Voici un nouveaux chapitre. Il est un peu laborieux mais bon.
RAR :
Julbi : C'est pas bien de ne pas suivre en math :), bon nous voilà de retour en Angleterre mais comme je suis une vilaine sadique pas de nouvelle de Ginny dans ce chapitre. Mais bon j'espère que tu aimera quand même. Bisous à bientôt.
Alerah : Merci pour ta gentille review . Retour en Angleterre pour ce chapitre, qui j'espère te plaira
Bises à bientôt.
Luffynette : Merci de tes commentaires n'hésite pas à continuer.
Bonne lecture à toutes.
PdV Tonks
_ Bonjour à vous madame Alice Rose, vous allez être reçue par messieurs Mitchell et Rutherford dans le bureau en face, veuillez patienter ici quelques instants je vous prie, m'informa une moldue grande et blonde, à la voix aimable et au sourire « ultra-brite »
Je la remerciai d'un sourire, relevai mon sac à main, puis allai m'asseoir là où on me l'avait indiqué en tentant de soigner ma démarche sur hauts talons. Quelques minutes plus tard blondie me fit entrer dans ce qui semblait être une grande salle de réunion ultra moderne, le mobilier y était froid et impersonnel et aucune décoration ne figurait aux murs d'un blanc polaire. Les deux hommes étaient assis bien droit face à l'entrée. Ils me saluèrent en se présentant Mitchell était le DRH de l'entreprise c'était, un petit homme chauve affublé d'une moustache grisonnante, vêtu d'un vieux costume à carreaux et d'une cravate grise, quant à Rutherford qui était le chef de comptabilité, il n'avait que la quarantaine, ses cheveux étaient biens coiffés et il portait une tenue un peu plus décontractée que celle de son collègue constituée d'une simple chemise bleue clair dont les manches étaient retournées en jusqu'au coude et d'un jean sombre. Après avoir serré les mains moles de mon auditoire, je répondis à toutes les questions qui m'étaient posées, et dont les réponses étaient scrupuleusement gribouillées sur un bout de papier. Mon discours était précis, je devais balancer tout un blabla que j'avais appris par cœur à quel point j'étais dévouée à l'entreprise, à quelle point je me sentais investie du sens du devoir, de l'esprit d'équipe, et autres bêtises appartenant au monde de l'entreprise moldue. La mise en scène était bien huilée, à tel point que je n'avais pas besoin de recours à la magie, ce qui ne m'empêcha pas d'être soulagée lorsque l'entretient pris fin. Je sorti du bureau en me détachant les cheveux, et en essayant toujours de ne pas me tordre la cheville sur ces maudits talons hauts.
Après avoir pu transplaner jusqu'au bureau des Aurors, je repris ma forme normale et surtout mon ventre de femme enceinte qui n'aurait jamais pu passer lors d'un entretient d'embauche. Le bureau était encore en panique après l'attaque de Sainte-Mangouste, un autre événement qui mettait l'organisation de l'office sans dessus dessous, chamboulant l'ordre des priorités. James et Rémus m'attendaient dans leur bureau inondé de notes et de dossiers en tous genres. Ils ne me laissèrent même pas faire de remarque sur mes hauts talons que je fus assaillie de questions sur mon état de santé, mon état de stress et de fatigue.
_ Je tiens à vous faire remarquer que mon état est en train d'empirer au fur et à mesure que je me fait harceler de questions sur mes aptitudes au travail ! Remarquai-je un brin irritée.
_ Bon, me fit James, excuses nous. Nous ne voulions en aucun cas remettre en cause ton aptitude au travail, mais as-tu vu quelque chose de louche là bas ?
_ Non, répondis-je, SOCOD est une entreprise toute a fait banale, du moins en apparence. Sauf si on estime qu'un gros moldus chauve plus mal sapé qu'un sorcier voulant ce faire passer pour un moldu est une atteinte grave au sens de la mode, plaisantai-je.
James secoua la tête en souriant et Rémus leva les yeux au ciel en poussant un soupire quelque peu exaspéré en déposant un baiser sur mon front.
_ Est-ce que tu pense pouvoir être prise en tant que comptable dans la boîte ? Me demanda mon mari.
_ Ne t'inquiète pas chéri, fait confiance à mon charme irrésistible.
_ Ne prenons pas de risques inconsidérés, ajouta James, nous pouvons très bien lancer un sort de confusion aux responsables des embauches pour être sûrs que tu puisse t'infiltrer dans SOCOD, cette boîte à l'air trop importante pour que l'on néglige cette affaire et que l'on passe à coté de cette affaire de révélation de la magie. J'en ai plus qu'assez de me faire doubler en ce moment ! Nous étions tous à cran d'autant plus que l'inquiétude sur l'état de santé de Ginny grandissait.
