Disclamer: Twilight est à Stéphanie Meyer HARRY POTTER est à J.K. Rowling
Beta : Silver Angell
''Angel" rêve
INFO IMPORTANT : pour ceux qui se demandent, l'enfant de Ginny n'est pas d'Harry, mais d'un des amants de cette dernière et il est mort à la suite d'une expérience de potion menée par Nicolas Flamel. Merci pour vos coms et bonne lecture.
INFO 2 : Les enfants nés de moldus se font retirer de chez leurs parents par les Rafleurs à l'âge de onze ans et se font adopter par des familles sorcières qui ne peuvent pas avoir d'enfants. Les sorciers font croire aux parents que les enfants ont fait des fugues.
Il est interdit aux nés de moldu de prendre contact avec leurs parents moldus. Tout contact est puni par un séjour d'un an à Azcaban. Les rafleurs effacent la mémoire des enfants cramols à l'âge de onze ans et les placent dans des orphelinats moldus. Aucun moldu ne connaît l'existence du monde magique, pas même le ministère. Si vous avez des questions ou incompréhensions, je suis là.
Chapitre vingt
Je me trouve dans une bulle. Devant moi s'étalent des images et des images, des centaines, des milliers, des millions d'images. Elles tourbillonnent autour de moi à grande vitesse. Leur vitesse me donne mal à la tête et aux yeux. Puis, petit à petit les images se stabilisent. Elles disparaissent une à une. À la fin, il n'en reste plus qu'une seule. C'est le tableau d'une famille, une famille joyeuse. Il y a un homme qui me ressemble étrangement, mais il est plus vieux que moi et il a des yeux noisette. Ses cheveux sont aussi noirs que les miens et très ébouriffés. Ils se dressent en épi à l'arrière de sa tête.
Sur sa droite, une jeune femme a la chevelure épaisse de feu qui lui tombe sur les épaules. Elle est très belle et elle possède de magnifiques yeux d'un vert brillant et en amande, comme les miens. Entre les deux, un bébé que ne doit pas avoir plus d'un an. Il a les mêmes yeux que la femme et la même chevelure que l'homme. Je pense, je suis certain que ce sont mes parents et moi. Ils ont l'air tellement heureux ensemble. De là où je me trouve, je ne peux pas manquer de voir l'amour que les deux parents portent à l'enfant. Je me demande pourquoi ils ne m'ont pas cherché.
Tout à coup, l'image se met à se mouvoir. La femme prend le bébé dans ses bras et le pose dans un berceau.
– Dors mon ange. Ton papa et moi allons devoir sortir un petit moment, mais ne t'en fais pas, Dobby va rester avec toi jusqu'à notre retour. Le bébé fait un immense sourire édenté à la femme.
– Ma magnifique et charmante Lily jolie est-elle prête pour notre sortie ? Demande l'homme en l'apprenant dans ses bras par-derrière.
– Oh James, idiot ! Lâche-moi un peu, je suis en train de dire au revoir à notre fils.
– Moi aussi je veux lui faire un petit bisou. Dit l'homme en lâchant sa femme et en prenant l'enfant pour jouer avec lui. Le bébé rigole devant les grimaces et chatouilles de son père.
– Tu vas voir Lily jolie, dit soudainement le père, Notre Harry va devenir un fabuleux Roi et un sorcier très puissant. Sa magie est déjà extraordinaire à son âge. Imagine ce que cela va être en grandissant. Et pour ne rien gâcher, c'est le plus beau des bébés.
– Arrête de dire des bêtises et viens. Nous devons partir maintenant si tu ne veux pas que l'on soit en retard.
– Une minute. Je veux graver l'image de mon fils dans ma mémoire. Dit avec sérieux James.
– Ne sois idiot mon chéri, tu vas le revoir dans quelques heures.
– Mais c'est long Lily jolie. Je ne veux pas aller à cette cérémonie ! Je veux rester avec mon magnifique fils ! Dit le père en boudant.
– Qu'est-ce que j'entends ! Le grand Roi James Potter refuse d'honorer ses obligations royales. Un homme brun aux cheveux courts, avec un visage très beau et l'apparence quelque peu hautaine fait son entrée dans la chambre d'enfant où se trouve le couple.
– Sirius ! Que fais-tu là ? Demande Lily avec le sourire.
– Je viens remplacer Peter. Il est un peu souffrant ce soir et m'a demandé de venir prendre sa place. J'ai dû abandonner une charmante compagnie pour venir, mais je suis certain que je vais pouvoir en trouver une autre toute aussi charmante pendant cette soirée. Dit le dénommé Sirius.
– Mufle va ! Dit Lily en rigolant. Quand vas-tu enfin te poser et te trouver une femme pour fonder une famille ?
– Je ne suis pas fait pour une seule femme, ma petite Lily jolie. La vie de famille n'est pas faite pour moi. Dit Sirius en lui faisant une bise sur la joue.
Je ne sais pas pourquoi, mais voir ce Sirius déclenche une immense joie en moi, mais aussi une grande peine. Les trois adultes laissent l'enfant et partent. Une femme entre dans la nurserie. Elle borde l'enfant qui finit par s'endormir. Elle quitte la pièce. Une heure après son départ, un homme en surpoids avec de petits yeux humides, des cheveux fins et jaunes, avec un début de calvitie et un visage au teint terreux entre dans la chambre d'enfant. Il prend celui-ci et s'enfuit avec lui. Il quitte le château et s'enfonce dans la forêt avoisinante.
Un vieil homme avec une longue barbe l'attend au pied d'un arbre. Il donne une bourse remplie d'argent à l'homme et un balai.
– Je ne veux pas connaitre votre destination. Faites simplement en sorte que personne ne le retrouve. Le mieux serait de le tuer pour plus de prudence.
– Oui Albus. Je vais le faire. Un tel enfant ne doit pas vivre.
– Bien mon garçon, partez maintenant et faites-vous oublier.
L'homme monte sur le balai et celui-ci s'envole. L'homme survole la forêt et finit par la dépasser. Il vole pendant un long moment avant de se poser dans un endroit isolé. Il pose le bébé au sol et sort un bout de bois de la poche de son vêtement. Il le pointe sur l'enfant qui le regard avec ses grands yeux en rigolant. Il tend ses petites mains à l'homme. Je peux voir que l'homme hésite. Il se détourne de l'enfant et commence à faire des allers et retours. Au bout de quelques minutes, il reprend l'enfant dans ses bras et remonte sur le balai.
– Je ne peux pas faire ce que veut Albus. Je ne peux pas te tuer Harry. Je vais te conduire chez la sœur de ta mère. Si je te ramène au château, Albus va finir par te tuer. Je suis désolé d'avoir pris part à cette machination, mais je n'avais pas le choix. L'homme parle à l'enfant durant tout le trajet qui le conduit à la maison de la tante de l'enfant.
L'homme se pose dans un quartier tranquille avec des maisons qui se ressemble. Il s'arrête au numéro 4 de la rue privet drive little whinging surrey. Il pose l'enfant devant la porte et tourne le dos à la bâtisse. Mais avant de quitter la rue, il fait demi-tour et remonte les marches. Il tire une nouvelle fois le bout de bâton de sa poche. Il le dirige vers le bébé. Il fait des mouvements étranges avec celui-ci.
– Avec ça, personne ne pourra te localiser avec l'aide de la magie et les Rafleurs d'enfants magiques ne peuvent pas te détecter.
Il fait un autre mouvement avec son bâton et un papier apparaît. Un petit mot était écrit dessus.
''Chère Pétunia Dursley
J'ai le regret de vous annoncer la mort de votre sœur Lily Potter, ainsi que celui de son mari James Potter. Étant la seule famille qui lui reste, je vous serais obligé bien vouloir prendre sous votre toit votre neveu, Harry Potter.''
Le mot n'est pas signé. L'homme sonne à la porte, se change en un gros rat et quitte les lieux. La porte ne tarde pas à s'ouvrir sur ce qui devait être un homme. Il est grand, massif et il n'a pratiquement pas de cou. Il possède une moustache de belle taille de couleur noire. Il jette des regards furieux autour de la maison. Comme il ne voit personne, il se retourne pour rentrer dans la maison quand son pied tape sur quelque chose. Il baisse les yeux et les posent sur le bébé.
– Pétunia ! Hurle-t-il.
Une femme mince et blonde, avec un cou deux fois plus long que la moyenne et un visage chevalin accourt au cri.
– Que se passe-t-il Vernon ?
– C'est quoi cette chose ? Demande Vernon en désignant Harry.
– Oh, mon Dieu ! Qui a bien pu poser cet enfant-là ? Elle dit cela en se baissant et ramassant le bébé. En dégageant la couverture qui enveloppe l'enfant pour voir son visage, elle remarque le petit mot. À la fin de sa lecture, elle a le visage triste.
– Que ce passe-t-il Pétunia ?
– C'est le fils de ma sœur.
– Celle qui s'est enfuie de chez vos parents à ses onze ans.
– Oui. Lily s'est enfuie de chez nous le jour de son anniversaire. La police ne l'a jamais retrouvée. Suite à sa disparition, nos parents sont morts de chagrin et de fatigue. Ils ont mis toutes leurs économies dans les recherches pour la retrouver. Je pensais qu'elle était morte depuis tout ce temps. Et maintenant, ce mot m'apprend que non seulement, elle était en vie pendant toutes ces années, mais qu'elle s'est aussi mariée à un certain James Potter et a eu un enfant avec lui.
– Où est-elle maintenant et que fait son fils ici, chez nous ?
– La note dit qu'elle est morte elle et son mari. Elle ne dit pas cependant comment cela est arrivé. Le mot dit que nous sommes sa seule famille.
– Pourquoi devrons-nous prendre en charge l'enfant.
– Nous sommes sa seule famille.
– Je ne veux pas de lui chez moi, Pétunia. Je n'ai pas les moyens de nourrir une bouche en plus. Nous allons le déposer devant un orphelinat et nous laver les mains de sa charge, voilà.
– Mais, c'est le fils de ma sœur !
– Qui est la cause de la mort de tes parents.
Pétunia baisse la tête à ce rappel douloureux.
– Qu'importe ce que Lily a fait, cette enfant n'y est pour rien. Nous allons le prendre avec nous un point c'est tout. Elle finit en entrant dans la maison.
La maison disparaît et des images se mettent une fois de plus à tourbillonner autour de moi. Comme la première fois, elles disparaissent et une seule reste sur place. Un homme qui se trouve être James Potter est en pleurs devant la dépouille de sa femme. Il est plus maigre que la première que je l'ai vu. À ses côtés Sirius est lui aussi en larmes.
– Tu es certain que c'est un empoisonnement ? Demande James à Sirius.
– Oui, le médicomage me l'a certifié. Et le poison n'a pas de remède connu à nos jours. Je suis désolé mon ami. Dit Sirius en posant sa main sur l'épaule de James.
– Qui a bien pu faire une telle chose à ma douce Lily ? Demande James d'une voix défaite.
– Je ne sais pas James, mais Albus m'a promis de mener une enquête dessus.
– Et pour mon fils ?
– Toujours rien, personne ne sait ce qui lui est arrivé. Sa nourrice a été endormie par un sort très puissant et Dobby a été appelé dans les cuisines avant son enlèvement.
– Qu'est-ce que je vais devenir sans mes amours Sirius ? Je ne peux pas continuer à vivre sans eux. Je suis un lâche mon ami. Lily et Harry étaient ma force, sans eux je ne suis rien.
– Ne dis pas de bêtise mon ami, nous allons retrouver Harry très vite. Albus est un grand sorcier avec beaucoup de contacts. Il va pouvoir retrouver notre petit Prince en un rien de temps. Mais pour l'instant, il va te falloir t'occuper des funérailles de ta femme. Cela va faire une semaine qu'elle est morte mon ami, il est temps de l'enterrer.
– Non, je ne peux pas ! C'est au-dessus de mes forces. Si je fais cela, ça voudra dire qu'elle est vraiment partie. Je ne peux pas Sirius, je ne peux pas.
– On ne peut plus attendre, James. Je vais m'occuper de ce qu'il faut dans ce cas. Au moins va te reposer un peu.
– Non, je ne peux pas.
James dit ces mots encore et encore. Sirius le laisse devant le corps sans vie de Lily et quitte la pièce.
Le décor change encore une fois. Je me trouve devant la petite maison de la rue privet drive little whinging surrey. Je vois la femme qui se dispute avec son cachalot de mari. Le sujet est le petit Harry.
