, une petite poupée rousse qui devait avoir à peine quelques heures. Bill lui lançait un regard à la fois fière et protecteur.

_ Ce jour là, je me suis promis que je la protégerai du monde entier, la voix morne et saccadée de mon Bill me fit sursauter, on peut dire que je me suis bien planté sur ce coup là ! Ricana t-il amèrement, dire que j'étais si fière qu'elle veuille faire partie de l'ordre.

_ Tu te fais du mal pour rien, William, tranchai-je un peu brusquement, désemparée par sa douleur et par mon propre chagrin à la fois.

Il ricana méchamment et me jeta un regard dédaigneux que je ne lui avait jamais vu.

_C'est vrai, je me fais du mal, mais à toi ça ne risque pas d'arriver.

_ Qu'est-ce que tu rac...

_ La grande Fleur Delacourt ne ressent rien pour personne, c'est bien connu ! Tu sais comment on t'appelle à Gringotts la reine de glace, je commence à croire qu'ils ont tous raisons, tu ne pense qu'à toi, à ton petit bien être ! Les autres ne t'intéresse pas, me hurla t-il soudain. Ses paroles me blessèrent au plus profond de moi, mais je tentai de rester le plus calme possible.

_ Tu es injuste, William Weasley, j'essaie juste d'être forte pour toi. Tu sais très bien que j'adore ta sœur ! Et je te signal que MOI je vais la voir tout les jours, alors que tu n'as pas encore mis les pieds à Poudlard. Dis-je doucement mais fermement.

_ Je peux pas c'est trop difficile., s'effondra t-il soudain, c'est au-dessus de mes forces de la voir dans cet état, sanglota t-il en me prenant contre lui, et en murmurant des excuses. Je me contentai de tenter de le rassurer et de calmer en même temps mes propres craintes, sur l'avenir. Celui de ma belle sœur autant, que le notre. Je tentai d'être forte pour tout le monde, mais la vérité c'est que j'étais terrifiée. Terrifiée de tout voir s'écrouler autour de nous, terrifiée de voir Bill si fragile, terrifiée pour ce petit être qui grandissait en moi depuis quelques semaines et dont je gardais jalousement le secret.

PDV Arthur

Mes journées se déroulaient mécaniquement depuis l'attaque de sainte mangouste. Je me levai après une nuit sans sommeil, m'habillais sans y penser, prenais un petit déjeuner sans saveur et quittais Poudlard pour transplaner en direction du ministère après avoir embrassé Molly et Ginny.

Ensuite j'exécutais les tâches qui m'étaient donnés le plus rapidement possible puis je rentrai à Poudlard pour retrouver une Molly dont les jolis yeux, si semblable à ceux de Ginny étaient invariablement rougis, et mon petit bébé toujours apathique. Alors pour avoir l'impression qu'elle était toujours avec moi, me mettais à parler pendant de longues heures, lui racontant mes journées, résumant les lourdes réunions de l'ordre, la priant de vite me revenir.

Moi le taciturne, le calme, le rassurant, je devenais bavard, inquiet et d'aucun soutient pour les miens, à la visions de ma petite fille inerte dans ce lit d'infirmerie, la situation m'échappait et pour me rassurer je parlais :

_ Bonjour ma chérie, c'est papa. Je sais que tu es fatiguée et que tu as besoins de repos, mais je voulais juste te dire que tu me manque, petite puce. Tu manque à tout le monde.

Au ministère c'est le branle-bas de combat, tout est sans dessus-dessous depuis l'attaque de sainte mangouste. Le ministre est sur les dents et les aurors aussi. Je crois que je n'ai jamais vu James et Rémus aussi remontés. Et puis ils se font du soucis. Tonks et Lily sont prêtes à accoucher et Tonks poursuis ses missions, du coup Rémus est à cran et donc James aussi, et ça se ressens sur tout le services... Et bla bla bla, s'était comme cela chaque soirs, je pouvais tenir pendant des heures et des heures, désespérant de la voir ne serai-ce que bouger un doigt ou froncer les sourcils. J'étais à l'affût du moindre signe qui pourrait prouver qu'elle était avec nous. Mais ce tout petit signe ne venait pas.

PDV Rémus,

Décompresser,

nous en avions tous besoins, Lily pour sortir de la culpabilité qui la serrait depuis l'attaque et de son inquiétude pour Harry dont elle n'avait des nouvelles que par l'intermédiaire de Ginny en temps normal. Tonks pour souffler un peu du rythme qu'elle s'imposait dans son travail, alors qu'il lui restait à peine un petit mois avant le terme de sa grossesse et qu'elle commencerait sa mission d'infiltration le lendemain.

James parce qu'il était un des capitaines des aurors et parce que toute la pression du boulot lui tombait sur les épaules et que comme moi il se demandait s'il était bien raisonnable de mettre un enfant au monde par les temps qui courraient. Et moi pour les mêmes raisons que James et Tonks en fait. Nous avions donc décidé de partager un petit repas entre amis, pour un soir oubliant que la situation ne s'y prêtait pas. Nous y avions aussi convié Sirius qui avait décliné, tout en nous disant de nous amuser pour lui. Si Lily et James n'avaient pas bien compris les raisons de son refus, pour Tonks et moi il ne faisait pas de doutes qu'ils ne voulais pas quitter Poudlard et s'éloigner de Ginny ne serai-ce que quelques heures.

