Reviews anonymes :

Dravy: Merci pour ta review. Je suis contente que ce chapitre t'ai plut.

Kisis : Tu détestes vraiment Xavier. Mais tu verras que sa présence n'est pas que néfaste. Et le rapprochement entre Draco et Harry va arriver dans quelques chapitres. C'est sur que la suite promet quand on voit comment chacun réagit face à l'autre.


Où sont les reviews !?


Est-ce un rêve ?

Je regarde Madame Pomfresh avec des yeux suppliants, la priant muettement d'accepter.

En vain.

Le regard noir, elle secoue une nouvelle fois la tête. Les poings ancrés sur ses hanches signifient que sa décision est prise et qu'elle ne reviendra pas dessus.

- Juste une dernière, dis-je d'une voix plaintive.

- Non Monsieur Potter ! Non, c'est non.

- Mais…

- Non ! reprend-elle avec autorité et en fronçant les sourcils.

- Et si…

- Non !

Je vais pour répliquer une nouvelle fois, mais elle me coupe.

- Non !

Bon, qui ne tente rien, n'a rien comme dit le proverbe. Et aujourd'hui, mes tentatives auront été vaines.

Je soupire et baisse la tête.

- Vous avez assez abusé de la potion de sommeil pour une année entière. J'ignore ce qui vous empêche de dormir, mais prendre une potion n'est pas la solution. Si vous avez envie de parler, je peux être à votre écoute, ou un autre professeur, ou un de vos camarades.

Je grimace car j'en ai déjà parlé à Sévérus, à Pansy, à Blaise et rien n'y change. Je continue de faire des cauchemars où je vois ma mère mourir, où je vois ce flash vert détruire ma vie.

Madame Pomfresh se retourne et plie un drap qui se trouve devant elle.

- D'ailleurs je ne sais pas ce que vous avez avec Monsieur Malfoy, si c'est un trait de votre famille, mais l'abus de potion est dangereux pour la santé, marmonne-t-elle.

Draco prend aussi des potions ?

- Draco vous demande des potions ?

Elle se retourne et plonge son regard dans le mien.

- N'essayez pas de lui en prendre, il n'en a plus et je lui ai dit non également. La potion de sommeil, c'est fini pour vous deux pendant un moment.

Je papillonne des yeux, les informations arrivant progressivement à mon cerveau. Je comprends mieux pourquoi depuis quelques semaines ses rêves me réveillent moins. Lui aussi les bloque. Et c'est vrai qu'il a moins de cernes, tout comme moi. Mais maintenant, l'infirmière ne veut plus nous fournir en potions et cela fait trois jours que je dors très mal. Mais pas Draco. Apparemment, son stock a duré un peu plus longtemps que le mien. Sauf que maintenant, lui aussi n'en a plus.

Je passe une main dans mes cheveux qui ont encore poussé et jette un dernier regard à Madame Pomfresh qui, cette fois, me fait les gros yeux. Ok, je sors. Tout en passant la porte de l'infirmerie, j'entortille mes doigts dans une mèche de cheveux et me dis que je devrais peut-être les couper pendant les vacances.

oOo

Je fixe les rideaux de mon lit, le souffle court, le cœur battant la chamade dans ma poitrine, le corps en sueur. Ce que je craignais vient de se produire. Sans potion, mes rêves remplis de morts sont revenus me hanter. Une main posée sur ma cage thoracique qui se soulève à une allure folle, je tente de me calmer. Mais j'ai énormément de mal. Je sens encore l'odeur de la mort emplir mes poumons et m'empêcher de respirer. Mes yeux me piquent et je me retiens de pleurer. Ça ne changera rien. Mais que c'est dur de ne pas se laisser aller à cette émotion. Elle s'immisce dans chacun de mes pores, voulant que j'éclate en sanglots. Mon cœur se serre, ma gorge se noue… Respire Henry. Respire. Je ferme les yeux et me concentre sur l'air qui entre et sort de mes poumons en feu. Inspirer, gonfler le ventre. Bloquer. Expirer, relâcher doucement les muscles abdominaux, dégonfler le ventre. Inspirer, contracter les muscles, gonfler le ventre, monter les épaules. Bloquer. Expirer, se détendre.

- Tu comptes m'empêcher de dormir pendant combien de temps encore ?

J'ouvre brusquement les yeux et manque de m'étouffer tout seul, tellement je suis surpris d'entendre la voix de Draco si près de moi. Je me redresse d'un seul coup dans mon lit et dévisage le visage qui me fait face. Il est en colère.

- Draco, je murmure.

- Si tu ne calme pas ta magie dans la seconde qui suit, je t'assomme, me menace-t-il.

Aussitôt, je regarde mes mains et soupire en voyant les habituelles taches noires qui se dessinent sur ma peau. Et je devine aisément que Draco doit avoir les mêmes sur son corps.