– Pétunia, tu vois bien que c'est un monstre ! Dit l'homme rouge de colère. Il fait des choses bizarres. Je ne veux pas de lui sous mon toit ! Pense un peu à notre fils. Et si sa bizarrerie est contagieuse, je ne veux pas qu'il la passe à notre petit Dudley.
– Ce n'est pas du tout contagieux, Lily aussi faisait ce genre de choses avant qu'elle ne disparaisse et pourtant je suis parfaitement normale. Réfute Pétunia. C'est mon neveu et je refuse de l'abandonner !
– Parfait, mais ne viens pas me le reprocher s'il fait quelque chose à notre fils. Dit le cachalot avant de partir.
Les images se brouillent une fois de plus. Je me trouve dans une chambre d'enfant. Harry et un énorme bébé de trois ans jouent ensemble. Soudain, le petit sumo en couche-culotte saute sur le petit Harry et lui écrase la figure sur le sol. L'enfant tente de se dégager d'en dessous, mais l'autre est bien plus fort. Brusquement, le petit cachalot est envoyé à l'autre bout de la pièce. Il s'écrase dans un bruit sourd. Des pas de course se font entendre et la porte de la chambre s'ouvre à la volée.
Pétunia entre dans la chambre suivie de près par son mari. Elle se précipite sur son fils en pleurs. Elle le prend difficilement dans ses bras et le porte. Elle le calme et lui demande ce qui ne va pas. Dudley désigne Harry et dit avec des mots d'enfantins qu'Harry lui a fait mal en le faisant voler dans la chambre. À la fin des explications, l'homme cachalot se dirige vers le petit Potter et se met à le rouer de coups de pied. L'enfant pleure et crie sa douleur. Il cherche de l'aide de sa tante, mais celle-ci est comme absente.
Harry se replie sur lui-même en tentant de se protéger des coups, mais sans succès. Il ne tarde pas à s'évanouir sous l'assaut. Pétunia hésite à arrêter son mari. On dirait que ce que son fils lui a dit, lui a fait peur. Elle regard donc son mari se défouler sur son neveu sans faire le moindre geste pour lui venir en aide. Quand Vernon n'a plus la force de cogner sur l'enfant, il le traine dans les escaliers. Arrivé au bas des marches, il ouvre le petit placard qui s'y trouve et le jette dedans négligemment avant de fermer à clé la petite porte.
– Puisque tu tiens tant à le garder, il va dormir là-dedans à partir d'aujourd'hui. Je ne veux plus le voir près de mon fils. Et pendant que nous y sommes, il va devoir gagner sa pitance. Tu vas commencer à le former à partir de demain sur la tenue d'une maison.
– Mais Vernon, ce n'est qu'un enfant !
– Quand vas-tu commencer à comprendre que c'est un monstre, Pétunia ? Il a failli tuer notre enfant il y a même pas quelques minutes. Ce n'est pas un enfant, mais un monstre qui aurait dû mourir en même temps que ses dégénérés de parents ! Je t'ai laissé me dicter ma conduite un peu trop longtemps Pétunia ! Maintenant c'est à moi de prendre les décisions. Et cette chose restera enfermée dans ce placard. Il n'en sortira que pour t'aider dans les tâches ménagères. Tu as bien compris ? Dit l'homme sur un ton très menaçant.
– Oui Vernon. Répondit Pétunia d'une voix tremblante.
L'image change. Je me trouve dans une chambre où se trouvent James et un vieillard. Le même qui a ordonné à l'homme qui a kidnappé le jeune Potter de le tuer.
– Cela fait maintenant cinq ans que votre fils a disparu. Dit le vieil homme. Mes recherches n'ont absolument rien donné. Je pense que nous allons devoir en conclure qu'il est mort lui aussi.
– Non, Albus ! Ne dites pas cela ! Je sais, je sens au plus profond de mon être qu'il est encore en vie. Alors, ne me dites pas ce genre de paroles. Dit James d'une petite voix. Il a beaucoup maigri depuis la fois où je l'ai vu avec Sirius.
– Je vais continuer les cherches dans ce cas, mais pour cela, j'aurais besoin d'un peu de votre sang.
– Mon sang, mais pourquoi ?
– J'ai découvert un vieux sort qui permet à un parent de retrouver son enfant disparu, mais pour le lancer, il me faut un peu de votre sang votre Majesté.
– Si c'est pour retrouver mon petit Harry, vous pouvez me prendre autant de sang que vous voulez. Dit James en tendant le bras à Albus.
Albus s'empresse de prendre le sang du roi. Avec un rire machiavélique, il sort de la chambre et s'enfonce dans les cachots du château. Albus entre dans une petite chambre où se trouvent un petit lit, une petite table, une cheminée et un jeune garçon de même pas dix ans. Il s'avance vers le petit garçon qu'il caresse la tête comme on aurait fait avec un chien. L'enfant tremble de ses membres au toucher.
- Oh mon petit Dean, j'ai une bonne nouvelle. Ce stupide roi de pacotille m'a donné de son sang. Tu imagines mon amour, avec ça entre mes mains, je vais enfin pouvoir prendre le contrôle de ce royaume.
Avec la fiole de sang en main, il se dirige vers la table où un vieux grimoire est ouvert sur un chapitre intitulé, ''comment priver une personne de son libre arbitre''
Le décor change encore. Je me trouve devant la maison de la rue privet drive. Les lumières sont éteintes et aucun mouvement ne vient de la maison. Je crois d'abord que la maison est vide, mais, quand l'image d'un petit garçon d'environ dix ans se dessine devant moi, je reconnais mon erreur. Il est enfermé dans une petite pièce sans lumière, il pleure et il tremble de froid. C'est l'hiver, son ventre grogne tellement fort que j'en ai mal pour lui. J'ai l'impression qu'il n'a rien mangé depuis des jours.
Le garçon est le petit Harry Potter. Un petit récipient dans lequel je peux encore voir des petites gouttes d'eau semble être sa seule source de nourriture. La pièce est insalubre et des taches d'urines jonchent un petit coin de la pièce, alors que des crottes humaines se trouvent dans un seau. Il n'y a aucune trace du reste des occupants de la maison. Harry se trouve seul et enfermé dans un placard. Mourant de faim et de soif. Des bruits de pas se font soudainement entendre dans la maison. Ils sortent Harry de sa léthargie. Une heure après avoir entendu les pas, la porte du placard s'ouvre sur Pétunia.
– Sort de là fainéant et vas faire à manger. Ordonne-t-elle méchamment. Non mais c'est une infection. Tu es dégoutant. Alors que l'enfant sort difficilement de son trou, la femme ajoute.
– Reviens ici et débarrasse-moi de ses choses. Dit-elle en désignant le seau de besoins de l'enfant. Celui-ci prend le récipient et va le vider dans le jardin. Il ouvre le robinet du tuyau d'arrosage et fait une rapide toilette. D'après les frissons qui couvrent son petit corps maigre, l'eau doit être glacée, mais il n'a pas le choix. Il finit le plus rapidement possible. Il en profite pour en avaler un peu et va faire à manger pour sa famille.
Le décor change. Je me trouve dans une grande salle. C'est une vaste salle au plafond enchanté qui reproduit le temps qu'il fait dehors. Il y a quatre longues tables qui sont occupées par des hommes et des femmes de tous âges. Certains ont les larmes aux yeux. Je crois que c'est la salle du trône. Sur une estrade en face de toutes les tables un grand trône d'or se dresse. Sur celui-ci, Albus est assis.
– Mes chers compatriotes, j'ai le regret de vous annoncer le décès de notre estimé roi James. Il est mort hier matin. En effet, la perte de notre aimée reine et la disparition du prince, il y a de cela sept ans, ont énormément affecté Sa Majesté qui était tombée dans la dépression. Il a mis fin à ses jours hier matin. Je suis désolé de vous apprendre une telle nouvelle. Déclare Albus d'une voix triste. Mais, je n'ai pas encore baissé les bras sur le retour du jeune Prince. Je suis toujours à sa recherche. En attendant son retour, je vais prendre la tête du royaume. Les obsèques du roi auront lieu demain matin.
Son discours se finit dans les pleurs. Albus quitte la salle du trône par une porte dérobée qui se situe derrière le trône. Quand il franchit la porte, il éclate de rire. Il suit un passage secret qui l'amène dans la petite chambre dans les cachots. Autre que la table, le lit, la cheminée et le jeune enfant, le roi James, les yeux dans le vague se trouve dans la pièce. Il est allongé dans le petit lit les yeux dans le vide. Une femme à moitié nue est à califourchon sur lui. Elle ondule sur lui avec un plaisir évident, sous le regard indifférent du jeune garçon.
– Cela suffit Nymphadora, tu vas finir par nous l'épuiser à ce rythme-là, dit Albus en entrant dans la chambre.
– Mais c'est si bon, dit la jeune sang pur en accélérant ses mouvements.
– Je te comprends ma chère. Mais fais tout de même attention à ne pas le surmener.
Albus se dirige directement vers le jeune enfant en qui recule devant lui. Quand il arrive à sa hauteur, il soulève sa robe.
– Soulage-moi un peu, mon amour. Ordonne Albus.
Le décor change une fois de plus. Je suis heureux de cela, car je ne tiens pas voir la suite de cette scène. Je me trouve dans le quartier de privet drive. Le jeune Potter court, il est poursuivi par une bande d'enfants. Il me semble fatigué. Il est en nage même. Il ne peut pas s'empêcher de jeter des regards inquiets par-dessus sa tête. Ses poursuivants le talonnent de très près. À force de ne pas regarder devant lui, il finit par trébucher, et tombe sur le sol dur. Ses poursuivants sont sur lui. Sans attendre, les coups partent. Les gamins le battent avec tant de férocité qu'il perd connaissance.
Le néant l'enveloppe. Quand les gamins partent, Harry disparaît. Il réapparaît dans son placard sous les escaliers. Il reprend conscience petit à petit. Une voix retentie dans le silence.
– Venez maître, le château nous attend.
La voix appartient à une petite créature avec de grandes oreilles qui lui tombent légèrement sur le côté. De grands yeux vert pâle et un long nez. C'est la même créature qui est apparue devant les rois et que j'ai vue quand le docteur Lecter m'a fait boire son drôle de thé. Je suis heureux de la voir.
– Qui êtes-vous ? Demande Harry apeuré.
– Maitre Harry ne doit pas avoir peur de Dobby. Dit la petite créature.
– Qu'est-ce que vous êtes ?
– Dobby est l'elfe de maison au service de la famille royale.
– C'est quoi un elfe de maison ?
– Les elfes de maison aident aux tâches ménagères, gardent les secrets de leurs maîtres jusqu'à leur mort.
–Oh, vous êtes comme moi alors !
– Non, le jeune maître Harry Potter est un Prince, pas un elfe de maison. Maintenant, Dobby et maître Harry doivent partir. Dobby va ramener le jeune maître chez lui, dans le monde magique.
– C'est quoi le monde magique ?
– C'est de là que vient le jeune maître. Il y a des choses fabuleuses dans le monde magique.
– Je vais devoir faire la cuisine, le ménage et être battu aussi là-bas ? Demande avec crainte le jeune garçon.
– Oh, non ! Jamais Dobby ne laissera qui que ce soit battre le jeune maître ou le forcer à faire le travail d'un elfe.
– Dans ce cas, je veux bien venir avec toi.
Le décor change. Je me trouve dans la chambre dans les cachots.
– C'est quoi le problème avec cet idiot ! Pourquoi n'est-il pas capable de concevoir un simple mioche ? J'ai pourtant varié les putes avec lui. Alors pourquoi, ne peut-il pas me fournir un héritier pour que je puisse enfin me débarrasser de lui ? Dit Albus en balançant un coup de pied sur un jeune adolescent de quinze ans. Il se défoule sur lui avec hargne. Il finit par prendre un bout de bâton dans son drôle d'habit.
– Tu es devenu trop vieux pour moi, mon amour. Je n'ai plus besoin de tes services. Adieu. Avada kedavra.
Un rayon vert sort de ce que je pense être une baguette magique, et frappe le jeune garçon. Il s'écroule sur le sol et ne bouge plus. Albus l' se dirige ensuite vers la petite table où le vieux manuscrit est posé. Il le feuillette un moment. Il finit par le fermer avec colère. Il quitte la pièce et se dirige vers la pièce d'à côté. C'est une petite bibliothèque avec de vieux bouquins. Il farfouille dans les rayons à la recherche de quelque chose. Il prend un petit carnet sur une étagère.
