Reviews anonymes :

Nepheria4 : Merci encore pour ta review. J'espère que ce chapite te plaira autant que les précédents.

Laurene : C'est l'intention qui compte, pas le résultat. Et comme tu as laissé une review, tu as bien fait ton boulot en encouragements. Du coup, tu vois la suite est déjà là. J'espère qu'elle te plaira et n'hésite pas à me le faire savoir.

Kisis : Merci pour ta review. Je pense qu'avec ce chapitre tu vas être contente car des réponses arrivent.

Cha910 : J'aime mon côté sadique. Mais ça je pense que tout le monde s'en est déjà rendu compte. Et comme tu peux le voir, tes encouragements font qu'une suite est déjà postée. J'espère qu'elle te plaira.

Jenna Potter : Oh ben oui c'est 1 000 000 000 000 000 000 fois mieux par écrit. Là ça booste pour écrire la suite.

Cline : L'auteur qui poste plus vite que son ombre ? lol Non peut-être pas quand même. Et je te le reconfirme, c'est un HPDM. Et le rating M n'est pas là pour faire joli. Et sache que tes reviews me donnent toujours envie d'écrire, alors continue dans ce sens.

Dravy : Merci pour tes reviews. j'espère que ce chapitre te plaira.

Tintinabule : Il faut vraiment que tu règles ton soucis de connexion car ne pas te lire me mine un peu. Bon ça va, pas trop d'overdose de chapitres ? T'es encore là ? Reste sur tes idées premières, ce sont bien souvent les plus proches de la réalité (voire la réalité même). Pour la réaction d'Henry, je te laisse lire et découvrir.

Comme c'est une fic HPDM, rating M, il va bien falloir que j'arrive à un moment à les caser ensemble, les deux loustics. La jalousie est un bon point de départ. Et comme déjà dit, garde tes premières idées en tête. Ce que tu sous-entends vis-à-vis des rêves de Draco est bien !


Il y a seize ans

La porte de l'infirmerie frappe contre le mur, renvoyant un bruit sourd dans mes oreilles. Je crois même que plusieurs personnes autour de moi sursautent. Mais je m'en moque. Alors que je fais de grandes enjambées en direction des lits cachés par les rideaux, un corps se dresse devant moi.

- Il est où !? je crie.

- Jeune homme, commence Madame Pomfresh.

- Où est Draco ? je demande.

- Calmez-vous ! hausse-t-elle légèrement le ton.

- Où est-il !? je m'énerve.

- Mais qui êtes-vous ? me demande-t-elle.

- Dites-moi où se trouve mon frère ! j'hurle.

- Monsieur Malfoy !? reprend l'infirmière en écarquillant les yeux. Mais…

- Où. Est. Draco ? je redemande en insistant sur chaque mot.

- Henry. C'est vous ?

- Oui, je réponds passablement énervé. Et je voudrais savoir où est mon frère !

Mes poings se serrent, mon corps tremble sur place. Je sais bien qu'elle ne peut pas me reconnaître. Mais pour l'instant, seul l'état de santé de Draco m'inquiète. J'ai envie de tout faire exploser, de tout envoyer valser.

- Monsieur Malfoy ! reprend l'infirmière d'un ton sec et effrayant. Si vous ne vous calmez pas tout de suite, je vous expulse de mon infirmerie pour le reste de l'année. Et je me moque bien de ce qu'il peut vous arriver.

Je me calme un peu.

- Merci. Un peu plus et le château allait nous tomber sur la tête.

Je lève la tête et remarque alors que les lumières au plafond et sur les murs tremblent et que plusieurs élèves me dévisagent avec horreur. Est-ce que j'ai… Non ! Je ne préfère pas penser à cette idée. Je chasse aussitôt ces pensées peu rassurantes et regarde à nouveau Madame Pomfresh. Je prends une grande inspiration et redemande :

- Où est Draco ?

- Est-ce vraiment vous Henry ? dit-elle en me scrutant.

- Première année, cours de lévitation. Ma plume a brulé et mis le feu à celle de Finnigan. Draco s'est retrouvé ici avec un mal de tête et moi les sourcils roussis. Premier cours de vol, tout ce que j'ai réussi à faire, c'est de me prendre mon balai dans la tête cinq fois de suite, ce qui m'a valu un cocard pendant deux semaines. Deuxième année, cours de Défense contre les forces du mal, sortilège d'Homorphus. Tout ce que j'ai réussi à faire, c'est de transformer les oreilles de Goyle en celles d'un chien. Je sais toujours pas comment j'ai pu faire ça. Sortilège Aguamenti, j'ai enfermé une élève dans une bulle d'eau et ai failli la noyer. Cours de Métamorphose, j'ai transformé je sais plus qui en blaireau. En Potions, potion d'enflure, Draco…

- Je vous crois. Venez, me coupe-t-elle.

