Reviews anonymes :

Inconnue93 : Ils sont tous fous en fait lol. Plus sérieusement, moi aussi je me suis dit ça une fois écrit. Mais la réaction de sa mère m'est venue aussitôt, comme si elle coulait de source. Et ce n'est qu'une fois le chapitre écrit, que je me suis demandée comment j'allais me sortir de ce foutoir. Bon j'ai trouvé la solution et je trouve même que tout s'imbrique bien. Mais sur le coup, j'étais moi aussi sur le cul. ^^

Dravy : Contente que ce chapitre t'ai plu. La réaction de Narcissa est juste parfaite je trouve. Même si j'ai été surprise au premier abord.

Kisis : Ça n'a pas l'air de te déranger outre mesure que Draco parle de ses rêves avec sa mère et qu'elle les accepte. C'est marrant comment chacun réagit différemment. Et comme tu le soulignes, Harry doit faire le deuil de son passé, d'Henry.

Fan : Il faut de tout pour faire un monde. Mais au moins maintenant, tu es prévenue. Et je ne compte pas faire de scène de sexe (la totale) avec d'autres persos que Draco et Harry. Là, j'ai du mal à écrire, j'avoue.

Pauvre Xavier...

Je l'aime bien aussi Narcissa. Dans les Hp d'origine, je l'aime bien aussi car je trouve qu'elle a un bon fond en fin de compte. Elle n'est pas si méchante que ça. Du coup, je me suis demandée comment elle aurait pu être si Voldemort n'avait pas détruit leurs vies.


Réveillon en famille

Le paquet qui me fait face est désormais vêtu de son plus bel apparat. Mais j'hésite encore. Est-ce une si bonne idée que ça ? Probablement pas. Mais qu'est-ce que je pourrais bien en faire d'autre ? Mes doigts caressent le papier coloré et je souffle. Je ne sais même pas quelle sera sa réaction. Si ça se trouve, il ne se souviendra même pas de son origine. Et puis… que va-t-il penser s'il fait le lien. Je refuse de lui donner des espoirs auxquels je ne peux pas répondre.

Un coup contre la porte de ma chambre me sort de mes pensées. C'est mon père qui vient de pousser la porte.

- Tu comptes passer le réveillon en ermite ?

- Je… j'arrive Père.

Mais alors que je pense qu'il va refermer la porte et partir, il fait un pas dans ma chambre tout en la détaillant un peu.

- Tu n'es pas obligé de faire semblant que tout va bien. Ta mère et moi savons très bien que ce qu'il se passe entre Draco et toi est difficile pour vous deux.

Je le fixe, incrédule. Lui aussi ? Et ça ne semble pas le déranger en plus.

- Je t'avoue que je ne suis pas encore très à l'aise face à cette situation, mais j'ai l'impression que tu l'es encore moins que moi.

J'hoche de la tête, incapable de parler. Il regarde le paquet sur mes genoux et je crois que ses lèvres s'étirent doucement en ce qu'il me semble un sourire. Il vient de sourire ? C'est le monde à l'envers. Demain il va y avoir une canicule et nous ne serons plus Noël.

- Je suis certain qu'il va aimer, me dit-il en montrant le cadeau du menton.

Et c'est sur ces mots qu'il décide de s'éclipser, me laissant encore plus égaré qu'auparavant. J'ai l'impression que mes parents me cachent quelque chose, qu'ils en savent bien plus qu'ils en ont l'air. Mais les connaissant, ils ne diront rien.

D'un claquement de doigts, je fais disparaître le paquet, l'envoyant sous le sapin du salon. Puis je me lève et me dirige vers la salle à manger où tout le monde doit m'attendre. Je vais vivre mon premier Noël dans la peau d'Harry Potter. C'est une sensation vraiment étrange. Je vais être avec ma famille et pourtant, au fond de moi, je ressentirai le manque de mes vrais parents. Comment se serait passé un Noël chez les Potter ? J'imagine un sapin aussi beau que celui que nous avons décoré il y a quelques jours, brillant de milles bougies, des cadeaux à foison à son pied, attendant d'être déballés. Une table avec des plats préparés par ma mère durant toute la journée. Des rires, des sourires. Des moments de partages incroyables. J'extrapole probablement, mais je me plais à rêver de cette vie que je ne connaitrais jamais. Pas que passer Noël ici me soit désagréable ; bien au contraire. Mais c'est une partie de moi, un bout d'une vie qui aurait pu être mienne.

