Coucou tout le monde, voici un nouveau chapitre. Je sais que cette partie de l'histoire vous plais moins mais bon, maintenat que j'ai commencé autant finir.

Bonne lecture et n'hésitez pas à me laisser vos commentaires.

Julbi : toujours merci pour tes reviews, je ne sais pas si je vais être méchante ou pas avec ce pauvre Sirius je vais peut être encore laisser Ginny comme cela pendant un ou deux chapitres, je ne sais pas :).

PDV Hermione

Le matin de la rentrée des classes, je me levai de bonne heure comme à mon habitude, je pris une douche rapide et enfilai l'uniforme de l'école, une longue robe de sorcière bleu ciel surmontée d'une veste assortie et accompagnée d'un élégant petit chapeau de la même couleur.

Je grimaçai en le posant sur ma tête, je n'avais jamais eu une tête à chapeau. Je quittai ensuite ma chambre pour rejoindre Ron et Harry. Je les retrouvais vautrés sur un divan dans ce que les élèves appelaient la salle d'étude des dernières années. C'était une pièce vaste et claire, décomposée en deux espaces distincts. Un espace de repos au divan moelleux et aux coussins colorés dont les murs étaient garnis de photos d'anciens élèves et de tableaux sorciers et moldus et un espace de travail ou des bureaux en chêne ancien, étaient alignés, surmontés de petites lampes de travail. Les murs étaient garnis d'immenses bibliothèques garnies de livres en tout genre.

Harry avait l'air morose, Neville s'était joint à eux et était rouge comme une pivoine, quant à Ron il beuglait en agitant les bras furieusement.

Un simple coup d'oeil à leurs tenues vestimentaires me suffit pour comprendre la raison de leur mécontentement. Ils avaient eux aussi revêtu l'uniforme de l'école, cependant là où l'uniforme féminin était élégant et ajusté, son pendant masculin était grossier, antique et ridicule.

Il s'agissait d'une tenue bleu ciel, composée d'un pantalon bouffant, d'une paire de hauts-de-chausse en soie blanche et d'une veste aux manches elles aussi bouffante dissimulant une chemise à jabot. Je pinçai les lèvres pour ne pas éclater de rire, et rejoignit mes amis coupant Ron dans sa fureur.

_ Bonjour les garçons, dis-je sur un ton badin.

_ Ce n'est pas un bon jour, rétorqua Ron en m'embrassant tout de même, non mais tu as vu cet accoutrement ! S'emporta-t-il de nouveau. Je n'arrive pas à croire qu'on nous force à porter un truc pareil ! Et en plus ça gratte, Grogna t-il.

Je déposai un autre baiser sur ces lèvres pour le consoler, puis nous fûmes rejoints par Luna qui ne sembla même pas remarquer la tenue de nos amis et qui avait mis son chapeau de travers.

Une fois tous les cinq nous rejoignîmes le réfectoire afin de prendre notre petit déjeuner.

Les emplois du temps nous furent distribués alors que nous nous gavions de croissants et autres viennoiseries typiquement françaises.

Nous commencions la journée par deux heures de sortilèges assurés par le professeur Jambencotons, suivi d'une heure trente de duel avec le professeur Endeux. Ensuite l'après-midi nous avions quatre heures de métamorphose assurées par le professeur Césame.

La cloche retenti bientôt et nous dûmes nous rendre en cours.

La salle de sortilège était particulièrement spacieuse et constituée quasiment uniquement de baies vitrées. Les élèves s'y installèrent de façon automatique. Les filles occupèrent rapidement les premiers rangs, alors que les garçons s'entassèrent au fond de la salle. Nous suivîmes machinalement le mouvement.

Le professeur Jambencotons fit son entrée une fois que nous fûmes tous installés. C'était une jeune femme de taille moyenne à l'opulente chevelure d'un rouge criard. Son visage était rond, et plein de bonhomie, éclairé par de grands yeux clairs.

Elle débuta son cours par un laïus sur les enjeux de cette dernière année, ensuite elle réalisa un exercice de niveau afin de se rendre compte de nos compétences.

Elle fut surprise que Ron et Harry ainsi que les quelques autres poudlardiens maitrisent si bien les patronus et d'autres sortilèges de haut niveau

alors qu'elle réservait aux garçons de la classe la réalisation d'expéliarmus et de finite incantatem.

Les mêmes phénomènes inhabituels se déroulèrent lors du cours de métamorphose donné par le professeur Césame, une femme grande et osseuse à l'allure stricte et sévère, le reflet parfait de Mac gonagal. Son visage était aussi anguleux et sèvère que son homologue britannique et son ton aussi sec et revêche.

