Reviews anonymes :
Cha910 : Ah, on peut pas tout avoir. Un chapitre riche en révélations et une fin non sadique, faut pas abuser. J'espère que la réaction d'Henry te plaira.
Cline : Merci pour ta review. Je suis contente que ce chapitre t'ai plu... une nouvelle fois. Et oui, je continue de poster avec rapidité. J'espère que la réaction d'Henry te plaira.
Nepheria4 : Merci pour ta review; Heureuse que ce chapitre t'ai plu.
Batuk : Et oui, enfin. Ah toi aussi t'es myope et astigmate. Je vois de quoi tu parles. En tout cas, je suis contente que mes révélations s'imbriquent bien avec le reste de la fic. Par contre, les explications concernant la magie d'Henry attendront un petit peu. Il ne faut pas abuser des bonnes choses.
Guest : J'avais promis, les révélations sont arrivées. Par contre, concernant la réaction de Draco, ça va être un peu difficile de savoir puisque tout est écrit en POV Henry/Harry.
Kisis : Et tu vas voir qu'il est bien perturbé notre Henry.
Shishi-sama : J'espère que cette suite que tu attends te plaira et sera à la hauteur de tes espérances.
Dravy : Contente que ce chapitre t'ai plu, que l'intrigue te plaise. Et j'espère que la réaction d'Henry sera à ta convenance.
La limace : Ah c'est sur que là au niveau crise d'identité on peut aller loin. Mais je ne pense pas que je vais trop pousser le sujet car j'en ai pas vraiment envie. Mais y aura des questionnements au niveau idenditaire tout de même.
Qui suis-je ?
Qui suis-je ? Qui suis-je ? Voila la question que je ne cesse de me poser depuis plusieurs minutes. Les mots de mes parents et de mon parrain résonnement en moi et m'assourdissent. Qui suis-je ?
Je suis perdu dans un brouillard sans fin où leurs mots me lacèrent la peau. Ils m'attaquent de toute part sans que je ne puisse riposter ou me défendre. Et ça fait mal. Terriblement mal. J'entends encore leurs voix me décrire une vérité effrayante. Ma vie n'est qu'un mensonge. Je ne suis qu'un mensonge. Tout ce en quoi je croyais, les personnes en qui j'avais confiance… rien de tout cela n'est vrai. Ma vie n'est qu'une farce amère. Depuis des années j'ai un masque sur le visage. Un masque aux cheveux blonds, à la peau blanche et aux yeux gris. Mais ce n'est pas moi. Je ne suis pas moi. Et je ne suis pas comme lui. Alors qui suis-je ?
Mes souvenirs ont un goût de tromperie et me donnent envie de vomir, de les vomir. Car ils ne m'appartiennent pas. Ces rires, ces larmes, ces joies et ces peurs. Ces regards de complicité, ces moments partagés. Ces années à croire que j'étais maudit. Ces années à me maudire d'être ainsi.
Un hoquet sort de ma gorge. Je crois que l'on me parle. Il me semble entendre des voix autour de moi. Mais je ne distingue rien de clair. Tout est flou. Le brouillard qui m'entoure me rend aveugle et sourd au monde.
Ma vie entière n'est qu'une mauvaise facétie. Je ne suis qu'une mauvaise facétie. Voila qui je suis. Un mensonge vivant depuis seize ans. Et tout ce qui fait que je suis moi n'existe plus désormais. Je ne suis pas le fils de Narcissa et Lucius Malfoy. Je ne suis pas le frère jumeau de Draco. Je ne suis pas atteint d'une maladie rare de la magie. Bien au contraire. Celle-ci semble si puissante.
Je lève mes mains pour les mettre face à mon visage. Elles tremblent. Paumes levées vers le plafond, je remarque que la masse noire est de nouveau sur moi. Et je comprends alors qui elle est. Je la sens courir dans mes veines, brûlant dans mon corps et répandant sa puissance. Tel un poison me lavant de ces fausses années, elle reprend sa place en moi, au plus profond de moi. Sa chaleur irradie dans mon corps et me réconforte un peu.
Dans ma main droite une boule se forme, comme si elle se lovait dans le creux de ma main. Puis elle s'étire et s'étale le long de mes doigts, glisse sur le dessus de ma main et s'enroule autour de mon poignet. A mon autre bras, elle forme des arabesques sans fin. Il n'y a presque plus de peau apparente.
