Disclamer: Twilight est à Stéphanie Meyer HARRY POTTER est à J.K. Rowling
Beta : Silver Angell
''Angel" rêve
Chapitre dix-huit
Jane fait un bond en arrière et retombe un genou au sol. Elle sort ses canines et grogne sur Aro. Le roi a un sourire de forcené sur sa face de craie. Sa beauté en est gâchée. Il se dirige vers Jane tel un félin avec sa proie. Il chantonne un cantique pour enfants.
– Tu me déçois beaucoup mon enfant. Et tu sais ce qui advient de ceux qui me déçoivent. Je ne suis pas une personne clémente et tu le sais. Alors comment toi petite idiote, oses-tu me désobéir ! Les derniers mots sont hurlés avec puissance.
Aro donne un coup de pied dans le ventre de Jane. La fillette laisse s'échapper de sa gorge un grognement et roule sur plusieurs mètres. Je suis indigné par le comportement de ce faux roi. D'accord, j'avoue que je suis passé à un cheveu de tuer cette gamine psychopathe, mais j'étais sous l'emprise de ma colère. Ce n'est pas non plus une excuse, mais moi je ne l'ai pas fait avec plaisir. Enfin, je crois.
Edward, qu'Aro avait relâché pour s'en prendre à Jane, intervient avant que le roi ne frappe une fois de plus Jane. Il n'est pas rancunier mon mec. J'aime ça. Il donne une magnifique droite au roi qui tombe au sol sous l'impact. Il tire la fillette derrière lui et fait rempart de son corps. Aro revient à la charge. Je ne suis absolument pas d'accord ! Il n'a aucun droit de lever la main sur mon copain.
– Il est à moi et je n'aimerais pas que tu me le casses. Alors pas touche ! Dis-je à Aro en lui envoyant une flèche de feu que je viens de faire apparaitre. Je deviens de plus en doué avec ma magie. J'ai l'impression que je peux tout faire. Il me suffit simplement de le vouloir suffisamment fort pour y parvenir.
Le roi esquive ma flèche qui s'écrase au mur. Elle fait un grand trou dans la paroi murale qui fond comme de la neige au soleil. L'effet est remarquable chez les vampires. Ils me regardent avec plus de méfiance. Je suis fier de moi sur le moment. Comme un petit coq dans une basse-cour, je fais le beau. Carlisle secoue la tête de gauche à droite en me regardant.
Mon petit Blanche-Neige à qui je viens de sauver la mise me rejoint avec la petite fille. Je me méfie d'elle, mais je n'ai pas le cœur de la faire partir. Caius qui était resté tranquille pendant la démonstration de force d'Aro sur la petite Jane, vient se mettre aux côtés de son frère de trône. Il n'est pas très joyeux. Il est même dans une colère noire. Je crois que ma flèche a eu plus d'impact que ce que je pense.
Ils me regardent avec de la convoitise et une touche de peur. Avec un peu d'arrogance de ma part, car je crois que le pouvoir me monte lentement à la tête, j'exige une fois de plus qu'on me rende mon père. J'avoue que sur le moment, j'ai oublié que Bella est-elle aussi prisonnière. Caius un sourire rusé aux lèvres me demande ce que je serais prêt à faire pour le reprendre. Sans méfiance je lui dis que je suis prêt à tout.
Il échange un regard de connivence avec Aro. Carlisle devient nerveux. Alice ouvre la bouche d'horreur et me prend la main. Elle me dit de refuser ce que les rois vont me demander de faire. Elle me dit que le prix à payer va être trop grand, aussi bien pour les rois que pour la ville. Les paroles d'Alice attirent l'attention des rois qui demandent des explications.
Alice pue littéralement la peur en s'accrochant à moi. Elle tremble comme une feuille. Jasper lui envoie des vagues de calmes que je ressens sans aucun mal. Mais même son pouvoir n'arrive pas à la calmer. Edward la regarde un moment avant de lui aussi devenir agité. Il me rejoint et me prend dans ses bras. Il me serre avec tellement de force que je crains que mes os ne se brisent.