– Comment cela se fait-il que je ne t'ai jamais vu avant ? Demande-t-il au carnet en question.
Le petit carnet était un livre de sort inventé par le grand-père de James, Charlus Potter. Le carnet était tenu comme un journal dans lequel, Charlus parlait de sa famille et des sorts qu'il inventait. Une phrase dans le carnet attire mon attention ainsi que celui d'Albus.
''Père vient de m'apprendre un des secrets de notre famille. Je suis si triste de l'apprendre. Comme, je suis un enfant unique, j'ai toujours souhaité fonder une grande famille. Mais père vient de me faire comprendre que chaque héritier de la famille, ne peut concevoir qu'un enfant et c'est toujours un garçon. Je ne vais donc pas pouvoir avoir ma grande famille.''
– Quoi ! C'est quoi cette connerie ? James ne peut donc pas avoir d'autre enfant. Et moi qui ai fait promettre à Peter de tuer cet ignoble petit sang mêlé. Attendez ! Cela veut-il dire que si James meurt, la magie, ma magie, va disparaitre aussi ? Déjà, que depuis que j'ai fait croire à sa mort, les naissances d'enfants cramols se font de plus en plus. Et pour ne rien arranger, ce stupide Voldemort fomente une guerre dans le royaume. Si ce stupide roi vient aussi à mourir, tous les sorciers vont perdre leur magie. Je ne peux pas permettre cela. Il faut que je retrouve Peter. Avec un peu de chance, il ne m'aura pas écouté et laissé la vie sauve au gamin.
Albus quitte la pièce et monte dans ses appartements. Il prend une poudre bizarre sur le montant de la cheminée. Il la jette dans les flammes. Elles deviennent vertes. Albus passe sa tête dedans et appelle quelqu'un. Un black chauve sort de la cheminée.
– Que puis-je faire pour vous régent ?
– Auror Shacklebolt, je veux que vous me retrouvez dans les plus brefs délais Peter Pettigrow. C'est une question de vie ou de mort, je me suis bien fait comprendre ?
– Oui régent.
Le décor change. L'homme qui a enlevé Harry pour le déposer devant le numéro 4 privets drive little whinging surrey, court. Un groupe d'hommes en uniforme le pourchassent dans des baraquements en ruine. Il court en trébuchant de temps en temps. À un moment il se change en rat, mais un de ses poursuivants lui lance un sort qui le rechange. Il finit par se trouver devant un cul-de-sac. Il se fait prendre par ses poursuivants. Un des hommes, celui qui était chez Albus le prend par la main et ils disparaissent.
Ils apparaissent dans les appartements d'Albus. Celui-ci en robe de nuit est sur le point d'aller dormir. Un mouvement se fait voir sous les draps, mais je ne vois ce que c'est et je ne veux pas savoir de quoi il retourne.
– Régent, nous avons capturé le dénommé Peter Pettigrow.
– Ah, Shacklebolt, je vous remercie de votre diligence. Laissez-le là-bas. Dit-il en désignant un coin de la chambre. Je vais m'en occuper dans un moment.
– Vous êtes sûr de ne pas avoir besoin que je reste avec vous ?
– Non mon cher, vous pouvez disposer maintenant. L'auror quitte les appartements d'Albus après s'être assuré que Peter est bien immobilisé. Albus monte dans le lit. Des cris de souffrance et des grognements de plaisir se font entendre.
Trente minutes après, un Albus en sueur et joyeux sort du lit. Il avance vers Peter. Il prend sa baguette sur une petite table de chevet et la pointe sur lui.
– Légimentie, dit-il. Ah, je vois. J'avais donc raison, tu ne l'as pas tué. C'est malin de ta part de l'avoir déposé chez la sœur de ce sang de bourbe. Pour une fois, ta stupidité m'est d'un certain secours. Dit Albus. Je dois me débarrasser de toi mon cher enfant. Tu as été l'un de mes meilleurs amours, Peter. C'est vraiment dommage que je doive te tuer. Adieu.
– Avada k… Mais avant qu'Albus finisse sa malédiction, Peter se change en rat et se sauve.
– Petit merdeux, tu ne perds rien pour attendre ! Crie Albus avec rage. Quand il finit par se calmer, il appelle Dobby.
– Dobby, je viens enfin de découvrir l'endroit où se trouve le jeune Prince.
– Oh, maître Dumbledore dit-il vrai ? Demande Dobby en larmes.
– Oui, Dobby. S'oblige à répondre aimablement Albus.
– Où se trouve maître Harry ?
Albus lui donne l'adresse et l'envoie le chercher.
Le décor change. Harry est sur un balai volant. Il survole un grand château. À ses côtés, une personne de petite de taille avec une capuche sur la tête. Je devine que c'est Dobby l'elfe de maison.
– Nous sommes arrivés maître. Le château de votre père est là. Votre foyer.
Harry se penche pour mieux le voir. Il est magnifique. Sur la rive d'un grand lac noir. Perché au sommet d'une montagne, un immense château hérissé de tours pointues. Ils atterrissent sur un immense stade. Des gens les y attendent. Un vieil homme avec une grande barbe blanche, accompagné par une vieille femme a l'air sévère, s'avancent.
– Jeune maître. Nous vous croyons perdu. La mort de vos parents et votre propre disparition, ont mit le royaume à feu et à sang. Votre retour sonne la fin de la guerre. Dit Albus le vieil homme en question.
Des larmes coulent des orbites du vieil homme. La femme pleure elle aussi. Le petit garçon est intimidé par tous ces gens. Il se rapproche de son sauveur. Celui qui l'a sorti de son placard et conduit loin de sa famille. Le seul auquel il semble faire confiance.
Le décor change. Harry court dans les couloirs du château. Je pense qu'il cherche où se cacher. Les autres enfants du palais le poursuivent en rigolant. Ils n'ont pas l'air de beaucoup l'apprécier. Des larmes coulent le long de ses joues. Il entre dans une pièce et s'y enferme.
– Où es-tu parti Dobby ? Je n'aime pas être ici. Personne ne m'aime. Ils sont aussi méchants que les amis de mon cousin Dudley. Reviens vite Dobby.
Le décor change. Dobby entre dans les appartements d'Albus au moment où celui-ci ouvre un passage secret et s'y engouffre. Dobby le suit sans se faire remarquer. Albus se rend dans la petite chambre des cachots. Dobby devient invisible et entre dans la chambre à la suite d'Albus. Il fait le tour de la petite chambre. Albus s'assied sur le lit où une forme repliée sur elle se cache sous les draps.
– J'ai une bonne nouvelle pour toi, James. J'ai retrouvé Harry. Cela va faire deux ans qu'il est de retour au château. Aucun son ne provient des couvertures. Sais-tu ce que cela veut-il dire mon cher souverain ? Continue sans se départir Albus. Je vais bientôt ne plus avoir besoin de toi et par là même, je vais pouvoir mettre fin à mes recherches infructueuses sur une façon de te permettre de concevoir un autre enfant. Je vais cependant te garder un petit moment, mais seulement le temps de tester ma dernière potion sur toi. Si je peux avoir un héritier de sang pur, je ne vais cracher dessus. Je dois partir maintenant.
Alors qu'Albus se retourne pour partir, il tombe nez à nez avec Dobby qui est devenu visible.
– Maître Dumbledore est un vilain sorcier. Dobby va reporter ce qu'il vient de voir au Magenmagot et vous faire destituer de vos fonctions. Dobby va… Mais n'a pas le temps de finir sa phrase, Albus lui jette un sort qui l'envoie s'écraser sur un mur.
_Vile petite créature ! Comment oses-tu te mêler de mes affaires. Je vais t'apprendre à fouiner. Endoloris. Dobby se tortille de douleur. Diffindo, Cracbadabum. Des coupures apparaissent sur tout le corps du petit elfe.
– Je vais de te faire disparaitre de la surface de ce monde, vermine. Wingardium Leviosa. Le corps de Dobby se soulève et avec une vitesse prodigieuse va s'écraser sur le plafond avant de retomber brusquement sur le sol. Une rage immense monte en moi en voyant cela. J'ai les larmes aux yeux. Je ne veux plus assister à cela, mais la scène ne change pas.
– Tu vas mourir misérable créature ! Avada Kedav… Mais avant de finir sa phrase, Peter apparaît de nulle part et prend l'elfe dans ses bras avant de disparaitre. Cependant, avant qu'ils ne se dissipent, Albus à le temps de lancer une dernière malédiction qui touche de pleins fouets Peter.
Le décor change. Albus se trouve dans la salle de trône qui est aussi la salle à manger pour les quelques élèves sang purs qui y résident. Il annonce à Harry la mort de son petit serviteur, Dobby. Il fond en larmes. Il demande comment s'est arrivé, mais Albus ne lui donne aucune explication. Harry porte sa main à la poitrine. Il s'effondre.
Le décor change. Peter et le petit elfe se trouvent dans le salon d'une maison inconnu. Des bruits de pas se font entendre. Un homme avec une masse de cheveux emmêlés lui tombant sur les épaules, entre dans le salon. Ses yeux sont éteints et creux et ses orbites sont sombres et profondes. L'homme donne l'impression d'être plus mort que vivant. Sa peau blafarde est tellement tendue sur son visage qu'on croyait voir une tête-de-mort.
– Qui est là ? Demande-t-il d'une voix éteinte.
Seul un gémissement lui répond. Il se dirige donc vers les sons. Ses yeux s'écarquillent de surprise.
– Peter ! Que fais-tu là ? Et où est-ce que tu étais pendant toutes ces années ?
– Aide-moi Sirius. Dit Peter avant de s'évanouir.
Sirius se met à genoux devant Peter.
– Kreattur!
–Maître Black a appelé Kreattur?
– Oui, va me chercher des potions de soin.
– Oui Maître.
Il disparaît et revient en quelques secondes avec des fioles de différentes couleurs dans les bras. Sirius les prend et les donnent à Peter et Dobby.
Le décor change. Peter est sur un lit dans une chambre luxueuse. À son chevet, Sirius lui tient la main. Peter, mon ami tu es enfin conscient. Cela fait trois semaines que tu es dans le coma. Dis-moi ce qui t'est arrivé mon ami.
Peter lui raconte son histoire lentement. Une histoire épouvantable.
– Tout a commencé à la mort de mes parents quand j'ai eu neuf ans. Albus s'est proposé de me prendre à sa charge. J'étais très heureux de sa proposition, car je n'avais plus de famille. Mais un mois après que je me sois installé avec lui, il m'a dit qu'il fallait que je paye un loyer.
– Quoi, tu plaisantes !?
– Non, absolument pas.
– Il t'a fait travailler à neuf ans ?
– Si on peut appeler ça travailler. Dit Peter dans un murmure rageur.
– Il consistait en quoi, ce travail ?
– Je devais lui faire plaisir.
– Comment ?
– Des plaisirs charnels.
– Oh, par Merlin ! Peter, je suis désolé.
– Tu n'y es pour rien Sirius. Et puis je n'ai dû le faire que jusqu'à mes quinze ans. Après j'étais trop vieux pour lui. Entre-temps, j'ai fait ta connaissance et celle de James. Après mes quinze ans, il m'a ordonné de quitter sa maison.
– C'est la période où James t'avait donné une chambre au château. Dit Sirius.
– Oui, c'est grâce à lui que je n'ai pas eu à vivre dans la rue.
– Quelle pourriture !
– Albus est contre les mariages mixtes. Et quand James a fait la rencontre de Lily, Albus a vu ça comme une trahison de James envers le monde magique. Il a tout fait pour empêcher le mariage, mais James n'a pas cédé. Albus avait encore l'espoir de les séparer, quand Lily a annoncé sa grossesse. Cette annonce l'a fait péter un plomb. Il m'a fait venir dans ses appartements quelques mois après la naissance d'Harry. Il m'a montré des photographies pendant qu'il abusait de moi. Bien sûr, on ne voyait pas son visage sur les clichés. Il m'a menacé de vous les montrer, si je ne faisais pas ce qu'il me disait. Je pensais qu'il allait vouloir abuser de moi une fois de plus, mais j'avais tort.
– Que voulait-il ?
– Que je kidnappe Harry.
– C'est donc toi qui as enlevé Harry ! Accuse Sirius avec colère.
– Oui, c'est moi. Mais, je n'avais pas le choix. Si je ne l'avais pas fait, il aurait envoyé une autre personne, et cette personne l'aurait certainement tué. Dit Peter pour couper court aux accusations de Sirius.
– Où est Harry maintenant ? Demande Sirius.
