Reviews anonymes :
Farah : J'aime vous faire partager ce que j'écris. Tu as l'impatience de savoir la suite et moi de connaitre ta réaction. J'espère que cette suite te plaira.
Guest : Je ne l'aime pas non plus, d'où ce rôle de pourri que je lui donne. Heureusement que Draco ne t'a pas entendu. Sinon il dirait " Un Malfoy n'est pas mignon !".
Kisis : Je n'ai pas envie qu'il soit copain copain avec Dumby et le Ministère. Pauvre Draco... je lui en fais voir de toutes les couleurs quand même. Quant à la réaction d'Harry, comme tu dis, c'est logique. Mais ça cache beaucoup de choses comme tu le pressens.^^
Les regards ne trompent jamais
- Toi ! s'écrie Blaise dans le couloir en me montrant du doigt.
Je le fixe et écarquille les yeux. Qu'est-ce qu'il me veut ?
- Oui, toi. Le crétin d'ami que j'ai envie de baffer depuis deux semaines.
Je soupire et lui tourne le dos. Je n'ai pas envie de lui parler. Alors que je reprends ma marche en direction de la bibliothèque, une touffe noire et une autre blonde surgissent d'un seul coup devant moi et me barrent la route. Pansy et Daphné.
- Et en plus il a le culot de repartir comme ça, dit Pansy en regardant son amie.
- Impressionnant. Il a bien changé depuis qu'il est devenu brun.
- C'est le pouvoir des cheveux noirs, réplique Pansy avec un grand sourire.
- Eh ! s'exclame Daphné. Je ne te permets pas. Le blond, c'est beau.
- Ouai, bof.
- Dixit celle qui craquait complètement sur Henry et Draco y a trois ans, enchaîne Daphné en imitant une midinette.
- Y a que les cons qui changent pas !
J'entrouvre la bouche et lève la main pour parler quand elles se tournent vers moi et me lancent toutes les deux un regard noir. Aïe. Je vais en prendre pour mon grade. Derrière moi, Blaise arrive, tout essoufflé d'avoir couru. Je suis encerclé. Adieu Mère, adieu Père, c'est la fin des haricots. Ce fut un bonheur de vous avoir connu.
Une main s'agite devant moi et je papillonne des yeux. Bon, apparemment, ma fin n'est pas pour aujourd'hui.
- Tu vas où ? demande Blaise.
- Réviser à la bibliothèque.
- Alors on vient avec toi.
- Mais c'est les Runes et…
- Très bien ! s'écrie Pansy. J'ai toujours voulu voir un traducteur en pleine recherche et réflexion.
- ça doit être sexy, murmure Daphné en regardant au plafond.
- Mais…
Sauf que je n'ai pas le temps d'en dire plus que je me retrouve coincé entre mes deux amies et Blaise me pousse gentiment dans le dos.
- Allons étudier, dit-il sur un ton qui me fait esquisser un sourire.
Pourquoi ai-je le sentiment que je ne vais pas être très productif ? Sûrement parce que leurs sourires sont promesses de futurs fou-rires.
oOo
Je n'y crois pas ! Cela devait faire trois ans au moins. Et tout cela à cause de Blaise et de ses pitreries. Je n'en reviens toujours pas. Madame Pince m'a viré de sa bibliothèque ! Et je fais comment pour tenter de continuer ma traduction. Oui, parce qu'avec trois idiots à côté de moi, travailler relevait plus du miracle qu'autre chose. Même Granger était étonnée de me voir partir de la salle sur ordre de la bibliothécaire.
Et maintenant je suis dans le couloir, comme un idiot, mes amis rigolant comme des fous à mes côtés.
- Dommage que Draco n'ai pas vu ça.
Je me crispe à l'entente de son nom. Draco… Des images de nos ébats surgissent brusquement devant moi. Non. Je ne dois pas penser à ça.
- Il est où d'ailleurs ? demande Daphné.
- En train de voler, répond Blaise.
- On va le voir ? propose Daphné.
Non ! C'est un cri que je pousse en silence. Je ne veux pas… je ne veux pas aller le voir. J'ai encore ses mots sur mes lèvres, sa révélation bloquée dans mes poumons. C'est mon frère... enfin il l'a été. Je ne peux pas… Il ne peut pas.
