Disclamer: Twilight est à Stéphanie Meyer HARRY POTTER est à J.K. Rowling

Beta : Silver Angell


''Angel" rêve

Chapitre quatorze

En arrivant au lycée ce matin, j'ai l'agréable surprise de ne voir aucune banderole injurieuse sur ma personne. J'entre dans le bâtiment en sifflotant. Je me rends à mon casier et range mes affaires pour les cours de l'après-midi. Je suis de super bonne humeur. Je me retourne pour me rendre à mon premier cours du début de la matinée, quand une furie me tombe dessus littéralement. Attendez ! Je vais vous le refaire au ralenti. Donc, je disais que je venais de me retourner quand une furie folle furieuse m'était tombée dessus. Cette folle, comme vous l'aurez sans aucun doute deviné n'était autre que cette charmante Bella. Elle m'avait attaqué ! Moi, un gentil, un mignon, un adorable ange de vertu et qui ne ferait jamais aucun mal à une mouche, avec son sac de cours !

Elle me hurlait dessus en m'accusant d'avoir fait quelque chose d'horrible et de contre nature à son copain Mike. Comme si, moi je faisais dans la zoophilie. Et puis quoi encore ! Vous imaginez le traumatisme que cela risque de laisser sur ma fragile personne ? Non ! Eh bien moi si ! Cette folle s'était jetée sur moi avec une brusquerie et une sauvagerie digne d'une catcheuse, mais sans le costume qui va avec. Je suis sûr que vous êtes de mon avis que dans cette situation, j'avais tout à fait le droit de répliquer, non ! Eh bien, mes dons aussi étaient du même avis que moi.

Comment, vous demandez-vous ? Facile. Depuis hier, suite à l'accident de magie qui m'avait fait transformer tous mes camarades de classe en araignées, je suis en proie à une augmentation inexpliquée de mes dons. Je ne sais pas d'où cela vient, mais une chose est sûre c'est que je me suis découvert deux dons de plus depuis hier. Que sont-ils, vous demandez-vous ? Le premier est ma nouvelle capacité à faire venir vers moi toutes sortes d'objets.

Vous me direz que c'est la même capacité que j'ai déjà avec le don de faire léviter les objets, mais détrompez-vous ! Cela n'a absolument rien à voir avec ce pouvoir. La lévitation, c'est quand je regarde une chose et que je souhaite que cette chose lévite au-dessus de moi ou vers moi. Alors qu'avec ce nouveau don, il me suffit de vouloir que l'objet qui n'est pas obligatoire dans mon champ de vision vienne-à-moi pour que celui-ci surgisse. Je l'ai découvert en faisant à manger hier. J'étais en train de remuer la soupe quand je me suis rendu compte qu'il me manquait un ingrédient.

J'ai alors souhaité avoir la capacité de le faire venir-à-moi sans stopper ce que je faisais. Deux secondes après il se retrouvait dans ma main. N'est-ce pas génial ça, hein ! Le deuxième est selon moi bien plus dangereux. En fait, il peut l'être s'il est mal utilisé. Ce don est celui de faire apparaitre du feu. Je l'ai découvert en vidant les ordures en voulant faire disparaitre du papier collé sur le sol devant la porte d'entrée par la pluie. En ne parvenant pas, malgré tous mes efforts à l'enlever, je me suis un peu légèrement énervé dessus et un petit feu est apparu de nulle part. Il a fait disparaitre le papier. J'ai eu la peur de ma vie. J'ai cru qu'il allait brûler la baraque de Charlie, mais heureusement pour moi quand j'ai souhaité que le feu s'éteigne, celui-ci s'est comme par magie éteint.

Ceci dit, revenons à Bella et à la nouvelle manifestation de mes dons. Donc, je disais que mes dons étaient du même avis que moi sur mon droit de répliquer face à l'agression dont je faisais l'objet. Ils s'étaient manifestés de façon disons, curieuse. Alors que cette chère adorable et charmante Bella me tapait dessus, des limaces s'étaient mises à sortir de sa bouche. C'était vraiment dégueulasse si vous voulez mon humble avis. Donc, elle s'était mise à cracher des limaces à chaque fois qu'elle ouvrait la bouche.