Il me demande lui aussi de ne pas accéder à la demande des souverains. Je lui demande de quoi il s'agit, mais il se refuse à me répondre. À la place, il retourne son beau regard vers les monarques et leur dit :
– Je sais que le pouvoir vous attire comme des abeilles avec du miel, mais cette convoitise va entrainer la destruction de cette ville et peut-être même de cette planète. Je vous préviens qu'Angel est beaucoup plus puissant que tout ce que vous pouvez imaginer. Mais ce pouvoir, il ne l'a pas sous son contrôle. Comprenez-vous ce que cela signifie.
Les yeux d'Aro deviennent brillants de convoitise. Caius se frotte les mains en signe d'anticipation. Le discours de mon copain paraît leur avoir donné plus envie de mettre leur plan à exécution. Ils se pourlèchent les lèvres de plaisir. Leur comportement me gonfle royalement. Un gloussement de débile mentale sort de mes lèvres. Je me concentre sur les deux monarques.
Quand je finis ce que j'ai à faire, une salve de rire que certains tentent en vain de retenir remplit la salle de trône. Devant moi se tiennent deux nouveaux rois. En effet, les vêtements d'Aro se sont changés en une magnifique jupe de majorette jaune canari avec le haut qui va avec et qui laisse son nombril à l'air libre. Un serre-tête avec des plumes rouge vif lui entoure la tête. Il tient dans chacune de ses mains un pompon orange. Il porte à ses pieds une paire de bottes à talon haut vert pomme. La tenue est faite de lycra métallique.
De son côté, Caius a troqué ses habits pour une tenue de stripteaseuse aguicheuse avec des bas de femme en résille. Le costume est composé d'un string en dentelle blanc qui ne laisse rien à l'imagination et d'un soutien-gorge transparent. Je suis plié de rire et les Cullen essayent de se retenir.
Quand les deux victimes de mon humour douteux se rendent compte de ce que je viens de faire, ils me hurlent dessus en exigeant que je leur rende leurs vêtements. Je ne suis pas de leur avis. Je refuse donc. Aro me menace de mort, mais je ne lui prête pas attention. Un rire cristallin et masculin s'élève au-dessus des autres. Le son est envoutant. Petit à petit, on se retourne vers le propriétaire de cet éclat.
Le son provient du dernier trône où le roi Marcus est complètement mort de rire. Il regarde ses deux congénères en les montrant du doigt avant s'écrouler de rire. Aro et Caius le somment de se taire sans résultat. Il est comme ensorcelé tant il rit. À un certain moment, Carlisle me demande de mettre fin à ma blague. Je lui obéis en boudant un peu. Quand le calme reprend sa place dans la salle de trône, Aro fait signe à un de ses gardes de venir vers eux. Il porte dans ses mains un ordinateur portable. Il le passe à Caius qui l'ouvre.
Quelques secondes après, je vois apparaitre Charlie sur l'écran. Il est attaché à un mur par les mains. Il est en mauvais état et du sang coule le long de ses tempes et de sa bouche. Il a un bandeau autour des yeux. Un peu plus loin, je vois Bella dans la même position. Un vampire que je crois être Dimi-quelque-chose est à leurs côtés. La vue de Charlie dans cette position remue quelque chose en moi.
Je sens une douleur lancinante dans ma poitrine. Je n'ai qu'une envie, c'est de punir les responsables. Je ne vois que les traces de sang sur Charlie. Je ne veux pas encore perdre quelqu'un qui m'est cher. J'en ai déjà que trop perdu. Je ne sais pas d'où cette pensée me vient, mais je sais au plus profond de mon être, que j'ai déjà perdu des gens précieux dans d'affreuses circonstances. Je sais aussi que je n'ai rien pu faire pour leur venir en aide.
Mais aujourd'hui, c'est diffèrent. Je sais que je peux intervenir et que j'ai le pouvoir d'empêcher que cela ne se reproduise. Et si je dois anéantir pour cela cette foutue ville, je le ferais sans états d'âme. Je me tourne vers les deux déments et je leur demande d'une voix qui n'admet pas le refus de me rendre mon père. Ils se contentent de se moquer de moi en singeant.
Je sens ma magie, celle qui veut tout détruire remuer en moi. Elle est prête à intervenir à tout moment. Je sens sa joie et son anticipation. Elle n'attend que mon signal pour prendre ma place pour donner une bonne leçon à ses faux rois. Une main douce qui parvient en une seconde à me calmer se pose sur mon avant-bras. Je reviens à moi. Je n'avais pas pris conscience que sans le vouloir, je laissais ma magie prendre le pas sur moi. Edward me dit de faire attention à ne pas me noyer dans le fleuve de ma magie.