Je lui emboite le pas et la suit, direction une petite pièce à part. Il n'y a qu'un seul lit avec une armoire, une table de chevet et une chaise. Draco est allongé sur le dos, les yeux clos. Je m'avance immédiatement vers lui.

- Vos amis me l'ont amené ainsi. Ils m'ont dit qu'il avait crié de douleur et vous avait appelé avant de s'évanouir. Cela doit faire trente minutes qu'il est ici. Est-ce que…

- Je crois que ça s'est produit quand je suis devenu… comme ça, je souffle doucement.

La réalité est tellement effrayante.

- Je pense qu'appeler Sévérus…

- Allez-y.

Elle quitte la petite chambre, me laissant seul avec Draco. Je prends la chaise et la mets devant le lit. Puis je m'assois dessus et prends une des mains blanches de mon frère entre les miennes. La différence de couleur de peau me frappe brusquement. C'est vrai que je ne suis plus aussi blanc que lui. Alors j'attends. J'attends qu'il ouvre les yeux et prenne peur en voyant un inconnu face à lui. J'attends qu'il m'insulte et me lacère de ses mots si froids et tranchants. J'attends qu'il me rejette de toutes ses forces. J'attends le moment où je ne serais plus son jumeau. Mais Draco ne semble pas vouloir revenir parmi nous.

- Henry ?

Je reconnais aussitôt la voix de mon parrain. Je tourne la tête vers lui et je peux voir qu'il est effrayé.

- Salut, dis-je d'une petite voix.

- Henry ? Tu…

- Je sais. Je… ne suis plus moi.

Sévérus s'avance vers moi tout en fronçant des sourcils.

- Explique-moi.

Alors je me mets à lui raconter les évènements de la dernière heure. De toute façon, je n'ai pas fait grand-chose.

- Comme ça, tout seul ?

J'hoche de la tête. Oui, c'est arrivé tout seul.

- Tu es sûr de ne pas avoir utilisé ta magie ?

- Certain.

- Tu prends toujours ta potion ?

Je soupire.

- Oui. Tous les matins, une goutte. Mais qu'est-ce que ça peut avoir avec tout ça de toute façon ?

Mon parrain grimace, puis se met à fixer mon frère. Il semble en pleine réflexion. Un soupir s'échappe de ses lèvres.

- Je contacte vos parents dans l'heure. Je… Lève-toi s'il te plait. Je voudrais vérifier quelque chose.

Je m'exécute, peu rassuré. Qu'a-t-il en tête ? Pourquoi ai-je l'impression qu'il comprend certaines choses, mais ne veut pas me les dire ?

- Amimésis Velum, dit-il tout en faisant un geste ample de gauche à droite avec sa baguette.

Ses lèvres se pincent. Il ne s'est rien passé. Je l'interroge du regard, mais il semble perdu dans ses pensées.

- Sévérus ? je demande faiblement. C'était quoi comme sort ? Je ne l'ai jamais entendu.

Ses iris plongent dans les miens, me faisant frissonner. Je crois que je n'ai jamais vu ce regard être aussi sombre. Est-ce là le passé d'un mangemort ?

- Tu restes ici avec ton frère. Tu ne bouges pas, il ne bouge pas, vous n'allez nulle part tant que je ne vous y ai pas autorisé.

Son ordre me terrifie. Que se passe-t-il ? Tout en me rasseyant sur ma chaise, j'hoche de la tête alors qu'il quitte la chambre.

Je me sens vidé de toute énergie. Mon cerveau n'arrive plus à réfléchir normalement. Des idées folles le traversent et commencent à provoquer en moi une migraine. J'ai besoin de m'allonger, de fermer les yeux, d'oublier l'espace d'une seconde tout ce qu'il se passe. Sans vraiment réfléchir, je prends ma baguette et agrandis le lit où se trouve Draco. Je ne sais pas comment j'ai fait et je ne veux pas savoir. Puis je pose ma baguette sur la table de chevet et me glisse sous les draps, à côté de mon frère. Cela faisait si longtemps que je ne m'étais pas retrouvé dans le même lit que lui.

oOo

- Aaaaaaaah !

Un cri de terreur me réveille brusquement. J'ouvre les yeux, me redresse et me fige aussitôt. Il y a une baguette pointée vers mon front et au bout de celle-ci mon frère qui me dévisage avec horreur.

- Qui es-tu ? Pourquoi es-tu ici ? Comment es-tu arrivé ? me demande-t-il sans trembler.

