Disclamer: Twilight est à Stéphanie Meyer HARRY POTTER est à J.K. Rowling

Beta : Silver Angell


''Angel" rêve

Note importante : Il y a trois castes de vampires. Les vampires de naissances ou de sang, nés avec deux parents vampires. Les vampires métis, ceux nés de parents sorciers et vampires ou avec une autre espèce magique. Et les vampires transformés, ceux qui ont été mordus par une des deux autres castes.

Les vampires de sangs et les métis naissent et grandissent comme des humains normaux jusqu'à leur vingtième anniversaire où ils entrent en possession de leurs atouts vampiriques. Ils gardent la couleur de leurs yeux à leurs changements. Le fait de boire du sang humain ou animal ne change rien à ce fait. Les transformés, eux, deviennent instantanément vampires, mais la couleur de leurs yeux change selon leur régime alimentaire.

Note 2 : C'est au cours d'une cérémonie magique que les jeunes vampires entrent en possession de leur côté vampire. Cependant, il est possible pour les vampires avec des ancêtres magiques ou sorciers de renoncer à devenir vampire et de rester soit un sorciers, soit une créature magique. Pour exemple : certains Malfoy ont renoncé à se transformer en vampire pour devenir des sorciers ou des veelas.


Chapitre vingt un

Le décor change. Harry est allongé sur une table dans le laboratoire de Nicolas Flamel. Son corps entier est entouré d'un halo noir. La noirceur est telle qu'elle donne l'impression qu'Harry est d'origine africaine. Harry a les yeux clos, ce qui me fait penser qu'il est endormi ou plongé magiquement dans le coma. Flamel et Jedusor s'activent autour de la table. Flamel est très agité et je peux voir de sueur lui couler du cou et de la figure. Il tend la main et la pose, enfin, tente de la poser sur le corps d'Harry. Quand sa main entre en contact avec le halo qui couvre Harry, Flamel est pris d'un tremblement qui le fait crier de douleur.

Sa main commence alors se flétrir et tombe en poussière. Le vieil homme essaye de retirer sa main sans y parvenir. Il demande de l'aide auprès de Jedusor, mais celui-ci s'éloigne le plus possible de la table. Flamel se saisit de sa baguette et lance un sort de repousse sur la table. Il lui faut retenter l'expérience par cinq fois avant qu'il ne parvienne à se détacher du halo. La séparation le projette sur le mur dans un bruit sourd où je peux entendre la cassure de quelques os. L'homme lâche un gémissement de souffrance. L'entendre me fait un grand plaisir. Bien fait pour lui.

En prenant soin de ne pas toucher le corps de l'alchimiste, Jedusor fait apparaitre un bâton assez long dans sa main et s'en sert pour secouer Flamel. L'alchimiste bouge un peu et lâche un petit gémissement.

– Vous êtes donc encore en vie, constate le sorcier. Ne bougez pas ! Je reviens avec de quoi vous soignez. Jedusor se dirige vers une des étagères du laboratoire et prend quelques fioles de différentes couleurs.

– Voilà de quoi vous soignez, dit Jedusor en jetant plus qu'en donnant les fioles à Flamel.

L'alchimiste s'empresse de se saisir des potions et de les avaler avec peine. Avec une main, cela n'est vraiment pas pratique. Il finit toutefois par y parvenir. Quand les potions finissent par agir sur Flamel, il se remet sur ses pieds et lance un regard effrayé sur le corps d'Harry. Il ramasse sa baguette tombée au sol suite à sa chute. Il se lance un charme sur l'emplacement où s'était trouvé son bras quelques minutes plus tôt. Un bras fait d'une matière solide prend la place du membre manquant.

– Merci pour votre aide Maître, dit ironiquement Flamel.

– Mais de rien, mon ami. Lui répond avec désinvolture Jedusor. Voulez-vous m'expliquer ce qui se passe avec le Prince. C'est quoi cette aura de noirceur qui l'entoure ? J'espère pour vous qu'il n'est pas mort.

– Non, il n'est pas mort rassurez-vous. En ce qui concerne le halo de lumière, je n'ai aucune idée d'où il provient. Mais, je pencherais pour une défense automatique placée là pour empêcher ce que nous essayons de faire depuis plus de neuf mois sans succès.

– Pouvez-vous la contourner ?

– Je ne suis pas certain d'y parvenir. Mais, je vais néanmoins faire de mon mieux. C'est énervant, car j'étais sur le point de trouver le moyen d'extraire la graine de la magie du Prince de son corps, quand cette chose est apparue. Je n'ai encore jamais vu un tel phénomène de ma vie et pourtant, elle est très longue. Il y a quelque chose de mystérieux avec la magie du Prince. Quand j'ai mené mes recherches sur le roi, je n'ai pas trouvé cette graine sur lui, ni cette protection.

