Titre : Aventures et mésaventures chez les Potter-Malfoy
Auteur : HiMaboroshi.
Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à la talentueuse Joanne Kathleen Rowling, excepté, bien sûr, Ethan Potter-Malfoy.
Note de l' « auteur » : Ah, tant de temps passé loin de l'écriture des fanfictions. J'étais plus tentée par la lecture, plus du tout motivée par l'écriture en général, trop prise par la vie... comme beaucoup de monde, en fait ! Mais, en tombant sur l'update d'une de mes fanfictions en cherchant de nouvelles histoires, j'ai relu Aventures et mésaventures, et je me suis dit « pourquoi pas ? » Et oui, j'ai écrit cela une nuit de jour de l'an. Les slows m'inspirent, qu'y puis-je ?
Le seul problème, c'est que j'écrivais des trucs qui m'horripilent, aujourd'hui. Déjà, je déteste l'union des deux noms de famille – en vérité, je vois plus Harry porter le nom de Draco. Ensuite, j'abhorre les Mpreg, je les déteste, je les renie – et oui, moi qui en étais mordue, comme quoi tout arrive. Je ne peux pas changer tout ça car c'était établi avant... Tant pis, je ferai donc avec !
Je vous souhaite, de fait, une bonne lecture – je croise les petits doigts.
La soirée battait son plein, dans la grande salle de réception du Ministère.
Harry, caché dans une alcôve, à l'abri des regards, sirotait sans enthousiasme un verre de jus d'orange. Amer, il tentait de noyer son humeur maussade dans le liquide orange – sans grand succès. Ron le rejoignit quelques minutes après qu'il se soit caché, le visage aussi rouge que lorsque Hermione lui avait annoncé qu'elle était enceinte – un grand moment.
« Tu te caches de Malfoy ? rigola-t-il, de but en blanc.
C'est tout Ron, ça, pensa Harry. La subtilité incarnée.
– Je ne me cache de personne, grogna-t-il pour toute réponse.
– Il discute avec Lière depuis tout-à-l'heure. On parlait de la mission qui concerne l'enquête sur le trafic de tabatières ensorcelées, mais ça a vite dérapé sur la merveilleuse passion de ton pote : les potions ! »
Ron babillait, sûrement un peu pompette.
Son animosité envers Draco n'avait jamais réellement disparu : quand Harry avait commencé à sortir avec lui, ils avaient du mal à rester dans la même pièce sans s'insulter copieusement. Aujourd'hui, on pouvait considérer qu'ils se montraient au moins cordiaux, et Harry savait qu'il ne pouvait espérer beaucoup plus que cela.
« Allez, mon pote, rejoins-le, arrête de faire la gueule comme ça. Vous vous êtes disputés ? demanda-t-il avec une grimace quand il vit qu'Harry ne répondait pas.
En vérité, Ron n'était pas du genre à se mêler des histoires de couple. Cela le gênait, et il estimait que ça ne le regardait pas. C'était la même chose lorsque, lors de leur Sixième année, Harry était sorti avec Ginny.
« Plus ou moins, marmonna-t-il en buvant dans son verre, avec l'envie intense de se noyer dedans.
– Bah, vous restez jamais fâchés très longtemps, tu le sais bien. Je suis sûr que si vous ne vous réconciliez pas maintenant, demain, la Gazette en fera sa une ! ajouta-t-il d'un ton bourru en lui lançant son coude dans les côtes, dans une vaine tentative de le dérider.
– Ouais, évidemment.
– Bon, raconte-moi ce qui se passe. »
Harry esquissa un maigre sourire. Il savait parfaitement que Ron ne voulait pas vraiment savoir.
« J'ai peur que Draco ne me quitte. »
Ron écarquilla les yeux, éberlué.
« Quoi ? Il te l'a dit ? »
Cela lui semblait hautement improbable, au vu de l'amour évident que la fouine tentait faussement de dissimuler sous ses airs acariâtres. Harry parut gêné et reporta son attention sur son verre, bientôt vide.
« Non, pas exactement. C'est... la faute aux hormones, gémit piteusement Harry en souhaitant plus que tout se trouver un petit trou de souris dans le mur en pierres.
Ron éclata de rire. Harry était enceint depuis peu, tout juste quatorze semaines, et on pouvait dire que Draco en bavait bien.
