Disclamer: Twilight est à Stéphanie Meyer HARRY POTTER est à J.K. Rowling
Beta : Silver Angell
''Angel" rêve
Chapitre quinze
Cet après-midi en faisant une petite balade dans les bois... bon, en réalité j'étais à la recherche du nouvel habitat de mon amie la vipère et de son compagnon. Mais ce n'est pas le plus important dans l'histoire. Donc, durant ma recherche à l'aveuglette, car je n'arrivais pas à me souvenir de comment je m'étais pris la fois dernière pour la retrouver. Je tentais avec persévérance de trouver comment marcher ce don-là et j'en ai découvert un nouveau dans le processus. J'avoue ! J'ai eu un peu peur...ok, j'admets que j'ai carrément fait un bon de trois mètres au moins en le découvrant.
Mais il faut me comprendre et je suis persuadé qu'à ma place vous auriez fait la même chose. Vous vous demandez certainement la raison de ma frayeur, mais j'hésite à vous le dire au risque que vous vous moquiez de moi…bon, d'accord, d'accord, vous avez gagné ! Alors que je me promenais candidement dans la forêt entre deux tentatives pour faire resurgir le don de localisation et en pestant contre les maudits serpents qui ne pensent pas à laisser des indications pour les retrouver, un serpent d'une taille démesurée sorti du néant et a surgi devant moi.
Il avait la gueule grande ouverte. Je vous jure que je ne vous mens pas, il était immense ! Genre, la taille d'une maison. Il était grand avec des écailles dorsales de couleur marron clair et gris-beige ponctuée de motifs géométriques. Ses flancs étaient marqués par des triangles noirs peints jusqu'à sa queue marron. Son ventre dont j'avais une très, trop même, bonne image était d'une pâleur luisante parsemée de petits groupes d'écailles noires. Sa taille devait être dans les 4,50m à vue de nez. Je crois que c'était un boa.
Donc, imaginez-vous en train de vous promener tranquillement quand cette chose vous tombe dessus sans vous prévenir. Qu'auriez-vous fait à ma place ? Eh bien, moi j'ai crié :
– Ne me mangez pas, je suis toxique et je vais vous donnez des indigestions !
Quoi ! C'est la première chose qui m'était venue en tête ! Et je dois dire que cela a marché parfaitement. Bon, ok ! Je dois dire que le Boa s'était écroulé par terre et qu'un son étrange fait de sifflement était sorti de sa grande gueule. Je peux seulement vous dire que ce n'était pas des mots dans le langage des serpents. Je le sais parce qu'il m'a parlé par la suite.
– Mon petit Prince est devenu plus joyeux avec le temps. J'en suis heureuse pour lui. Le changement a été une bonne chose pour vous. Je le ferais savoir à la mère divine. Mais que puis-je faire pour vous petit Prince ?
Je suis resté la bouche grande ouverte durant ce petit discours. Je ne comprenais pas de quoi elle parlait, mais j'étais particulièrement très intrigué parce qu'elle avait dit. À l'écouter non seulement elle me connaissait, mais c'était moi qui étais à l'origine de son apparition. Mais, je dois vous avouer que ce qui m'intéressait le plus dans ses dires, ce n'était pas son apparition, mais les mots qu'elle avait utilisés pour me désigner. Elle m'avait appelé « Prince ». Moi, un Prince ! Mais un Prince de quoi et d'où ? Et puis c'était qui cette mère divine et pourquoi elle devait lui rapporter que j'étais plus heureux ici ? J'avais tant de questions à lui poser que je ne savais pas par quoi commencer. Je lui ai donc demandé celle qui me tenait le plus à cœur.
– Qui suis-je ?
– C'est une question dont je ne peux pas vous donner la réponse, car cela m'est interdit. Pour avoir la réponse à cette interrogation, vous devez entrer en possession de ce que vous avez perdu, c'est-à-dire vos souvenirs. Mais cela ne vous sera possible que quand vous parviendrez à maîtriser toutes vos facultés magiques.