Une semaine avait passé et j'avais reçu la lettre d'embauche de la part de la compagnie SOCOD. Je me rendis pour mon premier jour sur mon lieux de travail. On m'avais fait faire le tour de l'entreprise, et je fus extrêmement soulagée quand nous commençâmes notre première réunion.
Je sentais le bébé bouger au travers de mon ventre anormalement plat pour une femme enceinte de huit mois. De plus, le fait de marcher me fatiguait énormément, et j'étais contente d'avoir pris des chaussures plus confortables que les satanés talons que je portais lors de mon entretiens.
La réunion portait sur les objectifs de la compagnie, comment pouvait-elle augmenter ses activités de conseil à l'étranger, comment attirer de nouveaux clients et de nouveaux investisseurs... Tout un vocabulaire qui m'était étranger, j'essayais de tendre l'oreille pour capter la moindre information sur le PDG de l'entreprise, mais ce ne devait pas être à l'ordre du jour.
Je profitai ensuite du repas de midi pour nouer des relations avec mes nouveaux collègues en répondant à un jeu de questions réponses pour nous mettre à l'aise.
_ D'où venez vous Alice ? Me demanda le plus jeune de la table.
_ Je suis née dans l'Hampshire, mais j'ai grandi près de Birmingham, là où j'ai fait mes études, fis-je en récitant les fiches de mon personnage travaillées au préalable.
_ Je suis aussi de Birmingham, fit ma voisine, une rousse avec un gros nez.
_ C'est une ville que je n'ai jamais aimée, fis-je pour écourter la conversation.
_ Et vous avez étudié à l'université de Birmingham ? Continua ma voisine.
_ Non, j'ai du aller dans une autre école, répondis-je laconique.
_ Laquelle ? Me demanda-t-elle visiblement curieuse .
_ Poufsouffle, répondis-je en panne d'inspiration, elle haussa les épaules face à ce nom inconnu, cependant le collègue qui me faisait face lâcha sa fourchette lorsqu'il entendit le nom de l'école, et me jeta un regard surpris.
Je fus saisie d'un doute horrible, étais-je la seule sorcière à cette table ? J'essayais d'analyser le comportement de mon collègue, mais celui-ci ne trahissait plus aucune émotion.
Je rageai en mon fort intérieur contre mon énorme bourde, et je terminai le repas en essayant d'éluder toutes les questions personnelles qui m'étaient posées afin de ne pas commettre d'autres erreurs, et pour ce faire, je posais les questions à mon tour, en espérant que mon collègue d'en face répondrait à quelques unes. La seule chose que je pus tirer de lui, c'est qu'il s'appelait Henri, et qu'il travaillait dans le même service de comptabilité que moi. Nous serions donc dans le même bureau, nous ne pourrions donc ni lui ni moi avertir nos alliés.
L'après-midi fut long, la main de Henri ne quittait pas la portée de sa poche droite où je supposais que se trouvait sa baguette.
Heureusement pour moi, la mienne était camouflée en stylo, ce qui me permettait d'avoir un temps d'avance au cas où je me ferais attaquer, mais il me fallait par dessus tout éviter de griller ma couverture, surtout dans un monde moldu qui commençait à suspecter l'existence des sorciers !
Cependant, un seul de nous deux pourrait quitter les lieux sain et sauf, je ne doutais pas une seconde que même si je ne tentais rien le mangemort mettrait un point d'honneur à ne pas me laisser sortir vivante du bâtiment et dans mon état de grossesse avancé, je n'étais pas sûre que l'issue du combat serait en ma faveur.
Je devais donc à tout prix éviter d'avoir à me battre, et je réfléchissais à une technique pour me sortir indemne de ce foutu guêpier dans lequel je m'étais fourrée. La prochaine fois j'écouterais Rémus avant de me disputer avec lui.
Peut-être avais-je étais trop loin en acceptant cette mission avant d'avoir atteint la fin de ma grossesse. Le bureau de Henri était placé juste en face du miens et nous essayions de nous observer mutuellement, sans éveiller les soupçons de l'autre.