Je pousse la porte de la salle à manger et me retrouve face à mes parents et à Draco qui discutent calmement. Comme chaque année, ils ont revêtus de beaux habits, même si nous que nous quatre. Mère porte une robe dorée, mettant en valeur son corps de femme. Ses cheveux sont relevés en un chignon élégant et à son cou brille le rubis en forme de goutte que lui a offert Père il y a bien longtemps. A ses côtés, Draco s'est habillé avec une chemise noire en satin et un pantalon gris foncé. Quelques mèches de cheveux tombent sur son front avec souplesse. Et lui aussi porte un collier à son cou. Toujours cette même chaîne qui me renvoie un éclat un peu trop lumineux. Je détourne le visage et porte mon attention sur Père qui a revêtu son costume gris clair et sa chemise verte foncée. Très Serpentard tout ça. Face à cette pensée, j'esquisse un petit sourire, tandis que je m'assois à la dernière place… en face de Draco.

- Est-ce que je me trompe en disant que Pansy n'est pas innocente dans le choix de ta tenue ? me demande ma mère.

Je secoue la tête. Elle a raison. Lors de notre sortie à Pré-au-Lard, elle a refait ma garde-robe et n'a pas omis le choix des tenues spécifiques. Comme pour ce soir.

- Elle a fait un bon choix. Cette chemise verte met vraiment tes yeux en valeur.

- Merci, je souffle, gêné.

Pas par ses mots, mais par le regard gris qui ne m'a pas quitté depuis que je suis rentré dans la pièce. Je sens que le repas ne va pas être des plus faciles.

oOo

- Encore une part de bûche ? demande ma mère à Draco.

Ce dernier hoche de la tête et tend son assiette vigoureusement. Chaque année, Draco réagit de la même façon face à la bûche de Noël. S'il pouvait en avoir une pour lui tout seul, il serait comblé pour les mois à venir. Il est un peu comme un enfant qui s'émerveille devant un stand de sucreries.

Ses yeux brillent d'envie et de gourmandise alors que sa langue lèche ses lèvres plusieurs fois. Il est face à son péché mignon et plus rien n'existe pour lui. Moi y compris. Ce qui, dans un sens, me convient parfaitement. Une minute de plus avec ses iris glissant sur moi et je devenais fou. Mais peut-être le suis-je déjà… Car maintenant c'est moi qui le fixe. Notamment une certaine partie de son visage. Sa bouche pour être plus exact. Je devine l'odeur sucrée qui s'échappe d'entre ses lèvres entrouvertes. Le bout de sa langue glisse vers un coin et recueille les dernières traces de chocolat de la précédente part. C'est une tentation insoutenable. Je me demande quel goût elle a. Peut-être devrais-je aller vérifier par moi-même.

Non, mais qu'est-ce qu'il me prend !?

Je secoue la tête vigoureusement et chasse ces pensées inappropriées. Mais que m'arrive-t-il ? Penser à l'embrasser une nouvelle fois est une mauvaise idée. Et pourtant… Mon cœur s'accélère, mes mains tremblent et mon corps se réchauffe rien qu'à cette pensée.

- Et toi Henry ?

Je me tourne vers ma mère qui attend une réponse de ma part. Que m'a-t-elle demandé ? Sa main au-dessus du dessert me laisse supposer qu'elle vient de me poser la même question qu'à Draco.

- Euh… je… Non merci, je réponds avec quelques difficultés.

- Bien.

Puis elle se met à parler avec Père. Je suis extérieur à la scène qui se déroule devant moi. Draco mange sa bûche avec délectation et mes parents discutent entre eux. Et moi… moi je suis étranger à ces festivités. Je n'arrive vraiment pas à m'y intégrer. Mon regard dérive sur les murs où les flammes des bougies font danser les ombres. Et je me perds dans leur contemplation…

- On y va ?