– Trouvez comment parvenir à le contourner. Je n'ai plus beaucoup de temps devant moi avant que les vampires ne brisent nos barrières. Notre seule chance de les vaincre est de nous emparer de cette graine. Avec elle entre mes mains, je serais assez puissant pour me mesurer au roi des vampires. Je ne pensais pas qu'un affrontement entre nous et eux serait aussi destructeur pour les sorciers. Cela fait sept mois que nous sommes en guerre. Et entre la perte de magie des sorciers qui a augmenté de trente pour cent et qui touchent tout le monde sans distinction de sang et le nombre de morts dans nos rangs, j'ai vraiment besoin de cet embryon de magie. Alors faites de votre mieux pour m'apporter cette graine ! Ou dites adieu à la vie.

Le décor change. Je suis dans le château des vampires. Dans la salle de trône pour être précis. Le maître des potions est sur son trône avec l'homme encapuchonné sur droite. Un groupe de dix vampires sont genoux à terre devant la source de magie vampirique.

– Rosier, je suis heureux de voir que vous n'avez perdu aucun de vos hommes pendant l'expédition. Maintenant faites-moi votre rapport.

Un vampire d'une beauté ensorcelante se détache des autres et fait un pas en avant. Il se remet sur ses genoux tête baissée. Il a les cheveux châtains très foncés qui lui tombent sur la nuque et encadrent son beau visage. Ils ont l'air d'être extrêmement lisses et soyeux. Ses longs cils de la même couleur que sa chevelure, attirent le regard sur ses prunelles bleu ciel. Des hautes pommettes, un nez droit et fin soulignent ses origines nobles. Il a un teint de peau très blanc, mais moins blanc que celui des Cullen. Ce nom me trouble un peu, mais cela disparaît rapidement. La blancheur de sa peau ne fait que mieux ressortir la couleur de ses yeux. Il est fascinant. Il est assez mince mais finement musclé.

– Maître, nous avons finalement découvert où est retenu le petit prince sorcier, dit le dénommé Rosier de sa voix grave.

– En voilà une excellente nouvelle, s'exclame l'homme aux côtés du roi vampire.

– Où se trouve-t-il ? Demande le Roi.

– Dans les laboratoires de cet alchimiste qui avait voulu faire des expériences sur nos jeunes. Il est parvenu à quitter nos geôles et il s'était mis sous la protection d'Albus avant que Voldemort ne le prenne sous la sienne après la mort d'Albus.

– Je vois, dit le roi d'un air pensif. Qui était en charge des prisons au moment de son évasion ?

– Avery Jr, maître. Il a été puni sévèrement pour cela, ajoute-t- il en hâte.

– Bien. Avez-vous trouvé un moyen de faire entrer un des nôtres dans les lieux ? Demande le roi vampire.

– Oui, en effet, répond le beau vampire avec un sourire mauvais aux lèvres. Le jeune Nott s'est proposé pour infiltrer la place. Il est un ami de longue date de la branche sorcière des Malefoy. Ceux-ci ont fait une alliance avec Jedusor avant la chute d'Albus.

– Je reconnais bien là cette famille, dit le roi avec sourire en coin. Mais, le jeune Nott ne risque-t-il rien, car si mes souvenirs sont bons, il a passé son passage i peine dix ans.

– Il n'y a aucun risque pour lui. Avant d'entrer en possession de sa partie vampirique, le jeune Nott avait eu un différend avec ses parents et avait refusé de se changer en vampire. Il s'était alors réfugié chez son ami Draco Malefoy. Ses parents l'ont presque forcé au changement. Mais après enquête, car il est interdit de faire ce genre de choses, il s'était avéré qu'il ne l'avait fait que pour embêter son père. Durant cette période, il a fait connaitre à qui voulait l'entendre à quel point il haïssait notre espèce. Il compte donc se servir de cette excuse pour s'introduire auprès de Voldemort.

– C'est une excellente idée.

Le décor change. Je suis dans un lieu différent des autres. Les images sont sans forme et des morceaux de conversation sans queue ni tête, proviennent de partout. Cela me strie le cerveau de douleur. Je porte mes mains à mes oreilles, mais cela ne stoppe pas le bruit. Bien au contraire, ça ne fait que l'amplifier même. Alors que je pense que ma tête va exploser, tout cesse, plus rien, le silence absolu. Petit à petit, une image se forme. Celle d'une très belle femme tenant dans son giron un jeune homme nu. Je ne tarde pas à reconnaitre Harry en ce jeune homme. Je mets cependant un certain temps avant de comprendre que je suis dans l'esprit d'Harry.

