Reviews anonymes :

Cline : Heureuse que cette suite t'ai plu. Et j'espère que celle-ci aura le même effet. Et tu vas voir que le changement va passer une nouvelle étape.

La limace : Mais oui on est dans Harry Potter et oui il y a de la magie. Et tu as bien raison en ce qui concerne cette masse noire; Après à qui elle est... je laisse planer le mystère. Tu le sauras très rapidement.

Dom : OUI ! Tu as gagné ! Et en récompense, voila un nouveau chapitre.


Renaissance

Je me dirige vers le lac où se trouvent plusieurs élèves en train de discuter entre eux. Le cours de Runes de cet après-midi m'a épuisé. J'ai encore la tête pleine de traductions diverses. Je suis le seul des septièmes années de notre maison à avoir pris cette matière. Et même si je ne raffole pas des traductions sans fin, je sais qu'avec cette matière je ne risque pas de blesser quelqu'un. Depuis jeudi dernier, les cours sont devenus encore plus ennuyeux. L'interdiction de lancer des sorts est toujours d'actualité. Alors j'écoute, je prends des notes, j'observe et je cherche à comprendre ce qu'il m'arrive. Le seul point positif, c'est que Draco n'a pas souffert depuis cet incident.

- Salut, je dis en m'approchant de mes amis.

Ces derniers me fixent quelques secondes en fronçant les sourcils. Je n'aime pas ces regards. J'ai souvent l'impression d'être un inconnu, un étranger à leurs yeux.

- Ah ! Henry ! s'exclame Daphné.

Aussitôt les autres me sourient et je peux même lire des excuses dans leurs regards. Ils ne me reconnaissent plus. Je m'assois à côté de Blaise et replonge dans mes pensées.

Mes parents sont venus me voir le week-end dernier. Je sais qu'ils ont peur pour moi. Et même – peut-être – de moi. Je ne suis plus leur petit garçon blond. Je suis un autre désormais. Mes cheveux sont toujours aussi bruns et mes yeux aussi verts. Je suis même devenu myope. Heureusement, l'ami de Sévérus qui travaille à Sainte-Mangouste a réussi à corriger ma vision sans que j'aie à porter de lunettes.

- Blaise tu me fais de l'ombre, râle Pansy derrière moi.

- Vous faites quoi au juste, je leur demande.

- On bronze, répond Daphné.

Je lève la tête et croise de nombreux nuages blancs ou gris dans le ciel. Ce n'est pas avec ce temps qu'ils vont prendre des couleurs.

- D'ailleurs comme tu as fait pour bronzer toi ?

Je dévisage Pansy, ne comprenant pas ce qu'elle veut dire.

- Ben oui, tu as pris des couleurs dernièrement.

- Alors que tu passes tes journées à l'infirmerie, complète Blaise.

Je soulève les manches de mon polo et regarde mes bras. Je ne me trouve pas spécialement bronzé.

- Tu trouves ? je marmonne.

- Hier, je regardais tes bras à côté de ceux de Draco et tu es légèrement plus foncé que lui.

J'essaye de ne pas trop entendre ce qu'elle sous-entend. J'ai déjà assez de problèmes à gérer pour l'instant, pas la peine d'en rajouter un autre.

Alors je porte mon regard au loin et chasse les idées noires qui reviennent à la charge. Des élèves s'éclaboussent avec l'eau du lac et d'autres lisent sous les arbres. Et puis je vois Draco. Il est assis sur un banc avec une fille. Je ne la connais pas. Je plisse des yeux, espérant mieux voir cette fille, en vain.

- C'est qui, je demande.

Blaise redresse la tête et suit mon regard.

- Hum ? Ah. Plan-cul, marmonne-t-il avant de se rallonger dans l'herbe.

- Pardon ?

- Romilda Vane. Gryffondor, cinquième année. Sang-pur. Brune aux yeux marron. Ma voisine Perks sort avec Anthony Vane, le grand frère de Romilda. Et accessoirement futur plan-cul de Draco, débite Daphné.

Le réseau social des filles m'étonnera toujours.

- C'est la fille dont il est amoureux ? demande Blaise.