Je sursaute alors que la main de mon père vient de se poser sur mon épaule. Je l'interroge du regard, ignorant totalement de quoi il me parle.

- Ouvrir les cadeaux, reprend-il.

- Ah.

J'hoche de la tête et me lève pour rejoindre toute la famille dans le grand salon. Un feu gigantesque crépite dans la cheminée et propage une chaleur rassurante. Au pied du sapin, des dizaines de cadeaux attendent d'être ouverts par leur nouveau propriétaire. Comme chaque année, il y a ceux de nos amis et les nôtres. Il y a les bonbons, chocolats et autres gourmandises que tout le monde offre à tout le monde et puis il y a les présents personnalisés, uniques.

- Honneur aux dames, dit mon père est s'asseyant dans un fauteuil.

Je me rapproche un peu du feu et m'assois sur le tapis, tandis que Mère se lève et commence à déballer ses cadeaux. Il y a un bracelet offert par Père, une étole par Draco, un ensemble de potions de beauté par Sévérus, un tableau du Manoir enneigé par une de ses amies et mon parfum. Pour Père, les cadeaux sont moins nombreux. Avec mère nous lui avons offert une montre à gousset en or blanc. Quant à Draco, il lui a fait présent d'un nouvel étui pour sa baguette. Puis vient notre tour, à Draco et moi. Les années précédentes, nous alternions l'ouverture des cadeaux. Et le dernier était celui de son reflet. Mais nos miroirs ne se ressemblent plus et notre complicité n'est plus.

- Bon. J'y vais, marmonne Draco en me regardant du coin de l'œil.

Il prend un premier paquet qui est le cadeau commun de nos amis. C'est une splendide plume d'aigle de couleur brun-noir. Puis il y a celui de nos parents qui lui offrent trois nouveaux chaudrons avec tout un nécessaire de potions, ainsi qu'un hibou Grand-duc de Verreaux.

- Il est magnifique, souffle Draco en caressant l'animal. Merci.

Puis vient le tour du présent de Sévérus qui reste fidèle à lui-même avec ses potions. Suivi par le mien que j'ai rendu anonyme par peur. Alors qu'il pose sa main sur le paquet, je focalise toute mon attention sur les flammes qui crépitent devant moi. Je ne veux pas voir sa réaction. J'entends le papier être déchiré, puis le silence.

- Qu'est-ce ? demande Père.

- Un livre ? questionne Mère.

- Oui, un livre, chuchote Draco.

Et je sais. Je sais que je viens de faire la pire erreur de toute ma vie. Parce que je devine déjà les questions qu'il est en train de me poser au travers de ses pupilles. Et j'entends ses espoirs être criés dans mes oreilles et me vriller les tympans. Il ne faut pas. Il ne doit pas. Il a compris que ça venait de moi. Je suis même persuadé qu'il a reconnu le livre.

- Il semble fortement usé, continue Père.

- C'est un livre qui a vécu, lui répond Draco.

Qu'il se taise ! Qu'il ferme sa bouche et ne parle plus. Je sais très bien qu'il a vécu.

- C'est de qui ? questionne Mère.

Sauf que c'est le silence qui lui est rendu comme réponse. Draco ne dit rien, comme s'il ne savait pas. Je n'ai donc pas d'autre choix que de me dénoncer. Oui, je suis le coupable de ce crime.

- Moi, je chuchote, fixant toujours les flammes devant moi.

Et de nouveau le calme. Calme qui n'est brisé par Draco que plusieurs secondes après

- Merci Harry.

Et maintenant c'est à mon tour. Je tente d'oublier le trouble qui m'habite depuis qu'il a découvert mon cadeau. Mais c'est difficile. Mes amis m'ont offert une très récente photo de nous tous, posant devant le lac de Poudlard. Ma première photo où je suis Harry. Du bout des doigts, je retrace les visages souriants de mes amis et rigole. Pansy vient de me tirer la langue. Puis j'ouvre celui de Sévérus qui ne change rien à ses habitudes. Que vais-je bien pouvoir faire d'une potion d'enflure ? Puis je prends les paquets de mes parents. Le premier est une chouette Harfang des neiges. Blanche et splendide.