Il y avait de cela deux ans, plus ou moins, ils avaient décidé d'avoir un enfant. Cela faisait cinq ans qu'ils étaient ensemble et, bien qu'ils n'étaient pas mariés – le projet était encore à l'état de projet – ils souhaitaient commencer à fonder une famille. Draco avait donc chargé les meilleurs potionnistes qu'il connaisse de l'élaboration d'un élixir qui leur permettrait de concevoir un enfant. Ils avaient d'abord pensé à l'adoption, qui semblait plus simple malgré les protocoles interminables, avant d'essayer de faire cette potion. Et, finalement, ils avaient trouvé le moyen de concevoir l'enfant qu'Harry portait – et on en avait entendu, des portes claquer, avant que la décision ne soit prise.
– Mais, Harry, tu sais bien que Draco ne va pas te quitter ! Tu portes votre enfant !
– Oui, mais j'ai peur qu'il s'en aille, c'est plus fort que moi !
– Tu agis vraiment comme une midinette, mon pote, se moqua Ron, recevant un coup de coude dans les côtes en réponse. Allez, déstresse, va. C'est mauvais pour le bébé – je suis sûr qu'Hermione te le dit tout le temps ! »
Après ses études, brillamment réussies, Hermione était devenue Médicomage. Aujourd'hui, elle suivait Harry durant sa grossesse et, comme le supposait Ron, elle était ultra stricte quant au repos – tant physique qu'émotionnel.
Mais Harry n'y pouvait rien. Il n'arrivait pas à s'empêcher de penser que, tôt ou tard, Draco le quitterait. Il craignait qu'il ne se lasse. Pire que cette idée, c'était celle selon laquelle Draco resterait par dépit – forcé à rester avec lui parce qu'il portait son enfant. Il essayait de se raisonner, en vain. Draco savait que son état jouait un rôle majeur dans ces perpétuelles crises, mais ne pouvait s'empêcher de réagir, parfois, avec exubérance.
Aujourd'hui, avant de venir au bal organisé par le Ministère en l'honneur du nouveau Premier Ministre, Percy Weasley, ils avaient de nouveau été confrontés aux insécurités d'Harry.
« Allez, sors d'ici, ajouta Ron en lui donnant un coup dans l'épaule. Tu vas pas passer la soirée dans ton coin ! »
Harry marmonna quelque chose à propos d'un verre de jus d'orange vide, avant de sortir de l'alcôve en direction du buffet, dans l'idée de reprendre une boisson.
Au moment où il atteignait le buffet en question, la musique de fond changea pour laisser place à un slow. Il soupira profondément.
Deux bras s'enroulèrent alors autour de sa taille, et Harry se retrouva collé contre un torse chaud. Il sut immédiatement que c'était Draco.
« Tu m'as l'air bien pensif, beau brun, susurra le blond à son oreille.
– Je vais juste me servir un autre verre.
– Laisse tomber le verre. »
Il se détacha de lui, attrapa sa main et l'attira sur la piste de danse, sourd aux faibles protestations de Harry – qui, déloyalement, affirmait qu'il était enceint, nom de nom de Merlin, et qu'il ne pouvait pas simplement le tirer comme ça sans son accord. Draco l'attira à nouveau contre lui, une main sur sa taille et l'autre dans sa main.
Ils tournoyaient lentement, leurs visages si proches qu'ils pouvaient sentir le souffle de l'autre sur leur peau.
« Dis-moi ce qui t'embête, Harry, chuchota soudainement Draco, si bas que le brun eut peine à l'entendre.
– Rien ne m'embête, Draco, répondit-t-il pareillement.
– A d'autres. Tu as mis mon bureau sens dessus-dessous, à la recherche de je ne sais quoi, et tu m'as presque supplié de ne pas me rendre au travail, ce matin.
– Je... j'avais un pressentiment, c'est tout, se défendit mollement Harry.
– Harry... je ne peux pas arranger ce qui te fait souffrir si tu ne me dis pas clairement ce que c'est. Je n'aime pas ne pas le savoir, tu le sais. »
Le regard, si vert et si intense du brun, croisa celui métallique du blond. Il se sentit frissonner face à leur intensité – il lui sembla que son compagnon n'avait jamais été aussi sérieux.
