Reviews anonymes :

La limace : Si ça te plait, tant mieux ! Et j'espère que ça continuera ainsi.

Kisis : Tu as raison de te méfier. On ne sait jamais comment les gens vont réagir. Enfin, moi je dis ça, je dis rien...

Farah : Merci pour ta review. Eh bien je te laisse lire la suite de cette fic pour voir si Harry pardonne à Draco. Même si tu risques d'être un peu déçu par ce qui suit dans l'immédiat.

Cha910 : C'est qu'ils deviennent exigeants ces lecteurs lol ! Bah, j'aime mon sadisme. Et en plus tu sais que me connaissant, tu as raison pour l'épilogue. Il se peut que je pousse le sadisme jusqu'à la fin. Mais j'en sais rien pour l'instant. Je ne sais pas encore comment cela va vraiment finir.

Cat240 : Merci pour l'idée. J'appréhendais un peu, mais ça à l'air de plutôt bien passer. Ouf ! Pour Dumbledore, je te laisse découvrir, car il va apparaître un peu plus que dans les chapitres précédents. Euh... Sévy, tu parles de Sévérus ? Parce que si tu as bien lu, il est dans la fic. Quant à Rémus, je sais pas où il est et le rat doit probablement toujours être un rat. Mais je ne vais pas en parler car je ne trouve pas qu'ils ont leur place dans cette fic.

Dravy : Heureusement que Draco est là ! Comme tu dis, ça aurait mal tourné sinon.

Tintinabule : Bon alors si mes explications te vont, je suis sauve ! Ouf ! Après, pour Harry, c'est plus dur, c'est sûr. Et oui les Malfoys et Sev' ne sont pas méchants ! J'aime bien les rendre humains de temps en temps. Et comme tu dis, maintenant, place à la débauche ! Ah ? C'est pas ce que tu as dit ? Bon pas grave, ça finira en partouze tout de même. Non sérieusement, c'est vrai que maintenant je vais pouvoir passer au couple Harry/Draco. Pour le reste, l'évolution de la vie d'Harry, je te laisse lire.


Officialisation

Cela doit faire plusieurs heures que je suis allongé dans ce lit d'infirmerie. Mon regard est encore perdu dans les méandres du plafond. J'ai encore du mal à croire les révélations de la veille. Je ne sais même plus comment réagir. Il est vrai que je suis en colère contre mes parents. En colère parce qu'ils m'ont caché ma véritable identité. En colère car ils ont bridé ma magie. En colère contre tous ces mensonges. Mais je suis triste aussi. Triste pour mes vrais parents décédés il y a longtemps. Triste pour cette vie que je ne connaitrai jamais. Triste d'être seul désormais.

Une main tire le rideau sur ma droite. J'entraperçois le corps de l'infirmière qui soupire.

- Vous n'avez rien mangé Monsieur Malfoy.

Je ne bouge pas.

- Vous devez vous nourrir où je vais finir par vous faire avaler des potions, de grès ou de force.

- A quoi ça sert ? je marmonne.

- Pardon ?

- Pourquoi manger alors que ma vie n'a aucune existence ?

Elle s'assoit au pied de mon lit et tente de capter mon regard.

- Je ne peux pas dire que je vous comprends, votre situation est vraiment… particulière. Mais je ne pense pas que votre vie soit finie. Peut-être est-ce même l'inverse.

Je me redresse un peu dans mon lit et plonge mon regard dans le sien.

- Je me souviens d'un petit garçon aux cheveux blonds qui pleuraient souvent à cause de ses déboires magiques. Il était si triste de blesser les autres et notamment son frère. Il ne demandait pas grand-chose, juste à être comme les autres. Et peut-être même, parfois, il aurait aimé pouvoir protéger ses proches. Mais la vie en avait décidé autrement.

- Et cette vie vient de se terminer, je complète en repensant à mes souvenirs d'enfants.

- Votre magie est impressionnante. Immense. Vous n'imaginez même pas tout ce dont vous êtes capable maintenant.

- Vous croyez ? je lui demande avec une pointe d'espoir jaillissant brusquement en moi.

- J'en suis certaine. Mais pour que vous le découvriez, il vous faut manger, réplique-t-elle tout en déposant le plateau repas sur mes genoux.

- Et Draco ? je demande subitement.

Je ne l'ai pas revu depuis l'épisode catastrophique d'hier. Je ne sais même pas comment il va.

- Il va bien. Il est retourné à son dortoir hier soir et est actuellement en cours.

Puis elle tire le rideau et s'éloigne. Je suis face à face avec mon hachis Parmentier et ma tarte à la mélasse. Soudain je me demande si mes goûts culinaires ont changé. Peut-être que je vais me mettre à aimer la mélasse… Qui sait.

oOo

- Il est encore sous le choc. Je refuse !