- Draco… je…

- C'est Malfoy. On a pas élevé les scroutts à pétard ensemble.

- Mais tu voulais qu'on élève des Doxis ensemble quand on était petit. Draco, c'est moi. Henry.

Ses yeux s'agrandissent par la stupeur, alors que trois formes pénètrent brusquement dans la chambre.

- Draco ! crie notre mère en nous voyant.

- Ce type prétend être Henry Mère.

- Et il l'est ! s'exclame-t-elle immédiatement.

Draco tourne alors la tête vers nos parents avec ce même regard d'incompréhension et d'effroi. Ma baguette glisse de ses doigts et tombe mollement sur le matelas. Doucement, je la récupère et la range dans la poche de ma chemise.

- C'est un cauchemar, souffle mon frère. Mon cauchemar est vivant.

Notre mère s'approche de lui et passe une main dans ses cheveux. Son geste est tendre et chaleureux. Elle se penche un peu et lui murmure quelques mots à l'oreille. Je ne sais pas ce qu'elle lui dit, mais cela a le don de le calmer. Elle lui sourit, puis se tourne vers moi et frôle ma joue du bout de ses doigts.

- Son portrait craché, murmure-t-elle avant de se reculer.

Qui est le portrait craché de qui ?

Sévérus fait apparaître trois chaises autour du lit et me fait signe de quitter le lit. Je m'assois donc sur une des chaises, tandis que le lit reprend sa forme initiale. Je fixe mes parents, attendant de voir ce qu'ils vont me dire. Il y a une certaine tension dans l'air. Je sens que notre père n'est pas ravi de la situation. Quant à notre mère, elle semble un peu plus sereine. Et Sévérus a un regard tellement sombre posé sur moi que j'ai envie de disparaître pour toujours.

- Draco. Henry.

Je me tourne vers notre père qui vient de prendre la parole.

- Nous vous devons des explications.

Je suis toute ouïe. Peut-être vais-je enfin savoir ce qu'il se passe. Quant à Draco qui me tourne le dos, je le vois se crisper à l'entente de ces mots. Tout comme moi, il craint la suite.

- Il y a seize ans de cela, votre parrain, votre mère et moi-même servions un puissant mage.

Je vais pour ouvrir la bouche, mais un geste de main de mon père m'en dissuade.

- Je sais que vous connaissez le passé de notre famille. Mais il est important d'y revenir pour que vous compreniez toute l'histoire.

Je referme ma bouche et attends. Le regard de mon père se perd dans le vide.

- Le Seigneur des Ténèbres était devenu très fort. Il était à l'apogée de son pouvoir. Il terrifiait tout le monde. Y compris nous. Nous qui l'avions suivi des années auparavant en pensant bien faire. Nous avons cru en lui, en un avenir plus sûr pour les Sangs-purs, pour nos futurs enfants. Mais nous ne pensions pas qu'il se ferait au détriment de la vie des Moldus, des Sangs-de-Bourbe et des Sangs-Mêlés. La folie avait gagné Vous-Savez-Qui et le retour nous était impossible. Si nous refusions de le suivre, d'obéir, nous étions puni à coups de Doloris, d'Impérium, voire de sortilège de la mort. Ce sortilège planait au-dessus de nos têtes, mais aussi celles de nos proches.

A cet instant, notre père plonge son regard dans celui de Draco. Mais pas le mien. Pourquoi ne me regarde-t-il pas ?

- Il y a seize ans de ça, Vous-Savez-Qui a entendu parler d'une prophétie qui annonçait sa chute. Au fond de nous, nous espérions qu'elle se réaliserait. C'était notre seule chance de salut. Un garçon, un enfant, menaçait la vie du Seigneur des Ténèbres. Cet enfant, c'était Harry Potter. Son histoire est connue de tous. Un enfant d'à peine un an qui arrive à tuer le plus grand mage noir de son temps et qui périt par la suite dans l'incendie qui a ravagé la maison familiale.

Draco et moi-même hochons de la tête. Tout le monde connait cette histoire.

- Mais cette histoire est partiellement fausse.

J'écarquille les yeux, surpris de cette révélation.