- Commencez à y aller, réplique Pansy en regardant Blaise et Daphné. Je dois montrer un truc à Harry d'abord.
Je dévisage mon amie. Il y a quelque chose de louche dans ses dires, quelque chose de caché. Je sens qu'elle ne veut rien me montrer, mais souhaite que les deux autres s'éloignent. Pourquoi ?
Blaise hoche de la tête et s'éloigne avec Daphné. En attendant, je peux encore échapper à la rencontre avec Draco.
- Bon ! A nous deux maintenant.
Je savais bien qu'il y avait anguille sous roche. Et j'appréhende un petit peu ce qui va suivre. Connaissant Pansy, elle a une idée derrière la tête et c'est mûrement réfléchit.
Je déglutis et lève les yeux au ciel. Un peu comme lorsqu'on est enfant et que l'on croit que si on ne regarde pas les autres, ces derniers ne nous voient pas. Invisible aux yeux de tous. Mais je sais très bien que ce n'est pas le cas.
Sa main se glisse dans la mienne et sa chaleur me fait du bien. Doucement, elle me tire en direction des escaliers et nous nous dirigeons vers l'extérieur du château. Je la suis, sans un mot, toujours mes doigts contre les siens. Où m'emmène-t-elle ?
Nous sommes à l'opposé même du terrain de Quidditch. Un petit slalom entre les serres, nous croisons Londubat qui nous salue brièvement, puis nous nous rapprochons du lac. A quelques mètres de celui-ci, Pansy lâche ma main et s'assoit dans l'herbe. Elle tapote sur sa droite et je la rejoins. Le regard porté au loin, j'attends.
Plusieurs minutes s'écoulent dans un silence qui ne me rassure pas trop. Mais c'est Pansy, c'est mon amie d'enfance et sa présence apaise mes doutes.
- Ils annoncent un hiver très froid cette année, commence-t-elle.
- On dirait pas, je murmure.
Elle s'allonge et tourne la tête vers moi. Du coin de l'œil, je l'observe.
- Mais j'ai l'impression qu'on est en avance sur la saison.
Cette fois je la regarde et hausse les sourcils. Il ne fait pas si froid que ça dehors. Au contraire, je trouve que l'automne est plutôt doux.
- Après Draco, c'est toi qui jette un froid dans l'école.
Ah. C'est de ça dont elle veut parler.
- C'est pas contre vous, je marmonne en reportant mon regard sur le lac.
- Je le sais.
- Ah.
- C'est Draco.
Je me crispe et me force à ne pas penser à lui. Le sixième sens féminin m'impressionnera toujours.
- Je ne sais pas ce qu'il s'est passé de nouveau entre vous, mais maintenant c'est toi qui le fuis. Et je t'avoue que je n'aime pas ça.
J'hausse les épaules. Je ne sais pas quoi lui répondre. Je ne peux vraiment pas lui raconter… ses rêves. C'est trop… intime. Etrange. Dérangeant.
- Tu sais que Draco ne te déteste pas en vrai ? me questionne-t-elle en se redressant sur ses coudes.
Ma tête tourne brusquement en sa direction, ce qui me provoque une vive douleur dans la nuque. Comment le sait-elle ?
- Comment tu es au courant ?
- Ah ? Toi aussi ?
Je fronce des sourcils, insistant.
- Déjà c'est facile à voir quand on le regarde et en plus il me l'a dit.
- Et toi tu n'as rien fait ! je m'énerve.
- Il m'a dit qu'il avait des raisons personnelles.
Oui, je les connais ses raisons maintenant. Et… elles m'effraient.
- Et…
Mais elle s'arrête et se rallonge totalement. Rah ! Je déteste quand elle fait ça.
- Qu'il faisait ça pour ton bien.
Je ne la crois pas. Enfin, si. Mais je ne crois pas que c'est ce qu'elle voulait me dire
- Pansy, je grogne.
Un faible rire franchit ses lèvres.
- Tu n'as pas changé.
Elle se rassoit et pose un bras sur mes épaules.
- ça fait du bien de te voir comme ça.
- Et c'est tout ? je bougonne.