– Mais, pourquoi ?
– Vous êtes l'être le puissant de ce monde petit Prince. Cette puissance est telle que si vous la laissiez prendre le pas sur votre personne et vos émotions, elle serait capable de détruire cette planète avec tous ses occupants. Vos souvenirs vous ont été retirés dans le but de vous permettre de redécouvrir votre magie plus sereinement. Vous avez besoin d'avoir une maîtrise parfaite de vos fluides magiques pour récupérer votre mémoire, car si vous les retrouviez avant cela, vous risquerez de détruire ce monde.
– Vous voulez dire que quelqu'un m'a rendu amnésique en toute connaissance de cause.
– Oui petit Prince.
– Le créateur a été obligé de le faire pour votre bien et celui de votre entourage. Je dois maintenant vous quitter mon petit Prince, car je risque de vous en dire plus qu'il ne se doit. Elle avait commencé à devenir de plus en plus transparente, mais avant qu'elle ne disparaisse complètement, j'ai eu le temps de lui demander qui elle était.
– Je suis Nagini mon petit Prince. Et elle avait disparu.
Après son départ, je suis reparti à la maison. J'étais déboussolé et pensif. Je me demandais et je me demande toujours, si je devais annuler ma séance de lundi avec le docteur Lecter. Je suis perplexe aussi sur ce que le boa, enfin Nagini, m'a dit sur le risque que je représente pour cette planète. Suis-je aussi dangereux que cela ? En prenant en compte ce qu'elle m'a dit, dois-je m'attendre à découvrir encore plus de dons, enfin de facultés magiques comme l'a dit Nagini. Et combien m'en reste-t-il à redécouvrir avant que ma mémoire ne me revienne ? Je suis complètement paumé. Je pousse un grand soupir de résignation. Et moi qui me faisais une joie d'être à lundi. Le week-end risque de me paraître long. Je repousse un grand soupir de lassitude. J'ai l'impression que ma tête est une enclume tant elle me semble lourde. Je finis par m'endormir sur mon lit.
À mon réveil, les souvenirs de ma rencontre dans les bois me reviennent. Je me lève avec le moral dans les chaussettes et je descends faire le dîner. Durant la préparation de celui-ci, une idée en rapport avec l'apparition de Nagini me traverse l'esprit. Je commence à glousser rien qu'en y pensant. Je suis persuadé que vous êtes d'accord avec moi que dans mon état d'esprit actuel, je mérite amplement une distraction, non ! Eh bien, moi je m'en fous si vous ne l'êtes pas ! Je vais mettre en application mon idée ! Et puis, il faut bien que je m'entraîne sur la maîtrise de mes capacités magiques !
En montant à l'étage pour prendre un livre que je voulais lire, je suis passé devant la chambre de Bella qui doit normalement revenir de son hospitalisons dû à son problème de crachat de limace. Je suis passé ce matin lui rendre visite et j'en avais profité pour la guérir de son mal. Ne suis-je pas un bon samaritain, hein ! Bon, c'est vrai que si je l'ai fait c'est seulement parce que Charlie était très préoccupé par l'état de sa fille. Mais le plus important est que je l'ai fait! Les raisons ne comptent pas !
Donc normalement, Bella doit revenir dans une heure avec Charlie. J'entre dans sa chambre avec un rictus débile aux lèvres. Je fais un tour sur moi-même pour dénicher le meilleur endroit pour ce que je m'apprête à faire. Mes yeux se posent sur le lit. Un grand sourire me fend le visage. Je mets trente minutes à parvenir à mes fins. Après une petite discussion amicale avec mon nouvel ami qui vient de faire son apparition dans la chambre de Bella, je quitte les lieux en sifflotant joyeusement.