- Non. Ma voisine m'a assuré qu'elle n'avait jamais rencontré Draco avant cette semaine. Son grand frère la surveille beaucoup. C'est une…

- Peste, manipulatrice qui court après tout ce qui bouge, termine Pansy d'un ton tranchant.

- Parfaite pour toi Blaise, j'enchaîne en lui donnant un léger coup de coude et un sourire en coin.

- Eh ! s'exclame-t-il.

Il grogne un peu, puis reprend :

- Donc c'est pas la personne dont il est amoureux. Et il va se la faire quand même ? Il est bizarre.

- Je continue de mener mon enquête, réplique Daphné. Mais j'ai beau chercher, je n'arrive pas à savoir qui cela peut bien être. Mais je ne désespère pas.

Mais je n'écoute déjà plus ce qu'elle raconte. Mon regard est fixé sur Draco et cette fille. Elle est en train de se pencher vers lui et semble prête à l'embrasser. Je détourne mon regard, ne voulant pas voir ça. Pourtant ce n'est pas la première fois que je vois Draco embrasser quelqu'un. Mais aujourd'hui, cette vision ne me plait pas. Et au final c'est cette sensation qui me questionne le plus. Pourquoi je ne veux pas le voir être embrassé ? Est-ce que cela me dérange ? Je n'ose pas répondre. Je serre les dents et ferme les yeux. Qu'est-ce qu'il me prend de penser ainsi ? Il a le droit de faire ce qu'il veut. Oui. Et pourtant… pourtant cela me dérange au plus profond de moi. J'ai l'impression que mon estomac vient de se retourner et que le repas de midi va remonter. Mes yeux me piquent. L'air me manque. Je prends une grande inspiration et souffle lentement. Je ne dois pas me laisser aller à ce sentiment. Je ne dois pas le laisser s'insinuer en moi. Je lance un rapide coup d'œil en direction de mon frère et la scène que je vois me fige. Il a sa main dans ses longs cheveux noirs, sa bouche collée à la sienne sans pudeur et je crois même qu'il est en train de glisser ses doigts sous son gilet.

Je me lève d'un bond, ne supportant ce débordement d'affection.

- Tu vas où ? me demande Pansy.

- J'ai des devoirs en retard, je réplique sans un regard.

Et je file en vitesse vers le château. Direction la bibliothèque pour étudier. Au moins, là-bas, je serai sûr d'avoir l'esprit occupé.

oOo

- Je peux m'asseoir à côté de toi ?

Je relève la tête de mon livre de potions et me retrouve face à Granger. Je lui souris.

- Oui Granger, tu peux.

Elle s'exécute, mais continue à me fixer.

- Tu me connais ?

Encore cette question. J'en ai vraiment marre.

- Granger, c'est moi, Malfoy. Henry.

- Oh. Désolée, je ne t'avais pas reconnu.

- Je sais, je soupire.

Je me replonge dans l'étude des propriétés de la corne de Licorne et fais abstraction de tout ce qui m'entoure. Il me semble entendre un livre être ouvert et une plume glisser sur un parchemin.

- Hum.

Un raclement de gorge persistant me fait finalement tourner la tête vers ma voisine qui me fait un petit sourire.

- Excuse-moi, mais… Comment ?

J'écarquille les yeux. Que veut-elle dire ?

- Tes cheveux et tes yeux, reprend-t-elle.

- On sait pas. Tu as entendu parler de l'épisode du terrain de Quidditch ?

Elle hoche de la tête.

- C'est arrivé là. Et depuis ça ne veut pas partir. Même les glamours ne fonctionnent pas pour masquer… ça.

- Ah bon ? Pourtant c'est un sortilège très simple et qui fonctionne sans soucis.

- Le Professeur Snape a essayé à plusieurs reprises et rien ne change.

- Il me semble que les glamours ne fonctionnent sur la personne que si elle le désire vraiment, que ce qu'elle veut changer ou cacher est vraiment voulu comme tel.

- Tu sous-entends que je suis content de ne plus me reconnaître dans le miroir tous les matins ? Qu'être dévisagé à chaque fois que je passe une porte est agréable pour moi ? Que je ne veux pas retrouver mon apparence originelle ? je la questionne d'un ton amer.

- Non, dit-elle en secouant la tête. Mais… est-ce que le Professeur Snape veut que tu redeviennes comme avant ? C'est lui qui lance le sort d'après ce que tu m'as dit.

