Review anonymes
Skyra7 : Je te réponds ici car je ne peux pas t'envoyer de message privé. Donc déjà bienvenue à toi sur ma fic et merci pour ta review. Je suis contente que ces premiers chapitres t'aient plu. Sinon Draco déteste Harry car... Ah non, je dois pas le dire. Mais tu le sauras à un moment, ne t'inquiète pas. J'espère que ce chapitre te plaira.
Cline : Et moi j'adore ton enthousiasme ! Non sérieusement, merci pour ta review. Si ce que j'écris te plait, alors moi je suis aux anges. J'espère que celui-ci aura le même effet sur toi.
Tintinabule : Heureusement que tu as mis dans une autre review que le pavé que je venais de lire était de toi. Je suis contente de te retrouver à chacun de mes chapitres et j'attends ta reviex avec impatience. Et on peut dire que je suis comblée !
Comment ça, ça te rappelle quelqu'un ? Qui ça !? ^^
Oublie Neptune, mais pas ta première idée. Je vois que ça chauffe dans ton cerveau.
Ah ? Tu trouves Henry un peu mou ? Y'es la première à me le dire. Mais je prends ta critique. C'est vrai que c'est le caractère que je lui ai donné et que l'on voit rarement. Mais il est faible magiquement, malade, couvé par sa mère et son père (même si ce dernier reste froid), protégé par son grand frère. Il est devenu introverti par tout ce passé. D'ailleurs tu vas le voir dans ce chapitre. Mais rien n'est figé et le petit Henry va sortir les griffes dans quelques chapitres.
Et je le dis à tout le monde depuis le début ! Il y a pleins de petits indices disséminés dans mes chapitres. Tout est logique. lol
Nepheria4 : Merci pour ta review. J'espère que ce chapite te plaira également.
La protection d'un informulé
Je suis assis sur une chaise, Sévérus debout à mes côtés, une fiole entre les doigts. Cela doit bien faire quinze minutes qu'il la détaille tout en fronçant des sourcils. Par moments il me jette de rapides coups d'œil tout en secouant la tête légèrement. Je n'ose pas parler, intrigué par la situation.
Sévérus pose la fiole sur son bureau, prend un vieux tabouret, le met devant moi et s'assoit dessus. Face à moi, il plonge son regard dans le mien et retrousse son nez. Il semble à la recherche de quelque chose. Cette fixation me dérange assez et je finis par détourner le visage, gêné.
- Tu as fait quoi ? me questionne-t-il d'un ton froid.
Je le regarde à nouveau, surpris. Que veut-il dire ? Je crois qu'il s'humecte les lèvres avant de reprendre d'un ton plus calme :
- Pourquoi tu as mis autant de temps pour me ramener les fioles ?
- Je… je ne les trouvais plus, je réponds avec une boule dans la gorge.
Je ne peux pas lui raconter la vérité. Je n'en ai pas envie. Peut-être parce que j'ai peur qu'il me vole cet instant avec Draco. Une faible seconde où j'ai réussi à retrouver mon frère. C'est ma seconde.
Mais je vois mon parrain faire une grimace et je sais que je ne l'ai pas convaincu. Duper un ancien Mangemort comme lui est impossible. Je frissonne rien qu'en repensant à ce passé sombre dont je ne connais que quelques brides.
- Henry… A la moindre manifestation étrange, tu viens me voir, m'ordonne-t-il.
J'hoche de la tête.
- Que se soit toi qui t'en rende compte ou quelqu'un d'autre. Même si tu penses que c'est rien ou pas important.
J'hoche de la tête une nouvelle fois.
J'ai envie de partir en courant de ce bureau. Un peu d'air frais me ferait du bien.
D'un mouvement de tête, Sévérus m'indique que je peux m'en aller. Je vais pour récupérer les flacons, quand il reprend :
- Non. Tu me les laisses. Je voudrais les analyser en labo. Je te les redonnerais au plus tard demain matin.
Une nouvelle fois, ma tête dodeline et je quitte les cachots sans plus de cérémonie.
Je crois que ce n'est qu'une fois dehors que je retrouve de l'air dans mes poumons. D'un pas lent, je me dirige vers le lac. J'aime bien cet endroit. Je ne sais pas si c'est parce qu'il y a peu d'élèves qui s'y rendent ou parce que l'endroit est juste magnifique. Je suis juste bien là-bas. Je m'éloigne progressivement du château, longeant les remparts. Jusqu'à arriver au bord de l'eau. Entouré d'arbres, il est difficile de deviner que je me trouve ici. Aussitôt que je m'immobilise, le regard tourné vers l'étendue d'eau, une vague de bien-être m'envahit. Je pousse un long soupir et lève les bras au ciel. Puis je m'allonge dans l'herbe et fixe les quelques nuages qui dansent au-dessus de moi. Le temps s'écoule sans que je ne m'en rende compte. Est-ce que je suis là depuis quelques minutes ou des heures ? Je n'en sais rien et cela m'est égal. Perdu dans mes pensées, les souvenirs de cette première semaine de cours me reviennent. Le rêve avec cette femme qui m'enserre dans ses bras chaleureux. Ma vision qui s'est troublée en cours de botanique. Ma magie qui semble se manifester sans que je m'en rende compte et que j'en aie le contrôle. Draco qui souffre de ces manifestations alors que l'année dernière ça avait quasiment disparu. Ces soi-disant mèches noires dans mes cheveux et ces yeux verts. La potion avec un nouveau goût. Sévérus qui semble comprendre certaines choses sans vouloir me les dire. Mais que m'arrive-t-il ?