- Non. Tu sais… il y a des regards qui ne trompent pas.
Sa phrase flotte dans l'air qui nous entoure, semant des doutes et des interrogations sur son passage. C'est presque comme si un ouragan venait de passer sur mon corps. Je suis dévasté. Parce que j'ai peur de trop bien comprendre ses mots.
Lentement, je tourne la tête et plonge mes iris dans les siens. Ses lèvres sont étirées en un sourire mystérieux auquel j'ai envie de répondre. Mais les battements de cœur irréguliers dans ma poitrine m'en empêchent.
- Tu ne me le diras pas, je chuchote.
- De quoi ? répond-elle avec malice.
- Ce que tu as compris avant tout le monde.
- Et qu'est-ce que j'ai compris ?
- Que les regards ne trompent jamais.
- Tout à fait.
- Et que te dis le mien alors ?
- Qu'il est triste. Qu'il a besoin de temps. Qu'il cherche encore. Mais qu'il doit oublier son reflet aux yeux bleus, car aujourd'hui ils sont verts.
- Il te dit tout ça ? je m'étonne.
- Et bien plus encore. Mais tu ne voudrais pas l'entendre, continue-t-elle d'une voix douce.
Je souris et reporte mon attention sur le lac qui s'agite en raison des tentacules du Calamar Géant. Elle m'étonnera toujours.
oOo
L'eau coule sur mes muscles endoloris. Je ne pensais pas que voler sur un balai pouvait être aussi douloureux. Mais ça fait un bien fou. Grâce à ça, j'ai pu me défouler sur le terrain de Quidditch, sans personne pour venir parasiter mes pensées. Depuis que j'ai eu cette conversation avec Pansy hier, la situation est pire. Je fuis toujours Draco qui continue de me regarder avec cette haine non feinte, mais maintenant, Pansy me fixe avec un petit sourire amusé qui signifie qu'elle en sait bien plus qu'elle ne le montre. Je suis pris entre différents coups de feu et ne sais plus où me mettre. Cette situation devient trop oppressante pour moi. C'est pourquoi j'ai fini par m'éclipser en début d'après-midi pour aller voler. La sensation d'être loin de tout, d'être libre de tout est incroyable. Sentir le vent contre mon visage, effaçant toutes les traces de mon passé en une seconde. Croire que cette dernière sera éternelle et que plus rien ne pourra m'atteindre désormais. C'était comme si j'étais seul au monde. Seul. Et puis oser espérer que la suivante sera plus belle que la précédente, encore plus magique. Voir des étoiles en plein jour et prier les astres de veiller sur mon futur incertain. J'ai tendu les mains vers le ciel, manquant de m'écraser au sol à l'instant même car je perdais l'équilibre. Mais ça valait le coup de prendre un tel risque. Parce que l'adrénaline qui s'est brusquement déversé dans mes veines a eu un effet jouissif. Je venais de prendre mon pied, de m'envoyer en l'air au sens propre du terme. Cette expression n'avait jamais été aussi pleine de sens qu'en cette fugace seconde. Et puis j'ai fini par redescendre, par reprendre pied avec la réalité. Et c'est à ce moment là que mon corps s'est mis à crier de douleur, réclamant une douche chaude pour calmer ses courbatures.