– Tu n'es pas au courant de la nouvelle ! S'étonne Peter.
– De quelle nouvelle ?
– Cela fait deux ans qu'Harry est de retour à Poudlard.
– Quoi ? Je ne le savais pas. J'ai coupé tous liens avec le reste du monde depuis l'annonce de la mort de James.
– Eh bien, maintenant tu le sais.
– Je dois aller le voir. Dit Sirius avec excitation.
– Non, je dois d'abord te dire quelque chose d'important.
– De quoi il s'agit ?
– James est toujours vivant, mais prisonnier d'Albus.
– Quoi !
– James est vivant. Je l'ai découvert récemment. J'ai essayé de le libérer, mais il semble être sous le contrôle d'Albus. Il refuse de quitter sa prison. Quand je l'ai vu pour la première fois, il ne m'a reconnu. Je ne suis pas sûr qu'il te reconnaisse aussi. J'ai eu l'impression d'avoir affaire à une coquille vide.
– C'est impossible ! Comment Albus a pu faire cela à James ? Je ne comprends pas.
– C'est aussi lui qui a empoisonné Lily.
– Tu plaisantes !
– Non.
– Il faut soustraire Harry de ses griffes. Mais est-ce que tu sais pourquoi il a fait ça ?
– Au début, je pense qu'il était simplement contre le rapprochement des moldus, sang mêlé et les sangs purs. Mais sa folie des grandeurs l'a rendu encore plus fou qu'avant. Il a donc voulu devenir roi à la place du roi.
– Pourquoi il maintient James prisonnier ?
– D'après ce que j'ai compris, il souhaite que James engrosse une sorcière de sang pur.
– Il est complètement fou ! Nous devons sortir James et Harry de là.
– Je sais, mais cela ne va pas être simple. Avec James sous influence et Harry qui est surveillé vingt-quatre heures sur vingt-quatre, cela va être vraiment difficile.
Le décor change. Sirius a complètement changé. Il est redevenu le bel homme plein d'assurance que j'avais vu au début. Il est grand et a les cheveux bruns et courts. Son visage s'est épaissi ce qui lui a rendu sa beauté. C'est un bel homme bien en muscle, élégant, avec de larges épaules et de beaux yeux noirs. Il a l'apparence aristocratique et quelque peu hautaine de certains nobles de la cour. Il parcourt les couloirs de Poudlard en sifflotant. Il se rend devant une porte ou deux aurors sont en poste. Il donne deux coups dessus et la porte s'ouvre. Un jeune homme de quatorze ans lui ouvre la porte. C'est Harry. Il a un immense sourire en voyant qui est son visiteur.
– Sirius ! Dit Harry en lui sautant dans les bras. Il y a une telle joie dans sa voix et ses yeux brillent de plaisir.
Sirius le serre très fort dans ses bras. Il lui fait un gros bisou baveux sur les deux joues.
– Beurk ! Sirius s'est dégueulasse ! Dit Harry en riant et en s'essuyant les joues. Entre.
– Alors, Mini Cornedrue comment se passent tes cours de magie ? Tu t'es enfin fait des amis parmi tes camarades ?
– Les cours de magie sont vraiment fascinants et faciles. La magie est vraiment une merveille. Je te remercie d'être intervenu auprès d'Albus. Sans cela, je n'aurais jamais eu la chance de pouvoir apprendre les bases et encore moins de faire l'acquisition d'une baguette.
– Tu n'as pas à me remercier Harry. Je n'ai fait que mon devoir de parrain. Et c'est une honte qu'Albus t'est refusé une éducation accordée à tous les jeunes sorciers de ton âge. Je ne comprends pas que personne n'ait rien dit. Tu es le prince héritier Harry. De ce fait, tu dois recevoir une éducation qui va avec ton rang. Je suis encore plus honteux de m'être isolé et d'avoir mis deux ans avant d'apprendre ton retour. Mais les pertes consécutives de ton père et de ta mère m'avaient anéanti.
– Ne te blâme pas parrain. Regarde, depuis que tu as appris mon retour, tu es revenu. Et depuis que tu es là, je ne me suis jamais senti aussi bien. Je viens de passer les deux années les plus heureuses de toute ma vie, et cela, je te le dois à toi. Alors arrête de te blâmer pour rien.
– Je suis triste ne pas avoir été là dès le début.
– Ce n'est pas grave. Ce qui compte, c'est que tu sois là maintenant. Et avec toi, j'ai l'impression que plus rien de mauvais ne peut m'arriver, dit Harry avec conviction.
Le décor change. Il fait nuit noir. Je vois une ombre qui longe les couloirs de château. L'ombre s'arrête devant une porte. Sur le sol, deux aurors sont endormis. Il gratte doucement sur la porte. Elle s'ouvre dans la seconde. Harry sort de la chambre et suit l'ombre. Ils quittent le château en silence.
– Pourquoi on doit partir au milieu de la nuit Sirius, demande Harry après une longue marche dans la forêt.
– Je te l'ai déjà dit Harry, on ne peut pas faire confiance à Albus. Il ne veut pas que ton bien Harry. Et cette histoire de te marier dans le but de concevoir un héritier au cas où tu viendrais à disparaitre me paraît un peu louche. Je ne peux pas tout te dire maintenant, mais tu ne dois pas lui faire confiance. Quand nous quitterons l'Angleterre, je te mettrais au courant de tout. Te le dire présentement ne servirait à rien.
– D'accord, je veux bien attendre pour poser les questions. Le plus important pour moi et que nous soyons ensemble. Rien d'autre ne compte. Sirius prend Harry dans ses bras et serre très fort.
– Je suis ravi d'entendre cela. Aller, viens. Peter doit être en train de se faire un sang d'encre. Le jeune Potter suit Sirius qui est devant lui. Ils s'enfoncent plus profondément dans la forêt. Ils sont sur leurs gardes. Sirius demande à Harry de se presser.
– Ils doivent s'être rendu compte de notre départ à présent. Les aurors sont certainement sur nos pas. Nous devons mettre le plus de distance entre nous et eux.
Ils allongent donc le pas. Un glapissement de bêtes féroces retentit dans leur dos. Un sifflement annonçant leur découverte s'entend. Les deux fugitifs se mettent à courir.
– Courage Harry, il ne nous reste plus que quelques mètres avant de dépasser les barrières anti-transplanage. Ils mettent plus de force dans leur fuite.
Harry trébuche et tombe. Il est désespéré. Les glapissements se font entendre de plus en plus proche. Sirius l'aide à se remettre debout. Ils reprennent leur chemin. Soudain, une ombre surgit devant eux. Elle leur coupe la route. Ils sont encerclés. Sirius fait mine de sortir sa baguette, mais les aurors le désarment prestement et les capturent. Ils les ramènent au château Poudlard. Une assemblée de nobles les attend pour le jugement. Albus siège sur le trône et il n'est pas de très bonne humeur.
– Votre majesté, commence Albus d'une voix condescendant. Comprenez, que vous ne pouvez pas vous permettre de vous enfuir avec la première venue, même si celui-ci est votre parrain. C'est pour votre sécurité que nous vous maintenons enfermé au château. Les mangemorts n'attendent qu'un faux pas de votre part pour vous capturer. Et s'ils viennent à vous capturer, le monde magique tel que nous le connaissons viendra à disparaitre. Et ce n'est pas ce que vous voulez ! Je me trompe ?
Harry baisse la tête de honte. Il regarde celui qui s'était présenté comme son parrain il y a deux ans de cela. Il a fière allure dans ses habits de soie. Il garde la tête haute devant ses paires qui le jugent. Sirius lui fait un sourire encourageant.
– Duc Black, vous vous êtes rendu coupable d'enlèvement sur la personne de Sa Majesté ici présente. Vous êtes condamné au supplice du voile des mystères. La sentence sera mise en exécution demain à l'aube au Département des mystères. Le jugement ne peut pas être révoqué ou débattu. Annonce d'une voix satisfaite Albus.
Harry paraît être anéanti. On vient de lui arracher le dernier membre de sa famille. Il laisse les larmes couler le long de ses joues. Il ne peut plus rien faire. Le lendemain à l'aube, un elfe de maison vient le chercher pour le conduire au Ministère de La magie, là, où va avoir lieu l'exécution de son parrain. La salle où se déroule l'application de la peine est une pièce assez vaste et rectangulaire. Elle est faiblement éclairée. Au centre se trouve un grand puits de pierre d'environ trente mètres de profondeur. Une série de marches en pierres fait tout le tour du puits.
Une antique arcade ronde, sans rien pour la soutenir, lévite en superposition au puits. Cette arcade encadre un rideau noir en lambeaux qui ondule comme si quelqu'un vient de l'effleurer, alors que l'air de la pièce est immobile et froid. Des voix de suppliques traversent le voile. Cela m'a l'air d'être une façon horrible de quitter ce monde. Surtout pour Sirius. Deux aurores approchent avec le Duc. Celui-ci, comme à son jugement, garde la tête haute. Même quand il est poussé dans le puits à travers le voile, aucun son ne sort de sa bouche. Harry hurle sa douleur, sa perte.
Le décor change. Je vois Dobby. Il entre en catimini dans le château. En prenant des passages secrets, il se rend dans la chambre où est retenu James. Il s'assure que la pièce est vide avant d'entrer dans la petite cellule. Il se dirige directement vers lit. Il soulève les couvertures et entonne un sort. Il le dit dans une langue qui m'est inconnue. Les yeux de James clignotent rapidement. Un flash rapide passe dans ses yeux. Il porte lentement ses poings à ses yeux et les frotte. Il cligne des yeux et regard autour de lui. C'est comme voir une poupée prendre vie.
– Dobby doit emmener Maître James en lieu sûr. Le sort que Dobby a lancé n'est que temporaire. Dobby doit accompagner Maître James chez la Mère Divine. Elle seule à le pouvoir de briser le sort du mauvais Dumbledore. Le Maître et Dobby doivent vite partir avant que le mauvais Dumbledore n'arrive. James, un peu dans les vapes, se lève du lit et suit Dobby. Ils abandonnent la chambre/cellule et empruntent des passages secrets. Ils ne rencontrent personne sur leur chemin.
– Après ce couloir, Dobby et le Maître vont pouvoir partir du château.
– Je te suis Dobby.
Mais alors qu'ils s'engagent dans le couloir, quatre sorciers leur tombent dessus. James est fait prisonnier pendant que deux des sorciers s'acharnent sur Dobby en lui envoyant sort sur sort. Rapidement, Albus arrive. Il demande à ses hommes de ramener James dans sa cellule. Pendant ce temps, il se tourne vers l'elfe de maison.
– Tu croyais vraiment que je n'avais pas pris mes précautions pour ce cas de figure ? C'est très mal me connaitre. Je ne sais pas comment tu t'es pris pour lui rendre sa liberté de mouvement, mais je vais rapidement y remédier. Je vais m'assurer cette fois de ta mort. Et soit certain que personne ne viendra pour te sauver. Caradoc place le dans la cellule cinq.
– Oui régent.
Le décor change. Harry est en train de se faire agresser par un groupe d'élèves plus âgé que lui, sous les yeux indifférents des autres élèves.
– Dégoutant petit sang mêlé, pourquoi es-tu revenu ? Personne ne veut de toi ici. Et pour ne rien arranger, tu portes malheur à ton entourage. Si j'étais toi, je me suiciderais pour débarrasser le monde de ta calamité. Regarde ce qui est arrivé à tes parents et à ton parrain. Ils sont tous morts par ta faute. Tu n'es qu'un meurtrier ! Tu ferais mieux de partir saleté de souillure.
– Eh Malefoy, qu'est-ce que tu fais encore comme connerie ? Non, mais c'est le Prince ! Je vais reporter ce que je viens de voir au régent ! Dit une jeune femme qui vient d'arriver avec un jeune homme. _C'est bon miss je sais tout ! Nous allons partir. Si tu tiens tant à te souiller avec ce sang-mêlé, c'est ton problème. Venez les gars, partons avant que nous soyons contaminés par cette chose.
– Tu vas bien Harry, demande la jeune femme en l'aidant à le relever. Je suis Hermione et ce grand dadais là-bas, c'est Ron mon petit ami.
Harry fait un sourire timide à la jeune femme et la remercie de lui être venue en aide.
– Comme les cours viennent de finir, moi et Ron avons pensé à nous rendre près du lac. Tu veux venir avec nous ?
– Oui, je veux bien, dit Harry sans réfléchir. Les trois jeunes gens partent ensemble. Sur le chemin, une jeune femme aussi rousse que Ron les rejoint.