Un rire grave et un fou me fait tourner la tête vers Aro. Il a les yeux d'un enfant la veille de Noël. Il me regarde avec un désir qui frise l'obscénité. Il vient dans ma direction et tend la main vers mon visage. Mon petit ami me tire vers lui afin que la main du roi ne me touche pas. Aro ne semble pas agacé par le geste de Blanche-Neige. Au contraire, il en paraît ravi. Il retourne auprès de son frère du trône. Une petite discussion entre les deux se fait.
Caius fait signe à un autre garde de venir vers lui. Il lui dit quelques mots et celui-ci quitte la salle du trône avec deux autres gardes. Les Cullen sont tendus. Je demande à Blanche-Neige ce qui se passe. Il me dit de ne pas m'énerver. Je lui dis que je suis très calme. Il me regarde en semblant se demander s'il doit me dire ou non ce qui ce passe. Il finit par me dire qu'il y a un loup dans le château. Je pense directement à Jacob.
Je me demande s'il a été fait prisonnier. Je demande à mon copain de qui il s'agit. Il me dit ne pas le savoir. Nous attendons donc dans le silence. Je prie pour que cela ne soit pas mon ami. L'attente n'est pas longue. Les gardes sont de retour avec dans leur sillage une forme sanguinolente. Je ne vois pas le visage de la personne, car il a la tête baissée. Je tremble de peur à l'idée que cela soit Jacob. Les trois gardes le conduisent vers les deux timbrés. Aro prend la parole :
– Nous avons une petite proposition à te faire. Comme Edward nous l'a si bien fait remarquer, tu es beaucoup plus fort que n'importe lequel de nos gardes et peut-être plus fort qu'eux tous réunis. Nous ne pouvons donc pas espérer te retenir contre ton gré. Nous ne pouvons pas te rendre ta famille sans rien exiger en retour, car tu as pris la vie de l'une dès notre. Si nous faisons cela, nos sujets vont commencer à croire qu'il est permis de tuer impunément nos envoyés.
– Pour qu'une telle chose ne se produise pas, nous avons pensé à une façon de remettre les compteurs à l'heure. Ajoute Caius.
– De quelle façon ? Je leur demande. Alice me fait non de la tête. Et Edward me dit de me taire. Il me dit que nous allons trouver un autre moyen de délivrer Charlie.
– Oh que non mon petit vampire, enfin qu'importe ce que tu es à présent. Si vous nous refusiez ce que nous vous réclamons, Demetri a pour consigne de saigner à blanc le père de ce petit ange et sa sœur. Dit Aro en souriant.
– Dites-moi seulement ce que vous attendez de moi et je le ferais. Je dis aux deux rois.
– Ce que nous voulons en échange de votre famille est une petite chose de rien du tout. Dit Aro en frottant les mains ensemble. Il tire brusquement la tête du loup en arrière. Le soulagement me gagne quand ce n'est pas le visage de Jacob qui apparaît, mais celui de Sam l'ancien Alpha de la meute.
– Nous voulons que tu mettes fin à la vie de cette vermine pour nous. Dit Caius.
– Pourquoi ? Leur demande-je. Étrangement, l'idée de prendre la vie de cette ordure me laisse de glace. Je me demande si cela est normal. Même si c'est un déchet de l'humanité, est-ce que je ne devrais pas ressentir de la répugnance à l'idée de le tuer ? C'est bizarre ! Qu'est-ce qui ne va pas avec moi ? Je n'ai pas le temps me poser plus de questions là-dessus qu'Aro revient à la charge.
– Alors, quelle est ta réponse mon petit ange ?
– D'accord. Je vais le faire. Lui réponds-je sans hésitation.
– Non Angel, ne le fais pas. Tu ne sais pas ce que tu vas déclencher. Rappelles-toi ce qu'a dit le serpent. C'est trop dangereux. Me dit Blanche-Neige avec inquiétude.
– Ne t'en fait Edward, tant que je ne recouvre pas ma mémoire tout ira bien.
–Tu ne vas pas sérieusement tuer Sam. Me demande Carlisle épouvanté.