Quand les élèves s'étaient aperçus du phénomène, un silence était tombé. Mais il n'avait pas tardé à être remplacé par des éclats de rire. La pauvre fille s'était évanouie en se rendant compte de ce qui lui arrivait. Deux de ses amis l'avaient alors conduite à l'infirmerie. Quand elle était revenue à elle, elle m'a accusé d'en être responsable. Elle a une trop grande imagination selon moi. Comment un simple petit humain insignifiant tel que moi aurait pu lui faire ça ? Je pense qu'elle m'octroie plus de pouvoir que je n'en ai. Hihihi hihihi.

Le reste de la journée se déroule très bien. Blanche-Neige me passe un coup de fil dans la journée. Je suis heureux de l'entendre. Je lui parle des mésaventures de Bella. Il est mort de rire au téléphone. Ce soir, j'ai mon deuxième rendez-vous avec le docteur Lecter. Je passe vite fait à la maison pour me prendre de quoi grignoter en route. En me garant, un petit sifflement me fait baisser la tête. Derrière un petit arbre, j'ai la surprise de voir mon amie la vipère. Je me précipite devant elle. C'est la première fois qu'elle se déplace jusque chez-moi. Je ne savais même pas qu'elle savait où j'habitais.

Je me dirige vers elle. Je m'arrête à sa hauteur. Elle glisse rapidement sur ma jambe gauche. Elle vient s'enrouler autour de mon cou. Je lui demande ce qu'il se passe. Elle me dit que son compagnon est gravement blessé et que je dois lui venir en aide. Sans demander plus d'information je nous téléporte devant son terrier. Devant l'entrée de celui-ci, un grand serpent de plus de 2 m de long et à l'extrémité de la queue de celui-ci se trouve des cônes creux composés de corne qui produisent un bruit de crécelle.

Je crois que c'est un serpent à sonnettes. Je sais au moins une chose sur cette espèce, c'est qu'ils sont extrêmement dangereux et venimeux. Je m'approche de lui lentement. Il n'est pas question de se faire mordre. Je peux alors voir un bout de bois enfoncé dans le corps de celui-ci. Vipère me dit qu'il avait été pris en chasse par un des rares groupes qui font encore du camping dans les parages. Je le savais que son nouvel habitat était trop proche du chemin de campeurs.

Je me baisse sur le compagnon de vipère et je tente de lui enlever le bout de bois. Il se remue brusquement et il tente de me mordre. Vipère lui demande se calmer et de me laisser faire. Elle lui dit que je vais bien le soigner. Je trouve qu'elle a un peu trop foi en mes capacités. Ne voulant pas la décevoir toutefois, je me concentre sur son compagnon en me demandant comment je vais faire pour le soigner. Soudain, alors que je passe mes mains sur la blessure du serpent, elles se mettent à briller d'une lueur bleue et la blessure du serpent se referme à son contact. Je suis ahuri par le phénomène. Vipère me remercie de mon aide et me promet de changer de lieu de vie. Je suis content d'avoir pu lui venir en aide. Zut ! J'ai failli oublier mon rendez-vous avec le docteur Lecter ! Je me dépêche de repartir.

En arrivant devant le cabinet de celui-ci, j'ai comme un très mauvais pressentiment. Il est d'une telle ampleur que j'hésite à pénétrer dans le bâtiment. Je suis sur le point de faire demi-tour quand la porte d'entrée s'ouvre sur l'homme. Il me fait un sourire qui me donne froid dans le dos. Je frissonne d'appréhension sous le coup de la surprise. Je fais un pas en arrière. Il fait un pas vers moi. Son sourire toujours aux lèvres, il me demande d'entrer. Je me reprends et pénètre dans le cabinet. La décoration n'a pas changé depuis ma première séance avec lui. Sur la petite table base, je peux voir une tasse fumante. Il me demande de la boire. Je la prends avec suspicion et la porte avec réticence à mes lèvres. Une forte odeur de cannelle se dégage du breuvage. Je prends une inspiration et je la bois d'un seul trait. Une chaleur réconfortante se déverse en moi. Je sens comme des bouffées de chaleur s'échapper de moi. Je suis bouillant de l'intérieur. De la sueur coule tout le long de mon corps. Je sens mes yeux se fermer tous seuls. Je crains de m'être fait empoisonner par le docteur Lecter. Je sombre rapidement dans le néant.