– Ron où tu vas ? Demande-t-elle en prenant le bras de Ron.
– On va au lac.
– C'est qui lui ?
– C'est le Prince Harry. Ne me fais pas croire que tu ne l'as pas reconnu Ginny, parce que je ne te crois pas. Dit Hermione en rigolant. Je te rappelle que tu passes ton temps à nous parler de lui.
– Même pas vrai ! Dit-elle en tirant la langue à Hermione. Puis elle se tourne vers Harry en lui tendant la main. Je suis Ginny, la sœur de Ron. J'espère que nous allons devenir de grands amis.
– Oui, moi aussi. Dit Harry en lui prenant la main.
Le décor change. Harry est dans ses appartements avec Albus.
– Je viens de me mettre d'accord avec les parents de ton ami Ron pour ton mariage avec la jeune Ginevra Weasley. La cérémonie aura lieu l'année prochaine.
– Mais, je suis trop jeune pour le mariage. Et je n'éprouve aucun sentiment amoureux pour Ginny.
– Ne soit pas idiot Harry, tu es le dernier membre encore vivant de la famille royale. De ce fait, tu dois rapidement nous fournir un héritier. La famille Weasley est très fertile et j'ai bon espoir que d'ici deux ans, un nouvel héritier voit le jour. Tu es un Prince Harry, dit Albus avec une grimace. Et la vie d'un Prince appartient au peuple, pas à lui. Tu comprends ce que je veux dire, mon garçon ?
– Oui Régent.
Le décor change. Albus est dans la cellule de James. Celui-ci a à nouveau les yeux vides. Albus prend place sur le lit.
– J'ai une excellente nouvelle James. Je viens de trouver une fiancée à Harry, ils vont s'unir l'année prochaine. Comme ma dernière potion n'a pas fonctionné, je vais devoir me débarrasser de toi. Mais avant cela, je vais tenter une dernière tentative. Je viens de trouver une potion inventée par le grand maître de potion Salazar. Avec ça, je suis presque certain de parvenir à mes fins. Mais si cela ne fonctionne pas, j'ai toujours le jeune Harry pour me fournir un rejeton.
Je crois voir une lueur de vie passer dans les yeux de James.
Le décor change. Harry discute avec Peter dans une des pièces du château.
– Je n'ai pas beaucoup de temps devant moi mon garçon. Je viens de libérer Dobby des cachots d'Albus. Lui et ses hommes sont sur mes traces. Je vais les attirer loin du château, pendant que toi tu iras retrouver ton elfe. Fais vite parce qu'il est mourant. Voilà une carte qui te conduira jusqu'à lui. Ne te fais pas prendre. Je ne pense pas que nous nous reverrons petit, alors bonne chance. Je suis désolé de ne pas pouvoir faire plus. Adieu mon Prince.
– Merci.
Harry est dans une forêt. Il est à la recherche de la cachette de Dobby. Il fait sombre. Il tient devant lui sa baguette qui émet une lumière. Il trébuche sur une branche. Il tombe dans l'herbe. Il serre les dents et se remet sur ses pieds. Il reprend son chemin. Une demi-heure après, il entre dans une grotte. Une petite silhouette est étendue sur le sol. Il a de la peine à reprendre son souffle. Il n'en a plus pour très longtemps à vivre. Quand il s'aperçoit de la présence d'Harry, il lui tend la main. Elle est petite et squelettique.
– jeune maître je suis heureux de vous revoir avant de mourir. Il sourit de joie. Harry lui rend son sourire en pleurant.
– Albus m'a dit que tu étais mort il y a trois ans.
– je le suis mon maître. Il ne me reste plus beaucoup de temps à vivre. Je n'ai plus de magie en moi. J'ai fait un serment de renoncement et de don de magie en votre nom auprès de la mère divine. Elle m'a promis de vous la donner à ma mort. Je voulais seulement vous faire mes adieux. Je voulais aussi vous dire de vous méfier de la fille. Refusez le mariage que les conseillers royaux ont contracté pour vous. J'ai découvert ce qui est arrivé à vos parents. Ne faites pas confiance à...mais il n'a pas le temps de finir. Il rend son dernier souffle sous les sanglots d'Harry.
Le décor change. Harry est dans une des salles du château. Je crois qu'il se cache. Il me semble très fatigué et en manque de sommeil. Ses yeux se ferment d'eux-mêmes. Il finit par s'endormir. Des voix le sortent de ses songes.
– Il doit partir. Dit une première voix. Une voix de jeune adolescent.
– Non, nous devons le garder près de nous. Tu sais bien que le roi n'est pas tout à fait mort, mais qu'il ne peut pas avoir d'autre enfant.
– Il est dangereux pour la population.
– Non et tu le sais parfaitement. C'est parce que tu ne souhaites pas que ta sœur se marie avec lui. Mais nous avons besoin de son sang. Il est le dernier de la lignée royale. S'il venait à disparaitre, nous sommes perdus.
– Il doit surement en rester un autre.
– Non, j'ai vérifié les archives de l'école. Il est vraiment le dernier de la lignée.
– On doit le convaincre de donner son sang avant qu'il ne retourne là-bas.
– Oui, tu as raison. Il ne se méfiera pas si la demande vient de nous.
Les voix s'éloignent le laissant seul, choqué et détruit.
Le décor change. Alors qu'Harry marche dans les couloirs, une personne sous une capuche l'assomme. Harry se réveille dans une chambre. Il est malade. Il n'a plus de force. Des fioles de sang sont posées sur une petite table. Il tente de se mettre debout. Les deux premières tentatives sont vaines, mais la troisième est une réussite. Péniblement, il sort de la chambre. Bizarrement, personne ne monte la garde devant la porte. Il s'éloigne le plus possible de la pièce. Harry se cache dans une salle de classe de Poudlard.
– Je suis trop fatigué. Ces monstres m'ont pris trop de sang. Je dois trouver de quoi me sustenter rapidement avant que je ne perde connaissance. Heureusement que j'ai eu la chance de surprendre la conversation entre Ron et Hermione, sinon je serais dans une sacrée merde maintenant. Je dois me trouver une cachette sûre. Se marmonne Harry en sortant de sa cachette trop près de sa cellule.
– Pourquoi Albus tient-il tant à prendre le contrôle sur moi et à ce je fasse un enfant à Ginny ? Si je n'avais pas eu la présence d'esprit de me lancer le sort de protection sur mon sang, lui et mes amis seraient parvenus à leurs fins. J'ai eu beaucoup de chance d'avoir déniché ce livre sur les coutumes sorcières. Sinon comment j'aurais su qu'offrir délibérément son sang à une tierce personne, c'est lui donner une emprise totale sur soi ainsi que sur sa magie. Et que prendre le sang par la force, donne au voleur le pouvoir de maudire toute sa descendance. Et enfin, que toutes les familles de sang pur jettent un sort sur leurs nouveau-nés afin de prévenir une telle chose.
Alors qu'Harry passe dans un des couloirs du septième étage du château, une porte fait son apparition sur un mur vide. Elle s'ouvre. Ne cherchant pas à savoir comment elle est arrivée là, Harry pénètre dans la pièce. La porte se referme sur lui. La salle est petite, mais chaleureuse. Un confortable canapé, une petite table base et une cheminée sont les seuls meubles de la pièce. Il se laisse tomber sur le canapé. Après avoir repris son souffle. Le jeune Prince commence à fouiller la pièce à la recherche de renseignements sur elle. Et pendant ses investigations, un petit livre d'une trentaine de pages se matérialise sur la table basse. Il a pour titre « la salle sur demande ».
Harry prend l'ouvrage et le parcours. Le livre parle de la création de la salle par Godric Gryffondor, le premier roi de sang, son ancêtre. Le livre lui apprend que sa famille est le garant du renouveau de la magie dans le royaume. Godric Gryffondor a fait construire cette salle pour permettre à ses descendants de se mettre à l'abri en cas de danger. Seul un membre de sang royal reconnu peut ouvrir la porte ou demander l'aide de celle-ci. La salle a le pouvoir de faire venir à elle tout ce dont la personne s'y trouvant désir. Comprenant ce qu'est la salle, Harry fait venir à lui de la nourriture. Elle ne tarde pas à arriver. Il se jette dessus comme un affamé.
– Je me demande s'il est possible d'avoir un livre sur la mort de mes parents ? Demande Harry à haute voix. Un livre un peu plus épais que le premier remplace le premier. Sur la couverture, un titre pour le moins intriguant. En effet, il est intitulé « chroniques d'un elfe de maison de la famille royale par Dobby ». Les yeux d'Harry s'ouvrent de stupéfaction.
– Le journal de Dobby, comment est-ce passible ? Harry le serre dans ses bras avant de l'ouvrir avec précaution et d'entamer la lecture.
Le livre raconte la rencontre des parents d'Harry. Cela est arrivé au cours d'un déplacement de James dans une école de magie pour nées de moldus et de demi-sang. À cette époque déjà, le racisme était fortement présent. Son père militait pour le rapprochement de deux communautés. Il voulait que la noblesse des sangs purs et les né de moldu et des demi-sang s'unissent pour ne faire plus qu'un. Mais le conflit qui les opposait était ancien et bien ancré dans les têtes. James s'était donc trouvé à faire à des détracteurs des deux côtés. C'est durant cette campagne qu'il a fait la rencontre de la mère d'Harry.
Au début, Lily avait eu en horreur James, mais avec le temps et en comprenant ce que le jeune roi cherchait à faire de la société magique, elle a fini par succomber. Rapidement, ils se sont mariés. Ce mariage ne plut pas à la noblesse et surtout à un certain Tom Jedusor, un demi-sang farouchement qui était opposé à la réunion des deux partis. Il était et est toujours le leader d'un groupe se faisant appeler les mangemorts. Leur but est de renverser les sangs purs pour prendre leurs places. Selon lui, les sangs purs sont devenus obsolètes.
Le fait de ne se marier qu'entre eux affaiblit d'année en année les capacités magiques des sorciers. Pour lui, une seule solution se propose, c'est d'obliger les enfants de sangs purs à se marier avec des nés de moldus pour redonner de la vigueur à leurs magies. Il ne veut pas d'une alliance entre les deux partis, mais d'une reddition complète. C'est dans ce climat qu'Harry vit le jour.
Harry apprend ainsi, qu'Albus qui ne voulait pas d'un sang-mêlé à la tête du royaume, a fait enlever Harry par un des amis de ses parents. Harry comprend alors que c'est Peter Pettigrow, l'homme qui lui a permis de voir Dobby avant qu'il ne meure, qui l'a enlevé à ses parents et placé chez sa tante. Le kidnapping s'est déroulé alors que le roi et la reine se trouvaient à une cérémonie.
Après l'enlèvement d'Harry, Albus a fait empoisonner Lily. Harry apprend ainsi comment ces deux pertes avaient affaibli son père, et comment Albus avait piégé James et fait croire à sa mort. Il apprend aussi les secrets de la famille royale. Le premier était : que seul un membre de sang royal reconnu et descendant du premier roi Godric Gryffondor, pouvait prétendre au trône.
Car dans le sang de la famille royale coule la première graine de magie. Ce qui veut dire que si la lignée venait à disparaitre, la magie aussi. Et le second est que chaque membre de la famille royale ne peut concevoir qu'un enfant. Harry découvre aussi qu'avant la mort de Dobby, il avait réussi à découvrir où était retenu son père. Sur la dernière page, Dobby indiquait qu'il allait délivrer le roi.
Cela fait maintenant un an qu'Harry est dans la salle sur demande. Depuis qu'il est entré dans la pièce, il n'est plus ressorti de la salle. Pendant cette période, il s'est entrainé sur sa magie. Il a étudié tout ce qu'il a pu trouver sur le sujet. Il s'est renseigné sur l'histoire de sa famille. Il a aussi programmé une vengeance sur Albus. Mais avant tout, il a fait des recherches sur la localisation de son père. Ses recherches ne le menèrent à rien toutefois.
– Je dois sortir d'ici si je veux trouver où est retenu mon père. Dit soudainement Harry dans la salle vide. Mais je dois prendre des précautions pour ne pas me faire prendre. Il fait les cent pas dans la pièce, puis il s'arrête et lève la tête vers le plafond.
– Eh toi ! La salle machin, tu ne saurais pas comment faire ? À peine les mots finissent de franchir sa bouche, qu'une cape se matérialise sur la petite table basse.