En attendant le retour de Charlie et de Bella, je tente de lire mon livre sans y parvenir. Je suis trop étourdi par ma rencontre de cet après-midi pour y parvenir. N'y tenant plus, je prends mon portable et je compose le numéro de Blanche-Neige. Une seule sonnerie a eu le temps de retentir avant qu'il décroche. Je suis épaté ! Je ne savais que je lui manquais autant. Je suis heureux de l'apprendre toutefois.
– Oui mon ange ! J'entends la douce et mélodieuse voix de mon petit ami. Nan, sérieux la voix douce et mélodieuse ! Au secours, je vire gonzesse ! Tu es là Angel. Que se passe-t-il ? Dois-je venir te voir ?
– Non, non ! Je m'écrie. Ce n'est pas la peine ! Je voulais seulement te parler.
– Tu en es certain?
– Oui, oui !
– Je t'écoute dans ce cas.
Je lui relate ce qui m'est arrivé ce midi. Il m'écoute attentivement. À la fin, il me pose deux trois questions. Je lui réponds le plus précisément possible avec le peu que j'ai appris. C'est-à-dire pas grand-chose. Les questions qui l'intéressent réellement sont sur le Créateur, celui qui selon Nagini, m'a privé de ma mémoire et sur la mère divine. Il ne fait aucune remarque sur mon statut de Prince. Il me demande surtout comment je me sens. Je lui dis sans chercher à le lui cacher. Il me dit qu'il va passer cette nuit. Je n'ai pas le temps de protester qu'il a déjà raccroché. Je soupire de résignation et je vais ouvrir la porte en attendant la voiture de Charlie se garer devant la maison.
Pendant le dîner Bella me fait la tête. Cela me laisse complètement indifférent je dois vous dire. Je fais la conversation avec Charlie sous les regards assassins de cette dernière.
– Je suis certaine que c'est de ta faute ! Dit soudainement Bella.
Charlie et moi stoppons notre discussion sur ses malheurs au travail et dirigions notre attention sur elle.
– De quoi parles-tu Bella ? Demande son père curieux.
– De ce que cet anormal dégoutant a fait à mon petit ami Mike ! Dit-elle avec hargne et dégout en me décochant des regards tueurs.
L'action se passe avec une telle vitesse que je n'ai pas le temps de le voir. C'est le bruit que produit la rencontre de la main droite de Charlie avec la joue de Bella qui me le fait remarquer. L'absence de bruit que cette action engendre est pesante. Le père et la fille se fixent avec un air abasourdi pour l'une et colère pour l'autre.
– Pour quoi tu as fait ça ? Lui demande Bella incrédule.
– Pourquoi !? Tu oses me demander pourquoi après les horreurs que tu viens de débiter à ton frère !
– Ce n'est pas mon frère ! Ce n'est qu'une saloperie de pédale et rien d'autre ! Hurle Bella.
Une chape de plomb me tombe dessus. Je suis tétanisé par les mots de Bella. Cette horrible peste me lance un regard victorieux et en rajoute.
– C'est vrai que tu ne le savais pas que ton cher Angel n'est qu'une saleté de tarlouze qui aime se faire mettre par d'autres garçons. Il sort même avec Edward Cullen, le fils du médecin et il n'a aucune honte à s'afficher au lycée. Termine-t-elle avec une joie malsaine.
Je tremble de peur. Je crois que je vais perdre connaissance tant j'ai la tête qui me tourne. Je regarde Charlie avec crainte. Je me demande ce qu'il va faire et dire. Va-t-il me demander de sortir de chez lui ? Va-t-il me frapper avec le visage couvert de dégout comme sa fille en m'insultant de tous les noms ? Je suis pris de grelottements à cette pensée. Je serre les poings sur les rebords de ma chaise. Je me dis que cet instant devait bien arriver un jour ou l'autre. Alors, que cela soit maintenant ou plus tard, quelle importance ça à voit ? Qu'est-ce que je vais devenir quand Charlie va me mettre à la porte ?