« Je crois que je suis en train de rêver. Je me trouve dans un petit quartier pavillonnaire bourgeois. Les rues se ressemblent toutes. Une force invisible me pousse vers des maisons. Il fait froid et le soleil ne va pas tarder à se coucher. En me rapprochant de la petite porte qui mène au jardin, je peux apercevoir un petit garçon qui ne doit pas avoir plus de quatre ou cinq ans. Celui-ci porte un t-shirt un peu trop grand pour lui. Et en dehors de cela il ne porte rien d'autre. Il est aussi pieds nus. L'enfant tremble de froid et il a les lèvres bleues. En me rapprochant de lui, je ne peux m'empêcher d'être aspiré par la couleur et l'intensité de ses grands yeux verts.

Ses yeux ne sont pas ceux d'un enfant de cet âge. Ils ont une profondeur d'une telle tristesse, que cela me donne l'envie inexpliquée de pleurer pour lui car lui ne peut pas se le permettre. Je me rapproche de lui afin de le prendre dans mes bras, mais une force inconnue me retient. Le gamin me fait un sourire encore plus triste. En voyant les larmes couler le long de mes joues, il me dit de ne pas pleurer, car tout va finir par s'arranger. Sur cette phrase, une femme maigre et à l'allure revêche lui crie depuis la maison de rentrer faire le dîner. Le petit garçon me fait un signe de la main et se rend dans la maison. Ses cheveux noirs indisciplinés et un peu trop longs se balancent au rythme de son éloignement.

J'ai le cœur lourd et serré dans ma poitrine. Au fond de moi, je sais que ce petit garçon c'est moi. Il y a trop de ressemblance entre nous deux au niveau du physique. Je suis attiré par la même force qui m'a empêché de prendre le jeune moi dans mes bras. Elle me conduit devant un grand château. C'est celui auquel je n'arrêtais pas de rêver les premiers mois de ma sortie du coma. Celui que je décrivais à Abhay et que lui me disait que j'en avais de la chance de rêver d'un tel endroit. Le château où je me voyais discuter avec des tableaux et des fantômes. Je me dirige vers lui. Je franchis les immenses portes d'entrée. Je traverse des couloirs et des couloirs à n'en plus finir. Je m'arrête devant une petite porte. J'ai le cœur qui bat la chamade. J'ai le pressentiment que derrière cette porte se trouve certaines réponses à mes questions. Je prends une grande inspiration et j'ouvre la porte.

C'est une salle de classe vide. Enfin, c'est ce que je crois en premier. Mais debout devant une petite fenêtre, une petite créature à longues oreilles avec de grands yeux et portant des vêtements en très mauvais état se tient avec fierté. La voir me fait chaud au cœur. J'ai comme le sentiment de retrouver un membre de ma famille disparu depuis très longtemps et dont je n'ai jamais pu faire le deuil. C'est très curieux. En s'apercevant de ma présence, elle s'élance vers moi mais se stoppe à la dernière minute.

– Oh, maître Harry ! Dobby avait oublié qu'il ne pouvait plus sortir de cette pièce. Albus a mis une barrière magique. Mais ne vous en fait pas, je vais bientôt sortir d'ici. Dit la petite créature avec excitation.

– Qui êtes-vous ? Je me risque à demander à la créature.

– Oh, le maître ne se rappelle plus de moi ! De grosses larmes commencent à descendre de ses immenses yeux. Je suis bouleversé par son chagrin.

– J'ai perdu la mémoire. Lui dis-je dans une tentative pour le calmer.

Il arrête de pleurer et me fixe de ses énormes billes qui lui servent d'yeux.