Il y a des cris près de l'entrée de l'infirmerie me semble-t-il. Madame Pomfresh semble assez en colère contre je ne sais qui. Les autres voix sont trop loin et trop faibles pour que je devine à qui elle parle.

- Si vous l'énervez et qu'il perd le contrôle, je ne réponds de rien ! continue-t-elle de clamer.

- Tout se passera bien, lui répond ce qui semble être la voix du directeur.

Les ombres se rapprochent de mon lit et je commence à comprendre que les visiteurs viennent pour moi. Le tissu blanc qui me sépare du reste du monde est brusquement tiré. Madame Pomfresh a les poings sur les hanches et fait la moue à côté de Dumbledore et du Ministre de la Magie. Mais que fait ce dernier ici ?

- Bonjour Monsieur Potter, dit le Ministre en tendant une main vers moi.

Je la saisis par politesse, mais je suis bien trop surpris pour comprendre ce qu'il se passe. Et puis comment m'a-t-il appelé ? Madame Pomfresh me lance un regard d'excuse puis s'éloigne alors que les deux hommes prennent chacun une chaise et s'assoient à côté de mon lit.

- Comment vous sentez-vous Monsieur Potter ? reprend le Ministre.

- Qui ça ? je demande, encore perdu.

Et ma question semble aussi surprendre le Ministre car il me fixe avec des yeux ronds.

- Je crois que Monsieur Potter, anciennement Monsieur Malfoy n'est pas encore habitué à son vrai nom, n'est-ce pas ? explique le directeur.

Ah oui. C'est vrai que je m'appelle Harry Potter maintenant. J'hoche de la tête, ne sachant pas quoi dire ou faire de plus.

- Bref. De toute façon je ne suis pas là pour vous parler de ça. Votre arrivée dans le monde magique vient d'exploser comme une bombe. Alors que tout le monde vous croyait mort, voila qu'en réalité vous étiez juste caché sous les traits du frère jumeau de Draco Malfoy. Je peux vous assurer que dehors l'on ne parle plus que de vous.

- Mais… comment ? Déjà ?

- Eh bien des informations se sont répandues malgré toutes nos précautions. Il n'y a encore rien d'officiel et tout ce qui se dit n'est basé que sur des rumeurs. Mais nous ne pourrons pas vous cacher ici éternellement. C'est pourquoi je viens vous voir pour que nous parlions de l'annonce publique qui sera faite demain matin et où vous vous tiendrez.

- Je dois d'abord…

Mais je me stoppe. Que pourrais-je bien dire à mes parents ? Ils ne sont plus censés faire parti de ma vie.

- Après cette annonce officielle vous pourrez reprendre votre scolarité sans soucis. Votre identité a déjà été confirmée par un test de magie. Vos comptes vous seront rendus et vos…

- Comment ça un test de magie ? je le coupe.

- Après votre excès de magie hier soir, j'ai personnellement effectué ce test afin de bien confirmer que vous êtes Harry Potter, fils de Lily et James Potter, m'explique Dumbledore. Ce qui est le cas.

- Un auror viendra vous chercher demain matin à huit heures.

Puis le Ministre se lève, me salue brièvement de la tête et s'éclipse, suivi par le directeur.

Voila maintenant que je me retrouve avec la notoriété de ce foutu gosse qui a tué un puissant mage noir. Ah ben oui, c'est vrai ! C'est moi qui l'aie tué. Prenant subitement conscience de ce fait, mes mains se mettent à trembler. Ma vie tranquille d'avant me manque déjà.

oOo

J'ai affreusement mal dormi. Mes cauchemars sont revenus avec force. Je crois les comprendre maintenant. Cette femme est ma vraie mère. Et ce n'est pas vraiment un rêve, mais plutôt un souvenir. Celui de sa mort. Quel souvenir effrayant pour un enfant.

Madame Pomfresh m'a dit que j'aurais pu lui demander une potion de sommeil pour ne plus faire ce rêve, mais je suis tellement habitué à ne pas pouvoir en prendre que ça ne m'est pas venu à l'idée de le faire.

L'auror chargé de m'accompagner jusqu'au Ministère vient juste d'arriver.

- Bonjour Monsieur… Potter. Je suis l'auror chargé de votre escorte. Kingsley Shacklebolt.

Je serre sa main, réfléchis quelques secondes, puis lui réponds :

- Harry. Potter. Enfin, je crois.

Un rire grave sort de sa gorge et me détend. Même s'il est impressionnant, il n'a pas l'air trop méchant.

- Allez Monsieur Harry Potter je crois. Allons-y.