Ce professeur fut rude avec Audric et Laurent qui mirent un peu plus de cinq minutes avant de changer leur table en porcelet alors que l'exercice était particulièrement compliqué. En revanche, elle fut beaucoup plus indulgente avec une bande de greluches gloussantes qui avaient fait pousser des oreilles d'âne sur la tête de cette pauvre Luna, qui ne s'en offusqua pas outre mesure, surement trop habitué à ce genre de méchancetés. Pour ma part j'étais en colère et outrée que mon amie puisse être traitée de la sorte impunément.

Cette journée se poursuivit de façon étrange, tous les professeurs étaient des femmes, exception faite de notre professeur de potion.

J'avais l'impression que l'enseignement et le traitement des élèves étaient différents en fonction de si vous étiez une fille ou un garçon. Sandrine m'expliqua qu'en France les écoles de sorcellerie n'étaient mixtes que depuis une vingtaine d'années et qu'avant ça, la plus part des garçons arrêtaient l'école à onze ou douze ans pour commencer à travailler et que la société avait un peu de mal à faire de la place aux hommes même s'ils étaient désormais reconnus, qu'ils avaient le droit à la même éducation que les femmes. Je pensai alors que les français avaient vraiment une conception bizarre du monde et que cela me mettait profondément mal à l'aise.

Nous avions intégré les bancs de Beauxbâtons, depuis maintenant une semaine, nous nous entendions particulièrement bien avec les camarades que nous avions rencontrés le jour de la rentrée.

Il était aussi particulièrement agréable de pouvoir être en contact avec nos amis de Poudlard et notamment avec Luna et Neville qui avaient pu rentrer en Angleterre durant les vacances et qui détenaient des nouvelles de la plus part de nos proches.

Harry se morfondait sur sa moldue, et cela avait le don de m'agacer. Je supposais que c'était par solidarité pour ma meilleure amie, sur qui il n'avait pas tant pleuré malgré leur un an de relation.

Ron était morose, car entre les cours, les devoirs, nos amis devant qui nous devions donner le change et Régulus de qui nous nous méfions, nous avions peu de temps à consacrer à notre mission.

Sa famille lui manquait, la mienne me manquait aussi, mais Dumbledort nous avait confié une mission et il était de notre devoir de la mener à bien. Je tentais alors de le réconforter et de le motiver du mieux que je pouvais, mais il était parfois si désagréable que nous passions le plus clair de notre temps à nous chamailler.

_..., Miss Granger ? Je sursautai à l'appel de mon nom. Régulus me fixa de ses yeux si semblables à ceux de Sirus, bien que je n'ai jamais vu autant d'agacement dans les yeux de mon autre professeur de défense contre les forces du mal.

_ Pardon, professeur, balbutiai-je, je n'ai pas bien compris la question.

_ Vous n'avez pas compris ou vous n'avez pas, écouté, miss, me demanda-t-il d'un ton froid, proche de celui de Rogue.

_ Je n'ai pas écouté, avouai-je, en baissant la tête.

Il émit un claquement de langue réprobateur, puis détourna les talons.

_ Peut-être que mademoiselle Martin aura été plus attentive, crâna-t-il en s'adressant à une petite blonde aux yeux clairs qui minauda en répondant quelques chose qu'elle avait dû apprendre par coeur dans un livre. Je replongeai dans ma rêverie. Les cours de la matinée passèrent sans plus d'incidents et nous nous retrouvâmes dans la salle de cantine avec nos camarades de Poudlard discutant des cours, et de l'ambiance particulière qui régnait dans les murs de ce château, lorsqu'une chouette déboula dans la pièce, s'écrasa sur la table et glissa jusqu'à nous, renversant plats et bouteilles sur son passage. Ron me lança un regard interloqué,

_ C'est June, la chouette de Bill et Fleur, dit-il, alors que le volatile stoppait brusquement devant Ron.

_ Ce ne serrait pas la fille de votre vieux hibou Errol par hasard, plaisanta Harry.

_ Je me suis toujours posé la question, sourit Ron en déroulant le parchemin. Son regard s'assombrit lorsqu'il reconnut l'écriture.

_ C'est maman !

_ Rien de grave ? M'inquiétai-je, alors qu'il palissait à vu d'oeil. Il me tendit le parchemin au bout de quelques secondes puis ils se leva précipitamment en renversant sa chaise et quitta le réfectoire. Je parcourus le parchemin des yeux en me mettant à trembler d'angoisse.

_ HERMIONE, me cria Harry, il avait dû m'appeler plusieurs fois, que se passe-t-il ?

_ Il y a eu une attaque à Sainte Mangouste, Ginny a été gravement blessée, elle est entre la vie et la mort, expliquai-je en me levant pour aller à la poursuite de mon petit ami.

Je courais comme une folle dans les couloirs du château pour pouvoir le rattraper, mais je n'y arrivai pas. Je tentai donc de le rejoindre dans son dortoir, mais la porte était fermée à clef.