– Oh, mon pauvre maître ! Que vous est-il donc arrivé ? Comment cela est-il arrivé ?

– Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est que des gens m'ont retrouvé nu dans une forêt.

– Dans la forêt interdite ? Me demande-t-il.

– Je ne connais pas cette forêt. C'est dans la forêt du nom de Forks que j'ai été découvert.

– Oh non ! Vous êtes du côté moldu de la barrière. Faites attention à eux, ils ne sont pas très gentils avec les sorciers maître Harry ! Il fait une pause et il semble à l'écoute de quelque chose. Partez vite maître Harry, il arrive !

Je n'ai pas le temps de lui demander de qui il s'agit que la même force me tire loin de la pièce. »

Je reviens à moi allongé dans le canapé du docteur Lecter. Il est debout devant la cheminée. En remarquant les mouvements que je fais dans ma tentative de me redresser, il s'approche de sa démarche élégante et féline. Je me recule dans le canapé à son approche.

– Calmez-vous jeune homme ! Je ne vous veux aucun mal. Même si votre arôme est d'une senteur incroyablement alléchante, il m'est impossible de faire de vous mon prochain repas. Ce qui je dois vous avouer est vraiment regrettable. Des mets de cette qualité ne courent pas vraiment les rues de nos jours.

Je ne sais pas comment prendre son petit discours. C'est quoi cette histoire d'aliments et d'arôme ? Tout compte fait, je ne souhaite pas le savoir.

– Qu'est-ce que vous m'avez fait ? Je demande à la place. J'aurais voulu que ma voix soit assurée et menaçante, mais en réalité elle est tremblante et bégayante. J'éprouve à l'encontre du docteur Lecter un sentiment de danger. Je trouve cela bizarre, car lors de notre première rencontre je n'avais pas eu cette sensation à son encontre. Je me demande d'où cela peut venir.

– Je viens de vous faire faire un petit voyage dans votre hippocampe. Pour votre information, c'est comme une sorte de clé pour votre mémoire. Il s'agit d'un organe qui opère dans votre cerveau un peu comme une imprimante en faisant passer les données de la mémoire à court terme vers la mémoire à long terme. Cela vous a permis de vous rappeler de certaines choses, comme des images de personnes, des sons ou des odeurs. Mais comme l'hippocampe ne stocke pas les souvenirs, nous allons devoir vous faire faire un tour dans la partie de votre cerveau où ceux-ci sont conservés. Cet endroit est votre cortex préfrontal. Mais pour cela nous allons devoir nous revoir une autre fois si cela vous convient.

Heureusement pour moi que j'ai des notions dans la matière, sinon je crois bien que je n'y aurais rien compris.

– Comment vous avez fait pour m'envoyer là-bas et comment cela se fait-il que j'ai pu avoir une conversation d'un tel réalisme ? Que la personne avec qui je l'ai eue m'a parue être aussi réelle que moi ?

– Je vous ai fait boire un thé dont la recette remonte à plusieurs générations de ma famille et qui a pour objectif de faire retrouver la mémoire et la raison à ceux qui finisse inévitablement par perdre les deux. Je n'ai pas de réponse pour ce qui est la conversation que vous avez eue avec cette personne, mais je pense que vos dons ont quelque chose à voir avec ce phénomène.

Attendez ! Il est au courant pour mes dons ? Qui lui a dit ? Il vient s'installer à mes côtés et passe un bras autour de ma nuque. Il se penche sur moi et prend une grande inspiration. C'est quoi le truc avec les gens qui ne cessent de me renifler, si ça continue je vais finir par croire que je chlingue.

– Une telle senteur est vraiment irrésistible. C'est vraiment dommage que je ne puisse pas y goûter.

Je commence à me sentir comme une biche devant un loup affamé. Je me dégage du docteur Lecter et je lui demande comment il est au courant de mes dons. Je ne veux pas croire que c'est Carlisle qui lui a dit.

– Je suis ce que les gens appellent une créature fantastique. Commence le docteur. Je suis un Chupacabra hybride.

– C'est quoi un Chupacabra ?