Mon sang se rempli d'elle, se gorge de sa force. En moi c'est un feu qui vient de naître. Des flammes qui brûlent mon passé sur leur passage. Et je sens sa colère m'envahir. Où est-ce moi qui le suis ? Je me moque de la réponse. Tout ce dont je suis sûr en cet instant, est que la puissance qui s'immisce dans chacune de mes cellules m'appartient. Elle est vraiment à moi. Ce n'est pas un nouveau mensonge. Elle est de retour chez elle. En moi. Ma magie. Et elle a seize ans à rattraper.
- Henry ?
Je crois que quelqu'un m'appelle. Ma mère peut-être. Non. Ma mère est morte. Celle que je nomme ainsi n'est qu'une usurpatrice. Elle ne mérite pas que cette appellation.
- Henry ?
Je lève la tête, mais je vois trouble. Les images ne me parviennent pas avec netteté. Il me semble sentir quelque chose se rapprocher, essayer de me toucher. Peut-être sa main. Et puis je crois entendre un cri, faible, lointain. Et les sons s'éloignent encore plus. Je ressens juste cette colère, ce sentiment de traitrise s'emparer de moi. Ma magie est furieuse. Cela fait tant d'années qu'elle est bridée. Tant d'années qu'elle ne peut pas s'exprimer comme elle le souhaite. Elle a envie de punir ceux qui ont osé lui faire ça. Elle veut montrer sa puissance. Personne n'a le droit de lui faire du mal, de me faire du mal. Elle est puissante, elle peut nous protéger tous les deux. Et maintenant que les chaines qui la retenaient prisonnière en moi ont cédé, elle est décidé à ne plus se laisser manipuler. Je ne veux plus que l'on me manipule.
Ma respiration s'accélère. Mon sang bouillonne. Ils vont payer pour leurs actes. Ils vont me payer ces seize années de perdues. Mes jambes se tendent et mon corps se penche en avant pour se redresser. Il y a encore des voix autour de moi. Elles crient, semblent effrayées. C'est très bien. D'autres magies se cognent à la mienne, mais toutes se fracassent sans succès. Personne n'aura d'emprise sur moi. Plus personne. Ma magie glisse le long de mes jambes et se répand en une marre sombre autour de moi. Je suis au milieu d'un lac de brume noire qui s'étend de plus en plus. Je crois que je suis dans la pièce principale de l'infirmerie. Je ne sais même pas comment j'y suis arrivé. J'entends encore des cris de peur au loin. Pourtant je ne leur veux pas de mal, à eux. Ils ne m'ont rien fait. Je veux juste… je veux juste…
- Henry.
Je… Je veux juste…
- Henry.
Qui m'appelle ? Qui est cette personne que j'entends parfaitement.
- Henry.
Il faut que je me dirige vers elle. Il faut que j'aille à sa rencontre. Ma magie s'étire jusqu'à cette personne et se met soudainement à ronronner. Elle me tire vers elle, m'attire à elle. Il me semble reconnaître ce timbre de voix, cette odeur, cette magie. La mienne est déjà en train de monter sur ses pieds. Et je frissonne. Je ne comprends pas pourquoi, mais ce contact m'apaise et m'électrise en même temps.
- Henry calme-toi, reprend la voix.
Et cette fois je la reconnais. C'est celle de Draco. Je suis face à lui, peut-être à quelques centimètres.
- Oui. Calme-toi.
Pourquoi ma magie est heureuse de le retrouver ? Pourquoi n'est-elle pas en colère contre lui ? Si ça se trouve, lui aussi fait parti du mensonge. Draco, mon frère, mon double, mon… Non. Il n'est plus tout ça. Ce n'est qu'un mensonge de plus.
- Chut.
Alors pourquoi sa main sur ma joue me donne-t-elle envie de revenir des années en arrière ? Pourquoi son souffle sur ma peau me redonne-t-il de l'air dans mes poumons en feu ?
- Draco fait attention avec… cette chose.
Les bourdonnements dans ma tête s'estompent. Plusieurs voix me parviennent et certaines avec netteté. Notamment celle de mon père qui est remplie d'angoisses.
- Elle ne me fera rien. Je le sens.