Les gouttes continuent de glisser sur ma peau, retirant la sueur qui s'est collée à moi. Le visage tourné vers le pommeau de la douche, je souris béatement. Je crois que je pourrais rester ici durant des heures entières. Mais je pense que si je vide toutes les réserves d'eau chaude des vestiaires de Quidditch, ceux qui passeront derrière moi râleront. D'une main toute molle, je saisis le gel douche et commence à me savonner. Rapidement, des soupirs d'aise franchissent mes lèvres, alors que mes doigts massent délicatement mes muscles. Ils glissent le long de mes bras, de mon torse, de mes jambes. Les yeux clos, je sens progressivement monter en moi une chaleur agréable. Cela fait combien de temps que je n'ai pas fait ça ? Au moins trois semaines… La tension qui grimpe dans mon bas-ventre se fait plus pressante et je commence un léger mouvement de va-et-vient sur mon sexe tendu. Je m'adosse contre le carrelage de la douche et laisse monter le plaisir. Des images envahissent mon esprit. Un homme entre mes cuisses. Des fesses rebondies entre mes mains. Le visage de Draco. Ah non ! Je soupire et me reconcentre sur mes première pensées. Depuis que je sais que Draco fait des rêves érotiques de nous deux, je n'arrive plus à prendre du bon temps, même tout seul. A chaque fois, son visage extatique s'impose devant moi et me coupe toute envie. Sauf que cette fois, j'en peux vraiment plus. J'ai besoin d'évacuer toute la tension accumulée. Je force donc mon esprit à se focaliser sur un charmant Serdaigle de sixième année qui me fait les yeux doux depuis une semaine et qui a réussi à me voler un baiser hier soir, au détour d'un couloir. Il a les cheveux châtains, des yeux noisette, une petite fossette au menton et une bouche à damner un saint. Hum… sa bouche. Ses lèvres. Je l'imagine en train d'embrasser mon torse, se dirigeant lentement vers mon sexe. Puis sa langue le lèche sur toute sa longueur, titille mon gland et mon frein avant de prendre le tout en bouche. Il s'active entre mes jambes, me faisant irrémédiablement monter.
La chaleur dans mon corps augmente d'un cran et je gémis. Mes doigts continuent leur course sur ma virilité qui grossit de plus en plus… jusqu'à la jouissance. Je pousse un râle et rejette la tête en arrière. Mon cœur s'écrase violemment dans ma cage thoracique et je souris. Je suis bien. Cela faisait longtemps que je n'avais pas ressenti un tel plaisir. Avec quelques difficultés, j'entrouvre les yeux et aperçois que ma magie vient de se manifester. Il y a des taches noires sur mes bras et mon torse et une masse étrange qui gigote à mes pieds. Je secoue la tête et finis de me rincer. Il va vraiment falloir que j'apprenne à la contrôler. Mais ce n'est pas le moment.
Une fois propre de toute substance, je sors de la douche et entoure une serviette autour de mes hanches. Le froid du sol me fait grimacer, mais la masse noire qui me suit tel un petit chien me fait aussi sourire. Je la regarde glisser entre mes orteils, puis se diriger d'un seul coup vers l'avant. Je lève un peu les yeux et croise une paire de chaussures noires. Aussitôt, ma respiration se coupe. Je n'ose pas relever complètement la tête… car je crois savoir qui se trouve en face de moi. Il n'y a qu'une personne qui peut provoquer cette réaction sur ma magie. Et je n'ai vraiment pas envie de la voir en ce moment.
Les habituels picotements refont surface, signe que mes doutes sont fondés. Il y a encore et toujours cette attirance, ce tiraillement dans mon ventre. Elle veut que je me rapproche de lui. mais je ne peux pas. C'est encore trop difficile. Et puis, pourquoi est-il ici d'abord ? Et pourquoi ne part-il pas ? S'il me hait tant que ça, qu'il s'en aille ! Mais les pieds devant moi ne bougent pas.
Je finis par redresser la tête et croise alors le regard mercure de Draco. Sa bouche est entrouverte, ses joues sont légèrement rouges et sa poitrine se soulève à une vitesse incroyable. Immédiatement je me rends compte que je suis très dénudé et que… Est-ce qu'il m'a vu ou ne serait-ce qu'entendu ? Merlin, pitié, pas ça. Qu'il bouge, qu'il réagisse, qu'il s'en aille. Je ferme les yeux, priant intérieurement que ma supplique soit exaucée. Mais à la place de cela, des flashs de nos ébats surgissent brusquement devant moi. Il a sa bouche contre la mienne, ses lèvres glissant sur les miennes, sa langue dansant contre la mienne. Ses mains s'agrippent à mes épaules et ses ongles s'enfoncent dans ma peau. Sa bouche s'entrouvre et un faible gémissement en sort. Qu'il se taise !
Sa peau brillante glisse contre mon corps et me donne des frissons. Non, c'est parce que je suis presque nu et que j'ai froid.
Des gouttes de sueur coulent entre nos deux corps qui se meuvent avec perfection. Non, ce sont les restes de la douche que je viens de prendre.