Je pousse brusquement un cri. De rage, de désespoir, de peine. Un cri pour me libérer de toutes ces émotions qui m'envahissent et que je n'arrive plus à gérer.
Le souffle court, je serre l'herbe dans mes mains. J'ai encore envie de pleurer. Et sincèrement, j'en ai assez d'être dans cet état. J'ai l'impression de ne rien contrôler, que tout file entre mes doigts sans que je puisse en saisir l'essence. Comme lorsque l'on essaye de saisir le vent, de le capturer. C'est impossible… Et c'est ce qu'il m'arrive en ce moment. Je dirais même encore plus que d'habitude. Ma vie n'est qu'une suite d'évènements non maîtrisés. J'ai beau m'accrocher, tendre les bras, tirer de toutes mes forces, je suis toujours le dernier, suivant simplement le cours des choses sans pouvoir y laisser mon empreinte. Parfois je me surprends à ressentir ma vie comme un film dont je suis l'acteur passif. Les images défilent devant moi et je ne peux rien y changer. Extérieur à toute cette vie qui coule dans les veines des autres, j'attends sagement mon tour, tel le parfait fils que je suis. Dix-sept ans que j'attends…
Et aujourd'hui, j'ai l'impression d'être projeté dans le film en tant qu'acteur principal. Tout se joue autour de moi, tourne autour de moi. Des scènes des derniers mois dansent devant mes yeux remplis de larmes trop retenues. Je voudrais juste que le tourbillon se stoppe… juste quelques instants…
oOo
Je crois que j'ai cours de DCFM. J'ai encore du mal à croire que je peux assister à ces cours pour mes A.S.P.I.C. Mais j'ai réussi par le plus grand des miracles à avoir un E lors de mes B.U.S.E. Pourtant je reste nul dès qu'il s'agit de lancer un sort.
Je soupire en attendant que les escaliers descendent. Derrière moi, Pansy parle à Daphnée… de garçons je crois. Pas que je ne m'intéresse pas à eux, mais je n'ai pas le cœur à ça.
- Henry, comment tu le trouves toi ?
Mais ce que je craignais, arrive. Pansy veut mon avis. Je me retourne et l'interroge du regard.
- Chambers ! s'exclame-t-elle.
J'hausse les épaules. Je ne suis même pas sûr de savoir qui c'est.
- Il est à Serdaigle, enchaîne Daphnée avec un grand sourire.
Je souffle et m'avance sur l'escalier qui vient d'arriver.
- Henry, faudrait que tu trouves quelqu'un quand même. T'es toujours vierge.
- Pansy ! je m'écris, rouge de honte. Crie-le dans la Grande salle tant que tu y es.
- Peut-être que quelqu'un se portera volontaire pour te dépuceler.
Je me tape la tête contre ma main et maudis mon amie. Ma vie sexuelle ne regarde que moi ! Mais apparemment Pansy n'a jamais compris ce concept de vie privée et a décidé de me torturer à ce sujet pour l'éternité. Après l'histoire de mon premier baiser avec une fille, il y a celle de mon premier baiser avec un garçon. Des débats sur mon orientation sexuelle ont eu lieu pendant des mois entiers. Pour en arriver à la conclusion que j'étais bi. Je n'ai jamais eu de relations sérieuses, que se soit fille ou garçon, et jamais bien longtemps au grand damne de Pansy.
- Tu sais, tu devrais le faire avant la fin de l'année, me souffle-t-elle à l'oreille.
- Et toi tu devrais arrêter de le faire avec n'importe qui, je lui lance d'un ton acerbe.
Résultat elle me boude. Mais au moins mes relations intimes le resteront pour un petit moment.
Nous arrivons devant la salle de DCFM où la plus part des élèves attendent déjà. Je vois Daphnée faire un petit sourire à un Serdaigle. Ah ! Se serait lui Chambers ? C'est vrai qu'il n'est pas moche. Mais je n'ai pas le temps de m'attarder sur le physique de ce garçon, que le prof nous invite à rentrer en classe.
- Bon, comme nous en avons parlé la semaine dernière, nous allons travailler le Petrificus Totalus et Protego en informulé. Mettez-vous par deux. L'un tente d'immobiliser l'un et l'autre de se protéger.
Devant moi, les binômes se forment… sans moi. Personne ne veut être avec moi. Ils ont trop peur de ce qu'il pourrait se passer. Autrefois, Draco se serait mis avec moi. Mais aujourd'hui, il préfère aller avec Blaise. Je tente de cacher une grimace en voyant les élèves s'éloigner de moi. Jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un.
