Reviews anonymes :
Helarya : Merci beaucoup pour ta review qui me fait très plaisir. Je suis ravie que ce que j'écrive te plaise. Et je pense que tu pourras répondre la question 1 qui suit car tu es directement concernée ^^.
Dravy : Merci d'être toujours là et de me laisser des reviews. Et comme en plus ça te plait, alors je suis aux anges.
Kisis : Tu vas voir dans ce chapitre que leur complicité grandit de jour en jour. En tout ca, moi aussi j'aime prendre mon temps pour les faire avancer dans leur relation.
Nepheria4 : Ravie que ce chapitre t'ai plu. J'espère que ce nouveau te comblera.
Petites questions.
1. Quand je vous dit qu'il y a trois jours d'attente, vous êtes nombreux - si ce n'est pas tous - à me dire que c'est déjà long comme attente.
Alors... vous faites comment pour les fics où c'est une semaine, voire parfois des mois !?
OOO
2. J'ai des lecteurs qui reviewais régulièrement et qui ne donnent plus de signe de vie depuis quelques chapitres.
Dois-je lancer un avis de recherche ? Ou est-ce "normal" ?
Bulle de neige
- Vous sortez encore ?
Draco se retourne et se crispe en voyant notre mère, les mains sur les hanches et la tête penchée sur le côté.
- Euh…
J'avale ma salive avec quelques difficultés, jette un rapide coup d'œil à Draco, puis décide de prendre la parole.
- On veut profiter de ces vacances au maximum Mère. Et comme en plus on s'entend de nouveau bien Draco et moi, on a du temps à rattraper.
J'espère que cette explication lui suffira.
Et vu le sourire qui vient illuminer son visage, je pense que oui.
- Vous avez raison de profitez de l'un et de l'autre. Surtout par ces temps-ci, finit-elle avec un bref éclair de tristesse dans son regard.
A mes côtés, Draco lève un sourcil en signe d'interrogation.
- Le froid est mordant cette année. Couvrez-vous bien, réplique-t-elle en guise de réponse à notre questionnement.
J'hausse les épaules et ferme le dernier bouton de mon manteau. Draco enfouit son nez dans son écharpe et pousse la porte du Manoir.
Une fois dehors, le froid de l'hiver nous assaille aussitôt et ne m'incite vraiment pas à avancer.
- Tu viens ? me demande Draco d'une voix douce, en me tendant sa main.
Un rapide regard derrière moi pour vérifier que la porte est bien fermée et je saisis ses doigts entre les miens. A peine nos peaux s'effleurent que j'oublie l'air glacial qui m'entoure. Parce qu'il n'y a plus que Draco. Nos deux mains enlacées et cachées dans la poche de son manteau, nous avançons tranquillement dans le parc. Autour de nous, tout est blanc. J'aime vraiment l'hiver et son manteau de pureté.
- Tu n'as pas fait de cauchemar cette nuit, me souffle Draco en s'immobilisant subitement.
Je me stoppe aussi et papillonne des yeux. Comment peut-il être au courant ?
- En effet.
- C'est grâce à l'occlumancie ?
- Je ne pense pas. Je n'arrive toujours pas à te contrer quand tu utilises le sort de légilimancie. Certaines nuits sont parfois calmes.
Il hoche de la tête et ses doigts se serrent un peu plus contre les miens.
- Je me demandais…, je reprends, hésitant.
Aussitôt, ses iris plongent dans les miens, signe que j'ai toute son attention. Je me perds quelques instants dans le mercure si intense.
- Comme je n'arrive toujours pas à trouver une barrière qui fonctionne, je me disais que, peut-être, en me disant ce qu'est la tienne, je pourrais mieux avancer sur ce point.
Y a-t-il de l'orage ? Parce qu'il me semble qu'une tempête est en train de naitre dans ses pupilles. Ma demande est-elle si dérangeante ? La chaleur dans ma paume s'éloigne d'un seul coup et ma main se retrouve seule, à l'air libre. Je suis déjà en train de regretter mes mots.
- Tu n'es pas obligé de me répondre, je débite à toute vitesse, voulant faire taire le malaise qui semble s'immiscer entre nous.
Un petit sourire se pose sur ses lèvres, mais je vois bien dans son regard que la tempête est toujours présente. Ce n'est pas de la colère, mais plutôt… de la peur. Ou de l'appréhension. Il fait un pas en arrière et baisse la tête.