– C'est une créature qui se nourrit de sang de bataille. Mais comme j'ai été mordu par un vampire, je me nourris maintenant exclusivement de chair humaine. Ma nature me permet de voir au-delà des choses et de percevoir ce que l'œil humain ne peut pas discerner.

Je frisonne d'effroi. Je suis assis à côté d'un cannibale ! Au secours Blanche-Neige ! Pourquoi Carlisle m'a recommandé à une telle personne. Je tente de me lever et de quitter la pièce, mais le docteur me retient. Bizarrement, mes pouvoirs ne se manifestent pas pour me venir en aide. Je suis tétanisé. Je vais finir dans le fond d'une marmite. Je commence à faire un début de crise de panique je crois.

– Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous manger. Même si votre arôme est vraiment enchanteur, je ne peux pas vous faire de mal pour deux raisons.

Un peu calmé par ses mots, je lui demande la nature de ses deux raisons.

– En premier, parce que je ne m'attaque qu'aux malfrats et en second c'est que quelque chose en vous m'en empêche. Quand je vous vois, je n'ai que le désir de vous protéger.

Je suis rassuré par ce qu'il vient de me dire. Nous discutons pendant une demi-heure sur la suite du déroulement de nos séances. Je lui parle franchement de tous mes dons et de la conversation que je viens d'avoir avec la petite créature du nom de Dobby. On vient à la conclusion que je suis un sorcier si je m'en réfère à ce qu'a dit la petite créature. Il me promet de faire des recherches sur les moldus et la forêt interdite pour le lundi. Je prends congé de lui avec des questions pleines la tête. J'ai hâte d'être à lundi pour en découvrir un peu plus sur moi.

Avec cette séance, je suis plus optimiste pour la suite. Je me dis que bientôt, je vais enfin pouvoir savoir qui je suis réellement. Attendez une seconde ! Comment la petite créature m'a-t-elle appelé déjà ? C'était Henry. Non, c'était Harry ! Je connais au moins maintenant mon prénom. C'est Harry ! Harry comment ? Cela je ne le sais pas encore. Mais, j'ai le pressentiment que je ne vais pas tarder à le savoir. Tout de même, Harry, je trouve que cela a une connotation de nom de vieux ! J'aime mieux Angel, c'est plus fun je trouve. Et en plus c'est Charlie qui me l'a donné.

En rentrant à la maison, je trouve Carlisle et Blanche-Neige devant la porte d'entrée. Un peu plus loin dos à un arbre, Jacob et Seth semblent m'attendre eux aussi. Je coupe le contact et je descends de la voiture. Je ne fais pas deux pas que déjà mon petit ami me saute dessus. Il ne se gêne aucunement de la présence des autres et me donne un de ses baisers qui vous font tourner la tête. Quand je peux enfin reprendre mon souffle, des sifflements moqueurs venant des deux loups me font leur faire une grimace à leur encontre.

Nan ! Je leur tire la langue. Ce n'est absolument pas immature de ma part ! Je les fais entrer dans la maison. Il n'y a personne à l'intérieur. Bella une fois de plus dors chez une amie. Note à moi-même : il faudrait commencer sérieusement à ma vengeance envers elle. Charlie est une fois de plus en garde cette nuit. Les meurtres se sont stoppés récemment, mais les agents du F.B.I craignent une attaque de masse ou un truc du genre. Ils ont réquisitionné tous les membres des forces de la police locale pour soit disant se préparer à ce que la tueuse leur réserve.

Je nous installe au salon et propose de quoi boire aux deux loups. Quand chacun est à sa place, je demande les raisons de cette soudaine visite. Les loups sont venus pour m'informer de la décision prise par le conseil des anciens. Il a été décidé lors d'une réunion qu'une petite équipe de trois loups allait se lancer à la poursuite de Sam dès le lever du jour. Jacob fait partie de cette expédition. Le but est de mettre fin à la vie de Sam. Les anciens pensent que le fait qu'il soit toujours en vie alors que son imprégné est mort est contre nature et risque de causer un malheur à la tribu. Ils n'ont d'autres choix que de le tuer.