– Ne pleure plus mon enfant. Je suis là à présent. Plus personne ne te fera de mal à partir de maintenant. Je vais prendre soin de toi mon fils. Alors, ne pleures plus, car cela me fend le cœur. Dit la jeune femme en caressant les cheveux d'Harry.

– Qui êtes-vous ? demande la voix sans force d'Harry.

– Je suis ta mère magique, mon enfant.

– Je ne comprends pas. C'est quoi une mère magique ?

– Je suis celle qui t'a fourni la magie qui t'a permis de vivre. Je ne t'ai cependant pas donné naissance. Cela, c'est Lily Potter qui te l'a donné.

– Pourquoi ce n'est pas elle qui m'a donné ma magie ? Je pensais que c'était la mère qui fournissait cela à l'enfant. Je ne savais pas qu'une autre personne entrait en jeu.

– C'est habituellement ce qui se passe, mais toi tu es différent et si je n'étais pas intervenu, tu n'aurais jamais vu le jour.

– Cela aurait été pour le mieux si je n'étais pas né.

– Ne dis plus jamais ce genre de bêtise. Ta naissance est une bénédiction, Harry.

– En quoi ? Si je n'étais pas venu au monde, mes parents, Dobby et Sirius seraient toujours en vie à l'heure actuelle. Je porte malheur à mon entourage. Et personne ne m'aimera jamais.

– Ne dis pas de sottises, mon enfant ! La mort de tes parents, de Dobby et de Sirius n'est en rien de ton fait. Le seul fautif dans ce gâchis était Albus et il est maintenant mort. Toi, tu n'as rien à te reprocher. Bien au contraire. Tu as été et tu es encore la victime de personnes qui en veulent à ton pouvoir, tu n'es en rien responsable de leur avidité.

Harry ne dit rien, mais se pelotonne un peu plus sur sa mère magique.

– Tu connaissais mes parents ?

– Oui et non.

– Ce qui veut dire ?

– Que je les connaissais, mais qu'eux ne me connaissaient pas.

– Tu peux développer.

– Tu sais que ta famille est la source magique des sorciers ?

– Oui. Et alors ?

– Pour que tu comprennes bien l'histoire, il faut que je te raconte mes péripéties, dit la femme. Je suis un des deux créateurs de ce monde. Mon frère qui est aussi mon époux et moi, nous avons été créés par une autre créature bien plus puissante qui nous a abandonné sans prévenir. Au début nous avons passé beaucoup de temps à nous amuser dans l'espace, mais cela est vite devenu lassant. Un jour en passant devant une étoile qui était en train de mourir, nous avons eu l'idée d'en créer une.

– C'est possible cela ? demande Harry.

– Oui mon enfant, il suffit simplement d'en avoir le pouvoir. Donc, c'est avec cette idée en tête que mon frère et moi sommes partis à la recherche d'une étoile naissante à partir de quoi concrétiser notre idée.

– Pourquoi ne pas avoir créé vous-même l'étoile ?

– La création d'une étoile demande plus de magie que les deux nôtre réunies. Et puis, c'est plus simple de se baser sur quelque chose existant déjà et c'est bien plus solide.

– Vous avez mis longtemps avant de la trouver ?

– Il nous a fallu deux cents ans de recherches pour trouver la perle rare. Je me souviens que j'étais très excitée quand nous l'avons dénichée. Je voulais absolument me mettre au travail tout de suite, mais mon époux ne voulait pas. Il pensait et avec raison, que nous devions attendre de reprendre notre souffle. L'attente m'avait paru durer une éternité. Quand le moment fut enfin venu de le faire, j'étais très nerveuse. Nous avons mis nos deux magies en commun pour modeler ce monde.

– C'était difficile ?

– Oh oui ! Épuisant même. Mais le résultat en valait la peine. Oh Harry, si tu avais pu contempler notre création pendant les premières heures de sa naissance, c'était fabuleux. Dit la femme avec regret.

– J'aurais aimé voir cela en effet.

– Quand notre création fut finit, nous y avons passé de très bons moments à y jouer ensemble. Mais j'ai eu la bêtise d'émettre l'idée de la peupler. D'abord réticent, mon frère a fini par accepter. Et une fois de plus, nous nous sommes mis au travail. Chacun de notre côté, nous avons inventé des créatures auxquelles nous avons donné la vie.

– Qui a créé les sorciers ?

– C'est moi.

– Donc, c'est à toi que je dois la vie pour cela aussi.

