Reviews anonymes :

Tintinabule : Eh bien vas-y, muni-toi d'une barre de fer Elle te sera très utile face à Dumby !

Je crois aussi qu'Harry va finir sur un divan avant la fin de ma fic, lol. Non sérieusement, ça fait beaucoup de révélations en l'espace de 2 mois.

Je peux te dire que cette phase d'évitement va durer un petit peu encore, mais elle ne va pas tarder à se transformer. Je dirais, encore 4 chapitres environ.

Kisis : De rien. The girl Power ! lol. je l'aime bien ma Pansy. Mais, oui, Harry va craquer un jour ou l'autre. Mais je ne dis pas quand ni comment. Surprise. Suspens.

Ah, le Serdaigle... je suis encore surprise de son arrivée. Mais au final je ne la regrette pas trop car il va m'aider. Et puis, depuis le début de l'année, il n'a rien fait de... sexuel... Harry, c'est un peu bizarre pour un garçon de 17 ans quand même. Surtout quand on sait tous les élèves que renferme Poudlard.

Dravy : Merci. Je suis contente que mon chapitre te plaise. Et tu vas voir, plus on va avancer dans les chapitres et plus l'histoire entre nos deux héros va évoluer.


Le retour des Malfoy

Ah ! La journée de cours est terminée. Enfin. Dans un mois c'est les vacances de Noël, du coup chaque professeur nous bombarde de devoirs et d'interrogations. Je ne pensais pas que la dernière année commencerait aussi fort.

Je fais craquer mon dos endolori à cause du cours de soins aux créatures magiques de ce matin. Tout en bougeant la tête de gauche à droite, je descends l'escalier, direction les cachots. Mais alors que je pose un pied sur la première marche, une chevelure blonde un peu trop familière apparait dans mon champ de vision.

- Mère !? je m'exclame. Mais… que faites-vous ici ?

La femme qui m'a élevé, que je continue à appeler Mère, se trouve devant moi.

- Hen… Ha… Harry ?

Je dévale d'un seul coup l'escalier et me stoppe net devant elle. J'ai envie de la prendre dans mes bras, de la serrer contre moi et d'enfouir mon visage dans son cou. Mais la bienséance n'autorise pas ce genre de comportement. Et celle-ci fait partie de mon éducation.

- Ton Père devait régler une affaire privée avec Sévérus. Alors je me suis dit que je pouvais… venir aussi.

Je lui souris et jette les convenances par la fenêtre. Elle me manque trop. Son parfum emplit mes narines et je soupire d'aise. Que c'est agréable de savoir qu'elle n'a pas rien changé.

- Eh bien. Tu n'avais pas été aussi câlin depuis des années, rigole-t-elle.

- C'est parce que je ne pensais pas que vous perdre pouvait être envisageable.

- Dis-moi Ha… Euh… Je ne sais toujours pas comment t'appeler.

- Je réponds aux deux noms.

- Alors… si ça ne te dérange pas… je préfère Henry. Même si tu ne lui ressembles plus, tu restes mon garçon tout au fond de moi.

Ses quelques mots me donnent brusquement chaud au cœur. Je suis heureux de les entendre. Pour moi aussi elle restera ma mère pour toujours.

- Tu n'as plus cours si je ne me trompe pas ?

J'hoche de la tête.

- Connais-tu un endroit où nous pourrions discuter tranquillement ? Je ne voudrais pas que n'importe qui nous entende, finit-elle avec un petit clin d'œil.

Je comprends aussitôt son sous-entendu. Alors… un endroit tranquille et discret. Hum… Il y a bien le bureau de Sévérus, mais il doit être occupé par son propriétaire et mon père en ce moment. Il reste donc… la Salle sur Demande.

- Au septième étage il y a une salle qui pourra nous aider.

- Allons-y alors, réplique ma mère en commençant à monter les escaliers.

Sur le chemin, lorsque nous croisons des élèves, ces derniers nous dévisagent avec stupeur. Mais je me moque bien de leurs regards et ma mère les ignore totalement. Elle fait cela tellement bien que s'en est presque comique. Quand nous arrivons enfin devant ladite salle, je fais quelques allers-retours devant elle, puis une porte apparait. Derrière cette dernière se trouve un charmant salon qui ressemble beaucoup à celui du Manoir. Un canapé, deux grands fauteuils, un tapis avec de longs poils et une cheminée au feu crépitant. Sur la table basse, un plateau avec une théière et deux tasses de thé nous attendent. Quelques petits biscuits sont disposés dans une coupelle, attendant sagement d'être grignotés. C'est avec un immense sourire que j'invite ma mère à s'installer et que je lui sers le thé.