– C'est quoi ? Demande Harry en prenant le vêtement. Sérieux, ce n'est pas avec une cape sur la tête que les autres ne vont pas me voir mon vieux. Tu te ramollis mon pote. Comme aucune réponse ne lui est retourné, Harry hausse les épaules et passe la cape sur lui.
– Oh purée ! Je suis invisible. Vraiment invisible ! Hop, une tête sans corps. Dit Harry en riant. C'est vraiment extraordinaire ! Bon, je retire ce que j'ai dit, tu ne deviens pas gâteux.
Sa baguette à la main et la cape sur lui, Harry traverse les couloirs du château. Il ne rencontre personne durant son déplacement. On dirait que le château est désert. Les tableaux, qui auparavant étaient bavards et mouvants, sont à présent silencieux et figés. Harry se rend compte au bout d'un certain temps que la magie du château est endormie. Tout ce qui faisait de Poudlard un château enchanteur avait disparu.
– Que s'est-il passé pendant mon absence ? Se chuchote Harry. C'est comme si le château s'est endormi.
Après des heures de recherches, Harry se rend à l'évidence. Plus personne ne vivait dans le château.
- Je me demande où ils sont tous passés. Comme il ne voyait pas de raison de garder la cape sur lui, Harry l'enlève et se dirige vers la grande porte. Il ne rencontre pas une ombre sur son chemin. Arrivé devant la grande porte, il pousse la porte de toutes ses forces. Mais à peine la porte est ouverte qu'une armée d'aurors lui tombe dessus. Il est maîtrisé en un rien de temps et assommé. C'est dans le noir qu'il reprend connaissance. Une voix abhorrée résonne dans la pièce.
– Sale engeance de moldu ! Tu nous as bien fait courir, mais maintenant, tu peux être sûr de ne plus pouvoir nous échapper. Tu vas concevoir un héritier avec ta promise. Et quand cela sera fait, je vais me faire un plaisir de t'envoyer rejoindre tes abrutis de parents.
Cela fait une semaine qu'Harry a été capturé par Albus et ses hommes. Albus est passé tous les jours pour le torturer.
– Petite pute ! À cause de toi et de ton stupide père, des familles très anciennes ont perdu leur magie. Et de plus en plus de cramol viennent au monde dans ces familles.
– Qu'est que cela à avoir avec moi, demande Harry en faisant celui qui ne sait pas.
– Tout à avoir avec toi, immonde descendance de moldu ! Quand tu as disparu sans prévenir et que ton stupide père s'est donné la mort lâchement, le château s'est endormi. Tous ses occupants ont étaient obligés de quitter les lieux sous peine de mourir. L'année qui vient de s'écrouler a eu un effet désastreux sur les sorciers, Harry. Explique Albus avec rage. Les sorciers avec une magie trop basse ont tous perdu leurs pouvoirs. Cette épidémie n'a cependant touché que les familles de sang pur et certain né de moldus. Les sang-mêlé, eux, n'ont eu à déplorer aucune perte. Ils n'ont eu qu'une petite baisse sur leurs magies. Et pour ne rien arranger, cette épidémie a consolidé les idées de Jedusor. Se met à radoter Albus. Certaines familles de sang pur ont rejoint la rébellion et ont offert leurs héritiers en mariage à des nés de moldus. À de stupide moldu !
– Comment mon père a pu se donner la mort, alors qu'il est déjà mort depuis des années ? Demande Harry en cachant sa douleur d'apprendre la mort de son père dont il venait juste d'apprendre qu'il était toujours en vie.
Stupide enfant, tu crois vraiment que j'aurais permis à James de se donner la mort ? Ton père était en vie pendant toutes ces années. Je le gardais prisonnier. Mais ton stupide elfe de maison l'a découvert et a essayé par deux fois de le délivrer, mais il n'y est pas parvenu.
– Pourquoi vous avez fait ça ?
– Mais pour le pouvoir voyons ! Ton père n'avait pas l'étoffe pour être roi, mais moi oui. Je me suis donc permis de prendre sa place. Je me serais bien débarrassé de lui et de toi, mais votre mort aurait engendré la perte de mes pouvoirs magiques. Et cela ne me tente absolument pas.
– En quoi notre mort aurait une influence sur votre magie, demande Harry en jouant les étonnés.
– Oh, c'est vrai que tu n'es pas au courant des secrets de ta famille.
– Quels secrets ?
Albus explique alors Harry ce que celui-ci sait déjà sur le rôle de sa famille pour le monde magique.
– Voilà pourquoi vos morts sont préjudiciables à la communauté magique. J'ai presque réussi à mettre au point une potion qui aura pour effet de supprimer cette étrange loi qui fait que la famille royale ne peut avoir qu'un enfant. Mais ton couard de père a réussi par je ne sais quel prodige à briser le sort qui le maintenait sous mon contrôle, et il s'est ensuite donné la mort. Ta disparition et sa mort m'ont presque fait peur. Mais je savais que j'allais remettre la main sur toi. Quand ma potion sera finie, je vais l'utiliser sur ton enfant et ainsi éliminer le risque que représente la disparition de ta famille.
– De quel enfant vous parlez ?
– Mais du tiens et de la jeune Weasley évidemment. Ginevra est en route. J'ai décidé que vous n'avez plus besoin de vous marier pour concevoir un enfant. Annonce Albus envoyant un sort sur Harry. Une bulle d'eau enveloppe la tête d'Harry. Le jeune homme s'affole et essaie de l'enlever sans y parvenir. Il finit par s'évanouir.
Le décor change. Harry est allongé nu sur un lit. Il est drogué. Un homme est venu lui faire avaler une potion un peu plus tôt. Albus lui a lancé un sort d'immobilisation avant de le laisser. La potion fait que lorsque la jeune Weasley entre dans la pièce, il est déjà en érection. La suite se passe rapidement. La jeune femme lui monte dessus et le chevauche comme s'il n'est qu'une simple poupée de chiffon. Elle est revenue tous les jours après cette première fois. Deux mois après son enfermement, Albus vient lui rendre visite.
– Félicitation Harry, tu es papa ! Tu sais ce que cela signifie pour toi ? Et comme Harry ne répond pas, Albus poursuit. Je n'ai plus besoin de toi. Mais je vais toutefois attendre avant de me débarrasser de toi. Comme je suis magnanime, je vais t'accorder une année de sursis.
Le décor change. Harry est debout dans la même salle où Sirius a perdu la vie. Il a eu droit à un semblant de procès avant d'être condamné à la même peine que son parrain. Ce matin, un groupe de quatre aurors est venu le sortir de sa petite prison pour le conduire au ministère. Harry est en état d'hébétude. Il se laisse faire sans chercher à se battre.
Il est d'un calme olympique. La salle est bondée. Ce n'est pas tous les jours qu'un prince est exécuté. Dans la salle se trouve exclusivement des sangs purs avec à leur tête Albus. Il y a plus de monde que le jour de la mise en mort de son parrain. Albus fait un discours sur une prétendue trahison d'Harry qui aurait conduit à la perte de pouvoirs de leurs familles. Le public jette des fruits pourris sur leur Prince. Ils le huent.
La tête basse, les épaules voûtées, Harry est forcé de monter les quelques marches le menant au puits. Deux aurors le poussent à l'aide d'un manche de balai. Il ne lui reste qu'une marche à monter avant qu'il ne plonge dans le voile. Des murmures de supplice des gens ayant franchi le voile avant lui, l'accompagnent dans sa montée. Une voix un peu plus forte que les autres le supplient de se battre. De ne pas se laisser faire. De penser à ce qu'aller devenir son enfant après sa mort. Mais le jeune homme l'ignore. Il lève le pied pour enjamber le puits. Son corps commence alors à s'incliner à la rencontre du voile.
La voix qui lui dit de se battre rugit de rage. Une fumée noire sort du puits. Un spectre d'une noirceur abominable s'élève du voile. Il recouvre le jeune homme de son manteau de ténèbres. Un brouillard grisâtre recouvre la salle. Des cris d'agonies envahissent la pièce. Un éclair blanc frappe le puit. Une explosion retentit. La panique submerge le public. Les aurors essayent de faire revenir le calme. Quant au bout d'un quart d'heure, ils y parviennent, c'est pour constater la disparition du prince, du puits et du voile. Albus et les nobles de sangs purs quittent la salle. D'Harry, il n'y a aucune trace. Les aurors fouillent tout le ministère, mais ils ne le trouvent pas.
Le décor change. Harry se réveille allongé sur le sol devant un vieux château lugubre. Il fait nuit. La seule lumière vient des quelques lueurs de la lune. À ses côtés, une grande ombre noire en suspension au-dessus du sol sous l'effet d'une force inconnue. Il est enveloppé dans de grandes robes noires qui le masquent entièrement à l'exception de ses mains, qui ont l'air de chair morte et moisie. Cette silhouette, elle a l'apparence d'un homme de grande taille.
L'ombre tend sa main moisie et aide Harry à se remettre sur ses pieds. Un frisson de dégoût s'échappe du corps du jeune homme. L'ombre le pousse fermement en direction de la porte d'entrée. Le jeune homme résiste au départ à cette poussée, mais l'ombre le force à avancer. Ils montent une volée de marches. La porte s'ouvre à leur approche. L'extérieure ne donne aucune envie de voir l'intérieur. Harry est poussé avec force dans l'entrée. En franchissant le seuil, le hall s'illumine. Des milliers et des milliers de bougies sont en lévitation au-dessous du toit.
Un escalier de marbre vert et marron en spirale monte à l'étage. Des tableaux animés recouvrent tous les murs. Le sol est recouvert de fleurs en tous genres. C'est une image féerique qui s'offre à Harry. Des petites pousses d'arbres se mélangent aux murs. L'ombre disparaît par une porte dérobée, mais Harry ne s'aperçoit pas de cela. Il est fasciné par ce qu'il voit. Une troupe de petites fées exécute une danse aérienne et hypnotisant. Une des fées va se poser sur l'épaule du jeune homme.
Elle lui fait une bise sur la joue et elle éclate d'un rire joyeux. Une sirène dans une fontaine se met à chanter. Sa voix est pure et mélodieuse. Elle semble emporter avec elle toute la tristesse d'Harry. Il reste là émerveillé par le spectacle que les petites fées et la sirène lui offrent. Il est arraché à sa contemplation par le froissement d'un tissu. Une personne glisse plus qu'elle ne marche sur les escaliers avec grâce et légèreté. Harry lève la tête pour ancrer son regard sur un être ressemblant à une femme d'une grande beauté.
La créature a de longs cheveux blonds argentés, des yeux bleus et une peau avec la couleur du clair de lune. Un charme inégalable se dégage d'elle. En s'apercevant que le jeune homme a remarqué sa présence, elle ajoute sa voix au chant de la sirène. Si la voix de la sirène avait paru mélodieuse et pure, celle de la nouvelle venue est, quant à elle envoûtante. Quand le spectacle prend fin, la sublime créature s'adresse à Harry de sa belle voix.
– La mère Divine vous attend au premier.
Sur ces mots, elle repart par où elle est venue. Harry entreprend de grimper les marches. En arrivant au palier du premier étage. Un elfe de maison vient le chercher pour le mener à la Mère Divine. Ils longent un petit et étroit couloir sombre. L'elfe se stoppe devant une porte verte. Il donne deux petits coups dessus. La porte s'ouvre sur une mini forêt près d'une cascade. Sur une branche au-dessus de la rivière, une petite fille de cinq, six ans, se balance. Un Phoenix vert émeraude est perché sur sa petite épaule droite.
Ses cheveux bouclés sont de couleur flamme vive presque en feu. Elle porte une jolie petite robe faite de feuilles de plusieurs couleurs et de fleurs. Des petites lucioles virevoltent autour de son crâne en formant une couronne de lumière. Elle se retourne à leur entrée. Elle s'envole de sa branche et reste en lévitation devant le jeune homme. Elle lui sourit en encrant son regard captivant dans celui du jeune homme.
Celui-ci peut alors apercevoir la couleur de ses yeux. Ils sont d'un vert très pâle et lumineux. Le vert est si clair qu'on croirait quasiment qu'ils sont blancs. Ils sont comme recouverts d'un liquide qui leur donne cette étrange brillance. Ils sont fascinants. Harry se perd dedans. La petite fille est une vraie beauté. Elle lui tourne autour. Elle finit par s'arrêter devant lui. Elle ouvre la bouche pour lui dire quelque chose. Mais aucune résonance ne sort de celle-ci. Harry allait lui faire la remarque, quand une douce voix sans âge se fait entendre à l'intérieur de sa tête.