- Tu le veux toi ?

- Pardon ?

- Est-ce que tu voudrais vraiment que je redevienne comme avant ?

- Moi ça m'est égal. Mais comme tu sembles souffrir de cette situation, je dirais oui.

- Alors lance-le.

Sa bouche s'entrouvre.

- Je sais que tu es une magicienne hors-paire. Alors essaye.

Ses joues se colorent doucement de rouge alors qu'elle baisse la tête.

- Merci Malfoy.

- Alors ?

- Eh bien. On peut toujours essayer.

Je ferme brusquement mon livre et en fais de même avec celui de Granger. D'un geste rapide je range nos affaires et la tire en dehors de la bibliothèque.

- Où on va Malfoy ?

- Dans les toilettes du deuxième étage.

- Mimi Geignarde ?

- Oui. On sera tranquille.

oOo

Granger a tenté de lancer un glamour au moins trois fois, sans aucun résultat. Elle-même ne comprenait rien. Donc au final je suis toujours brun et avec des yeux verts. Mon reflet me renvoie une nouvelle fois cette nouvelle image de moi. Les mèches sur ma tête partent en désordre. Je regrette vraiment mes anciens cheveux. Si faciles à coiffer. Pas comme ceux là. Je passe ma main dedans pour la énième fois et soupire. Je ne ressemble plus à rien. Mes doigts glissent sur ma joue et mon menton et je me rapproche un peu plus de mon reflet. Alors que je tourne un peu la tête sur le côté, je manque de crier au crime. Mon nez est… mon nez a aussi… il est si petit.

Je recule aussitôt, terrifié par ce qui est en train de se produire devant moi. Le visage qui me fait face bouge, change. Mon menton se fait plus carré, mon front plus large, mes joues plus saillantes. Je crois entendre un hurlement dans la salle commune. Mais je suis bien trop préoccupé par la transformation qui s'opère devant moi pour réagir. Ma respiration est saccadée et une forte chaleur s'empare de mon corps. Je brûle de l'intérieur. Mais je n'ai pas mal. Bien au contraire. Cette chaleur m'est familière. Et c'est alors que la forme noire revient et entoure mes mains. Elle semble sortir de ma peau. J'ai la tête qui tourne. Je…

oOo

Je papillonne des yeux. Il y a une lumière qui m'aveugle au-dessus de moi. Je tourne la tête et remarque que le carrelage est bien proche de moi. En réalité je suis allongé sur le dos. Et par terre qui plus est. Je me masse les tempes et me redresse doucement. Rapidement, les souvenirs de ce que je faisais me reviennent. D'un geste brusque qui me fait mal à la nuque, je me tourne vers un miroir. Et c'est hallucinant. L'homme qui me fait face ne ressemble en rien à moi. Et pourtant c'est moi. Je pose mes doigts tremblants sur ma peau et redessine ces traits que je ne connais pas. Que vient-il de se passer ?

Un coup à la porte me fait sursauter.

- Henry ? T'es là ?

- Ou… oui, je réponds.

Ma voix me semble un peu plus grave.

- T'es enroué ?

- Euh… non.

- Ça va ?

- Ouai. Pourquoi ?

- Draco vient de s'évanouir en poussant des hurlements et en criant ton nom.

Ni une, ni deux, je me rue sur la porte, enlève le verrou et sors de la salle de bain.

- Oh merde, jure Blaise en se retrouvant face à moi. Henry ?

- Il est où !?

- Henry c'est toi ?

- Il est où ? je redemande avec insistance.

- A l'infirmerie, me répond mon ami avec une petite voix. Et tu devrais peut-être y aller aussi.

Je crois déceler de la peur et de l'incompréhension dans sa voix, mais je n'y fais pas vraiment attention. Je suis déjà en route pour l'infirmerie.


Je vous jure que cette fic est une HPDM. Draco avec une fille ? Beurk !

Le prochain chapitre va être riche en révélations, alors il va falloir me motiver pour qu'il soit parfait. Je veux des banderoles d'encouragements, des discours stimulants, des reviews à en pleuvoir et toutes autres marques de soutien que vous trouverez et que je peux voir (parce que crier "courage" à l'auteur devant son ordi, ça marche pas).