Les vampires eux, sont venus me dire qu'Alice les avaient informés du départ de la garde rapprochée des souverains pour Forks. Elle leur a dit qu'Esmée s'est présentée seule devant les trois rois et les a informés de ma présence ainsi que de mes capacités. Le fait que Sam ne se soit pas présenté avec elle devant les trois dirigeants du peuple vampire a fait qu'Alice a pu percevoir cela. Elle et les deux autres vampires sont sur le chemin du retour. Avec ces nouvelles informations, Jacob et Seth retournent à la réserve pour en faire part aux anciens. Les vampires me mettent en garde contre la garde des rois. Je leur dis que je saurais me défendre le moment venu. Ils me disent que de toutes les façons ils seront à mes côtés le moment venu.

Quand les deux vampires partent, je monte prendre une douche. J'ai oublié de faire part de mes découvertes aux autres. Je me promets de le faire dès le lendemain. Je descends me faire un petit sandwich et le grignote devant une série sur le surnaturel. Quand la série se termine, je fais un saut à la salle de bains et je vais me coucher.

« Je fais un rêve. Le jeune homme pleure de joie et de peine. De joie, car il se rend compte qu'une partie de Dobby fait partie intégrante de son être maintenant. De peine, car il vient de se rendre vraiment compte de la mort de celui-ci. Il reste allongé de tout son long dans l'herbe. Il repense à tous les moments qu'il avait passés avec son ami l'elfe. Quand il finit par se relever de sa place, il tourne son attention vers la petite fille et son phœnix. Il demande des explications sur sa venue chez elle et sur le créateur.

– Le monde dans lequel nous vivons est le fruit de l'association de deux êtres d'une puissance extraordinaire. En mettant en commun leurs magies, ils ont donné naissance à ce monde. Un monde riche et prospère. Pendant un temps, ils ont été les deux seuls à y vivre. Mais un matin, l'un de deux êtres a eu une idée, celui de peupler leur création. Chacun de son côté imagina une espèce avec les capacités qui leur seront dues. Force, intelligence, magie, sans magie, etc... Cela leur a pris à chacun une semaine pour concevoir leurs créatures. Au matin du huitième jour, ils ont mis en commun leurs œuvres respectives. C'est ainsi que ce monde a été peuplé des différentes races que tu connais maintenant.

Mais dans le processus de création l'un des deux êtres en a perdu la vie. Le second s'est trouvé plongé dans un profond sommeil de plusieurs millénaires. Pendant ce temps, les créations des deux êtres avaient évolué. Des guerres avaient fait du monde que les deux êtres avaient créé, une ruine. Il ne restait presque plus rien de la beauté de celui-ci quand le second être sortit de son sommeil. Rendu fou de rage par ce que leurs créations avaient fait de leur première œuvre, il a fait réunir tous les représentants des différents peuples. À chacun, il a fait un discours furieux pour ensuite dire ces mots :

Pour avoir mené ce monde si cher à mon cœur dans le chaos, je devrais tous vous tuer. Mais en mémoire de mon cher compagnon, je ne vais pas vous anéantir. Je vais vous laissez cette tâche. Je vais faire de vous, vous les représentants de chacun de ces peuples, la source de vie et de magie de votre race. Tant que vous aurez une descendance, votre peuple vivra et aura recours à la magie. Mais si votre lignée vient à disparaître, votre peuple le suivra dans la tombe les années suivantes. Mais attention ! Si la mort de cette lignée est le fruit d'un complot d'une autre lignée, c'est toutes les races qui périront. Si un membre d'une race vient à trahir le porteur de la source de magie et de vie de son peuple, la race de ce-dernier mourra aussi à moins qu'un des descendants de la lignée n'intervienne en acceptant de donner sa magie pour que son peuple puisse vivre.

Pour faire respecter les clauses de ce contrat, le créateur me donna vit. Il m'a prévenu de ta visite et des circonstances de celle-ci. Avec le temps, je suis devenue pour les êtres magiques, à l'exception des sorciers qui ont oublié le passé car trop pris par des guerres intestines, celle qui les départagent dans les conflits. »