– Je n'ai pas le choix, c'est lui ou mon père. Dans ces conditions, la question ne se pose même pas.
– C'est une abomination d'ôter la vie à une personne de sang-froid. Me dit encore Carlisle. Chacun à leur tour, les Cullen tentent de me faire changer d'avis.
Mais étonnamment plus ils sont insistants sur le sujet et plus l'idée de tuer le loup me semble attrayante. Je sais que je dois le faire, car c'est une question de vie ou de mort. Je le sais. Je dois le faire. Il n'y a pas d'autre solution. Je dois le tuer et laisser ma colère sortir. Je dois aussi punir ces faux rois pour leur manque de respect. Je ne dois pas écouter les Cullen, car ils sont jaloux de moi.
– C'est pour aujourd'hui ou demain ? J'entends une voix venant de très loin. J'ai de la peine à mettre un nom dessus. Je suis un peu confus et je ne sais pas pourquoi au juste. J'ai comme un voile transparent devant mes yeux qui me coupe du reste du monde.
Une voix qui m'est devenue familière me presse de la laisser sortir. Je lutte contre elle, mais elle est bien plus forte que moi. Elle domine toutes mes pensées. Je sens Edward qui m'appelle avec désespoir. Je veux lui répondre, mais quelque chose m'empêche de le faire.
– Il est à moi maintenant petit hybride. Je t'avais prévenu que tu ne m'arrêterais pas une seconde fois. Retourne d'où tu viens. La voix d'Edward disparaît sur ces mots dits avec irritation.
La voix douce et réconfortante se tourne vers moi et elle me dit :
– Reste bien au chaud mon enfant, je vais avoir une petite discussion avec ses faux monarques.
Une chaise confortable apparaît devant moi et comme un automate, je prends place dessus. Je me trouve dans un grand espace vide, mais chaleureux. Je ne sais pas comment je suis venu ici. Il n'y a même pas une minute, je me trouvais dans la salle du trône avec des vampires et maintenant me voilà ici. C'est où ici d'ailleurs et comment j'y suis venu ? Je crie le nom de Blanche-Neige depuis ma chaise, mais il ne me répond pas. Soudain, une pensée horrible me vient. Est-ce que par hasard, ma magie a pris le pas sur moi ?
D'après ce que cette mère divine et le serpent ont dit, cela n'annonce rien de bon pour tout le monde. Si elle a vraiment pris le contrôle de mon corps, comment cela est arrivé sans que je ne m'en rende compte. Et pourquoi ce fichu Blanche-Neige n'a rien fait ? Il ne m'a pas dit qu'on l'avait modifié spécialement pour qu'il évite que ce genre de chose n'arrive ? Il est où alors ? Pourquoi il ne relève pas ce maudit levier sur ma magie afin que je puisse revenir, hein ?
Brusquement un écran noir fait son apparition dans l'espace vide. Petit à petit, je vois la salle du trône se dessiner dessus. Je peux me voir debout devant les deux rois. Les Cullen ont pris de la distance par rapport à moi. Mon petit ami git au sol en se tenant le ventre. Son visage est crispé par la souffrance. Un bouclier doré l'entour et empêche qui que ce soit de l'approcher. Cette vue me fend le cœur. Le moi que je vois sur l'écran lui parle, mais je n'entends pas ce qu'il dit.
Je veux savoir ce qui se passe. Je le dis en pensé, puis à haute voix. Je finis par le crier. Subitement, des brides de phrases viennent à moi. Les brides se transforment en mots puis en phrases complètes.
– Tu crois pouvoir rivaliser avec moi petit hybride ? Laisse-moi te dire que tu te trompes. Ce que mon stupide frère a fait de toi pour me retenir ne marchera pas, car vous ne vous êtes pas uni encore. Il a peut-être réussi à faire de toi son socle, mais il a oublié l'essentiel pour que cela fonctionne. Vous devez vous unir par la chair pour que tu puisses avoir un minimum de pouvoir sur moi. Je voudrais tant mettre fin à ta misérable vie, mais cela lui ferait une trop grande peine.
Je suis tétanisé. Cette voix, c'est la mienne. Pourtant, elle est différente. Elle plus froide. Je me regarde à travers cet écran sans me reconnaitre. Même l'expression de mon visage a changé. Il est lui aussi devenu froid et dégage une prestance souveraine. Mes yeux verts sont plus lumineux car ils regorgent de magie.