Sa langue caresse mon cou, m'électrisant avec délice. Non, ce n'est que ma magie qui me pique trop fort.
- Je…
Ce n'est qu'un souffle, un murmure, mais il a le pouvoir de me faire sursauter. J'ouvre rapidement les yeux et me retrouve alors dans un lac argent en fusion. Je suis incapable de bouger. Et Draco qui ne semble pas vouloir partir. Une certaine irritation croît d'un seul coup en moi
- J'ai oublié ma chaine. Hier, reprend-il d'une voix rauque.
La colère qui s'immisçait doucement en moi se tait aussitôt. Sa chaine… Pourquoi faut-il qu'il la mentionne ? Pourquoi elle ? Des souvenirs heureux et douloureux remontent à la surface. Son sourire. Un éclat argent et brillant en rencontrant un autre. Un merci chuchoté dans le secret de l'intimité. Deux serpents s'enlaçant pour n'en faire plus qu'un. Un anniversaire rempli d'étoiles plus magiques les unes que les autres.
Il la porte encore… Je ne pensais pas que mon présent soit toujours autour de son cou, caché aux yeux de tous, y compris des miens.
Il y a encore un baiser dans l'air. Mes lèvres se collent brusquement contre les siennes et les dévorent littéralement. J'entends ses gémissements qui meurent contre ma langue. C'est comme une bouffée d'oxygène qui traverse tout mon corps.
J'ai du mal à respirer. Probablement parce que je l'embrasse. Alors pourquoi ma cage thoracique se soulève-t-elle autant ? Est-ce que l'air ambiant m'étouffe à ce point ?
- Tu… Tu l'as vue ? me demande-t-il, la voix tremblante et chargée de…
Non, je rêve. J'ai du mal entendre. Je secoue la tête en guise de réponse, incapable de parler. J'ai bien trop peur de me trahir comme il vient de le faire à l'instant. Son timbre, grave, chaud, rempli d'un désir à peine voilé… c'est surréaliste. Et son regard posé sur moi… c'est trop. L'orage qui gronde dans ses pupilles dilatées me fait déglutir avec difficulté. Une tempête est en train de se déchainer devant moi. Je sens ses rafales contre ma peau, sa fougue venir me serrer avec force et m'emprisonner dans ses bras invisibles. J'entends ses grondements résonner au cœur de mon être et le faire vibrer en une unique secousse. Mais qu'il arrête de me regarder ainsi ! Je… il ne peux pas. C'est… il était… mon frère. Même si je ne le suis plus vraiment, pour moi il le reste. Alors qu'il stoppe ses mots silencieux, ses gestes sans mouvements et que la haine retrouve sa place dans ses iris.
Je me décide à lui lancer un regard noir, espérant le faire réagir. J'oublie tout le reste et ne me concentre que sur la colère. Et afin d'animer cette dernière, je me mets à penser à tous les mensonges de mon existence, aux tentatives de manipulation de Dumbledore, aux regards d'admiration des hypocrites, à mes parents décédés, à ceux qui m'ont élevé. Et à aucun moment Draco ne fait parti de la liste.
Désespéré, je vais pour lui tourner le dos quand il me devance et baisse la tête. Je vois ses lèvres bouger, mais je n'entends rien. Pourtant j'ai envie de savoir ce qu'il est en train de dire. J'occulte rapidement cette pensée et attends la suite. Suite qui ne tarde pas, puisque Draco vient de reculer. Je sens ma magie grogner de mécontentement à cet éloignement. Elle tire de toutes ses forces pour que je me rapproche. Mais ce n'est pas à elle de décider. Je lui résiste et Draco finit par quitter les douches. A peine la porte refermée que je m'écroule sur le banc le plus proche. La masse noire se love sur mes genoux et disparait progressivement en moi. Je soupire, épuisé. Et maintenant… qu'est-ce que je fais ?
Euh... Je crois que y a un Serdaigle qui a tapé l'incruste dans le fantasme d'Harry. Alors on ne me tape pas parce que je suis aussi surprise que vous !
Sinon, comment vous trouvez ce chapitre ? Moi j'ai adoré écrire la scène dans les douches.
Et on dit merci pour un chapitre plus long que d'ordinaire.