- Elle est magnifique.

- Lorsque viendra l'été, vous quitterez tous les deux Poudlard. Alors nous avons pensé que vous offrir à chacun un nouvel oiseau était une bonne idée. Cela vous fera un prétexte en moins pour ne pas nous écrire quand vous serez loin, explique notre Père.

Je souris et secoue la tête. Ils ne changeront jamais.

Puis je m'attaque au second paquet qui est assez volumineux et plutôt long. Et quand je découvre ce qui se cache dedans, je reste sans voix. Les yeux brillants, je caresse le bois.

- Maintenant que tu as tous tes pouvoirs, tu peux voler. Alors voila de quoi t'entraîner.

- Merci. Mais Mère, comment avez-vous su ?

- Dans ses lettres, Draco m'a écrit à plusieurs reprises que tu passais beaucoup de temps sur les balais de l'école et que tu volais très bien pour un novice.

Dans mon dos, j'entends un grognement et après un bref coup d'œil, je remarque que Draco semble bouder. Mais je suis bien trop heureux pour m'en soucier. J'ai mon propre balai. Et un nimbus 2000-V qui plus est !

Après plusieurs minutes à admirer ma nouvelle acquisition, je me mets à chercher le cadeau de Draco. Mais il ne reste que des boites de chocolats et bonbons en tout genre. Il n'y a rien de sa part. Et même si je ne montre rien, la déception m'envahit brusquement.

- Tu n'as pas fait de cadeau à Henry ? dit Mère.

- Je l'ai oublié à Poudlard, répond aussitôt Draco.

Une excuse qui a l'intonation du mensonge. Il n'y a rien pour moi.

Après cela, nous avons discuté, puis chacun est parti se coucher dans sa chambre, emportant avec lui les cadeaux qu'il vient de recevoir.

Je suis en train de ranger mon balai dans un coin de ma chambre quand j'entends la porte de la salle de bain s'ouvrir. Je me retourne vivement et vois Draco qui se tient de bout dans l'entrebâillement. Il a le visage baissé et est immobile.

- Dégage, je siffle, peu enclin à le voir une seconde de plus aujourd'hui.

Mais il n'en fait rien. Au contraire. Il avance de quelques pas avant de s'arrêter à environ cinq mètres de moi.

- J'ai menti, murmure-t-il d'une voix rauque.

Mes poings se posent sur mes hanches et j'attends la suite de sa phrase, passablement énervé.

- Pour ton cadeau.

Quoi ? Il vient pour me dire ça ? Je le déteste.

- Je sais. Maintenant que tu as sorti ta connerie de la soirée, casse-toi, je réplique en laissant éclater ma colère.

Mais Draco ne bouge pas. Seuls ses poings se serrent le long de son corps.

- Tu ne comprends pas. Il n'est pas à Poudlard. Mais… ici.

J'allais pour lui lancer une réplique cinglante, quand ses mots me stoppent. Que veut-il dire ? Ici ? il a un cadeau pour moi. Mais pourquoi ne me l'a-t-il pas donné au salon ?

- Et c'est quoi ? je demande d'une voix froide.

Pourtant c'est un véritable brasier qui est en train de croitre en moi. Et lorsqu'il relève la tête et plonge son regard dans le mien, je me consume en l'espace d'une seconde. Il a les yeux rouges comme s'il venait de les frotter vigoureusement et une nouvelle détermination nait dans ses pupilles. Sa cage thoracique se gonfle, tandis que ses lèvres s'entrouvrent.

- Moi, dit-il d'une voix claire qui m'envoie des frissons dans tout le corps.

Pardon !?


A suivre...


Fin sadique ? Vous trouvez ? Moi aussi ^^

Bon alors, maintenant vous savez l'histoire du livre trouvé à Pré-au-lard. C'est juste un cadeau. Rien ne se cache dedans. Ne cherchez pas, y a rien.

Sinon, que va répondre Harry ? Va-t-il accepter le cadeau de Draco ? Des demandes particulières ?

D'ailleurs je pense à un truc, vous préférez qui en seme et en uke ?