Nous étions donc réunis Lily, James, Tonks et moi autour d'un bon repas préparé par Lily. Quand James mit les deux pieds dans le plat, comme disent les moldus.

_ Vous trouvez pas que Sirius est bizarre en ce moment ? Questionna t-il.

_ Qu'est-ce que tu veux dire ? Demanda Tonks en me jetant un petit regard inquiet.

_ Et bien je le trouve de nouveau triste et abattu comme après la mort de Clara. Et c'est depuis qu'on a retouvé Ginny qu'il est comme cela. Puis d'après ce que Molly et Pomfresh ont dit à Lily il vient la voir plusieurs fois par jour et il reste même parfois toute la nuit, c'est à se demander, s'il n'est pas avec elle.

Tonks étouffa un petit cri, qu'elle masqua en contraction, et Lily mit un béret à son mari en levant les yeux au ciel.

_ Ne sois pas stupide James, ils sont juste très amis. Le tansa Lily

Je m'empressai d'acquiescer à la justification de mon amie, qui semblait convaincu de ce qu'elle disait, tandis que James me lançait un regard qui signifiait, "toi et moi on en à pas encore fini, attends un peu qu'on soit seul, que je te tire les vers du nez."

Pour moi la soirée décompression s'achevait, un nouveau problème se posait, préserver le secret de Sirius et Ginny. La partie n'était pas gagner, car James n'était pas un si bon auror pour rien, son intuition le trompait rarement, d'autant plus quand elle nous concernait nous ses amis les plus proches.

Pdv Sirius.

Je lançai un regard de gratitude à Rémus, qui m'avait aidé à éloigner Molly de l'infirmerie. Depuis le jour où nous l'avions retrouvé je n'avais pas pus passer un instant seul avec Ginny, même au beau milieux de la nuit. Molly et Arthur ne la lâchaient pas. Ce que je pouvais comprendre, si Luka était dans ce lit je ne quitterais pas son cheveux. Mais j'avais désespérément besoin de quelques heures seuls avec ma compagne, de pouvoir lui parler librement.

Mon ami s'avança vers Ginny et resta près d'elle un long moment silencieux et l'air concentré. Puis un sourire s'afficha sur son visage.

Il passa sa main sur le frond de la jeune femme et y déposa un léger baiser amicale.

Puis il croisa mon regard interloqué.

_ J'ai réussis à la contacter par la légilimencie, m'indiqua t-il.

Elle n'est pas loin, son esprit est confus, il va lui falloir du temps pour émerger, mais elle nous entend. Elle m'a dit de te dire que tu lui manque, et qu'elle t'aime, me sourit mon ami.

Je mis quelques secondes avant de réaliser ce que venait de me dire Rémus,

lorsque je repris conscience du monde qui m'entourait il avait quitter l'infirmerie et j'étais enfin seul avec ma douce.

_ Tu me manque aussi princesse, si tu savais à quel point. Depuis que t'es pas là je ne vis plus.

J'ai besoins de toi ma princesse, je veux revoir tes yeux, entendre ton rire, reviens ma mignonne c'est tellement dure de respirer sans toi. Puis tu manque tellement à Luka, il ne comprend pas bien ce qu'il ce passe mais je crois qu'il sait que tu ne vas pas bien, et il passe son temps à te réclamer et à te chercher partout. Si tu voyais comme il grandit vite, en plus de "Ginny", il dit "papa", "merci" et "non".

Depuis deux ou trois jours il marche à quatre pattes. Il fait pleins de bêtises. Tu es en train de tout rater, alors faut que tu te réveille. Je me tus un long moment, écoutant le rythme faible de sa respiration, m'imprégnant de son parfum qui flottait tout autour de moi, caressant son poignet de mon pouce.

Au final le silence me paru intenable et pour ne pas craquer je me remis à lui parler.

_Aujourd'hui c'était le premier jour de cour. Avec tout cela la rentrée a été reportée, j'ai commencé la journée avec les sixièmes années. Et tu n'étais pas là, je n'arrivai pas à détourner mes yeux de ta chaise vide. Je suis pathétique, même plus capable d'être un bon professeur. Tu vois à quel point il faut que tu te dépêche de rouvrir tes magnifiques yeux et de revenir en cours. Je t'aime Gin', tu me manque tellement, c'est à la limite du tolérable. Je marquai une longue pose la gorge serrée par le chagrin.

_ Après ce qui est arrivé à Clara je n'aurais jamais cru pouvoir retomber amoureux, et encore moins aussi vite, mais tu es arrivé dans ma vie comme un météore, tu m'es tombée dessus, et avant même que je comprenne quoique ce soit tu m'avais réappris à aller bien, tu m'as montré que toi Luka et moi nous pouvons fonder une famille unie.

Tu m'ai devenu aussi essentielle que l'eau ou l'oxygène. J'ai besoin de toi pour continuer à y croire, pour rester en vie.

Je déposai un baiser sur ces lèvres et caressai délicatement ses cheveux. Je restai ainsi pendant des heures, perdant toutes notions du temps et de la réalité. J'étais bien là, juste aux côtés de ma princesse.