- C'est très joli Henry. Merci.

Je m'assois dans l'autre fauteuil et porte la tasse fumante à mes lèvres.

- Comment se passe tes cours ? me demande-t-elle.

- Très bien. J'ai de très bonnes notes et je me suis même amélioré dans les matières pratiques. Ma nouvelle magie aidant.

- Du coup, tu pourrais étudier d'autres matières. Tu as le niveau maintenant.

Je grimace.

- Le directeur m'a proposé de repasser mes examens de cinquième année, mais j'ai refusé. J'aime les matières que j'étudie en ce moment. J'aurais tout le temps après Poudlard pour apprendre le reste. Et puis Blaise, Pansy et Daphné m'apprennent certains sorts. Et avec mes nouvelles compétences magiques, c'est assez facile.

- Je n'ai pas de soucis à me faire pour ton avenir, donc ?

- Point du tout. Je vais même passer mon permis de transplanage la semaine prochaine. Le Ministère a organisé une cession d'apprentissage spécifiquement pour moi et je n'ai pas pu refuser. Je n'aime pas les faveurs que l'on m'accorde en raison de mon statut de tueur de mage noir, mais pour cette fois…

Un petit rire s'échappe des lèvres de ma mère. Puis elle reprend contenance et une faible lueur d'inquiétude apparait dans ses pupilles.

- Draco ne m'en a pas parlé dans ses lettres. Est-ce récent ?

- Pas vraiment. cela fait trois semaines que je suis ces cours.

- Il ne l'a pas mentionné, murmure ma mère en posant sa tasse sur la table basse. Etrange. Lui qui parlait beaucoup de toi, ne te mentionne presque plus. Il répond de manière évasive à mes questions. Est-ce qu'il ne va pas bien ?

La voila repartie en mode mère poule. Elle s'inquiète toujours pour un rien dès qu'il s'agit de ses enfants.

- Je ne sais pas trop. On ne se parle toujours pas.

- Ah bon !? s'étonne-t-elle. J'aurais pourtant pensé que maintenant qu'il n'y a plus de secrets, les choses iraient mieux entre vous. Je sais qu'il ne voulait plus te parler à cause de ses…

Elle s'arrête d'un seul coup, hésitant à dire la suite. Mais je devine le mot qui suit.

- Vous parlez de ses rêves ?

- Tu es au courant ?

- Oui, je chuchote, gêné.

- Ce n'était vraiment pas facile pour lui de voir votre enfance avec un petit garçon brun et non blond en face de lui. il ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait.

Elle ne semble pas au courant de la partie érotique de ses rêves. C'est peut-être pas plus mal d'un certain côté.

- Maintenant qu'il sait que ce petit garçon c'est toi et que ce n'est qu'une manifestation de ta magie, il ne devrait plus t'éviter. Surtout que tu sembles au courant de ses rêves.

C'est justement parce que je suis au courant de l'ensemble de ses songes que nous ne nous parlons toujours pas. Mais je ne peux vraiment pas lui répondre ça.

- C'est encore difficile pour lui. Je suis son frère et je ne le suis plus. Son jumeau n'existe plus et à la place il y a un inconnu. Mais ne vous inquiétez pas, il va bien quand même. Il faut juste lui laisser le temps d'accepter la réalité.

Soudain, mes propres mots se retournent contre moi et me giflent sans retenue. Accepter la réalité. Accepter que Draco éprouve du désir à mon égard. Accepter qu'il ne me voie plus comme Henry, comme son frère, mais comme un garçon, comme tous les autres garçons. Ça semble si simple à dire et pourtant, ça ne l'est pas. Car je n'ai pas du tout accepté que Draco me voit différemment.

- Et toi ? Comment tu la vis ? me demande-t-elle tout en prenant un biscuit.

- Je m'adapte, dis-je en haussant les épaules. Je m'y fais un peu plus chaque jour.