- Désolé.

Je me concentre et intime à ma magie de revenir en moi. Je ne sais pas si c'est à force d'essayer ou parce que je suis à bout, mais elle finit par glisser de sur la peau de Draco et disparait en moi.

- Désolé de t'avoir réveillé, je souffle, gêné par notre proximité.

La main blanche sur le rideau de mon lit se serre un peu plus, puis retombe mollement le long du corps de Draco.

- Je ne dormais pas, répond-il faiblement avant de fermer le rideau et de retourner dans son lit.

Une boule se forme brusquement dans ma gorge. Interdit, je reste à fixer le tissu vert qui me fait face. Est-ce qu'il a fait un de ses rêves également ? Non ! Je ne dois pas penser à ça. J'ai assez de soucis avec les miens, pas la peine d'en rajouter avec les siens.

Je me laisse retomber sur le matelas et ferme les paupières, espérant trouver le sommeil sans trop de difficultés.

oOo

Le professeur Binns est en train de nous conter la création du Code international du secret magique de 1692 avec une monotonie digne de sa réputation. Installé vers le fond de la classe, je lutte pour rester concentré. A mes côtés, Blaise est avachi sur sa table et gribouille des petits dessins sur son parchemin. Quant à moi, j'essaye tant bien que mal de prendre des notes, mais je ne sais plus si ce sont les Gobelins ou les Géants qui viennent de cracher sur je-ne-sais-quel-sorcier. En gros, je suis perdu. La plume suspendue au-dessus de ma feuille, j'essaye de rependre le fil de l'histoire pour avoir des notes relativement compréhensibles. Sauf qu'une tache d'encre vient de tomber sur ma copie. Et elle bouge en plus. Hein !?

Je secoue la tête et me frotte les yeux. Voila que j'ai des hallucinations maintenant. C'est bon, je suis fini. Et en plus, elle ne veut pas partir. Lentement, j'avance ma main vers ma feuille et frôle l'encre du bout du doigt. Aussitôt je reconnais son contact. Et j'en suis surpris. Ma magie grimpe sur mon ongle et s'étale sur le dessus de ma main. Mais que fait-elle là ? Pourquoi se manifeste-t-elle ? Je ne suis pas en train de faire de la magie complexe et Draco… Draco… Une étincelle de compréhension surgit brusquement en moi. Il n'y a que lui pour provoquer cela en moi… et hors de moi. J'ignore ce qu'il peut bien faire, mais il va falloir que je lui demande d'arrêter pour calmer ma magie qui commence sérieusement à s'exciter sur mon corps. Tout en bloquant ma respiration dans mes poumons, je me retourne pour avoir une explication brève, mais nette avec lui. Alors que je m'attends à me retrouver plongé dans deux orbes mercures, c'est une touffe de cheveux blonds hirsutes qui me fait face. Déstabilisé, je me fige, la bouche grande ouverte. Et je dis quoi maintenant ? Non, parce que mes mots cinglants non plus lieu d'être désormais. Couché sur sa table, Draco a le visage enfouit dans ses bras croisés et dors profondément. Lui si consciencieux dans ses études est en train de dormir en plein cours. C'est si rare. Il doit être… vraiment fatigué. Peut-être que je devrais le laisser se reposer encore un peu…

Sauf que ma magie me ramène à la réalité en quittant mes bras et en glissant sur la table avant de se lover dans le cou de Draco. Une fois de plus elle se met à ronronner et je la maudis de réagir ainsi. Je me demande si en venant la chercher, elle acceptera de quitter son corps et calmera la chaleur qu'elle fait naître dans ma poitrine. Un peu hésitant, je tends une main tremblante vers le visage endormi, repousse une mèche de cheveux et caresse la fine peau sous mes doigts.

Ce contact m'électrise et je ne comprends qu'à moitié le frisson qui m'envahit d'un seul coup. Je ferme brièvement les yeux, tentant de calmer la frénésie de mon cœur. Je ne dois pas l'écouter. Elle ne comprend pas la situation, que ce qu'elle demande ne peut pas se faire. C'est horrible… Je lui intime en silence de stopper ses agissements… en vain. Elle ne m'obéit pas.

Mais le pire, je crois, c'est que Draco vient de relever la tête et pose brusquement ses lèvres sur les miennes en un chaste baiser. Il vient de m'embrasser. Il. Vient. De. M'embrasser.


A suivre...


Et maintenant je vous renvois au titre du chapitre : Est-ce un rêve ?

Que me répondez-vous à cette question ?

Message important : Je pars en voyage de Noces à la Réunion jusqu'au 22 mai, donc je ne pourrais pas poster de nouveau chapitre, tout comme écrire ne sera pas ma priorité. Donc, exceptionnellement, pas d'update avant un bon moment. J'espère juste que vous allez exploser ma boite mail avec pleins de reviews !