Mes yeux se remplissent de larmes de tristesse, mais je les empêche de couler. Je ne veux pas paraître faible devant eux. Je vais partir la tête haute sans faire de scandale. Je sens ma magie commencer à s'agiter en moi. C'est une sensation bizarre que celle de la percevoir. Je sais que c'est elle. Je la reconnais. Elle est chaude, protectrice et forte. Elle a la forme du flot d'un fleuve tranquille avec quelques agitations qui soulèvent son eau de quelques centimètres en hauteur.
Elle ne demande qu'à me venir en aide. Elle me dit que grâce à elle, je n'aurais plus à ressentir des sentiments aussi tristes. Elle me dit qu'elle peut faire disparaitre cette peine que j'ai au cœur. Sa voix est tellement persuasive que je suis sur le point de lui céder le contrôle, quand une gifle forte et retentissante me sort de ma transe. Je porte ma main à ma joue brûlante.
– Tout va bien mon garçon? Me demande Charlie. Il me prend dans ses bras et il me serre très fort contre lui avec je crois du soulagement. Il me berce en me disant que tout allait bien. Lentement ses mots finissent par avoir un sens pour moi.
– Je suis désolé de t'avoir fait croire que j'avais quelque chose contre ton homosexualité Angel. Je t'aime comme tu es. Je te considère comme le fils que je n'ai jamais eu, je te l'ai déjà dit auparavant et cela n'a pas changé. Je suis fier de toi et je suis fier d'être ton père et rien, tu m'entends bien, rien ne pourra me faire changer d'avis à ce sujet. Tu as non seulement le droit d'aimer qui tu veux, mais aussi le devoir de le faire. Que ce soit une fille ou un garçon n'a aucune importance pour moi. Ce qui compte c'est de te savoir heureux. Le sexe de la personne qui te permettra de le devenir n'est qu'une simple futilité pour moi. Alors, s'il te plait arrête de faire cette tête d'andouille, car cela t'enlaidit. Tu m'as bien entendu mon garçon !
Même si je veux le croire de tout mon cœur, j'ai de sérieux doutes à son sujet. Je me rappelle avec une clarté très nette de la façon dont il se conduisait devant mon défunt ami Abhay. Je ne peux pas me sortir de la tête l'image de lui en train de me demander de faire attention avec qui je traînais. Ne pouvant pas rester dans le doute, je lui dis :
– Mais je croyais que la raison pour laquelle tu n'aimais pas Abhay était qu'il était gay.
– Non Angel, tu te trompes sur ce point ! La seule raison, pour laquelle je n'aimais pas ton amitié avec Abhay, était la peur que j'éprouvais en imaginant les autres jeunes s'en prendre à toi en s'attaquant à ton ami.
Le soulagement me gagne comme un grand courant d'air après une chaleur étouffante. J'ai des larmes de joie qui coulent de mes yeux et un large sourire se dessiner sur mon visage suite aux paroles de Charlie. Je hoche la tête d'acquiescement. Je lui rends son étreinte avec enthousiasme. Je niche mon nez dans son épaule et je prends une grande inspiration. Son odeur m'enivre d'allégresse. Je suis en liesse. Charlie ne me déteste pas. Il n'a pas du dégout pour moi. Et en plus il vient de me dire qu'il m'aimait, que je suis son fils et qu'il était fier que je sois son fils. Attendez une minute ! Cela veut-il donc dire que s'il est mon père, je peux l'appeler PAPA ?
– Je peux t'appeler papa alors ? Les mots m'ont échappés avant que je ne puisse les retenir.
– Oui, si c'est ce que tu souhaites Angel. J'en serais honoré et fier de t'entendre m'appeler de cette façon mon petit ange tombé du ciel.
– Papa. Dis-je dans le seul but de pouvoir le dire.
Il ne me répond pas, mais renforce la force de son étreinte autour de moi. Je suis sur un petit nuage et je crois que si la mort vient à-moi à cet instant, je la suivrais sans regret. Non mais, qu'est-ce que je raconte-moi comme bêtise ! Si cette conne ose se présenter à-moi, je la trucide oui ! Il est hors de question que je meurs maintenant que des raisons de vivre aussi fantastiques viennent de se produire.