- C'est juste que… c'est… enfin… Je crois que se serait plus simple si je te racontais toute l'histoire.
A peine vient-il de finir sa phrase qu'il se dirige vers un banc et jette un sort de réchauffement dessus avant de s'y asseoir. Toujours mal à l'aise, je ne bouge pas car je ne sais pas comment me comporter. Et finalement, c'est sa main qui tapote le bois à côté de lui qui me fait avancer et m'asseoir à mon tour. Les pouces serrés dans la paume de mes mains, j'attends la suite de notre échange.
A ma gauche, Draco fixe ses doigts qui jouent entre eux, signe de son trouble. A ses lèvres, un nuage de vapeur se forme, contraste entre le froid ambiant et la chaleur qui émane de son corps. C'est un voile fin qui crée subitement une illusion. Nous sommes seuls au monde. Juste pour une seconde. Juste l'instant d'un souffle apeuré. Mais je me plais à croire en cet égarement.
- Comme je te l'ai dis, Sévérus m'a appris l'occlumancie avant la légilimancie. Et tout comme toi, je n'arrivais pas à me défendre contre ses attaques. J'avais beau penser à toutes sortes de protections, de barrières, rien ne fonctionnait. Et puis il y a eu un soir… J'étais épuisé de ma journée. Tu m'avais épuisé pour ainsi dire.
Je me crispe en repensant à tous ces instants où Draco s'est inquiété pour moi, subissant mes pannes de magie quasi quotidiennes. Mais la main qui se pose sur la mienne et le petit sourire qu'il me lance chasse immédiatement ces souvenirs. Il ne m'en veut pas. Il ne m'en a jamais voulu. Ce n'était pas de notre faute de toute façon.
Puis il rebaisse la tête, mais nos peaux restent en contact.
- Sévérus n'arrêtait pas de pénétrer mon esprit et je ne cherchais même plus à lutter. Je n'avais qu'une envie. Retourner au dortoir, me glisser dans ton lit, contre toi et m'endormir paisiblement. Je ne voulais que ça… te retrouver et dormir. Et je ne pensais plus qu'à ça, qu'à toi, finit-il dans un souffle à peine audible, tout en plongeant ses iris brillants dans les miens.
Que dois-je comprendre ? Est-ce que la supposition qui germe en moi est juste ? Suis-je sa protection ?
Mes lèvres s'entrouvrent, mais aucun son ne sort. Les mots bloqués dans la gorge, je détaille Draco qui finit par hocher doucement de la tête.
- Mais à l'époque, tu… nous… je bégaye, ne sachant pas par où commencer.
- Tu étais mon frère et uniquement mon frère. Mais je crois que déjà à ce moment là, tu avais une place toute particulière en moi.
Ses doigts tremblent contre les miens et c'en est trop pour moi. Ce qu'il vient de me dire me chamboule bien plus que je ne l'aurais cru. En une fraction de seconde, je serre son corps contre le mien et enfouis mon visage dans son cou. Son odeur m'emplit aussitôt et je crois que je souris béatement. Probablement parce que ses bras entourent ma taille et que son souffle caresse la peau de ma nuque.
- Alors peut-être que je devrais me mettre à penser à toi pour contrer ta légilimancie, je murmure avec un sourire non feint.
Je sens contre mon épaule sa pomme d'adam monter et descendre à un rythme fou. Et son cœur qui cogne dans sa poitrine. Ou bien est-ce le mien ? Je ne sais plus trop en réalité.
- Tu veux qu'on essaye ? chuchote-t-il en se détachant de moi.
J'hausse les épaules, puis réponds :
- Pourquoi pas.
Aussitôt, un air sérieux se peint sur son visage et je me mets à penser à Draco à tous les bons souvenirs que j'aie de lui. Je vois ses yeux rieurs, son sourire, ses mots dédiés à ma personne. Je sens son parfum, entends sa voix, ressens sa chaleur.
Draco est allongé dans son lit, à Poudlard et s'agite dans ses draps. Son visage est recouvert de sueur et ses traits sont crispés. La bouche légèrement entrouverte, un air brûlant vient me frôler les doigts suspendus dans le vide.
- Arrête ça, je soupire.
Ma magie s'enroule autour de mon poignet et tombe en fines gouttes sur son menton. Je l'entends vibrer et un gémissement résonne faiblement dans le dortoir. Interdit, je fixe Draco qui semble éprouver un plaisir non feint.
Je cligne des yeux et me retrouve face à un Draco aux joues rouges et au regard rempli de gêne.