– Petit Prince Sorcier Humain. Cela fait longtemps que j'attends ta visite. Un millénaire est passé depuis que le créateur m'a annoncé ta venue. Je commençais à désespérer de faire ta rencontre. Mais avant tout, j'ai un présent de la part d'un de tes amis pour toi.
Harry me semble perdu et ne pas comprend de quoi elle parle. Son visage est rempli d'interrogation.
– Qui êtes-vous ?
– Je suis la Mère Divine mon enfant !
Harry est dubitatif.
_Comment une enfant pas plus vieille que moi, peut-elle être une mère de qui que ce soit ? Harry la regarde avec curiosité en attendant une réponse.
– Mon apparence n'est qu'illusoire enfant. Je suis bien plus âgée que la plus vieille de toutes les créatures de ce monde. J'ai été présente le jour de la création du monde magique. Ce que tu as appris sur le monde magique n'est que des affabulations des hommes. Dit-elle.
Harry semble avoir un peu de mal à croire aux dires de la petite fille. Pourtant, la voix dans sa tête et que je peux entendre n'est clairement pas celle d'une enfant. Il la regarde avec un peu plus d'attention. Mais à part son apparence, rien en elle n'évoque une enfant. Sa façon de se tenir. Sa façon de le fixer. Sa façon de lui parler. Non, rien en elle n'évoque un enfant de son âge.
– Qui est le créateur ? Demande Harry.
– En voilà une bonne question mon enfant. Mais, ne veux-tu pas savoir ce qu'est le cadeau que j'ai pour toi avant ? Demande-t-elle avec un sourire espiègle.
– De quoi s'agit-il et qui vous l'a laissé pour moi ?
Elle se met à rire de plaisir. Elle court vers un petit buisson. Elle se met à fouiller dedans. Quelques secondes après. Elle retire sa main d'un air triomphante. Dans celle-ci, une boule de lumière mauve. Elle la contemple avec fascination. Elle émet un petit chant rempli de tristesse. La boule brille de plus belle. Une douce chaleur se propage autour d'eux. Petit à petit, une petite ombre se met à se dessiner devant Harry. De grands yeux verts de la taille d'une balle de tennis et un nez un peu long, crochu et en forme de museau de couleur rose pâle, apparaissent en premier.
Une tête, surdimensionnée et des oreilles semblables à celles d'une chauve-souris viennent ensuite. Un corps de courte taille est plus petit par rapport à la tête de l'être humanoïde et ne dépassant pas la taille de quatre-vingt-dix centimètres de haut suit. La créature est très maigre avec des bras et des jambes minces. Des larmes commencent à couler le long des joues du jeune homme. Il s'élance à la rencontre de l'apparition avec l'intention de la prendre dans ses bras.
– Dobby ! Oh, Dobby ! C'est bien toi ? Demande avec espoir Harry. Mais en essayant de refermer ses bras autour de l'elfe de maison, ceux-ci ne font que le traverser. Il tombe par terre. Il se relève précipitamment. Il tourne un regard interrogatif vers la petite fille.
– Ce n'est qu'une représentation holographique de l'image de ton ami au moment où il m'a remis sa magie, afin que je puisse te la donner en temps voulu.
Sur ces mots, la petite fille confie la boule de lumière au jeune homme. Celui-ci la prend avec délicatesse. Au moment où il pose les mains sur la boule. Elle explose en des milliers de petites étoiles. Ces étoiles se rassemblent devant lui avant de plonger directement dans sa poitrine. Harry tombe à genoux sur le sol. Il se tient la poitrine de douleur. Le phénomène ne dure que quelques minutes.
Harry pleure de joie et de peine. De joie, car il se rend compte qu'une partie de Dobby fait partie intégrante de son être maintenant. De peine, car il vient de se rendre vraiment compte de la mort de celui-ci. Il reste allongé de tout son long dans l'herbe. Quand il finit par se relever de sa place, il tourne son attention vers la petite fille et son phœnix. Il demande des explications sur sa venue chez elle et sur le créateur.
– Le monde dans lequel nous vivons est le fruit de l'association de deux êtres d'une puissance extraordinaire… Elle raconte alors à Harry la création du monde magique et ce qu'Harry représente réellement pour les sorciers. Elle lui apprend de la sorte que les sorciers ont signé leur arrêt de mort par leurs actions envers Harry et ses parents.
Après l'explication de la mère divine sur l'histoire de la création du monde, Harry reste silencieux. Il finit par demander à la petite fille ce qui allait suivre. La mère divine lui explique qu'avec l'ajout de la magie que Dobby lui a légué, il allait avoir quelques difficultés avec l'utilisation de cette dernière.
Elle lui annonce qu'elle va l'envoyer dans les différentes communautés magiques, afin qu'il apprenne à la contrôler. Son premier voyage dans son apprentissage, allait se faire chez les vampires. Le maître des potions et source de la magie vampirique doit venir le chercher dans les jours à venir.
Pendant son attente de la visite de ce dernier, les occupants de la maison de la mère divine ont fait découvrir la joie de vivre et une cohabitation harmonieuse dans une maison. Ce qu'Harry n'a jamais expérimenté auparavant. Durant cette petite période, Harry retrouve le sourire pour la première fois depuis le décès de Dobby. Au milieu des fées et des différentes races magiques de passage chez la mère divine, Harry redevient un enfant. Trois mois après l'annonce de sa venue, un homme à l'air sévère et dégageant une puissance magique sauvage et indomptable, se présente devant la porte. Il est mince aux cheveux gras et noirs, au nez crochu et au teint cireux. Ses dents sont jaunes et d'une longueur inégale.
– Petit Prince sorcier faites vos bagages. Nous partons sur l'instant.
L'homme qui est venu chercher Harry s'appelle Severus Snape. Il est le chef du clan et source de magie des vampires. Après avoir présenté ses respects à la mère divine, il est parti avec Harry. Harry a été triste de quitter les lieux. Il avait promis aux habitants de prendre de leurs nouvelles régulièrement. Le maître vampire et aussi maître de potions les a téléporté devant les grilles d'un immense château. Ils passent une barrière magique et entrent dans un grand salon argent et blanc.
Il fait faire une visite des lieux à Harry par un elfe de maison qui le regarde avec étonnement et respect.
–Petit Prince sorcier, je vais vous apprendre l'art délicat de la fabrication de potions, l'Occlumancie et la legilimancie. Je vais aussi m'employer à vous apprendre la magie de sang que seul un vampire peut normalement utiliser, mais j'ai une solution pour vous l'apprendre. Je le fais, car tout comme moi, vous avez une énorme charge sur vos épaules, mais au contraire de moi, votre peuple ne vous suit pas.
– La leçon d'aujourd'hui est sur comment s'immuniser contre la majorité des poisons connus. Il faut savoir mon jeune Prince que la plupart des poisons sorciers sont mortels et font effet en quelques secondes. Sauf si vous avez la chance de connaitre un maître de potion ou une personne capable de détecter les signes d'un empoisonnement et de mettre votre corps en stagnation le temps de découvrir le nom du poison et l'antidote, vous êtes mort. Il fait une pose s'assurer qu'Harry a bien compris.
– Il y a deux façons de se prémunir des poisons. Mais comme je l'ai dit un peu plus tôt, cela ne marche qu'avec ceux qui sont connus et ordinaires. Pour les poisons plus sophistiqués, il faut avoir une grande quantité de chance pour y survivre.
– Quelles sont ses deux méthodes ?
– La première est de s'injecter une petite quantité du poison dans le sang pendant quelques jours, le temps que votre corps s'immunise contre lui. La deuxième est de recourir à une potion de mon invention. Comme vous devez vous en douter, nous allons utiliser la deuxième méthode sur vous.
– Je suis de votre avis.
Le décor change. Harry est avec le maître vampire dans une salle de classe.
– Votre esprit doit être vide toute pensée, jeune Prince sorcier ! Vous devez faire le vide en vous.
– Mais c'est impossible.
– Si j'y parviens, je ne vois pas pourquoi pas vous ?
– En quoi cela va me servir ?
– À vous protéger des introductions indésirables dans votre tête vide. Encore une fois. Legilimancie.
Le décor change. Harry est avec le maître vampire dans ce qui doit être un laboratoire de potion au vu de toutes les fioles et chaudrons qui se trouvent dans la pièce.
– C'est quoi cette potion que je dois boire ?
– C'est encore une de mes inventions.
– Que va-t-elle me faire ?
– Elle va te donner des capacités vampiriques sans la soif et le besoin de sang. Comme la potion est faite avec mon sang, tu vas devenir un membre de mon clan. Un peu comme un petit frère. Mais tu ne peux avoir accès à ses capacités qu'après quelques années. Trois pour être exact. Ce qui veut dire que tu auras accès à eux à ton dix-neuvième anniversaire, petit Prince sorcier.
– Pourquoi vous faites ça ?
– Comme je te l'ai déjà dit, tu as un énorme poids à porter et personne pour te soutenir. Vois cela comme un cadeau, d'un roi d'une nation à une autre. Et puis tu as besoin de cela pour utiliser la magie de sang.
– Je ne suis pas roi.
– Normalement si. Tu l'es devenu à la mort de ton père.
Le décor change.
– Un ami à moi doit venir aujourd'hui. C'est un excellent legilimancient, alors prend garde à toi. Il va venir assister à une de nos leçons. Je te fais confiance pour ne pas me faire honte.
– Oui maitre ! Si je peux me permettre, qui est cet homme ?
– Son nom est Tom Jedusor. C'est le principal opposant d'Albus dans le conflit qui oppose les sorciers.
– Que vient-il faire ici.
– Je lui ai laissé entendre sans le vouloir que tu te trouvais ici. Il m'a demandé de le mettre en relation avec toi. Je n'ai pas eu d'autres choix que d'accéder à sa requête. Mais ce n'est pas parce que c'est un ami à moi que tu dois lui faire confiance. Alors soit sur tes gardes, car c'est un fin manipulateur. Je pense qu'il va chercher à te convaincre de le suivre. Ne crois à aucun mot qui sortira de sa bouche.
– Oui maitre !
Le décor change. Harry, le maître vampire et un autre homme se trouvent dans un salon. Ils discutent.
– Depuis votre exécution, le monde sorcier est plongé dans une guerre civile. Après votre disparition et celui du voile, une grande partie des sorciers ont perdu leur magie. Cette infection a fait plus de dégâts chez les sangs purs que chez les autres sorciers. Albus a convaincu ses paires que moi et mon groupe en sommes la cause. Cela fait trois mois que la guerre a débuté et si rien n'est fait, je crains que les sorciers viennent à disparaitre. Dit l'homme qui doit être le fameux Tom Jedusor.
– Et qu'attendez-vous de moi ? demande Harry.
– Que vous nous veniez en aide. C'est de votre peuple qu'il s'agit. Vous devez nous aider, mon Prince.
– Je suis désolé, mais je ne veux pas prendre part à ce conflit.
– Tu vois Tom, je t'avais bien dit qu'il ne serait pas intéressé.
– Dans ce cas, me permets-tu de rester un peu pour essayer de lui faire changer d'avis mon ami.
– Comme tu veux, mais je pense que tu perds ton temps.
– Laisse-moi en être seul juge.
Le décor change. Harry est dans un jardin. Il fait nuit et la lune est haute dans le ciel. Alors qu'il regard le ciel, une ombre vient se poser ses côtés.
– La vue est vraiment magnifique. Retentit la voix de Jedusor.
– Oui, c'est vraiment très beau.
– Je ne parle pas de la lune.
– e quoi d'autre ?
– Mais de vous mon petit Prince.
– Moi ? Vous trouvez que je suis beau ? Demande Harry en rougissant.
– Le plus bel homme sur terre.
Harry rougit un peu plus et se lève pour s'enfuir.
Le décor change. Harry est dans une chambre avec Jedusor.
– Je suis tellement heureux que Serverus m'est permis de venir chez lui. Grâce à cela, j'ai pu trouver l'homme de ma vie. Je suis tant chanceux d'avoir fait ta connaissance Harry. Maintenant, plus rien n'a plus d'importance pour moi que toi. J'aimerais vivre ici avec toi pour toujours, mon bien-aimé Prince.
– Moi aussi, je suis heureux d'être avec toi, dit à son tour Harry.
Tom pose ses lèvres sur Harry et se met au-dessus de lui.
Le décor change. Jedusor est avec Harry dans une salle vide.
– Je dois partir mon Prince.
– Mais pourquoi ?