– Oui, mon enfant.

– Comment t'es-tu retrouvée enfermée dans mon corps dans ce cas. Il me semble que la mère divine m'avait dit que tu n'avais pas survécu à la création des espèces.

– Oui et non.

– Plus d'explications ne seraient pas de refus.

– Donner vie à une créature créée de toutes pièces est très hasardeux Harry. Cela demande énormément de puissance magique, une maitrise de soi sans faille, savoir reconnaitre ses limites et avoir de la concentration. Lors du peuplement de notre création, j'ai eu la bêtise de garder le façonnage des sorciers à la fin. Ce qui a été une très mauvaise décision de ma part, car de tous les êtres que j'ai conçus, les sorciers ont été ceux qui m'ont coûté le plus de magie.

– Pourquoi les sorciers ont demandé plus de magie que les autres ?

– Parce que pour leur donner la possibilité de recourir à la magie, j'ai été obligée de mettre un peu de la mienne dans leurs enveloppes corporelles. Sans cela, ils auraient été comme les moldus. Sans magie.

– Je vois. Cela veut-il dire que dans chaque sorcier coule un peu de toi ?

– Oui, Harry. Chaque sorcier a besoin d'avoir un peu de ma présence dans son cœur magique, pour accéder à la source première. Sans cela, ils deviennent de simple cramols.

– Mais comment entrent-ils en possession de cette partie de toi ?

– Grâce à leurs parents. C'est héréditaire de mère en fille et de père en fils. Une graine aussi petite qu'un grain de sable portant ma signature magique est présente dans le cœur magique de chaque sorcier. Cette graine se transmet de la mère à l'enfant si c'est une fille ou du père à l'enfant si c'est un garçon. Si la graine n'est pas assez forte, l'enfant nait sans magie.

– Comment les moldus deviennent alors des sorciers si aucun de leurs parents n'a en lui cette graine ?

– Les moldus qui deviennent sorciers sont en fait les enfants des cramols.

– Mais les cramols sont ce qu'ils sont, car ils n'ont pas la graine en eux. Alors, comment leurs enfants peuvent naitre avec la graine ?

– Tu n'écoutes pas, mon enfant. Je t'ai dit que si la graine n'est pas assez forte, pas que la graine était manquante. Chaque enfant sorcier né avec cette graine, qu'il soit cramol ou pas. La différence est que parfois, la graine n'est pas suffisamment forte pour permettre à l'enfant d'accéder à la source première. N'as-tu jamais remarqué que certains sorciers étaient bien plus puissants que d'autres.

– Si. Albus était magiquement plus fort que Sirius. Je pouvais le voir aisément dans leurs auras.

– Tu peux donc voir aussi les auras. Tu es prodigieux mon enfant.

– Je pensais que tous les sorciers pouvaient les voir. S'étonne Harry.

– Pas tous. Seul les plus puissants peuvent les distinguer.

– Ceci étant dit, je ne comprends toujours pas comment les moldus peuvent devenir sorciers.

– Même si les cramol ne peuvent pas avoir accès à la source première, ils gardent en eux la petite graine. Et avec le temps, elle grandit jusqu'à être assez forte pour permettre aux enfants du cramol de devenir sorcier. Mais cela peut prendre des années avant qu'elle soit suffisamment forte pour permettre cela, néanmoins.

– C'est quoi la source première ?

– C'est d'elle que toutes créatures tirent leur magie, même moi et mon frère. Je ne connais rien de son origine cela dit.

– Tu ne m'as toujours pas dit ce qui t'a forcée à rester enfermée dans mon corps.

– Oh, c'est exact ! Donc, je disais que j'avais gardé les sorciers pour la fin. Au début tout s'est bien passé, mais avec le dernier, les choses sont allées de travers.

– Comment ça ?

– La source magique que j'avais prévue pour la fabrication des sorciers n'était pas suffisante pour finir le dernier et j'ai dû aller prélever le surplus dans le cœur même de ma magie. Je croyais pouvoir m'arrêter avant que cela ne devienne trop dangereux pour moi, mais le dernier sorcier s'est battu avec moi pour la possession de mon cœur magique. Mais avec tout ce que je venais de faire, je n'ai pas été en mesure de le combattre. J'ai donc dû me résigner à mélanger nos deux magies.

– Ce devait être un grand et puissant sorcier s'il a pu se mesurer à toi, dit Harry impressionné.

– Pour l'être, il l'était, dit la créatrice avec rancœur.

– C'était quoi son nom ?

– Son nom était Merlin, ton ancêtre.

– Ouah, je suis un de ses descendants, je ne le savais pas.

