Reviews anonymes :

Cha910 : Je suis contente que ma façon d'écrire te plaise. pour la mise en couple, ça viendra, sinon je le mets où mon lemon chaud bouillant moi ? ^^ Mais tu verras que tout n'est pas si simple. Et encore merci pour les compliments qui me vont toujours droit au coeur.

Kisis : Ben alors, on zappe un chapitre? lol C'est sur que tout ne devait pas êtr très clair. pour les fastames d'Harry, tu verras très rapidement comment ils sont. Ensuite tu n'as pas tort dans ta review. Pour Harry, Draco est toujours Draco, son frère. Enfin, ça tu vas vite t'en rendre compte dans ce chapitre.

Tintinabule : Le déni peut faire beaucoup de ravage sur son passage. La preuve. Et puis tu verras avec ce chapitre qu'il y a une autre constante à prendre en compte. Et pas des moindres ! Après j'ai fait un Draco assez Serpentard, donc réaction logique.

Je crois aussi qu'Harry va pouvoir aller prendre un abonnement VIP à Sainte-Mangouste avec toute cette histoire.

Roh... toute de suite tu vois le pire. Pourquoi il se passerait quelque chose de désagréable ? Le proverbe "lecalme avant la tempête" ? Qui sait... Je ne sais pas si c'est une tempête vraiment négative qui va arriver, mais tu me diras ça.

Dravy : Bouillant même. Mais comme j'ai voulu y mettre des sentiments, ça passe plus pour du mignon chaud. Disons que leur magie n'est pas plus rapide pour comprendre, mais qu'elle le montre plus rapidement.


Je ne sais pas si vous vous en êtes rendu compte, mais depuis quelques temps, les chapitres sont un petit peu plus long qu'au début. Non, je dis ça car beaucoup se "plaignaient" du fait que mes chapitres étaient courts.

Vous voyez, je peux être gentille aussi ^^, lol


Ce n'est pas qu'un rêve

- Assied toi Harry.

Je m'exécute. Devant moi, le directeur de Poudlard me fixe avec un regard amusé.

- Alors. Comment ça se passe ? Tu te plais toujours à Serpentard ? Tes camarades t'acceptent bien ? Et les autres élèves ? En cours, tout se passe bien ? Tes professeurs me font de bons retours sur tes compétences. Tu ne t'ennuies pas trop ?

Trop de questions en une seule fois. Je crois même que j'ai oublié les premières.

- Euh… ça va, je réponds un peu perdu.

- Je voulais te voir concernant ton emploi du temps actuel. Tu suis toujours celui de ton ancien toi, Henry ?

J'hoche de la tête. Où veut-il en venir ?

- Lorsque tu as passé tes B.U.S.E en cinquième année, c'était sous le nom d'Henry Malfoy et avec ses capacités magiques à lui. Hors, aujourd'hui, il n'existe plus et tu es un bien meilleur sorcier qu'auparavant.

Je n'aime pas ses mots. Henry existe toujours. J'existe toujours. Je ne peux pas effacer seize ans de ma vie comme ça. Je ne le pourrais jamais. Qui je suis aujourd'hui, je le dois à ceux qui m'ont entouré chaque jour. Mes parents, mon parrain, mon frère, mes amis.

- Du coup, les cours que tu suis actuellement ne sont plus adaptés à tes capacités magiques. C'est pourquoi, avec l'accord du Ministère, tu vas repasser des examens qui vont définir tes réelles compétences. Au vu de ce que j'ai entendu, tu as un grand potentiel. Je pense que tu pourras suivre les cours de Métamorphose et de Sortilèges à la place de matières bien moins pratiques, comme les Runes ou l'Etude des Moldus. Ton examen aura lieu la semaine prochaine.

Je cligne plusieurs fois des yeux, assimilant doucement ses dires. J'ai la possibilité de repasser mes examens et de, peut-être, suivre d'autres cours. C'est une chance inespérée. Je pourrais utiliser ma magie, apprendre de nouveaux sorts, faire des études supérieures, devenir… Non. Même si j'ai désormais les capacités pour être un grand sorcier, je ne veux pas le devenir. Il y a assez eu de changements dans ma vie, pas la peine d'en rajouter encore. J'aime bien mon emploi du temps. J'aime bien lire des livres, faire des traductions et des recherches. Je n'ai pas besoin d'apprendre à me transformer en fauteuil ou en lampadaire pour devenir quelqu'un de bien. Et puis… qui suis-je pour mériter tout ça.

- Après tout, tu es Ha…

Je lève brusquement la main et le coupe. Je ne veux pas entendre ses mots. J'ai eu le temps pour réfléchir à qui j'étais. Et même si certaines zones restent floues, je commence à savoir qui je suis.