Ou encore celle de Draco qui se veut rassurante, mais qui ne l'est pas tant que ça.
- Réparo.
Et peut-être celle de Madame Pomfresh.
- Henry. Regarde-moi.
Je me concentre sur Draco et plonge mon regard dans le sien. Et ce que j'y lis me terrifie. Il a peur. Affreusement peur. Et probablement à cause de moi. Mais il s'inquiète aussi. Pour moi. Et pourquoi ses pupilles brillent-elles ainsi ? Est-ce la trace d'une larme que je devine sur sa joue ?
- Tout va bien, me chuchote-t-il en posant son autre main sur ma joue.
Mon visage est désormais encadré par ses deux mains et mes iris sont ancrés dans les siens. Et étrangement, cela me calme. Ma magie cesse de courir dans mes veines et de brûler sur ma peau. Elle vient juste se poser sur les doigts de Draco, les caresser avant de revenir en moi et de disparaître, emportant au passage le peu d'énergie qu'il me reste. Mes jambes ne me portent plus. Je suis épuisé. Mes yeux se ferment lentement sur le visage légèrement souriant de Draco. Il n'a plus peur.
oOo
- J'ai vraiment du mal à croire ce que vous venez de me dire Monsieur Malfoy, dit une voix grave non loin de moi. Henry Malfoy est en fait Harry Potter.
J'ai envie de me lever, mais mon corps ne me répond pas. Je n'arrive même pas à ouvrir les yeux. Il semble que je sois encore à l'infirmerie, allongé dans un lit.
- Le Ministère sera prévenu dans les prochaines heures et considérez que vous n'avez plus aucun pouvoir de décision concernant ce jeune homme. Dès à présent ! claque la voix du directeur que je viens de reconnaître.
Puis j'entends des pas qui s'éloignent, une porte qui se ferme. Suis-je seul ?
- Nous devions nous y attendre Narcissa. Les signes nous indiquaient que la potion et le sort faisaient de moins en moins effet. Sévérus nous l'a bien expliqué. Avec l'arrivée de son potentiel magique il y a un mois et demi, Henry a pu se défendre contre tout ça. Et puis, il est grand maintenant. Nous nous doutions bien qu'un jour toute cette histoire ressortirait.
- Mais tu as vu dans quel état il était. Il était si… effrayant. Et cette tristesse dans son regard. Il m'a glacé le sang. Il est vraiment en colère contre nous.
- Il a de quoi.
- Heureusement que Draco était là. Je ne sais pas comment il a fait pour pouvoir l'atteindre, mais ça a fonctionné.
Ce n'était pas un rêve. Tout ce qu'il s'est passé est la vérité. Je crois que mes yeux me piquent. Peut-être à cause des larmes qui veulent s'échapper de mes iris.
- Et cette chose noire…
- Sévérus m'en avait parlé dans sa dernière lettre. Il ne savait pas s'il devait s'en inquiéter ou non. Je ne sais pas trop ce que c'est non plus.
- Mais ça n'a pas fait de mal à Draco. Si c'était vraiment maléfique…
- Je l'espère Narcissa.
Un grognement sort de ma gorge et mes yeux s'entrouvrent.
- Il se réveille.
- Henry ? Comment te sens-tu ? me demande ma mère en se penchant au-dessus de moi.
- Mal, je marmonne.
Dans quel autre état pourrais-je me trouver ? Je viens d'apprendre que toute ma vie est un mensonge, que mes vrais parents sont morts tués par un mage noir fou et qu'en réalité je n'ai jamais été malade.
Elle passe une main sur mon front et je me maudis de trouver ce geste rassurant. Ce n'est pas ma mère.
- Tu nous as vraiment fait peur hier soir, enchaîne-t-elle.
Je détourne la tête et fixe le mur avec intensité. Je ne veux pas lui parler. Je ne veux plus les voir. Qu'ils aillent retrouver leur Seigneur des Ténèbres avec leur potion et leur sort.
- Désolée, me souffle-t-elle avant de s'éloigner, suivie par mon père.
Moi je ne le suis pas.
Et voila pour ceux qui attendaient la réaction d'Harry, vous êtes servis. Et en plus vous savez désormais ce qu'est la masse noire.
Alors ça vous plait toujours ?