– Tu n'as pas lu ton arbre généalogique pendant que tu étais enfermé dans la salle sur demande, s'étonne la femme.

– Non, cela ne met pas venu à l'esprit. Dit Harry.

La mère magique d'Harry lui raconte que Merlin avait eu une longue vie de plusieurs millénaires due à sa présence en lui. Cette longévité n'avait cependant pas été accordée à sa descendance. Elle lui raconte ensuite, comment elle avait lutté pour se détacher de Merlin sans succès. Mais aussi, de comment après un sommeil de plusieurs années, elle s'était réveillée pour constater qu'elle avait été transférée dans le corps du fils de Merlin.

Elle lui conte d'une voix rageuse et brisée comment son époux l'avait piégée définitivement dans le corps du dernier descendant de Merlin en faisant de lui la source de magie sorcière, alors qu'elle avait été sur le point de se libérer. Elle lui raconte aussi, comment elle était passée de corps en corps jusqu'à James Potter. Elle lui relate alors avec force de détails, la façon dont elle avait failli mourir avant que le père d'Harry ne se décide à se marier.

Elle confie à Harry qu'Albus Dumbledore l'avait maudite dans le ventre de sa mère à l'aide d'un vieux sort de magie noire interdit par les lois sorcières. Ce sort avait pour but de fait en sorte que la magie d'Harry le tue avant sa naissance. Elle lui explique qu'en voyant cela, elle avait utilisé sa propre magie pour combattre la malédiction et avait remplacé la magie contaminée par la sienne. Cette action avait une fois de plus failli lui coûter la vie, mais elle avait miraculeusement survécu.

Elle lui explique également que le don qu'elle lui avait fait l'avait plongée dans un profond sommeil. Elle lui dit en avoir émergé des années plus tard pour constater ce qui lui était arrivé. Elle lui apprend que quand elle avait vu ce qu'Albus avait fait, elle avait fait apparaitre le journal intime d'un des descendants de Merlin pour Albus alors qu'il était à la recherche de la raison qui faisait que James ne pouvait pas concevoir d'autre enfant.

Elle avait ensuite influencé Albus, pour qu'il envoie Dobby récupérer Harry. Elle apprend par la même occasion à Harry qu'il n'était pas le père de l'enfant de Ginevra Molly Weasley, car elle avait empêché que cela n'arrive.

– Si je ne suis pas le père, qui est-il ?

– L'un de ses amants sans doute, dit la créatrice avec désinvolture. Je ne tenais pas à te quitter, alors que tu étais dans le besoin. Tu avais encore besoin de moi, comme tu as encore besoin de moi maintenant. Ah, avant que je n'oublie, je t'ai aussi sauvé du voile et conduit chez la mère divine.

– Je te dois donc une fois de plus la vie, relève Harry. Cela devient une habitude décidément. Tu n'as jamais retrouvé un autre moyen de te libérer après que ton frère t'ait scellée dans le corps des membres de ma famille ? demande Harry.

– Avant, je n'avais aucun moyen de me défaire de tes ancêtres, mais depuis l'apport de la magie de Dobby, j'ai découvert que je pouvais quitter ton corps si je le voulais.

– Pourquoi ne le fais-tu pas ?

– Car tu as encore besoin de moi. répond-elle.

– Peux-tu me libérer de ma prison ? demande Harry avec espoir.

– Je le peux, mais cela va me demander du temps, car je n'ai pas encore récupéré toutes mes forces. La magie que Dobby t'a donné m'a donné les moyens de me séparer de toi, mais elle n'est pas suffisamment forte pour me permettre d'intervenir à travers toi.

– Mais si tu ne peux pas intervenir à travers moi, comment as-tu fait pour me sauver du voile ?

– J'ai dû recourir à mes dernières réserves de magie pour le faire. Elles sont épuisées à présent. Je dois attendre qu'elles se régénérent au moins de moitié pour que je puisse te venir en aide. Dit-elle désolée.

– Combien de temps cela va-t-il prendre ?

– Une année.

Le décor change. Je me trouve devant l'entrée d'un manoir sur un étroit chemin. Une grande haie d'ifs impeccablement taillés longe l'allée de chaque côté. Le chemin est parfaitement droit et passe par un grand portail en fer forgé qui mène à la porte d'entrée. Il y a un grand jardin sur la propriété. Je peux voir deux jeunes hommes en train de voler sur des balais magiques. Les voir me donne envie de les rejoindre pour pouvoir moi aussi voguer dans les airs. Ils volent encore une dizaine de minutes avant de redescendre.