– Tu n'es pas sérieux papa ! Tu ne peux pas accepter cette tapette sous notre toit ! S'écrie Bella qui brise par la même occasion le moment magique que je vis avec Charlie.
– Arrête de dire des âneries pareilles Bella ! Angel est ton frère et il ne mérite pas que tu le traites de cette façon. C'est une personne avec de nombreuses qualités et un bon cœur comme on en voit plus de nos jours. Alors cesse immédiatement de comporter comme une enfant gâtée et présente lui des excuses !
– Pas question ! Je refuse ! C'est un monstre qui fait des choses dégoutantes et monstrueuses avec d'autres garçons. Il est même parvenu à rendre mon copain comme lui ! Je le déteste et je te déteste! Je veux retourner chez ma mère ! Elle part en courant sur ces derniers mots.
Non, je ne suis pas méchant. Non, je ne suis pas diabolique. Non, je ne me crois pas être une meilleure personne que Bella. Mais je vous avoue que j'ai un mal de chien à me retenir de lui courir après pour la mettre en pièces. Je reconnais être en partie responsable de sa méfiance envers ma personne. Mais que cela soit clair, ce n'est absolument pas une raison pour se conduire d'une telle façon à mon encontre. Moi-même en lui jouant des mauvais tours, pas toujours bon … jamais très drôles pour elle, je n'ai jamais fait montre d'une telle animosité pour elle. Je commençais même à l'apprécier avant cette histoire au lycée.
Nous avons repris le dîner Charlie et moi. Ensuite nous avons débarrassé la table. Nous nous sommes installés au salon devant la télé tout en discutant de moi et de mon petit ami. Il me demande comment cela se passe au lycée pour moi depuis mon coming out indirect fait par cette adorable Bella. Je lui réponds en enjolivant les choses, mais je vois bien qu'il ne me croit pas totalement. Il ne me fait cependant aucune remarque. Une dizaine ou bien une vingtaine de minutes se sont écroulés depuis le départ théâtral de Bella quand un hurlement à vous faire dresser les cheveux sur la tête retentit dans la maison.
On se met d'un même mouvement sur nos pieds et on monte à l'étage. Charlie défonce d'un coup d'épaule la porte de la chambre de Bella qu'elle a fermé à clé. Nous pénétrons dans celle-ci aux aguets. Je vois Bella recroquevillée dans un coin de sa chambre tremblante de peur. Je recherche autour d'elle la raison de cette frayeur, mais à mon grand regret je ne trouve rien. La chambre est complètement vide et la fenêtre est fermée de l'intérieur. Charlie va s'accroupir devant elle et lui demande ce qui ne va pas.
– U...un s...un ser... un serpent ... dan...dans...mmm...mon...lit.
Hein ! C'est quoi cette his...ah ! Que je suis bête ! Avec la scène qu'elle nous a faite, j'en avais oublié ma petite surprise pour elle. Je me pince les lèvres pour me retenir de rire, mais un petit gloussement trouve le moyen de se faufiler entre elles.
Bella me jette un regard soupçonneux pendant que Charlie fouille dans son lit à la recherche du dit serpent. Mais sans aucune surprise, il ne découvre rien. Je me suis assuré avec mon nouvel ami rampant avant de redescendre, que celui-ci disparaitrait après avoir fait un peu peur à cette vilaine peste. C'est donc un Charlie de très mauvaise humeur qui gueule sur Bella pour ses affreux mensonges. Elle pleure en disant dire la vérité. Charlie lui fait remarquer que nous avons fouillé la chambre dans son ensemble sans en trouver la trace. Et là, elle dit les mots qui ont creusé sa tombe.
– Je suis certaine que c'est cette lopette qui a fait ça ! Dit-elle en me désignant du doigt.