– On dirait que notre petit couple d'amoureux n'est pas aussi uni que ce que nous croyons, Caius. Intervient Aro dans le monologue que ma magie tient à Edward.
Cette innervation ne semble pas beaucoup plaire à la Magie. Elle détourne son regard de mon copain qui lâche un soupir de soulagement. Elle concentre toute son attention sur les deux rois. Elle les regarde de haut en leur tournant autour.
– Je dois vous remercier de m'avoir permis de sortir. Mais d'un autre côté, je dois aussi vous punir pour votre manque de respect envers mon enfant chéri. Je me demande ce que je vais faire de vous.
– De quoi parles-tu mon ange ? Demande Aro à la Magie.
– Je ne suis pas ton ange petit vampire.
– C'est étrange. Dit Caius. J'ai l'impression que ce n'est pas la même personne que nous avons devant nous Aro.
– Oh, il est intelligent le petit vampire.
– Qui appelles-tu petit vampire ? S'offusque Caius.
–Toi bien sûr, petit vampire sans manière.
Caius se lance sur la Magie le poing en avant. Elle esquive facilement le coup.
– Je voulais discuter un peu avant de faire un peu de ménage, mais puisque tu es d'une telle impolitesse, je vais me mettre au travail.
– Courez ! Hurle Alice à sa famille.
– Mais, et Edward ? Demande Rosalie.
– De nous tous, il est le plus en sécurité. Crois-moi ! Maintenant courez avant qu'il ne soit trop tard.
Les Cullen partent en courant en abandonnant mon pauvre Blanche-Neige sur le plancher. Du coin de l'œil, je vois Marcus les suivre discrètement. Subitement, des hurlements retentissent dans la pièce. Des vampires prennent feu pendant que d'autres sont transformés en statue de glace qui se brise en mille morceaux. Les murs s'écroulent comme un château de cartes.
Caius tombe au sol en se tenant la tête. Il gigote comme un ver de terre. Ses cheveux tombent par poignées. Son corps se rapetisse lentement. Un rayon vert le touche de plein fouet. Il pourrit et se décompose. Je peux voir une peur sans nom sur le visage d'Aro. Il tombe à genoux pour demander clémence. Le sol se fissure sous ses pieds et un grand serpent en surgit. Il est plus grand que Nagini. Il ouvre grand sa mâchoire et il la referme sur Aro. Le serpent retourne d'où il est venu.
La disparition d'Aro me donne un grand sentiment de joie. Cette allégresse augmente à mesure que je vois la salle du trône détruite en entraînant des vampires avec elle. Tout mon être est parcouru par cette jubilation et j'en viens à en vouloir plus. Je veux que tout disparaisse et qu'il ne reste plus que moi et Blanche-Neige. Rien que tous les deux et personnes d'autre. Les autres n'ont pas leur place sur cette planète, seul nous deux avons le droit d'y vivre. Je désire l'anéantissement de cet endroit avec tous ses occupants.
Cette envie est d'une force téméraire qui fait disparaitre toute logique en moi. Une petite part de moi me dit que ce n'est pas moi qui désire la destruction, mais ma magie. Mais cette partie est si petite qu'elle ne parvient pas à me convaincre. Je suis celui qui veut cela, pas une autre personne ! Ils méritent de mourir tous autant qu'ils sont.
– Même Charlie ? Tu es sûr de vouloir que Charlie trépasse petit Prince sorcier ? Dit une voix calme.
– Non, je ne veux pas ! Je suis ici pour sauver mon père. Il ne doit pas mourir ! Il doit vivre ! Je dois le sauver ! Je vais le sauver. Je vais le sauver.
– Et comment vas-tu t'y prendre, petit Prince sorcier ?
– Je…je ne sais pas.
– Toujours aussi prompte à foncer la tête la première sans prendre le temps de réfléchir. Dit la voix moqueuse.
– Comment je dois faire alors ? Je demande avec espoir.
– Tu dois reprendre le pas sur ta magie. Deviens maître d'elle.
– Comment je dois le faire ?
– 'est à toi de le découvrir. Bonne chance petit Prince sorcier.