Un mensonge voilé par une vérité. C'est tout ce que je peux lui dire. Parce que même si le quotidien est plus facile qu'hier, mes lendemains continuent de me faire peur. Les futures heures de la nuit me font déjà frissonner. Que va-t-il se passer cette fois-ci ? Qui va faire un cauchemar que lui seul peut comprendre ? Qui va réveiller l'autre et passer une nuit horrible ? Probablement les deux. A moins que cette nuit ne soit celle de répit. Je devrais peut-être demander une potion de sommeil à Madame Pomfresh…

oOo

- Félicitation Monsieur Potter ! me dit le Ministre en me serrant la main. C'est un très beau transplanage que vous venez d'effectuer. Votre permis vient d'être enregistré à l'instant. Heureux ?

Je souris avec quelques difficultés au Ministre alors que nous nous dirigeons vers les ascenseurs. Les grilles se referment et le mouvement brusque caractéristique de la montée manque de me faire tomber.

- Dites-moi Monsieur Potter, reprend le Ministre. La proposition de repasser vos examens de cinquième année est toujours valable. Dumbledore m'a informé de votre décision, mais je me permets d'insister. Je suis sûr qu'avec votre nouvelle capacité magique vous pourriez choisir n'importe quel enseignement.

- C'est très aimable à vous Monsieur le Ministre, mais…

- Vous pourriez ensuite choisir n'importe quel métier, me coupe-t-il, sans un regard. Auror par exemple. Vous avez déjà tué Vous-Savez-Qui et vous n'aviez qu'un an. Ça ne devrait pas être trop difficile pour vous de devenir un auror d'exception.

Les grilles s'ouvrent et il me pousse vers le hall, une main dans le dos, tout en me narrant les avantages de devenir auror. Mais je ne l'écoute même pas. Je ne veux pas devenir auror. Agacé par son comportement, je m'arrête brusquement et plonge mes iris dans les siens.

- Merci de votre proposition, mais je vais devoir la décliner une nouvelle fois. Mon emploi du temps me convient à la perfection et je ne souhaite pas repasser mes B.U.S.E. Je vous remercie pour tout ce que vous faites pour moi, notamment pour aujourd'hui. Avoir organisé une session uniquement pour moi me touche beaucoup. Mais je ne souhaite pas abuser d'avantage de ma notoriété. Merci à vous. Sur ce, je vais vous…

- Monsieur Potter ! crient plusieurs voix non loin de moi.

Je me retourne et me retrouve d'un seul coup devant une foule de journalistes qui agitent leurs mains devant moi.

- Monsieur Potter, que faites-vous au Ministère ? Est-ce que notre communauté rencontre un danger ?

- Monsieur Potter, que pensez-vous des accusations qui circulent à nouveau sur la famille Malfoy ? Selon vous, est-ce qu'ils vous ont accueilli pour se racheter ?

- Etes-vous pour ou contre la nouvelle loi sur la reproduction des lycans ?

Je secoue la tête alors que d'autres questions fusent. Je les déteste. Pour eux je ne suis qu'un objet qui va permettre de faire monter les ventes de leur feuille de chou. Mais je ne peux pas m'en aller comme un voleur. Mon éducation ne me le permet pas. Sauf que je ne sais pas comment réagir. Je n'ai jamais été le centre des attentions.

A mes côtés, le Ministre sourit en entourant mes épaules avec un de ses bras.

- Souriez aussi, marmonne-t-il à mon intention.

Je relève le visage et me force à sourire. Mais c'est un vrai supplice.

- Monsieur Potter est ici car il vient de passer son permis de transplaner, dit-il d'une voix forte pour que tout le monde l'entende. Il se serait fait une joie de répondre à toutes vos questions, malheureusement il doit déjà retourner à Poudlard car son autorisation de sortie touche à son échéance. Merci de votre compréhension.

Puis il me tire à l'opposé même des vautours croassant de mécontentement et je soupire de soulagement. A quelques mètres je vois l'auror qui est chargé de m'escorter jusqu'à Poudlard. Le calvaire touche à sa fin. Je vais enfin pouvoir aller me reposer.

- Merci pour tout Monsieur le Ministre. Au revoir, dis-je tout en lui serrant la main, juste avant de m'éloigner de lui.