- Je… je... je… désolé, marmonne-t-il tout en détournant le visage.
Je ne m'attendais pas à revoir ce souvenir. Et maintenant que je vois Draco d'une autre manière, je l'apprécie fortement. La vision que vient de m'offrir à nouveau Draco est tellement érotique. Et étrangement, j'aime ça.
- Je-je sa-savais pas.
Sa cage thoracique se soulève d'un seul, puis ses épaules retombent lourdement en même temps qu'il expire l'air qui vient juste de s'engouffrer dans ses poumons.
- C'est… gênant.
Je secoue la tête et souris. Il est vraiment adorable ainsi. Doucement, je pose ma main droite sur sa joue et je l'intime à tourner la tête vers moi. Ses pupilles fuient les miennes et ce geste me blesse énormément. J'ai soudain l'impression d'être revenu à cet été.
- En fait, ça ne l'est plus trop maintenant, je réplique. C'est vrai que, sur le coup, je l'étais aussi. Mais là… je crois que j'aime bien en fait.
Je laisse échapper un petit rire, ce qui a le don de le dérider un peu.
- Mais du coup, je ne fonctionne pas ? reprend-il en fronçant les sourcils.
- Pardon !?
- Oui, pour l'occlumancie.
- Ah. Ben… apparemment, non. Pourtant j'ai vraiment pensé à toi. Dommage.
Je vois sur son visage une certaine déception se dessiner et je le comprends parfaitement. Moi aussi, je le suis un peu. J'aurai bien aimé qu'il soit ma barrière contre la légilimancie. Mais ce n'est pas le cas.
- C'est pas grave ! s'exclame-t-il d'un seul coup en se redressant et en affichant un sourire mitigé.
Je me lève à mon tour et saisis sa main dans la mienne. Mes lèvres claquent sur sa joue en un baiser sonore, tandis que je lui chuchote :
- Merci quand même.
Merci de m'avoir choisi comme protection. Merci de me considérer comme un être unique. Merci de vouloir m'aider. Merci d'être là.
oOo
Je soupire et me laisse tomber sur les coussins du lit de Draco. Pour tout dire, cette partie de son caractère ne m'avait absolument pas manqué. Mais maintenant que nous passons le plus clair de notre temps ensemble, je retrouve les joies – ou pas – de côtoyer Draco Malfoy.
- Non, pas celle-ci.
Une chemise vole dans la chambre et s'échoue lamentablement sur une chaise
- Celle-là ? Non.
Une autre rejoint la première et tombe à ses pieds cette fois-ci.
- Peut-être… Non ! Voyons, je suis bête.
Je confirme. Mais je m'abstiens de le lui signifier.
- Ou alors… Oui, celle-là.
Il enfile une chemise noire aux lisérés argent. Devant son miroir, il penche la tête de gauche à droite et je devine déjà qu'il n'est pas totalement convaincu. En effet, quelques secondes plus tard, il en attrape une autre, puis se retourne, face à moi. Uniquement vêtu d'un boxer et d'une chemise, je déglutis difficilement.
- Tu préfères laquelle ?
Qu'est-ce que j'en sais moi ? Je n'ai jamais été une victime de la mode. Je crois que j'aime bien la noire.
- La noire, je réponds en haussant les sourcils.
- Donc l'autre, répond-il du tac-au-tac.
Je tique face à sa réplique. Je ne sais pas trop comment la prendre d'ailleurs. Alors qu'il se retourne et commence à retirer la chemise noire, je me mets à marmonner entre mes dents :
- De toute façon, je te préfère sans rien.
Mais je regrette aussitôt mes mots car je viens de réaliser brusquement ce que je viens de sous-entendre. Devant moi, Draco est figé en pleine action et son regard est posé sur moi, au travers de son reflet. Et en cet instant, je sais qu'il m'a entendu.
Lentement, mon regard dérive sur la droite et ma tête suit le même mouvement. J'ai les joues en feu. Et lorsque j'ose un coup d'œil au reflet de Draco, je remarque qu'il est dans un état similaire au mien. La bouche entrouverte, les yeux écarquillés, les joues rouges, il ne bouge plus. Est-ce que je viens de l'achever ? Puis ses doigts finissent finalement par reprendre leur activité, mais ses iris ne me quittent pas. Un fin sourire se peint sur ses lèvres et je crains la suite.
- Des promesses en l'air, chuchote-t-il juste avant de rompre le contact visuel.