Face au silence peu éloquent de Harry, Draco soupira et reprit :
« Écoute, je ne sais pas exactement quel est le problème, mais sache une chose, Harry, c'est que je serai toujours là. Ça doit te paraître ridiculement guimauve, et je nierai tout si tu décides d'en reparler, mais c'est la vérité. Je sais que je ne fais pas toujours ce qu'il faut, et que je m'emporte pour trois fois rien, des fois – ok, souvent, ajouta-t-il avec un sourire espiègle. Mais je tiens à toi, et je ne veux pas que tu souffres comme ça a l'air d'être le cas. »
Harry ne savait pas quoi dire. Bien sûr, il était conscient des sentiments de Draco à son égard, il avait envie de se mettre des gifles quand il se rendait compte qu'il doutait parfois complètement de son attachement envers lui. Il savait que c'était beaucoup dû à son « état » mais il n'aimait pas que Draco se doive de le rassurer ainsi – c'était qui le mec, bordel ?
Plus sérieusement, et piteusement, il se dit qu'il ressemblait vraiment à une midinette en mal d'amour. Ron avait sans doute raison !
« Quoi qu'il en soit, Harry, je ne te quitterai pas.
Il laissa la main qui tenait celle de son homologue s'égarer sur sa taille.
– Être avec toi me rend heureux, et notre avenir à trois ne peut que me combler.
– Tu es adorablement mignon, sourit Harry pour se moquer gentiment – mais au fond, il était rassuré.
– Un Malfoy n'est pas mignon. »
Harry haussa les sourcils avec un petit sourire espiègle.
« J'adore quand tu joues les Poufsouffle. »
Draco soupira dramatiquement.
« Dire que ce que je vais faire sera publiquement reconnu comme étant niaisement Poufsouffle. »
Le brun, perdu, le regarda avec incrédulité quand il le vit se mettre à genoux devant lui, au milieu de la foule qui dansait.
En fond, le slow continuait de jouer.
« Harry, je sais que nous n'avions évoqué cette idée que très peu de fois, et qu'à chaque fois, je refusais. Par peur, parce que je ne savais pas de quoi notre avenir serait fait et que je ne voulais pas que tu gâches ta vie avec moi, l'ancien Mangemort. J'avais peur d'un engagement trop concret, trop politique, trop médiatisé. J'avais peur de m'engager parce que si on t'enlevait à moi, Harry, je crois que je ne pourrais plus respirer – ce serait comme si on m'arrachait le cœur, et tout ce qui me maintient vivant. Et on a décidé, ensemble, de fonder notre famille, d'avoir notre bébé, et maintenant... plus fort que la peur, c'est le sentiment de bonheur que je ressens constamment quand je suis avec toi. Si tu es prêt à supporter mon sale caractère, je suis prêt à supporter le tien, » termina-t-il avec un petit sourire en coin, avant de se relever.
Face à lui, Harry avait la bouche légèrement entrouverte et le regardait sans savoir quoi dire.
Autour d'eux, un auditoire aux yeux niaisement embués s'était formé.
« Acceptes-tu de m'épouser ? demanda Draco, les yeux flamboyant.
– Oui, murmura Harry en réponse.
– Je savais que tu dirais ça, » dit le blond avec un sourire suffisant avant de l'embrasser passionnément, les applaudissements retentissant autour d'eux.
Plus tard dans la soirée, Harry se servait un énième verre de jus d'orange quand Ron le rejoignit.
« Alors, mon pote ? Félicitations ! Je ne savais pas que la fouine pouvait se comporter en véritable Poufsouffle !
– Je te prierais de bien vouloir oublier ce moment de ta vie, Weasley, avant que je ne vienne te hanter à jamais, persifla Draco en arrivant derrière Harry. On y va ? » ajouta-t-il à l'attention de ce dernier.
Harry hocha de la tête, se sentant fatigué – cela faisait un moment qu'ils étaient là.
Après avoir dit au revoir à leurs amis, ils enfilèrent leurs capes avant de prendre un portoloin qui les conduirait chez eux. Dans l'entrée, Draco plaqua Harry contre le mur le plus proche en souriant dangereusement :
« Maintenant que tu es officiellement mon fiancé, je vais pouvoir te faire l'amour sans me fustiger de briser toutes les traditions maritales !
– Tu es un bien piètre héritier, s'offusqua Harry, moqueur.
– Que veux-tu, je crois que j'ai été damné à partir du moment où j'ai posé mes yeux sur toi.
– Toujours aussi ironiquement guimauve...
– Quand je me serai occupé de toi et que tu ne pourras plus marcher pendant une semaine, on verra si tu dis la même chose ! » s'exclama Draco avant de l'embrasser avec passion.
Et c'est ainsi qu'ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants ! Oh, trop de guimauve, dites donc.
Je vous souhaite une très bonne année 2016, et que tous vos vœux se concrétisent !
HiMaboroshi.