- En réalité… Cet enfant… Votre mère a…

Je vois que les mots lui manquent. Notre mère pose une main sur son bras et lui fait un léger sourire. Puis elle nous regarde et reprend :

- J'ai un pouvoir assez rare. Je le tiens de ma grand-mère maternelle. Il saute toujours une génération et ne se manifeste que chez les femmes. Et pas toutes. Enfin… Ce pouvoir ressemble à la Divination. Mais c'est différent. Pour faire simple, il me suffit de penser fortement à une personne et je peux voir son futur proche, comme lointain. Je n'aime pas me servir de ce pouvoir. Il est trop dangereux et le futur n'est jamais prédéfini. Je ne voulais pas que le Seigneur des Ténèbres connaisse l'existence de ce pouvoir. Mais c'était sans compter sur la langue fourchue de ma sœur Bellatrix. Elle a tout dit au Seigneur et il m'a forcé, la veille de l'attaque sur la maison des Potter, à lire son futur. J'y ai vu ses horreurs, son âme noire. Et j'ai vu sa mort. L'enfant de la prophétie allait vaincre le Seigneur des Ténèbres. Mais ça, je ne lui ai pas dit. Je lui ai fait croire qu'il avait raison de tuer ce garçon alors qu'il n'était encore qu'un bébé. Je voulais vraiment sa mort.

Ses derniers mots sont froids. C'est la première fois que je vois ma mère ainsi.

- Mais… alors que je le voyais en train de disparaître, j'ai été happée par la puissante magie de cet enfant. Ce petit garçon m'a attiré dans son futur, à lui. J'ai vu sa famille de Moldus le maltraiter, le punir pour sa nature de sorcier. Je l'ai vu pleurer, demander pardon, espérer échapper à ses tuteurs. Je l'ai vu être terrifié par sa magie dont il ne comprenait même pas l'essence. Puis je l'ai vu rentrer à Poudlard, se faire des amis, retrouver un sourire. Mais j'ai également vu le retour du Seigneur des Ténèbres. Il n'est pas réellement mort. Et dès que ce jeune garçon est rentré dans le monde de la magie, il a su tirer profit de son jeune âge pour retrouver un corps et ses pouvoirs. Et puis il y a eu du sang, des morts, la guerre, la peur. Des larmes. Trop de larmes. Le futur qui attendait cet enfant était si horrible. Personne ne mérite de vivre une vie comme la sienne. Alors… alors nous avons décidé de changer ce futur.

Une larme coule le long de la joue de ma mère.

- Quand Vous-Savez-Qui a été tué, nous nous sommes dépêchés de transplaner devant la maison des Potter. Nous les avons trouvé morts et leur fils vivant. Ce fils est venu avec nous, au Manoir. Nous voulions lui offrir un autre futur. Plus calme, plus heureux. C'est là que Sévérus nous a aidés. Il nous fallait un maître en potions.

Est-ce que l'air se raréfie ? J'ai peur d'entendre la suite. Les battements de mon cœur résonnent déjà dans ma tête.

- Ce petit garçon. Harry Potter. Il était si heureux de vivre. Je me souviens encore comment il a réussi à t'amadouer Draco, enchaîne-t-elle en regardant ce dernier. Quelques sourires, un jouet tendu et tu ne voulais plus le lâcher. Tu cherchais toujours à attirer son attention, même si c'était bien souvent maladroit et que tu le faisais pleurer. Mais cet enfant ne t'en voulait pas. Je crois même qu'il ne t'en a jamais vraiment voulu, finit-elle avec un petit sourire en coin et un regard en ma direction.

Qu'elle se taise ! Mais qu'elle arrête de raconter des idioties ! Les sous-entendus qui planent autour de moi sont faux.

- Sauf que nous ne pouvions pas garder Harry Potter caché éternellement. Nous avons donc décidé de cacher l'apparence de cet enfant, mais aussi sa magie. Pour cela, il nous a fallu combiner un sort à une potion. Un sort de magie noire ressemblant à celui de Désillusion et… du Polynectar arrangé.

- Du… Polynectar, bégaye Draco.

Son corps tremble légèrement et je me demande s'il pense aux mêmes choses que moi.

- Oui.

- Et à qui… à qui vous avez pris…

- A toi, le coupe notre père d'un ton stérile de toute émotion.

C'est comme si un poignard venait de me transpercer en pleine poitrine. J'ai mal au ventre et l'envie de vomir se fait encore plus forte qu'auparavant.

- Nous avons pris tes cheveux et avons fait boire la potion au jeune Potter. Puis j'ai lancé le sort de magie noire, continue Sévérus d'un seul coup. L'enfant est alors devenu ton parfait double. Ton parfait jumeau. Harry Potter est devenu Henry Malfoy.

Ma vision se fait trouble et je n'entends plus rien hormis un bourdonnement incessant. Qui suis-je ?


Pars vite se cacher...

Alors ? Verdict ? C'est nul ? Mon intrigue est trop pourave ? Ou c'est génial, j'ai eu l'idée du siècle ?

Franchement, je ne sais pas du tout comment vous allez recevoir ces réponses. Review ?