Et moi, je reste crispé dans son lit. C'est la première fois que nous avons une allusion d'ordre sexuel. Et vu ce qu'elle vient de provoquer, je redoute la suite. Surtout parce que je crois que mon cœur s'emballe, que ma magie s'affole et que mon sexe palpite d'anticipation.
- Respire Henry, je marmonne très faiblement cette fois-ci, afin d'être sûr de ne pas être entendu.
Je ne voudrais pas me trahir une nouvelle fois.
oOo
- Tu n'oserais pas ?
Je fais un immense sourire et hoche de la tête. Oh que si ! Je vais oser et même recommencer. Rien que pour entendre ce cri absolument pas masculin.
- Putain Harry ! hurle Blaise en sautillant sur place et en gesticulant étrangement. C'est gelé, geint-il.
- ça s'appelle la neige, je rétorque, fier de moi.
- Tu vas voir ! crie mon ami en prenant une motte de poudreuse dans sa main et en commençant à la tasser en une boule.
J'éclate de rire et cours me cacher derrière Draco qui parle avec Pansy et Daphné. A peine ai-je posé mes mains sur ses épaules et collé mon corps au sien, que Pansy m'envoie un magnifique sourire et que Daphné écarquille les yeux.
- Vengeance ! s'époumone Blaise en courant vers nous trois, une énorme boule de neige entre les mains.
- Tu oses me lancer cette chose et je te castre sur place Blaise, le menace Pansy en lui lançant un regard noir.
Mais trop tard, la boule vient d'être projetée dans les airs et se dirige à une vitesse folle dans notre direction. Contre moi, je sens Draco reculer et se coller un peu plus à moi. Sa chaleur m'enveloppe d'un seul coup et j'ai brusquement envie d'entourer sa taille, de glisser mes mains sous son manteau et de nicher mon visage dans son cou. Mais nous ne sommes pas seuls. Et puis ce genre de contact physique, autrefois anodin, prend désormais un autre sens que je ne sais pas encore comment définir. Parce que la pointe de désir qui s'immisce en moi lorsque je sens ses fesses se coller contre mon entrejambe est bien trop délicieuse.
- Ne bouge pas, je susurre contre l'oreille de Draco.
- Blaise ! hurlent Pansy et Daphné en même temps alors que la sphère blanche rencontre un mur invisible devant nous et ricoche. Direction l'envoyeur. Une seconde plus tard et c'est Blaise qui pousse à nouveau un cri de fillette en détresse. Et en réponse à ce glapissement, j'éclate de rire.
- C'est toi Harry ? me demande Draco en se retournant face à moi.
J'hoche de la tête, incapable de parler.
- Tu as fait comment ? renchérit Daphné qui ne cache pas sa joie de voir Blaise se tortiller comme un fou parce que la neige glisse sous ses habits.
Je reprends ma respiration et calme mon fou-rire.
- Un simple protego avec un sort d'expulsion.
- Sans baguette et sans formule ? s'étonne Pansy.
- Et je le refais quand je veux, je réplique, évitant de répondre à sa question.
Je sais très bien que mes pouvoirs ne cessent de croitre et cela m'effraie un peu parfois. Mais c'est tellement agréable de faire de la magie à volonté, sans contrainte.
- Alors si on fait une bataille de boules de neige, on perdra forcément contre toi ?
- Assurément ! je réponds avec un pouce en l'air.
- Harry ! grogne Blaise en se dirigeant vers nous. Je vais te la faire manger cette poudreuse, me menace-t-il.
Je souris une fois de plus et tire Draco contre moi.
- Je me mets avec Draco, que le meilleur gagne ! je lance juste avant de m'éloigner en courant, ma main serrant celle de Draco.
Et le rire qui résonne soudainement dans mes oreilles me fait oublier que l'hiver est à son paroxysme. Tout simplement parce qu'un feu immense vient de s'allumer en moi.
A suivre...
Je reviens à des longueurs de chapitre plus dans mes normes.
Après les 2 derniers assez riches, voila un chapitre de transition tout doux. Mais cela va-t-il durer ?
Prochain chapitre : Il court, il court le passé
Ah ! Et je sais enfin où je vais dans ma fiction. Les prochaines grandes lignes sont définies. Par contre, je peux pas vous dire combien de chapitres il y aura. Mais je pense que vous allez devoir me supporter encore pendant longtemps. lol
Et je ne poste pas mon autre fic pour l'instant, vu que vos réponses.