- Malfoy, je crois que je vais devoir travailler avec toi, me dit le Serdaigle à qui souriait Daphnée il y a quelques minutes.
- Ton nom ? je demande.
- Chambers.
- Ah ! C'est bien toi.
Je vois à son regard qu'il est surpris de ma réflexion, mais je n'en tiens pas rigueur.
- Euh… si tu n'y vois pas d'inconvénients, je préfère que tu lances Protego. Je voudrais pas…
- Finir à l'infirmerie, je sais, je marmonne.
Ils sont tous pareils.
Nous nous mettons face à face, baguette en main. Je me concentre sur mon sort, ne voulant pas recevoir le sort de Chambers de plein fouet. Je commence donc par faire le vide dans ma tête. Puis je me laisse envahir par la signification du sort, le mouvement de baguette, la sonorité qui s'en dégage. Protego, protego, protego. Je sais qu'en face de moi, mon binôme fait la même chose. Je vois une légère lumière sortir de la baguette du Serdaigle, signe qu'il se débrouille plutôt bien dans l'informulation de son sort. Par réflexe, je commence déjà à serrer les dents. Je ne me fais pas d'illusions, je n'y arriverai pas. Alors je ferme les yeux, mes doigts se crispant sur ma baguette et j'attends le moment fatidique. Les secondes s'écoulent dans le soupir des autres élèves parfois ponctués de grognements et de marmonnements. Et soudain, plus rien. Un silence pesant règne en maître dans la salle. Hésitant, j'entrouvre un œil et m'aperçois que tous les regards sont posés sur moi. Qu'est-ce que j'ai fait encore ? Et pourquoi je ne suis pas à terre, mais que c'est Chambers qui l'est, complètement raide et immobile ? Je me tourne vers notre professeur qui me dévisage de la même façon que les autres. Un peu comme si j'étais un… je sais pas quoi d'ailleurs. Il y a de la crainte et de l'admiration dans leurs iris. Beaucoup d'incompréhension aussi. Mes amis ont la bouche entrouverte et semblent stupéfiés sur place. Que s'est-il passé ?
Puis un bruit sourd sur ma gauche nous fait tous sursauter. En une seconde, l'attention de la classe est tournée vers la source de ce bruit. Plus précisément sur le corps qui se trouve allongé au sol, pris de spasmes.
- Draco ! hurle Blaise en se ruant sur mon frère.
Est-ce encore de ma faute ?
- Professeur, il ne va pas bien du tout ! crie Blaise.
Mais je crois que ce dernier est dépassé par les évènements car il ne bouge pas. Et Draco continue de gémir de douleur. Ça me fait mal, au plus profond de mes entrailles. Sans réfléchir d'avantage, je rejoins Blaise et me mets à genoux devant mon frère. Je prends une de ses mains dans les miennes et m'excuse :
- Pardon Draco. Pardon. Je suis désolé. Je veux pas. Je sais pas comment faire. Pardon.
Il me semble que les larmes ont rejoint mes supplications.
- Professeur, je vais chercher Madame Pomfresh, informe Pansy juste avant de s'éclipser.
Je continue de serrer la main de Draco qui ne réagit pas à mes appels. Je ne veux pas le faire souffrir comme ça. Je ne sais même pas ce qu'il vient de se passer. J'avais les yeux fermés, prêt à recevoir un sort de pétrification et lorsque je les aie rouverts, Chambers était au sol et moi je n'avais rien. J'ignore totalement ce qu'il s'est produit durant ces quelques secondes et je m'en moque. Car pour l'instant, c'est l'état de Draco qui m'inquiète le plus. Je sais que c'est de ma faute… encore. Et je m'en veux tellement. Si seulement je pouvais le soulager, ne serait-ce qu'un peu. Il peut continuer à me haïr, à m'insulter, même à m'ignorer, tant qu'il arrête d'avoir mal à cause de moi. Il peut même me frapper que je ne lui en voudrai pas, si cela pouvait atténuer les maux qui s'emparent de lui.
Je ferme les yeux et me balance d'avant en arrière en continuant à m'excuser dans une litanie sans fin. Par pitié, que cette souffrance s'arrête ! Je prie Merlin et Salazard, n'importe qui. N'importe qui fera l'affaire.
- Henry ? murmure faiblement mon frère.
Aussitôt j'ouvre les yeux et les plonge dans ceux entrouverts de Draco. Un faible sourire vient fleurir ses lèvres et je crois que je deviens fou.
- Merci, me souffle-t-il alors que son corps se détend légèrement et qu'il referme les yeux.
Une vague d'allégresse m'emplit avec un arrière goût de culpabilité. Est-ce un rire qui s'échappe de mes lèvres entre deux sanglots ?
- Poussez-vous bande d'idiots ! crie Pansy derrière moi.
Je jette un rapide coup d'œil et aperçois Madame Pomfresh qui nous fixe avec sévérité. Je crains la suite.
Mais que se passe-t-il avec Henry ?
Et à la fin, pourquoi Draco le remercie-t-il ?
PS : je crois que mes fins de chapitre vont souvent être sadique. Désolée.