Vraiment on dirait que c'est la mode pour Charlie ce soir que de donner des baffes, mais au moins cela a le mérite de faire taire cette conne une bonne fois pour toute. Elle porte comme la fois précédente la main à sa joue brulante. Je la comprends pour en avoir reçu une moi aussi. Je sais à quel point c'est douloureux. Sincèrement, je compatis avec elle ! Oueh, oueh ! C'est ça ! Et en même temps tout Forks sait que je suis le nouveau pape ! Je me mords les lèvres pour ne pas rire de la situation. Bon ok ! Ce n'est pas très sympa venant de moi, mais ce qu'elle a dit et insinué sur ma personne l'est encore moins. Comme on dit, la vengeance est un plat qui se mange froid.
– Tu es privé de sortie pendant un mois et je ne veux plus te voir au téléphone pendant ce temps. Donne-moi ton mobile sur-le-champ.
– Mais, mais...tu n'as pas le droit de me faire ça ! Je n'ai rien fait de mal et je te dis la vérité sur le serpent. Je ne mens pas.
– Pas le droit ! Rien fait ! De qui te moques-tu ma fille ? Dépêches-toi de me donner ce fichu portable avant que je ne me décide de rallonger ta punition de deux semaines de plus.
En reniflant et en suppliant, elle remet entre les mains de mon héros le téléphone en question.
– Oh et avant que je n'oublie, présente tes excuses à Angel pour ton inqualifiable comportement de cette dernière heure.
Devant la fermeté de son père, elle n'a pas le choix et elle me présente des excuses vides de sens et de sincérité. Je suis toutefois sur un petit nuage quand elle me les dit du bout des lèvres. Que je suis ravi ! Bienvenue Bella ! Bienvenue, dans le monde des redresseurs de torts d'Angel.
Après un petit tour dans la salle de bains, j'entre dans ma chambre. Comme il en a pris l'habitude, Blanche-Neige est étendu sur mon lit. Je me change et je vais le rejoindre. Pendant que je passais mon pyjama, j'ai senti son regard qui n'a pas quitté mon corps d'une seule seconde.
Je m'allonge à ses côtés et il m'attire dans ses bras. Je me pelotonne tout contre lui et je me détends complètement. Nous parlons de ma journée ainsi que du comportement de Bella. Il est énervé contre elle et désir lui rendre une petite visite pour lui dire sa façon de penser. J'arrive à l'adoucir par un baiser. Il me répond en un rien de temps. Nos corps déjà proches, se rejoignent dangereusement et les choses finissent par prendre une tournure plutôt chaude. Délicatement, il m'attire un peu plus sur lui et m'enlace tendrement dans ses bras fermes en renforçant la force et l'intensité de notre échange buccal. Je sens mon cœur battre à toute vitesse et petit à petit ma verge se durcir contre ses cuisses dures et froides.
Mes mains se dirigent vers ses fines hanches sans que je ne le veuille vraiment. Je le sens frissonner sous les petites caresses de mes mains sous sa chemise et un sourire ravi se dessine entre nos deux bouches toujours reliées entre elles. Il glisse son visage sur ma gorge et son parfum me subjugue... son haleine fraiche dans mon cou éveille en moi des pensées brûlantes. Ses deux bras essayent de m'attirer encore plus près de lui. Il passe sa langue au creux de mon cou et remonte lentement vers mon menton. Je m'abandonne à son étreinte et je repose ma tête au creux de son épaule.
Mes mains se baladent sur son corps et jouent avec comme un guitariste avec son instrument. Il pousse de longs soupirs de plaisirs et il se cambre en rejetant sa tête en arrière. Je sens sa vigueur se redresser contre moi. Il reprend mes lèvres avec les siennes...il commence à faire jouer de sa langue dans ma bouche. Sa langue habile décrit des spirales autour de la mienne... Je pose mes mains sur sa tête et je lui empoigne les cheveux. Bientôt, je ne peux plus me contenir et je laisser sortir des soupirs d'aises de ma gorge.