Comment ça s'est à moi de le découvrir ! C'est quoi ce conseil de merde ! Par où je commence. Il faut que je me calme avant tout chose. Je ferme les yeux et je tente de ralentir ma respiration. Je me concentre sur la magie en moi comme je le fais quand je découvre un nouveau don. Au bout de cinq minutes, je vois le fleuve où elle se repose habituellement.
Contrairement à la dernière fois que je l'ai vu, le fleuve est comme un océan pendant une tempête. De grandes vagues s'élèvent au-dessus de lui et s'écrasent brusquement dans son lit. De minces bretelles de magie sortent du fleuve et partent dans différentes directions. En m'approchant du fleuve, je vois une jeune femme à la beauté ensorcelante et sans âge qui se tient en son centre.
Je devine que c'est la représentation physique de ma magie. Elle dirige la direction des bretelles magiques. Elle ne me voit pas, car elle est trop concentrée par ce qu'elle fait. Je me creuse la tête pour trouver un moyen de la neutraliser afin que je puisse reprendre ma place. Je me demande si je peux moi aussi contrôler le fleuve. Je me dis qu'il n'y a qu'une seule façon de la savoir. Je tente donc le coup.
C'est ardu, mais je parviens à le faire. Pas aussi facilement que la femme semble le faire, mais suffisamment pour que je puisse en faire ce que je veux. Je crée un dôme autour d'elle la coupant du reste du fleuve. Cet acte fait que les vagues disparaissent automatiquement et le calme gagne le fleuve. Je suis content de moi. Je fais une danse de la victoire.
Le bruit sourd que fait la rencontre des poings de la femme sur le dôme me rappelle la situation dans laquelle je me trouve. Je m'avance vers elle en lévitant. Je ne sais pas comment je m'y prends, mais je le fais naturellement. Je la regarde se déchainer sur le dôme. Elle finit par se calmer et elle me dit que ce petit truc n'allait pas la retenir bien longtemps. Elle me dit qu'elle a déjà trouvé une porte de sortie et que ce n'était que partie remise pour qu'elle en trouve une autre.
Je lui tire puérilement la langue et je ferme les yeux en me concentrant sur mon envie de retrouver mon corps. J'ouvre les yeux sur ce qui avait été il y a peu de temps la salle du trône. Je suis étendu sur le sol parsemé de gravats de pierre. Je regarde autour de moi dans l'espoir de trouver des survivants, mais je ne vois personne. Je tourne la tête dans la direction où j'avais vu mon petit ami sur l'écran. Un soulagement immense me gagne quand je constate que le bouclier est toujours en place.
Je me lève, enfin j'essaye de me relever pour le rejoindre. Je me traine lentement jusqu'à lui puisque je suis incapable de me mettre en position verticale. Je touche le bouclier qui se dissout sous mon toucher. Blanche-Neige se précipite sur moi et me prend dans ses bras. Je sens une autre présence que la nôtre près de nous. Je me préparais à utiliser mes dernières forces pour me débarrasser de lui, mais mon petit ami me stoppe dans ma lancée.
Je l'interroge du regard, il me dit que c'est la petite Jane que j'avais oubliée. Elle s'est retrouvée coincée avec Blanche-Neige derrière le bouclier que la Magie a lancé sur Edward. Blanche-Neige me prend dans ses bras et cherche une sortie. Il nous a fallu presque deux heures pour en trouver une. C'est en voyant le ciel étoilé que je me rappelle de Charlie. Je suis une personne horrible de ne pas l'avoir fait en reprenant possession de mon corps.
Une panique vertigineuse me gagne. Je demande à Blanche-Neige s'il sait où il se trouve. Il secoue la tête tristement. Je demande alors à Jane avec espoir. Mais là aussi, c'est une réponse négative que j'obtiens. Une pensée affreuse me vient en tête. Et s'il était retenu dans les sous-sols du château. L'idée me fait tourner de l'œil, car le sol s'est effondré et les cachots sont ensevelis. Nous sommes passés devant ce qui avait été l'unique entrée permettant d'y accéder. Il y a aucune chance que ceux qui se trouvaient là-bas soient encore de ce monde. Je perds connaissance.
« Je fais un rêve. Le jeune homme croit de plus en plus qu'il perd la raison après la trahison de Tom Jedusor, son amant. Il voit une femme dans ses rêves qui lui dit être sa mère magique. Il ne comprend pas ce que cela veut dire. Elle lui rencontre alors une histoire incroyable. Elle lui parle de sa vie. Elle lui parle de son compagnon et frère.
