Bonjour, à toutes, enfin s'il y a encore quelqu'un, après tout ce temps sans publication, je n'ai pas abandonné cette fic, mais j'écris peu en ce moment. Enfin, bon j'ai réussi à m'y remettre, et donc voici un nouveau chapitre, avec un point de vue moldu, d'un personnage qui à déjà était évoqué, mais qui n'était pas encore apparu. C'est un personnage inédit.
Voilà je vous laisse découvrir ce nouveau chapitre.
Bonne lecture et à bientôt dans vos reviews j'espère.
Bisous.
PdV Tread
Il était 20 heures 15. Je regardais nerveusement ma montre en faisant les cent pas. J'étais au bord de la crise d'angoisse comme à chaque fois que j'avais rendez-vous avec lui. Ma poitrine se serra juste en pensant à lui, ce type me filait littéralement la chair de poule. J'avais encore 15 minutes avant qu'il n'arrive. Je me rassis sur mon bureau, tout en touillant machinalement mon verre de rhum, et en tentant de calmer ma respiration. Devant moi, plusieurs dossiers étaient ouverts, mais je n'avais pas la tête à me mettre au travail, pas pour quinze petites minutes. J'étais certain qu'il serait à l'heure, car s'il avait une qualité c'était bien la ponctualité. Je fis glisser mon fauteuil sur le sol afin de m'y avachir, je réfléchissais toujours mieux lorsque j'étais à l'aise.
Je laissai mon regard parcourir les murs blancs et impersonnels de mon bureau. Je l'avais voulu ainsi, blanc froid vide, excepté le bureau d'acier rempli de dossier et les deux sièges. Il était à mon image et à l'image de tout SOCOD. Cependant, à cet instant précis j'aurai bien eu besoin d'un endroit chaleureux ou d'un visage amical pour m'aider à me détendre.
Mais voilà, je n'aimais pas me sentir installé quelque part, mon besoin de liberté était bien trop fort, et surtout, il me fallait sans cesse des défis à relever et je devais sentir qu'il me fallait continuer à aller de l'avant.
M'installer quelque part aurait signifié que ma situation me convenait, je voulais aller toujours plus loin, j'étais un éternel insatisfait. Depuis mon plus jeune âge, je désirais me sentir admiré par mes camarades, amis, professeur, famille... et surtout moi-même, et me voir arrivé ici, à la tête de cette entreprise que j'avais construite de mes mains, l'avoir mené seul à la pointe du consulting me rendait extrêmement admiratif de ma personne, sans oublier bien sûr cette place à la chambre des lords qui me tendait les bras depuis mon association très fructueuse avec mon nouvel associé.
Un nouveau coup d'œil à ma montre, il n'allait plus tarder. Je repensais à notre première rencontre.
FLASH-BACK.
À cette époque j'étais dans l'ignorance la plus totale de ce qu'était véritablement notre monde, comme la quasi-totalité de la population d'ailleurs. Il avait frappé à la porte de mon bureau et y était entré sans avoir attendu que je réponde. Je me rappelais de sa posture droite et rigide, de sa démarche sure et menaçante. Son menton pointu était droit et fier, ses grands yeux globuleux et noirs étaient vifs et calculateurs.
_ "Bonjour, avait-il attaqué avant que je n'ai pu dire le moindre mot, je me présente, je suis Barty Croupton Junior, et je suis le sorcier grâce à qui vous atteindrez les pus hautes sphères votre monde moldu ! "
FIN DU FLASHBACK.
J'avalais d'un trait le reste de mon verre de rhum et le posai sur le bureau afin de me relever et de nouveau faire face à la fenêtre qui était dans mon dos.
Je n'aimais pas ses rendez-vous. Sa personne me rendait trop mal à l'aise. Cependant, il fallait l'admettre, ses visites avaient toujours été très fructueuses, et il m'était apparu comme un homme de parole.
Comme l'aurait fait n'importe qui, je l'avais tout d'abord pris pour un fou, qui aurait pu croire un homme qui ne sortait de nulle part en clamant qu'il était un sorcier.
Par tous ses tours, il m'avait prouvé qu'il ne délirait pas. Il manipulait sa baguette, et tout ce qu'il avait autour de lui se mettait à léviter, moi y compris. Mais ce qui me fit le plus perdre la tête fut son plan, révéler son mode aux yeux des "moldus", comme il nous appelait, il prononçait ce mot avec mépris, le crachant presque.