Il y a un jeune homme d'une vingtaine d'années ainsi que le jeune homme qui avait brutalisé Harry avec ses amis, avant qu'Hermione et Ron n'interviennent. Le jeune homme d'environ vingt ans est assez grand, mesurant environ 1m80, il est assez musclé et a une peau très blanche avec des cheveux noirs en bataille. Sa démarche est calme, presque paisible. Il est vif, rapide et très souple pour un homme. Ce constat me fait penser qu'il doit être un vampire.

– Tu penses vraiment quitter ton clan ? Demande le blond, alors qu'il prend place sur une table dans le jardin.

– Oui Drago, je vais le faire. Je n'en peux plus de mes parents. Déjà qu'ils m'ont obligé à passer le rite de passage pour devenir vampire alors que je ne le voulais. Maintenant, ils veulent que j'entre dans la garde royale. Je n'ai aucune fibre guerrière et je ne vois pas pourquoi je devrais m'engager dans la milice royale. Et puis avec cette guerre entre mon peuple et les sorciers, je suis convaincu de devoir partir au front. Même si je suis difficile à tuer, je ne veux pas tenter l'expérience. Alors accepterais-tu de m'héberger quelque temps, finit-il en faisant les yeux doux.

– Tu sais que ma famille est partisane de Voldemort ?

– Effectivement, mais je ne vois pas en quoi cela aurait avoir avec ma demande d'hébergement, dit le jeune homme.

– Tu es un vampire et nous sommes en guerre ! Cela a tout à y voir. Si mes parents t'acceptent au manoir, Voldemort va le savoir et il voudra te rencontrer.

– Pourquoi ? Demande le jeune perplexe.

– Tu es aussi idiot qu'avant. Si le maître apprend ta présence ici et ton différent avec tes parents, il va vouloir t'enrôler dans ses rangs. Un allié vampire n'est pas une chose à laquelle il peut renoncer.

– Mais si moi je ne veux pas devenir son allié ! Je te signale que si j'ai quitté ma maison, c'est parce que je refuse à me battre.

– Il trouvera le moyen de t'y obliger, crois-moi. Alors, réfléchit bien avant de faire ta demande auprès de mes parents, car tu n'auras pas le choix après. Voldemort t'enrôlera dans ses rangs de gré ou de force, dit sinistrement le blond.

– Je pense que je vais tout de même tenter ma chance. J'ai déjà donné auprès de mes parents et rien ne me dit que Voldemort trouvera un quelconque intérêt en moi.

– Je t'aurais prévenu Nott, alors ne viens pas te plaindre après !

Le décor change. Je suis de retour dans la salle du trône des vampires. Il s'y trouve le vampire Rosier, le maître des vampires et l'homme encapuchonné.

– Le jeune Nott a-t-il trouvé un moyen de délivrer Harry ? Demande Serverus à Rosier.

– Non maître. Le jeune prince est maintenu dans une partie des cachots où personne, à part Voldemort et Flamel, ne peut y accéder.

– Cela va bientôt faire un mois qu'il s'est infiltré chez les sorciers et je ne vois vraiment pas son utilité. Faites le revenir dans les plus brefs délais. Je vais lancer une offensive massive dans trois jours sur le quartier général des sorciers. Dites au jeune Nott de prendre des notes sur l'endroit où est retenu le jeune prince. Je pense que cette farce a assez durée comme ça. Je vais donc y mettre fin. Faites savoir aux personnes ayant droit de mes projets. Une réunion sera organisée dans deux jours pour mettre au point notre stratégie.

– Deux jours, cela n'est-il pas un peu court, majesté ? Demande Rosier.

– Non, c'est le temps dont j'ai besoin pour finaliser le sort qui va briser les barrières des sorciers.

– Cela ne présente aucun risque pour Harry ? Demande l'homme à sa droite.

– Non, aucun. Tom doit maintenant savoir la vraie valeur du jeune prince. Il ne va donc pas risquer de le perdre ou le tuer. Ce dont j'ai peur, c'est de la présence que j'ai discerné dans l'esprit d'Harry lors de nos cours sur la magie de l'esprit.

– De quelle présence tu parles ?

– J'ai perçu à plusieurs reprises, alors que j'apprenais au prince comment fermer son esprit, un autre esprit caché aux confins de sa mémoire. Cette présence ne m'a pas semblé hostile envers le jeune prince, mais elle dégage toutefois une haine d'une force incroyable. Et pour ne rien gâcher, j'ai pu mesurer une petite partie de sa puissance magique. Et je dois t'avouer que j'ai eu peur.

– Pourquoi ?

– Parce que mon ami, je n'ai rencontré qu'un être possédant une telle puissance magique durant toute ma longue vie.