- Merci beaucoup. J'entends ce que vous me dites, mais je vais devoir refuser votre proposition. Mon emploi du temps actuel me convient parfaitement et je ne veux pas utiliser ma notoriété pour des fins personnelles. Je vous laisse informer le Ministère de ma décision.

Je me relève et commence à quitter le bureau de Dumbledore. J'ai chaud et mon cœur palpite. J'ai réussi. J'ai pu affirmer mon opinion et j'avoue que cela me surprend moi-même. Mais je ne regrette en rien ma décision. J'ai besoin d'éléments stables dans ma vie. Cette dernière est assez chamboulée comme ça.

C'est avec un petit sourire que je passe la gargouille et que je me dirige vers la Grande Salle où le dîner ne va pas tarder à être servi. Sur le chemin, je repense à l'échange que je viens d'avoir avec Dumbledore et son comportement vis-à-vis de moi. Mes soupçons le concernant se font encore plus grands. J'ai l'impression qu'il souhaite m'avoir dans sa poche. Pourquoi, ça je n'en sais rien. Mais entre l'interview officielle, la répartition suivie de sa drôle de moue lorsque je suis retourné chez les Serpentards, sa proposition de repasser mes examens et de pouvoir suivre d'autres cours, sans oublier le retrait direct de l'autorité parentale de mes parents et cette histoire de courrier qui n'arrive jamais, j'ai l'impression que le directeur n'est pas désintéressé de toute cette histoire.

- Là ! Il est là !

Je me retourne brusquement en entendant plusieurs filles crier dans mon dos. Il y a un groupe de folles qui courent vers moi en criant mon nom. Non ! Pas encore. Et en plus les toilettes de Mimi ne sont pas loin une nouvelle fois.

Je me mets aussitôt à courir, espérant pouvoir les semer sans trop de difficulté. Je glisse dans un virage et manque de rentrer dans une armure. Puis je cours vers les escaliers les plus proches, sans vraiment réfléchir où je me dirige. Du moment que je les sème… Lorsque je commence à reprendre mon souffle, sûr de ne plus être poursuivi par ces hystériques, je me rends compte que je ne sais pas trop où je me trouve. L'escalier où je suis est en train de monter et ne semble pas prêt à s'arrêter. Mais au moins je suis sauf. Je souffle un grand coup et m'assois sur une marche. De toute façon, je ne peux qu'attendre que les escaliers se décident à s'arrêter. Lorsque la chose arrive quelques minutes plus tard, je me retrouve dans un couloir sombre. Avec un lumos j'éclaire les alentours et avance doucement. Poudlard peut être très farceur par moments. Puis j'arrive devant une immense tapisserie représentant ce que je crois être la stupide tentative de Barnabas le Follet d'apprendre à des trolls l'art de la danse. D'accord, je suis au septième étage. Eh bien il me reste plus qu'à trouver des marches assez aimables pour me faire redescendre jusqu'au rez-de-chaussée. Je range ma baguette dans ma poche, puis me dirige vers les escaliers principaux. Ceux là ne sont pas trop capricieux en général. Mais alors que je tourne dans un couloir, je vois non loin une forme blonde très familière. Si je ne me trompe pas, c'est Draco. Mais que fait-il ici ? Aussitôt, je me cache derrière une statue et écoute attentivement les bruits alentours. Je crois entendre quelques Gryffondors quitter leur salle commune pour aller manger, puis une respiration qui devient forte. Elle est proche. Très proche même.

- Tu me suis maintenant ? me demande une voix grave dans mon dos, me faisant sursauter.

- Draco ! je crie, surpris. Merlin, tu m'as fait peur.

Une main sur la poitrine, je tente de retrouver un rythme cardiaque normal. En face de moi, Draco me fixe de son regard noir. Il attend ma réponse.

- Et je ne te suis pas. C'est les escaliers qui m'ont amenés ici. Moi je veux juste aller manger.

Il hausse les épaules et grimace.

- Alors dégage, me crache-t-il au visage.

Je ferme les yeux, recevant son attaque de plein fouet. Je n'ai pas envie de me disputer avec lui. Je n'ai pas envie de me battre une nouvelle fois contre lui. Ce week-end a déjà été assez chargé en émotions. Un peu de calme n'est pas de refus. Alors je soupire et m'éloigne de lui. Mais qu'il ne croit pas que tout est fini entre nous. J'ai bien l'intention d'avoir une réelle explication avec lui… un jour ou l'autre.

oOo

- Hum.

Non pas encore. Je n'en peux plus.

- Hum.

Qu'il se taise.

- Hum.

Qu'elle se calme.