_ Ron, appelai-je doucement, il ne me répondit pas. Ronald, c'est moi, ouvre s'il te plaît.

_ Laisse-moi seul s-il te plaît, j'ai juste besoins d'être seul quelques minutes, me supplia-t-il.

_ OK, je t'attends dans le réfectoire, dis-je.

Il ne répondit pas et je le laissai en retenant mes larmes et en retournant lentement vers le réfectoire.

En pénétrant dans la pièce, je vis Neville et Luna se rassurer mutuellement tandis que Harry se balançait sur sa chaise pas plus affolé que cela.

_ Qu'est-ce qui lui arrive encore, me demanda-t-il, à propos de Ron.

_ Qu'est-ce qu'il lui arrive ? Criai-je, il vient d'apprendre que sa soeur est entre la vie et la mort, dis-je incrédule.

_ Et qu'est-ce qu'il peut y faire, me demanda-t-il en haussant les épaules.

_ Harry , m'offusqu'ai-je. Mais enfin, on parle de Ginny, la soeur de Ron, ma meilleure amie, ton ex avec qui tu es resté un an !

_ Ca m'attriste vraiment, mais nous sommes dans un autre pays, nous avons une mission, je suis sure qu'elle est surement entre de bonnes mains, qu'est-ce que tu veux de plus ?

Le comportement de Harry m'atterra, j'étais au bord de la crise de nerfs.

_ Tu n'es qu'un petit con égoïste et arrogant Potter, depuis que tu as rencontré ta Julie, c'est comme si tu te moquais de tout, de nous ! De Ginny ! Ah ! Au fait Molly précise que ta mère était elle aussi à Sainte Mangouste au moment de l'attaque, et elle va bien, enfin si ça t'intéresse ! Dis-je avant de tourner les talons et de quitter une nouvelle fois la pièce en pleurant, Neville et Luna sur les talons.

Je suivis les deux premiers cours de la matinée, plongée dans une espèce de brouillard, retenant mes larmes et mon inquiétude pour Ron qui n'avait toujours pas reparu. Harry avait tenté de me parler, mais je lui avais délibérément tourné le dos, je n'avais aucune envie de l'entendre celui-là. J'étais bien trop en colère contre lui et encore, dire cela était un doux euphémisme.

À l'heure du déjeuner, je me dirigeai vers le dortoir des garçons pour voir comment allait Ron, Harry me colla au train, ce qui m'agaça profondément, et je serrai les dents pour ne pas être audieuse avec lui. Je poussai la porte du dortoir qui n'était plus verrouillée, Ron remplissait sa malle et celle de Harry était déjà fermée.

_ Qu'est-ce que tu fais ! Hurla Harry.

_ Nos bagages, grommela Ron.

_ J'ai vu, mais pourquoi ?

_ Ginny est dans le coma au cas où tu ne serais pas au courant, grinça mon petit ami.

_ Et alors ? Demanda Harry avec arrogance.

Je fulminai, mais ne dis rien, je savais pertinemment qu'un retour en Angleterre était impossible, mais je préférerai laisser Ron se défouler, avant de lui faire ingérer cette idée avec diplomatie.

Cependant Harry n'avait pas l'air du même avis.

_ Ma soeur est entre la vie et la mort et tu crois vraiment que je vais rester faire le guignol dans cette école à deux noises.

_ Par tous les caleçons sales de Merlin Ron, nous avons une mission ! Tu m'entends et nous devons aller au bout, Cria Harry.

À bout de nerfs, Ron saisit notre ami à la gorge et le plaqua contre le mur en le toisant de toute sa hauteur.

_ Écoute-moi attentivement Potter, que tu ais fait un trait sur ma soeur, et qu'elle ne représente plus rien à tes yeux, je peux l'admettre, même si ça me fait mal, mais ne me demande pas de me désintéresser d'elle, parce que face à ma petite soeur tu ne fais pas le poids. Dit-il avec un calme terrifiant, puis il se saisi du col de Harry et le jeta dehors en claquant la porte, avant de s'effondrer dans mes bras.

Nous restâmes ainsi pendant plusieurs minutes puis je tentais de plaider ma cause avec douceur,

_ Je sais que tu es inquiet mon coeur, et moi aussi. Gin' est ma meilleure amie, mais je pense que nous ne devons pas nous précipiter, attendons quinze jours et si nous n'avons aucune nouvelle, nous rentrerons. Avant ça on va arrêter de lambiner et chercher des solutions à notre mission.

_ Une semaine, pas un jour de plus négocia Ron. J'acquiesçai en silence.

_ Et pour Harry ?

_ J'en fais mon affaire répondis-je.

Nous séchâmes le reste des cours de la journée ayant besoin de nous retrouver rien que tout les deux.