– Qui était-ce ?

– Notre créateur, quand il a fait de moi la source magique de mon peuple.

– Tu penses que c'est lui qui réside dans l'esprit d'Harry ?

– Non, la magie que j'ai perçue en Harry est bien différente de celle du créateur.

– En quoi ?

– Elle est plus douce, mais tout en étant agressif. Elle est aussi plus puissante que la magie de notre créateur.

– Comment est-ce possible ?

– Je ne sais pas et c'est ce qui me fait peur.

Le décor change. Je suis de retour dans l'esprit d'Harry.

– Tu dois mieux te concentrer sur ta magie, dit la créatrice.

– Mais c'est impossible de faire de la magie sans baguette.

– Rien n'est impossible mon enfant. Avec ta puissance magique, tu peux faire tout ce que tu veux. N'oublie pas que tu as en toi ma magie. Tu es ce qui se rapproche le plus à un enfant pour moi, alors si je te dis que tu es capable de le faire, tu peux le faire ! Concentres-toi un peu plus.

– Mais à quoi cela va me servir de savoir-faire de la magie sans baguette dans mon esprit ?

– Ce que tu apprends ici va te servir quand tu vas sortir du sommeil dans lequel je t'ai plongé. C'est grâce à la force de ton esprit que tu peux recourir à la magie Harry. Te l'apprendre ici directement va te donner plus de facilité dans le monde physique. Fais-moi confiance pour ça Harry. Je vais faire de toi le plus puissant sorcier de tous les temps. Je vais t'apprendre tout ce que je sais mon enfant. Ainsi, tu vas pouvoir te venger de ce que les sorciers t'ont fait.

– Je ne sais pas quoi dire pour te remercier de ce que tu fais pour moi.

– Tu n'as pas à le faire mon enfant, je le fais parce que je le veux et que je t'aime.

Je peux voir des larmes couler le long des joues d'Harry.

Le décor change. Je suis dans le laboratoire de Flamel.

– Tu n'as toujours pas trouvé le moyen de briser cette protection, demande un Jedusor de très mauvaise humeur.

– Non, maître, répond Flamel d'une petite voix. J'ai fait tout ce que je pouvais pour faire disparaitre cette aura, mais rien ne marche. Je ne sais pas de quoi est fait ce halo, mais il a une résistance à toute épreuve.

– Je ne veux pas savoir à quel point il est résistant Flamel, mais comment le détruire ! Snape est sur le point de briser nos barrières et je ne peux rien faire pour l'empêcher. J'ai besoin de cette graine pour lutter avec lui. Depuis hier, j'ai remarqué une baisse sur la puissance de mes sorts. Je ne veux pas devenir un cramol, Flamel, alors faites quelque chose rapidement avant que je ne décide que vous ne m'êtes plus d'aucune utilité.

– Oui maître.

Le décor change. Le jeune Nott longe les couloirs des prisons de Voldemort. Il se déplace avec grâce et prudence. Il traverse divers passages sans rencontrer qui que ce soit. Il s'arrête devant une petite porte. Il l'ouvre et pénètre dans la pièce. Un grand serpent est présent dans la pièce et il tourne sa grosse tête vers lui. Le corps du jeune Nott se tend imperceptiblement quand il sent le danger. Les yeux plongés dans ceux du reptile, il fait lentement deux pas en arrière. Utilisant sa rapidité, il ferme la porte avant que le serpent ne bouge. Il prend une grande inspiration et reprend ses recherches.

– J'ai pourtant entendu dire que le familier de Voldemort était dans la même cellule que le Prince, alors pourquoi le prince ne se trouve-t-il pas dans cette pièce ? A-t-il été déplacé entre-temps ? Marmonne pensivement Nott. Il est peut-être dans le laboratoire de l'alchimiste.

Avec cette idée en tête, Nott reprend sa route. Il parcourt encore deux couloirs, avant de s'arrêter devant une autre porte. Il l'ouvre avec prudence. Il entre dans la pièce. C'est le laboratoire de Flamel. Sur une table, le corps endormi d'Harry. Celui-ci est toujours entouré de l'aura de noirceur. Il est seul dans le laboratoire. Nott s'approche de la table. Il tend la main pour toucher le halo, mais avant que ses doigts n'entrent en contact avec la noirceur, son instinct le stoppe dans sa démarche.

Il fait le tour de la pièce et lit les notes de Flamel sur ses recherches. Nott est abasourdi par les expériences que l'alchimiste a faites sur le jeune prince. Un passage, surtout, retient l'attention de Nott.