Un autre gémissement me parvient et je ferme brièvement les yeux. Il n'est que deux heures du matin et je suis une nouvelle fois réveillé. Pas à cause de mes cauchemars cette fois-ci. Mais plutôt à cause de ceux de Draco. De toute façon, quand ce n'est pas moi, c'est lui. Rares sont les nuits où j'arrive à dormir d'une traite.

Ma magie glisse le long de mon lit et se dirige irrémédiablement vers celui de Draco. Elle me tire encore vers lui. Et je suis bien trop fatigué pour lui résister. D'un geste lent et las, je retire les couvertures, me lève et avance jusqu'au lit de Draco. La masse noire s'agrippe aux rideaux et disparait derrière. Je sais qu'elle est sur le corps de Draco. Je sens qu'elle est contente. Doucement, je tire ces derniers. Sous les draps, Draco gesticule et gémit. Est-ce qu'il est en train de rêver… de nous ? Aussitôt, les images qu'il m'a faites partager il y a quelques jours me reviennent. Est-ce qu'on est en train de… Je n'ose même pas formuler ces mots dans mon esprit.

Un nouveau gémissement franchit les lèvres entrouvertes de Draco alors que son visage se crispe. Pourquoi ai-je l'impression que ce songe n'est pas si désagréable que ça ?

Debout, face à lui, je ne sais pas quoi faire. Est-ce que je le réveille ? Est-ce que je retourne dans mon lit et attends que tout ça s'arrête ? Est-ce que j'attends ici ? Je soupire, perdu.

- Viens, me chuchote subitement Draco en prenant ma main dans la sienne et en me tirant légèrement vers lui.

Ses yeux sont légèrement entrouverts et je devine qu'il vient juste de se réveiller. Hein ? Il est réveillé !? Et il me demande de le rejoindre. Au secours ! Mais sa peau brûlante contre la mienne, ma magie glissant entre nos doigts, m'empêchent de réagir. Je me laisse tirer contre son corps. J'ai déjà un genou sur le matelas et une main à côté de sa cuisse en guise d'appui.

- Viens, redit-il en fermant les yeux

- Draco, je…

- Chut.

La situation m'échappe complètement. Draco n'est pas dans son état normal. Peut-être… confond-il la réalité et son rêve. Oui, c'est ça. Il croit qu'il est encore en train de rêver. Sauf que ce n'est pas le cas.

Je déglutis et prends mon courage à deux mains.

- Draco, tu ne rêves plus là. C'est vraiment moi, dis-je d'une voix grave.

Ses doigts glissent le long de mon poignet et s'immobilisent. Je sens une légère pression. Puis ses paupières se soulèvent d'un seul coup et je vois l'incompréhension envahir ses iris. La bouche entrouverte, son corps tendu, crispé, je devine la panique qui s'empare de lui. À une vitesse affolante il retire sa main de mon poignet et se redresse dans son lit. Sauf que ses gestes sont si rapides qu'il se cogne contre moi et me fait perdre l'équilibre. Ma main gauche qui me servait d'appui glisse et je tombe littéralement sur Draco.

- Aïe ! crie-t-il.

- Putain, je grogne.

- Qu'est-ce tu fais là !? me lance-t-il d'un ton acerbe.

Je me redresse difficilement, gêné par la situation.

- Y en a qui dorme, marmonne Blaise juste à côté en poussant des soupirs digne d'un bœuf.

Mince. Si en plus je réveille le dortoir, c'est la fin des citrouilles.

Devant moi, Draco me fixe avec un regard vient de lancer un lumos avec sa baguette et je crois deviner quelques rougeurs sur ses joues. Je me redresse et me retrouve à genoux dans son lit. Je ne sais plus quoi faire. Et puis, je me dis que… quitte à être réveillés tous les deux, bloqués dans ce dortoir, plus ou moins en train de penser à ce qu'il vient de se passer, dont certains rêves que je devine brûlants, autant en parler une bonne fois pour toute. Parce que je ne sais toujours pas comment il vit cette situation. Je comprends mieux sa colère envers moi. Mais il reste certaines zones d'ombres que j'aimerais éclaircir avec lui. Sauf qu'avoir une discussion est redevenue mission impossible depuis la dernière fois. Je ne sais pas si c'est le bon moment, mais qui ne tente rien, n'a rien comme on dit.

D'un mouvement de main, je ferme le rideau et lance un sort de silence sur le lit de Draco. Puis je m'assois en tailleur et plonge mes iris dans les siens.

- Tu… fais ça comment ? me demande-t-il.

Je cligne des yeux, puis tourne la tête vers le tissu qui nous entoure.

- J'en sais rien, je réponds en haussant les épaules. Suffit que je pense à un sort, que je fasse un mouvement de main et bien souvent, ça se fait tout seul.

Draco hoche doucement de la tête.