Ma langue se presse contre la sienne et cherche à prendre le contrôle sur lui. Nos deux langues se battent entre elles pour savoir qui sera la dominante, mais je perds cette bataille. Il glisse sa main entre nos deux corps et la rentre dans mon boxer. Une décharge électrique me traverse quand ses doigts se referment sur mon désir... Je craque. Brusquement, avec une force inconnue venue de moi, je le renverse sur le lit et je lui arrache sa chemise. Je plaque ma bouche contre sa poitrine et j'entreprends de le lécher et de le mordiller. J'ai tellement envie de lui que je ne peux plus m'arrêter maintenant. Je me rapproche lentement de sa ceinture...mais au moment où ma main se pose sur elle, une lumière aveuglante sort de ma main et pénètre dans le corps de mon amant.
Sous le coup de la surprise, je m'écarte de lui et je décampe du lit. Une radiation vert et orange se met à se dégager de lui. Un petit cri de douleur s'échappe de sa bouche me faisant peur. Il se cambre de tous ses membres. Il se met à flotter de quelques centimètres au-dessus du lit. Les radiations se font de plus en plus fortes et un second cri de douleur sort de sa bouche. J'amorce une avancée vers lui. Quand j'avance ma main dans sa direction, la lumière disparaît aussi vite qu'elle est venue. Je me précipite sur Edward et je le palpe de partout pour chercher une éventuelle blessure, mais à mon soulagement il n'a rien. Il ouvre les yeux qu'il avait fermés. Il tend la main vers moi et me rapproche de lui. Il s'empare de mes lèvres pour un échange fougueux. Avant que je ne dise quoi que ce soit, il m'allonge sur lui et me dit de dormir.
– Demain ! Nous en reparlerons demain. Là, vois-tu, je suis fatigué. J'ai trop sommeil et une grande envie de dormir.
Hein ! Dormir ! Lui ! Mais c'est un vampire. Il m'a pourtant dit qu'il ne dormait jamais. Je m'apprête à lui faire la remarque quand un petit ronflement venant de lui me retient. Il dort vraiment, incroyable ! Je mets un peu de temps à m'endormir à mon tour.
« Je fais un rêve. Suite à l'explication de la mère divine sur l'histoire de la création du monde, le jeune homme reste silencieux. Il finit par demander à la petite fille ce qui allait suivre. La mère divine lui explique qu'avec l'ajout de la magie que Dobby lui a légué, il allait avoir quelques difficultés avec l'utilisation de cette dernière. Elle a donc décidé de l'envoyer dans les différentes communautés magiques afin qu'il apprenne à la contrôler. Son premier voyage dans son apprentissage allait se faire chez les vampires. Le maître des potions et source de la magie vampirique doit venir le chercher dans les jours à venir.
Pendant son attente de la visite de ce dernier, les occupants de la maison de la mère divine lui font découvrir les joies de vivre en harmonie dans une maison. Ce qu'il n'a jamais expérimenté auparavant. C'est ainsi qu'il retrouve le sourire pour la première fois depuis le décès de Dobby, au milieu des fées et des différentes races magiques de passage chez la mère divine. Trois mois après l'annonce de sa venue, un homme à l'air sévère et dégageant une puissance magique sauvage et indomptable se présente devant la porte. Il est mince aux cheveux gras et noirs, au nez crochu et au teint cireux. Ses dents sont jaunes et d'une longueur inégale.
– Petit Prince sorcier faites vos bagages, car nous partons sur l'instant. »
J'émerge de mon sommeil au son de la sonnerie du portable de Blanche-Neige. Je vais tuer ce con! Moi qui pour une fois dormais paisiblement malgré le rêve que je faisais et dont j'ai oublié le contenu.
– Allo ! Dit-il d'une endormie. Quoi ! Quand cela ? Nous arrivons. Et il raccroche.
– Que ce passe-t-il ?
– Alice vient de m'apprendre que la garde des souverains est à une heure de route de chez nous.