Elle lui parle de leur idée de créer un monde pour eux deux. Elle lui parle de son idée à elle de peupler ce monde de créatures vivantes. Elle lui parle de son travail acharné qui avait duré une semaine. De cette semaine de dur labeur pour parvenir à créer les différentes créatures qui allaient vivre dans le monde que son frère et elle avaient créé. Elle lui parle du jour où ils ont donné vie à leurs créations.
Elle lui raconte la façon dont elle a failli perdre la vie dans le processus de création. Elle lui racontre comment elle est parvenue à rester en vie. Elle lui dit que quand la magie utilisée pour créer les hommes n'avait pas suffi à remplir son office, elle avait eu l'idée d'utiliser le cœur de sa propre magie pour finir la création des sorciers. Elle lui apprend que le dernier sorcier avait demandé plus de magie qu'elle ne pouvait se permettre de donner sans y laisser la vie.
Elle lui dit qu'elle avait dû se battre avec le sorcier pour l'empêcher de lui prendre jusqu'à la dernière goutte de sa source de pouvoir. Elle lui apprend que pour qu'elle puisse rester en vie, elle avait dû mêler sa source magique à celle de ce sorcier. Ce sorcier était connu sous le nom de Merlin l'arrière-arrière-grand-père de Godric Gryffondor. Merlin avait eu une vie longue de plusieurs millénaires dûe à la présence de la créatrice en lui. Cette longévité n'avait pas été accordée à sa descendance cependant.
Elle avait pensé qu'avec le temps, elle allait réussir à dissocier sa magie de celle du sorcier, mais elle n'y est jamais parvenue. Elle lui dit qu'elle était donc entrée dans un profond sommeil qui devait lui permettre de reprendre suffisamment de force pour s'extraire du corps de Merlin. Mais à son réveil, Merlin était mort après avoir engendré un fils qui avait hérité de la créatrice.
Elle dit au jeune homme qu'elle avait dû reprendre à zéro son plan pour se dissocier de la descendance de Merlin. Elle lui confie qu'elle avait été sur le point d'y parvenir quand son compagnon et frère avait fait du dernier enfant de sang de Merlin la source de pouvoir des sorciers. Cette action avait été pour elle la clé de la porte qui l'avait maintenue prisonnière dans les corps des différents sorciers qui s'étaient succédés au fil du temps.
Le temps passant, elle avait vu ses pouvoirs diminuer. Elle était sur le point de disparaitre quand le dernier représentant de la lignée de merlin s'était marié. Elle confie au jeune homme, que l'enfant qui était né de cette union avait été maudit par un vieux sorcier du nom d'Albus Dumbledore qui n'admettait pas la naissance d'un sang-mêlé dans la famille royale. Il avait donc fait en sorte que la magie de l'enfant le tue avant sa naissance.
Elle lui dit qu'en voyant ce que cet homme avait fait à l'enfant à naître, elle avait jugé bon de le sauver. Pour ce faire, elle avait renoncé à sa liberté et à sa vie et elle avait fait offrande de sa source magique au fœtus. Elle avait cru que cela allait la faire disparaitre complètement, mais, curieusement elle était restée dans le corps de l'enfant. Elle dit au jeune homme que la donation qu'elle avait faite à l'enfant à naître l'avait vidée.
Elle avait donc été plongée dans un sommeil réparateur. Elle ne reprenait connaissance que pour quelques heures avant de se rendormir. Elle lui apprend que cet enfant, c'était lui. Elle lui confie que c'était elle qui avait permis à Dobby de le retrouver et que c'était elle qui avait empêché la sorcière de tomber enceinte de lui, car elle ne voulait pas le quitter. C'était aussi elle qui l'avait sauvé du voile et fait apparaitre devant la demeure de la Mère Divine.
Elle lui dit que grâce au sacrifice que Dobby avait accepté de faire en lui offrant sa magie, elle avait assez de pouvoir pour quitter le corps du jeune, mais elle n'en ressent pas le désir. Elle confie aussi au jeune homme que pendant ces millénaires d'emprisonnement causé par la bêtise de son compagnon et frère, elle avait développé pour lui une rancune que rien ne peut calmer. »