Je le suis au travers de quelques couloirs déserts de tout élève. C'est étrange de ne croiser personne. Puis nous arrivons devant une grosse gargouille.

- Sorbet citron.

La gargouille s'écarte, et le mur qui se situe derrière se sépare en deux, révélant des escaliers de pierre en colimaçon. Nous montons sur ces derniers et arrivons dans ce que je devine être le bureau de Dumbledore. Je n'étais jamais venu ici. Impressionnant.

- Nous allons transplaner.

Je me tourne vers l'auror et le dévisage. C'est impossible dans Poudlard.

- Exceptionnellement, nous avons une autorisation à partir du bureau du directeur. Accrochez-vous fermement.

Je m'exécute et ferme les yeux alors que je sens les effets du transplanage. C'est toujours aussi désagréable.

oOo

Un énième flash m'éblouit et je grogne discrètement. Il y a bien trop de monde autour de moi et cela me rend mal à l'aise. Je n'aime pas l'attention que l'on me porte. J'ai l'impression d'être une bête de foire. Le Ministre pose une main sur mon épaule et sourit aux journalistes. Toujours aussi avide de pouvoir.

- Monsieur le Ministre pourquoi avoir caché Harry Potter chez les Malfoy ? demande un homme avec un calepin à la main.

- Je porte une entière confiance en Monsieur Malfoy et son épouse. Cela fait de nombreuses années qu'ils aident notre communauté.

- Pourtant il reste toujours une part d'ombre dans leur passé. N'était-il pas risqué de leur laisser le Survivant ?

Je déteste ce surnom. Je le trouve horrible.

- Toutes les charges contre les Malfoy ont été retirées il y a longtemps. Et puis…

Le Ministre se tourne vers moi et me pousse un peu vers l'avant.

- Monsieur Potter pourra vous affirmer que Lucius et Narcissa Malfoy sont de bons sorciers.

Le journaliste regarde brièvement son calepin, puis se met à me fixer avec un regard inquisiteur.

- Monsieur Potter. Qu'est-ce que ça vous fait de savoir que vous avez été élevé par d'anciens partisans de Vous-Savez-Qui, de celui qui a tué vos vrais parents ?

Pourquoi ai-je l'impression d'assister au procès de mes parents ?

- Je… Mes parents… enfin… ce sont des gens biens.

Des souvenirs de mon enfance m'assaillent de toute part et je ne peux m'empêcher de sourire.

- Ils m'ont apporté tout ce dont j'avais besoin. Draco et moi n'avons jamais manqué de rien.

Une autre journaliste lève la main et demande :

- Les avez-vous déjà vus pratiquer la magie noire ?

Pardon ? Mais c'est quoi ces questions ?

- Euh… est-ce que cette conférence a été organisée pour parler de mon retour ou pour incriminer sans preuves tangibles les personnes qui se sont occupées de moi durant toutes ces années ? je questionne l'assistance avec un regard noir. Non, parce que si c'était vraiment des sorciers maléfiques, je ne pense pas qu'ils auraient pris la décision de protéger le seul sorcier capable de tuer Voldemort ! je m'écrie brusquement, emporté par la colère.

Un silence pensant se fait dans la foule et je réalise alors que je viens de nommer ouvertement le meurtrier de mes parents. Un frisson d'effroi me parcourt l'échine. Je ne me reconnais pas. Moi qui suis si réservé en temps normal, voila que je me retrouve au centre de toutes les attentions. Et petit à petit je me rends compte que je ne suis plus aussi furieux contre mes parents. Je leur en veux toujours, certes. Mais c'est différent. Parce que durant ces seize ans, je me suis senti comme leur fils, leur vrai fils.

Une nouvelle main se lève et un homme aux longs cheveux blancs prend la parole :

- Monsieur Potter. Que pensez-vous des Ronflaks Cornus ? Nos lecteurs sont impatients de connaître votre avis à ce sujet.

Je dévisage l'homme qui vient de poser sa question si… décalée. Les autres journalistes sont tournés vers lui et semblent vraiment surpris par son intervention. Mais l'homme continue de me fixer, attendant apparemment sa réponse avec un sérieux qui me déstabilise.

- Je… je n'en ai jamais rencontré. Mais j'ai entendu dire que ce sont de gentilles créatures, je reprends d'une voix mal assurée.

- Bien, bien, répond le journaliste en hochant de la tête tout en écrivant sur une feuille.

- La conférence se termine ici Mesdames et Messieurs, enchaîne le Ministre en me tirant en arrière.

Merlin, ce cauchemar se termine enfin.


Alors que pensez-vous de ce chapitre ?

Il ne se passe pas grand chose, certes, mais il faut bien faire des transitions et avoir un minimum de logique dans l'évolution de la fic.