« Comme le maître me l'a demandé, j'ai utilisé la machine que j'ai conçue afin de prélever la magie des sorciers sur l'enfant du jeune Prince. J'ai mis en garde le maître sur le danger que cela représente sur un si jeune enfant, mais il n'a rien voulu entendre. Comme prévu, l'enfant n'a pas supporté le processus. La machine s'est nourrie de la totalité de l'enfant. Aussi bien magiquement et physiquement. Il ne reste plus rien de lui.

Quand j'ai mis le maître au courant du décès de l'enfant, il m'a enfin donné l'autorisation de me servir du prince pour mes cherches. Je vais donc pouvoir utiliser la sonde magique sur lui. Avec de la chance, je vais arriver à extraire son noyau magique et ainsi découvrir ce qui fait que la famille royale est aussi spéciale. »

– C'est un grand malade cet homme ! Comment ont-ils pu faire cela à leur source de magie ? N'ont-ils pas peur de perdre leur magie, se demande doucement Nott en lisant les notes ?

– Je peux faire quelque chose pour vous jeune homme, demande soudainement la voix de Flamel.

– Non merci, j'ai tout ce dont j'ai besoin, répond effrontément Nott.

– Je savais que le maître ne devait pas faire confiance à un vampire. Vous n'êtes que des êtres vicieux, barbares et anormaux. On ne peut pas vous faire confiance.

– Je prends ça pour un compliment venant d'un homme tel que vous. Un homme capable de faire de telles horreurs à son prince et à son enfant ne mérite pas de porter le titre d'homme. Je suis consterné par la malveillance des sorciers. Comment pouvez-vous faire cela là à vos congénères ?

– Parce que j'ai le pouvoir et les moyens de le faire. Vous allez payer pour votre intrusion jeune vampire. Quand je vais mettre au courant le maître de votre intrusion, il va vous faire souffrir comme jamais vous n'avez eu l'occasion de souffrir.

– Mais pour cela mon ami, il faudrait que vous puissiez parler rétorque Nott avant de sauter sur l'alchimiste et de lui arracher la tête. Une fois Flamel mort, il fait fondre le corps d'un simple geste de la main.

– Je dois retourner auprès de Sa Majesté pour lui dire ce que j'ai appris.

– Je ne pense pas, intervient la voix rocailleuse de Flamel.

– Comment…

– Vous pensiez réellement que j'étais aussi facile à vaincre jeune vampire ? J'ai eu des centaines d'années pour me rendre invincible. Je suis aussi vieux que votre roi et ce n'est pas un simple freluquet de votre genre qui va venir à bout de moi. Je ne vais pas te tuer, car cela fait des années que je cherche un jeune vampire tel que vous pour une certaine expérience. Voldemort n'a pas besoin de savoir que je vous ai en ma possession.

– Vous pensez que je vais me laisser faire sans me défendre ?

– Exactement !

Le décor change. Je suis dans la salle de trône des vampires.

– Où est le jeune Nott, Rosier ? Demande le roi vampire.

– J'ai perdu tout contact avec lui. Le dernier message qu'il m'a fait parvenir disait qu'il allait se rendre dans les cachots de Voldemort. Depuis, c'est le silence.

– Nous devons donc penser qu'il s'est fait prendre dans ce cas. Je vais avancer l'attaque à ce soir. Je ne veux pas prendre le risque que le jeune Nott parle de nos projets à Tom. Faites préparer nos hommes. L'assaut est prévu pour une heure du matin.

Le décor change. Je suis dans l'esprit d'Harry.

– Je pense t'avoir appris tout ce que je sais, mon enfant. Le temps de nous délivrer est enfin arrivé.

– Je suis impatient de prendre ma revanche, dit Harry avec un sourire cruel aux lèvres.

– As-tu fini de prendre le contrôle sur le familier de Voldemort ?

– Oui, en fait, je n'ai pas eu besoin de la soumettre à mon désir. Nagini s'est prise d'affection pour moi quand j'étais en couple avec son maître. Elle a très moyennement pris la façon dont son maître m'a traité. Elle m'est dévouée à présent.

– Bien, j'ai pu pénétrer dans l'esprit du roi des vampires et j'ai découvert qu'il s'apprête à mener un assaut sur le château ce soir. Nous allons profiter de cette occasion pour nous échapper.

– Je suis impatient de passer à l'action. Je ne vais pas me contenter de réduire en cendres les sorciers, mais je vais détruire entièrement ce monde, afin de le reconstruire à mon image, dit Harry les yeux fous.

– C'est bien mon enfant, je vois que tu as enfin compris ce qu'il nous faut faire.

– Pas de pitié pour les traitres ! S'exclament Harry avec une joie malsaine.