J'essayais de le déstabiliser en frottant religieusement mon poignet droit comme j'avais vu différent mangemort le faire mais il resta de marbre me tapant sérieusement sur le système. Le fait que mon adversaire ne tentât pas passer à l'offensive me rassura quelque peu, lui non plus ne voulait pas griller sa couverture, mais dans quel but ? De toute façon les moldus nous soupçonnaient déjà. Je fixais l'horloge en appréhendant sérieusement le moment où nous nous retrouverions seuls.
Le bureau se vidait progressivement augmentant mon angoisse, j'accompagnai la dernière employée de notre service qui était restée là, tandis que je sentais le regard du mangemort se porter sur moi. Au moment de franchir la porte et de quitter le champs de vision de mon ennemi qui se levait pour venir à ma rencontre et tenter de m'assassiner, je me métamorphosai en une autre personne et fît demi-tour. Comme convenu, je rentrai dans le mangemort, qui me cherchait désespérément du regard.
_ Vous n'auriez pas vu Alice, je dois lui demander quelque chose, mentit-il.
_ Si elle courait dans ce sens, lui répondis-je innocemment en indiquant une fausse piste.
Je fis mine de repartir dans le sens contraire puis lorsqu'il ne se préoccupa plus de moi, je le filai silencieusement. Il se précipita dans la salle de conférence qui était déserte, de peur que je transplanasse pour avertir mes alliés. Je le pointai avec ma baguette en reprenant l'apparence d'Alice.
_ Hey, fis-je, tu cherches quelqu'un ?
Il se retourna, les mains en l'air pour me dévisager. Je devais à tout prix en savoir le plus possible sur son rôle, et sur l'intérêt de SOCOD dans la divulgation du monde moldue.
_ Qui es tu ? Improvisai-je.
_ Tu crois que je vais parler ? Me sourit-il narquoisement.
_ J'espère bien ! Pourquoi les aurors s'intéressent-ils à SOCOD ? Demandai-je.
_ Tu crois que je suis un auror ?
_ Le maître n'apprécie pas du tout ce qu'il se passe ici, et il m'a envoyé pour avoir des réponses, et qu'est ce que je trouve ? Un sorcier qui essaye de se cacher parmi les moldus. Ça sent bien les plans tordus de ces traîtres à leur sang ! Je repose donc ma question, pour qui travailles-tu ?
Le regard de mon adversaire était interrogatif, j'espérai avoir semé le trouble dans son esprit pour qu'il se mette à parler. Mais il ne disait toujours rien.
_ Tu vas parler avant que je ne m'énerve pour de bon ? Menaçai-je durement en raffermissant ma prise sur ma baguette.
_ Tu ne feras rien, ton histoire ne tient pas debout, si quelque chose n'avait pas plu au maître, il serait venu en personne et aurait tout détruit sur son passage. Il n'a pas pour habitude de faire dans la discrétion et dans la filature. Je crois que l'auror ici c'est toi !
Je cherchais quelque chose à répondre à cette attaque, mais il saisit sa baguette et envoya voler la mienne sans que je n'eusse le temps de réagir. Je sautai pour éviter le tir mortel de mon assaillant, mais en retombant, je sentis une vive douleur dans mon bas ventre ce qui me fit maudire mes réflexes inexistants. Je réussis à rattraper ma baguette et lançai un protégo pour éviter la salve de ses sorts. Mes genoux tremblaient sous mon propre poids, et je commençai à avoir la tête qui tournait. Je sentis mes cheveux tomber le long de mon dos et une protubérance apparue au niveau de mon abdomen, je fus prise d'une panique inouïe, de puissantes douleurs me transperçaient les reins et mon don de métamorphomage commençait à me faire défaut.
Je vis que mon adversaire semblait déstabilisé par mon apparence réelle, ma mère disait toujours que je ressemblait à sa sœur Bellatrix, principale raison pour laquelle je prenais une autre apparence la plus part du temps.
Je profitai donc du trouble de ma Némésis pour lui lancer un stupéfix, qu'il évita de justesse. Il avança vers moi d'une démarche menaçante, La panique et la rage s'emparèrent de moi, et je jetai un sort interdit qui foudroya mon adversaire, qui tomba raide mort.
Je basculai en arrière, après que mes jambes aient définitivement lâchées, je sentis un liquide couler le long de mon corps. Ce salopard m'avait touché, mais ce ne devait pas être aussi grave que la dernière fois.
Je réalisai à quel point j'avais eu une chance double, d'avoir échapper au mangemort, et que Rémus et James ne soient pas là pour faire remarquer qu'ils avaient raison, que je n'étais pas en état de mener à bien quelque mission que ce soit. Mais après avoir passé la main sur le sang, je m'aperçus que ce n'en était pas.