Même si j'avais d'une certaine façon dû écraser mes adversaires pour arriver là où j'étais, je l'avais fait en sachant que c'était eux ou moi, et même parmi mes les plus impitoyables, je n'avais jamais vu un regard aussi féroce. Je ne savais toujours pas si je l'avais suivi par vénalité ou par crainte, mais je me retrouvais ici, dans mon bureau, totalement inféodé à ce Croupton et à sa mégalomanie.
Je savais où était mon intérêt dans cette affaire, mais le sien m'échappait. Lorsque j'osais lui poser des questions, il éludait toujours :
_ Je doute que vous soyez en capacité de vous imaginer ce qu'est notre monde, et surtout ce qui y est en train de s'y passer !".
C'était surtout cela dont j'avais peur, j'ignorais tout de lui, mais aussi de son monde, de son histoire, son présent et surtout pas de son avenir.
Et malgré mon ignorance, je pouvais me douter que la situation de son monde n'était pas reluisante. J'aurais aimé fermer les yeux sur tout ce qu'était cette réalité, mais c'était sans compter sur le fait que j'avais révélé son existence à notre monde ,c'est ce qu'il avait voulu alors je l'avais fait sans me poser de question.
On ne parlait que de ça depuis maintenant plusieurs semaines. Les journaux, la télé, la radio, tous ne cessaient pas de ne parler que de ça. De l'attaque filmée du coffre de mon entreprise, j'avais volontairement fourni les vidéos à la presse. Puis il y avait eu l'attaque de cet hôpital secret. Les sorciers étaient-ils parmi nous, et surtout, ils ne faisaient que citer mon nom. Moi, William Tread. Tout le monde était suspendu à mon témoignage, moi qui grâce à cet improbable cambriolage, avait pu montrer au pays tout entier les vidéos de surveillance de mon coffre, et de sorciers se battant, envoyant des sortilèges grâce à leur baguette. Depuis, il fallait jouer très serré, car un bon nombre de personnes voulaient ma peau, les instances officielles sorcières qui souhaités me faire taire, et ceux contre qui je me présentais à la chambre des lords, et qui devinaient mon ambition.
20 heures 29. Il n'allait plus tarder. Je me rassis dans mon fauteuil essayant de gérer mon stress.
Je ne connaissais pas la nouvelle étape de son plan, mais j'espérais ne pas avoir été à la fin une simple marionnette. On frappa à la porte.
_ Entrez, je vous prie, lançai-je à mon invité diablement ponctuel.
_ Bonsoir monsieur Tread, lança Barty Croupton Junior en me fixant de ses yeux globuleux.
_ Bonsoir à vous aussi, voulait vous boire quelque chose ?
_ Je vous remercie, mais je ne veux pas trop m'attarder. D'autres affaires urgentes m'attendent, et j'espère qu'une personne aussi importante que vous comprendra !
Il me lança un sourire froid qui me glaça le sang. Je n'avais pas peur de grand-chose, mais ce type-là était décidément le mal incarné. Bien sûr que je comprends pensai-je, tu ne veux surtout pas trop rester avec une espèce bâtarde, avec un moldu !
_ Bien, maintenant passons aux choses sérieuses, fit-il en sortant sa baguette sans me lâcher des yeux ni de s'arrêter de sourire, sa voix était encore plus glaciale que d'habitude.
Je me cramponnais à mon fauteuil, en me demandant d'où venait cette attitude hostile, puis entendit comme un murmure s'échapper de ses lèvres, quelque chose d'incompréhensible qui sonnait comme « impéro»,
puis je me détendis d'un coup, comme si je n'étais plus maître de mes mouvements. Sans me rendre compte de ce qu'il se passait, je me voyais me lever, allumer la caméra de surveillance que j'allumais d'habitude quand je quittais la pièce. La scène était absurde, j'aurais voulu crier, me pincer pour m'assurer que je n'étais pas en train de faire un horrible cauchemar, j'étais prisonnier de mon corps, j'assistais à la scène en spectateur impuissant, voyant la pièce qui se mouvait en même temps que ma tête, et Croupton qui était toujours au milieu, me scrutant et me fixant de sa baguette. Je retournai à mon bureau, sortis une feuille, un stylo et commençai à écrire un texte qui me fit frissonner :
"Moi William Tread, je reconnais avoir inventé l'histoire de l'existence des sorciers. La vidéo que j'ai tourné à la banque était un montage avec des comédiens. Je ne peux plus supporter de mentir à tant de gens. j'espère que par mon geste, vous me pardonnerez !"
J'ouvris le tiroir du dessus de mon bureau, et pris mon arme, j'avais envie de hurler au secours, de faire en sorte que le sortilège s'arrête, mais mon bourreau continuait à me fixer tout en me mettant en joue avec sa baguette. Je posais le canon du pistolet sur ma tempe, et pressai la gâchette.