- Tu… tu dois être content de pouvoir faire de la magie sans soucis, souffle-t-il si bas que je me demande si j'ai bien entendu.

C'est vrai que cette partie de ma nouvelle vie est agréable. Mais si je suis ici, ce n'est pas pour parler de ça. J'ai envie de lui poser des questions à la chaine, de lui envoyer mes mots en masse. Sauf que je ne peux pas. Il faut que je prenne mon temps, que je ne le brusque pas trop. Sinon je risque de me retrouver face à un mur de pierres. Et ce n'est pas ce que je veux.

Je soupire et un silence s'ensuit. Du coin de l'œil, je vois que Draco me regarde. Il attend. Et il n'est pas du tout rassuré. Ses lèvres ne forment qu'une ligne fine, ses mains serrent légèrement les draps et je vois sa cage thoracique se soulever avec force. On dirait presque un enfant qui a peur. Un petit garçon qui attend son inévitable sentence. Et si toute cette histoire n'existait pas, je l'aurais déjà pris dans mes bras. Mais je ne peux plus. Et désormais je sais pourquoi. Parce que je ne suis pas son frère, parce que ce qui nous définissait a pris un autre sens encore indéfinissable.

J'humecte mes lèvres, baisse la tête et prends une grande inspiration.

- Je crois comprendre pourquoi tu me hais, je murmure. Ces rêves… ça doit être effrayant. Nous voir ensemble alors qu'on était frères. Voir tout ça, sans comprendre qui était réellement cet autre mec. Et ensuite… me voir, en vrai. Mais…

J'ancre mon regard dans celui brillant de Draco. J'ai des frissons qui m'envahissent et je ne sais pas comment les interpréter.

- Maintenant que tout est plus ou moins clair, pourquoi me détestes-tu toujours ? je termine avec angoisse.

J'appréhende sa réponse. J'ignore totalement ce qu'elle va être. En face de moi, Draco ferme les yeux et son corps tremble légèrement. Et lorsqu'il soulève ses paupières, je crois y déceler de la tristesse et une larme cachée au coin de l'œil.

- C'est… parce que j'aime ces rêves en réalité, chuchote-t-il tel un secret horrible.

Et c'en est peut-être un. Je reste abasourdit par ses mots. Ma respiration se coupe dans ma gorge et ma tête se met à tourner. Une vague brûlante se met brusquement à courir dans mes veines… ma magie.

J'ai chaud.

Il y a des grésillements dans mes oreilles et des battements de cœur violents. Ai-je mal entendu ? Mais plus je regarde le visage rouge et honteux devant moi et plus je me dis que ce n'est pas un rêve. Ses mots ont un goût étrange en bouche et sonnent comme une cacophonie. Ils dansent devant moi, me narguent de toute leur symbolique. Je ne veux pas y croire, je ne veux pas le croire. Je préférais encore ces phrases de haine crachées avec mépris. Parce que la vérité qui se dévoile d'un seul coup à moi, retirant son habit noir de la haine, est encore plus destructrice que ce que je croyais. Il y a comme un mur qui vient de s'effondrer en moi. Mes faibles barrières de protection n'existent plus. C'est comme si j'étais mis à nu. Ou bien est-ce ce que ressent Draco ? Parce que je suis encore plus perdu que je pensais pouvoir l'être.

J'ai envie de crier, mais aucun son ne sort de ma bouche, mes cordes vocales prisonnières de trop de mensonges.

J'ai envie de pleurer, mais le fleuve de mes larmes s'est tari à force d'entendre toutes ces tromperies.

J'ai envie de frapper, mais ma magie empêche mon corps de laisser libre court à sa colère.

J'ai envie de m'effondrer, mais la main qui s'avance vers moi puis recule aussi vite relance soudainement l'air dans mes poumons

- Alors maintenant déteste-moi aussi et tout sera plus simple, reprend Draco en détournant le visage.

Oui, tout sera plus simple. Alors que ce qu'il vient de me dire tourne en boucle dans ma tête, je me relève et retourne dans mon lit. Avec des gestes mécaniques, je me couche sous les couvertures et enfoui mon visage dans mon oreiller. Il aime ses rêves. Il aime nous voir ensemble. Il aime que l'on couche ensemble. Il aime…

Et moi je le déteste.


Si vous voulez taper Dumby, n'hésitez pas. Il est là pour que vous vous défouliez dessus. Surtout après ce que je viens de vous pondre.

Bon sinon, comment vous trouvez ces nouvelles révélations et la réaction d'Harry ? Franchement, moi j'adore comment ça évolue entre eux. C'est juste... parfait.

N'oubliez pas la REVIEW ! Non parce que je reçois des follows, mais pas de reviews avec... Snif, suis en mode auteur triste du coup.