– Un de mes hommes vient de m'apprendre qu'Albus a capturé plusieurs enfants de sang-mêlé et nés de moldu. Il menace de les exécuter si je ne me livre pas à lui. Je ne peux pas rester ici, pendant que ce monstre tue des enfants innocents. Je suis désolé mon amour, mais je dois partir.
– Et si…
– Oui ?
– Et si, je viens avec toi. Avec l'enseignement que le maître vampire m'a donné, je suis assez fort pour combattre Albus maintenant.
– Tu es sûr de toi, mon prince ? Je ne veux pas que tu viennes uniquement par ma faute. Je ne veux pas que tu t'engages dans ce conflit pour de mauvaises raisons.
– Je ne viens pas seulement pour toi, mais pour venger ma famille. Dit Harry farouche.
– Si c'est ce que veux, alors viens. Dit Jedusor d'une voix satisfaite.
– Mais, je ne viendrais que si le maître vampire accepte que je parte. Dit Harry.
– Ne t'en fais pas, je vais m'en occuper. Va faire tes bagages. Je vais parler à Severus.
Le décor change. Jedusor et avec le maître vampire dans le laboratoire de celui-ci.
– Je vais partir mon ami. Déclare le sorcier.
– Quand ?
– À l'instant.
– Bon vent alors. Dit le maître vampire sans relever le nez de la potion qu'il fait.
– Je voudrais te donner un présent pour te remercier de l'hébergement.
– Pas besoin. Contentes-toi de vider les lieux. C'est le plus grand remerciement que tu peux me faire.
– Je vois que tu es toujours aussi aimable.
– Toujours.
Jedusor fait le tour de la grande table sur laquelle le maître vampire travaille. Vif comme l'éclair, il jette une poudre sur la face du vampire.
– Que ?
– C'est de la poudre de la belle au bois dormant mélangée au venin de Nagini. Je suis désolé mon ami, mais je dois prendre le prince avec moi.
– Tu sais que cela ne va pas me retenir longtemps.
– Oui, je sais. Mais c'est la seule façon que j'ai trouvée pour te garder loin de mes affaires.
– Tu vas le déplorer Tom. Je vais te mettre en pis… Le vampire s'effondre.
Le décor change. À la tombée de la nuit, Jedusor et Harry quittent le château.
– Tu es certain que le maitre vampire est d'accord ?
– Oui ne t'en fais pas.
– Pourquoi il n'est pas venu me dire au revoir ?
– Il travaille sur une potion.
– Oh !
Jedusor amène Harry dans sa résidence où les mangemorts les attendent. En quelques mois, Jedusor apprend à Harry des sorts de magie noire et le conditionne au combat. Il fait de lui une arme destructrice contre les sangs purs. Harry est devenu l'amant du sorcier et partage son lit tous les jours. Jedusor n'hésite en aucun cas à le manipuler. Grâce à l'aide précieuse d'Harry, Albus finit par rendre les armes.
Le monde magique est sous le joug de Voldemort. Des lois anti-mariage entre personnes ayant trois générations de sangs purs dans leurs arbres généalogiques sont votées. Les elfes de maisons sont réduits en esclavage. Leurs droits d'être rémunéré pour les services rendus aux sorciers sont abolis. Voldemort a créé un sort qui les enchaîne aux familles sorcières.
Le décor change. Jedusor se trouve dans la salle du trône de son manoir.
– J'ai une nouvelle extraordinaire à vous apprendre maître.
– Je t'écoute Bella.
– Votre jeune amant a un enfant.
– Es-tu certaine de ce que tu avances ?
– Oui maître. Je viens de faire la capture d'une jeune sang pur qui souhaite négocier avec nous.
– Que veut-elle ?
– Miss Hermione Granger souhaite que vous lui permettiez de s'unir avec son fiancé, Ronald Weasley.
– Elle doit savoir que les nouvelles lois l'interdisent.
– Oui, mais elle dit détenir des informations que vous voudrez obtenir par tous les moyens.
– Fait la venir.
Hermione entre dans la salle de trône la tête haute et le regard déterminé.
– Qu'avez-vous de si précieux à m'offrir pour oser faire une telle demande ? Demande Jedusor d'une voix froide.
– Je connais le secret de la famille royale.
– Quel secret ? Demande Jedusor.
– Ce secret a un lien avec les pertes de magie des sorciers.
– Je vous écoute. Dit Jedusor soudain intéressé par ce que la jeune femme avait à dire.
– Ai-je votre parole que vous allez m'accorder ce que je veux ?
– Si ce que tu as à dire est d'une importance capitale, oui.
– Puis je demandais un serment magique ?
– Petite malotrue, comment oses-tu demander un serment à notre souverain ? Je vais t'appr…
– Bella, il suffit ! Pourquoi faites-vous cette requête.
– Je ne suis pas une idiote. Je sais que quand je dirais ce que sais, je ne pourrais pas vous obliger à tenir votre promesse. Et rien ne vous retient de m'éliminer. Je veux donc une garantie pour moi et mon fiancé.
– Vous êtes intelligente Miss. Mais qu'est ce qui m'empêche de vous faire avouer votre secret sous la torture.
– Parce que j'ai pris mes précautions avant de venir ici.
– Et elles consistent en quoi. ?
– J'ai fait placer un sort sur ma mémoire qui l'effacera à la moindre tentative pour me forcer à livrer ce que je sais.
– Malin. Je veux bien faire ce serment, mais si ce que vous avez dire est insuffisant, je prends votre vie et celle de votre fiancé.
– Je suis d'accord. Cela me semble honnête.
– Moi Tom Elvis Jedusor, je jure sur ma magie de permettre à miss Hermione Granger de se marier avec son fiancé Ronald Weasley. Une lumière sort de la baguette de Jedusor et frappe son cœur. Maintenant à vous Miss.
– Dans le sang de la famille royale coule la première graine de magie.
– Et alors !
– Si la lignée vient à disparaitre, la magie aussi.
– Vous êtes certaine de ce que vous avancez ?
– Parfaitement. J'ai aidé Albus à voler le sang d'Harry pour tenter de le contrôler et l'obliger à faire un enfant à Ginny.
– Donc Harry a vraiment un enfant ?
– Oui. Albus a obligé Ginny à le monter jusqu'à ce qu'elle tombe enceinte.
– Où se trouve cet enfant ?
– Au manoir d'Albus.
– Merci pour ces informations.
Le décor change. Harry ouvre avec rage la porte des appartements qu'ils partagent avec Jedusor.
– Est-ce vrai ?
– Quoi donc ? Demande Jedusor depuis le lit.
– Tu as mon fils.
– Je ne vois pas de quoi tu parles mon amour.
– Je viens de surprendre Bellatrix et un autre mangemort en parler.
– Tu as certainement mal entendu mon amour. Je ne savais pas que tu avais un enfant. Où est-il ? Si tu le souhaites, nous irons le chercher et l'amènerons ici avec nous. Dit Jedusor en sortant du lit et en prenant Harry dans ses bras.
– Tu me promets que tu ne l'as pas pris.
– Je ne te mentirais pas, mon petit Prince.
– Je te crois. Dit Harry après avoir plongé son regard dans celui de son amant.
– Viens au lit. Dit Jedusor en guidant Harry vers la couche.
Le décor change. Harry se réveille sur un sol froid. Il se trouve dans une des cellules des cachots du château. Il les connait bien, car il y a emmené un nombre incalculable de prisonniers. Il n'a rien sur lui. Il est dans son plus simple appareil.
– Tu es enfin réveillé mon amour. Dit Jedusor qui est appuyé contre un mur.
Harry essaye de se relever, mais s'en trouve incapable.
– Ce n'est pas la peine amour. J'ai placé des sorts anti-magie et d'immobilité dans la pièce. Tu es privé de tout mouvement et de magie.
– Pourquoi ? Demande Harry d'une voix brisée.
– Tu commençais à devenir un peu trop puissant et populaire à mon goût. Je ne peux pas me laisser évincer par toi.
– Je croyais que tu m'aimais ?
– Comme tu l'as dit, tu croyais. Entre ce que l'on croit et la réalité, il y a une grande différence. Je ne faisais que jouer la comédie. Mais je dois reconnaitre que les parties de jambes en l'air étaient vraiment fabuleuses.
– Non, tu mens ! Ce n'est pas vrai.
– Si tu veux te convaincre du contraire, c'est ton problème. Comme je ne suis pas assez cruel pour te laisser seul dans cette froide cellule, je te laisse mon familier avec toi pour te tenir compagnie. Je crois qu'elle t'aime bien. Sur ces mots, un grand serpent pénètre dans la cellule en sifflant.
Le décor change. Albus est à genoux sur une estrade les mains attachées au dos. Jedusor se tient devant lui la baguette à la main.
– Mes chers amis, après des années de combat nous sommes enfin victorieux. Pour fêter cela, je ne vois rien de plus symbolique que de mettre à mort l'homme qui nous a tyrannisés pendant toutes ces années. Oui, mes amis ! Aujourd'hui, le Régent va payer pour ses crimes. Faites venir le Détraqueur.
Une créature enveloppée dans de grandes robes noires qui la masquent entièrement à l'exception de ses mainsqui ont l'air d'être faites de chairs mortes et moisies arrive sur l'estrade. Elle se penche sur Albus et pose ses lèvres sur celle du Régent. Un cri horrible se fait entendre. La créature se relève. Le corps d'Albus s'écroule sur l'estrade. Une acclamation de joie retentie.
Le décor change. Tom est dans un laboratoire de potion avec un vieillard.
– Il est mort.
– Comment ça, mort ?
– Il n'a pas supporté le dernier test. Êtes-vous certain que c'était un Potter.
– Oui, on me l'a certifié. Pourquoi posez-vous la question ?
– Parce que j'ai déjà eu l'occasion de travailler sur le roi quand Albus le maintenait prisonnier.
– Et ?
– Cet enfant n'avait pas la même magie que le roi.
– Ce qui veut dire ?
– Qu'il y a quatre-vingt-dix-neuf pour cent de chance pour que l'enfant n'ait pas été du jeune Prince.
– Vous en êtes certain.
– Oui.
– Maintenant qu'il est mort cela n'a plus d'importance. Dit Jedusor.
– Dois-je arrêter l'expérience ?
– Non.
– Je n'ai plus de matière pour travailler.
– Allez prendre ce qu'il vous faut sur le Prince. Je veux récupérer ce qui rend cette famille si spéciale. Mais assurez-vous de ne pas le tuer. Je ne tiens pas à perdre ma magie.
– Oui maître.
– Je compte sur vous Flamel. Ne me décevez pas.
– Oui maître.
Le décor change. Jedusor est dans la cellule d'Harry.
– Bonjour mon petit prince. J'ai une mauvaise nouvelle pour toi. Tu veux savoir ce que c'est ? Oui ! Voilà, ton fils est mort.
Harry ne montre aucune réaction.
– J'aurais pensé que cela te peinerait un peu. Tant pis. Oh avant que je n'oublie. Tu vas prendre sa place de cobaye. Ne t'en fais pas, j'ai bien fait comprendre à Flamel qu'il ne doit pas te tuer. J'ai vraiment été inspiré de ne pas te tuer comme je pensais le faire au début.
Le décor change. Jedusor est dans la salle de trône avec ses mangemorts.
– Vous parlez sérieusement maître ? Demande Bellatrix.
– Oui Bella. Je vais déclarer la guerre au reste du monde magique. Seuls les sorciers ont le droit d'utiliser la magie. Le reste des créatures magiques doivent nous servir.
– Sommes-nous assez fort pour une telle guerre ? Demande un mangemort.
– Quand Flamel aura fini ce qu'il fait, rien ne nous résistera.
Le décor change. Serverus est assis sur son trône dans une grande salle. Un homme de grande taille dont le visage est caché est debout à ses côtés. Des centaines de vampires se serrent dans la grande salle.
– Vampires, l'heure est grave. Par les actions des sorciers, notre monde, notre magie et nos vies sont en danger. Nous devons réagir avant que le créateur ne mette ses menaces à exécution. C'est après y avoir pensé longuement que je suis venu à cette conclusion. Je déclare la guerre aux sorciers. Nous partons en chasse à l'aube.
Un cri de joie parcourt la salle.
– Tu es sûr de toi mon ami, demande l'homme au visage caché.
– Oui, c'est la seule solution pour récupérer ton petit Prince.
– Je te suis reconnaissant pour ce que tu as fait et que tu fais pour moi.
– Tu sais bien que je ne peux rien te refuser.
– Merci. Tu penses qu'Harry sera heureux de savoir que je ne suis pas mort ?