Finalement, ma vie à Poudlard est plus calme comparé à ce qu'il peut se passer ici.

oOo

La question que vient de me poser Blaise danse devant moi. Je ne sais pas quoi y répondre. Elle ne m'était même pas venue à l'esprit. Mais maintenant…

- Ben je sais pas, je souffle à mon ami en haussant les épaules.

- Tu vas rester ici ?

Cela ne m'est jamais arrivé. Une image de Dumbledore avec un immense sourire, un bonnet rouge sur la tête, en train d'allumer les bougies dans le sapin s'impose d'un seul coup en moi et me donne des frissons. L'horreur. Je ne veux surtout pas voir cette vision en vrai.

Je grimace et secoue la tête afin de la chasser de mon esprit.

- Pitié, tout sauf ça, je geins.

- Tu vas faire quoi alors ?

- Je…

Je ne veux pas rester à Poudlard pour les vacances de Noël. Je veux retourner chez moi, revoir ma famille et croire que rien n'a changé.

Je me lève sans un regard pour Blaise et quitte la salle commune. Je crois qu'il m'appelle, mais je ne l'entends pas vraiment. Je n'ai qu'une idée en tête. Il faut que j'aille voir Dumbledore et en parler. Après tout, je suis majeur maintenant et je fais ce que je veux. Mais j'ai toujours ce doute qui est présent en moi. Et s'il trouvait une excuse pour m'en empêcher… Non, je refuse.

Lorsque j'arrive devant la gargouille de son bureau, je me retrouve stoppé car je ne connais pas le mot de passe. Mais ce n'est pas ça qui va m'arrêter pour autant.

- Bonbon au citron. Guimauve jaune. Fizwizbiz. Sorbet citrouille.

Pas de réaction.

- Eclairs au chocolat. Religieuse. Tarte à la mélasse.

Je grogne. Toujours rien. Mais quel est le mot de passe de cet idiot de directeur !?

- Framboise acidulée. Pain d'épice. Muffins au…

- Harry ?

Je me retourne vivement, surpris par la voix qui vient de m'appeler.

- Professeur ? Je… je voulais vous voir.

- Ah ? Et tu essayais de trouver le mot de passe de mon bureau ?

- Oui. Mais je n'y arrive pas.

- Nids de cafards, clame-t-il à la gargouille qui se met alors à bouger.

Ben j'étais bien loin de trouver.

Nous montons jusque dans son bureau et Dumbledore m'invite à m'asseoir tout en me proposant un bonbon à la réglisse que je refuse poliment. Je ne dois pas me laisser distraire.

- Alors, de quoi voulais-tu me parler Harry ?

- En fait, je voulais savoir si j'étais obligé de rester à Poudlard pendant les vacances.

Droit au but. C'est mieux ainsi.

Le regard du directeur se pose sur moi, intrigué.

- Eh bien… Tu n'as nulle part où aller Harry. Poudlard est ta nouvelle maison désormais.

L'art subtil de détourner la conversation et de ne pas répondre à une question. Mais s'il croit que je vais oublier ma question, il se trompe. Je suis formé pour ne pas tomber dans ses manipulations. Cela fait plusieurs années que mon père a compris comment il fonctionnait et j'ai pu apprendre de lui.

- Dois-je rester à Poudlard ? je réitère en insistant.

Il soupire et s'assoit dans son grand fauteuil.

- Théoriquement, non. Mais où pourrais-tu bien aller ? Tu es orphelin.

J'ai eu la réponse à ma question et j'ai enfin pu répondre à celle de Blaise.

- Dans ce cas, ne me comptez pas dans les effectifs des élèves qui passent les fêtes ici.

J'ai bien l'intention de passer Noël chez moi, avec ma famille et au pire, si elle ne veut pas de moi, j'espère bien qu'un de mes amis voudra bien m'héberger pour l'occasion.

- Tu comptes aller chez les Malfoy ? me demande-t-il en grimaçant.

- Noël n'est-il pas une fête de famille ? je rétorque en me relevant.

Je crois que le message est clair. Il ne me reste plus qu'à demander à mes parents si peux venir au Manoir. Je ne pensais pas qu'un jour j'en viendrais à demander l'autorisation pour venir chez moi.


Petit chapitre de transition. Verdict ?