Reviews anonymes :

Jayisha2 : Je ne demande pas à ce que tout le monde me laisse des reviews de 50 lignes à chaque fois, mais un simple "j'aime" de temps en temps me rend heureuse. Et même ça, ça devient difficile à avoir (je parle en général, je ne te vise pas spécifiquement). Et moi, même si tu te répètes, je ne le ressens pas comme tel. Car au moins je sais ce que tu penses du chapitre et j'en suis ravie. Et comme en plus l'évolution de leur relation te plait, moi je suis aux anges.

Lucia : Ce fut bonjour puisque j'ai lu ta review le matin, au réveil et vu ce que j'ai lu, ça a vraiment été un bon jour.^^ Il faut oser dans la vie, sinon c'est triste. Même si tu m'écris juste "j'aime", moi j'en suis contente. Au moins je sais ce que tu as pensé du chapitre et pour moi c'est le plus important. Je ne demande pas des rviews de 50 lignes. Mais après si l'envie te prend, tu peux aussi... ^^

En tout cas, je suis contente d'avoir pu avoir ton avis et de savoir que ma fic te plait.

Nepheria4 : Quel enthousiasme ! Je suis heureuse de savoir que ce chapitre t'ai autant plu. Et peut-être que tu as raison pour ma 2nd question...

Rawr : Waouh ! Je crois que le message est bien passé là, lol. Ravie que ce chapitre t'ai plu en tout cas.

Inconnue93 : Oui tu dois le redire car je ne suis pas dans ta tête et tu es la seule à pouvoir me dire ce que tu penses de ce que j'écris.

Tu m'as fait rire avec ta fin de review. On est jamais vieille ! Et j'ai toujours raison ! Na ! ^^

Après, je trouve ta comparaison avec tes premiers amours plaisante car pour eux, c'est comme un premier amour. Donc malgré le fait que pour moi ça remonte à pas mal de temps, j'ai réussi à retranscrire ça comme si j'étais encore une ado. Suis trop forte lol !

Dravy : Je ne sais pas si Draco serait content de t'entendre dire qu'il est mignon...

Et merci pour les délais de publication. Encore heureux que c'est raisonnable comme attente. Après ça s'appelle de l'esclavagisme.

Kisis : Oui, ils réapprennent à être ensemble, mais sous une autre forme de relation.

Je n'ai pas oublié le cas Xavier et ne t'en fais pas, je sais comment le régler.

Fan : Il faut bien faire des allusions pour ensuite en venir aux faits ;).

Pourquoi voudrais-tu que ça tourne mal pour eux maintenant ? T'es pas la seule à penser ça et franchement, après ce qu'ils ont vécu, un peu de douceur est bienvenue et peut même s'installer. Mais bon, après, peut-êter que tu as raison. Ou pas...

Pour l'autre fic, je vais attendre un peu pour la publier du coup. Mais je prends beaucoup de plaisir à l'écrire, donc je pense qu'elle va arriver sur FF avant que Doublement blond ne soit terminée. En plus, pour cette dernière, j'ai toute la trame de tracée, donc, pour moi, c'est bien plus simple que jusqu'à présent, où je ne savais jamais ce qui allait se passer dans la suite.


Message à lire :

Alors, je le dis pour tout le monde et une seule fois. Je ne veux blesser personne et si jamais je le fais, c'est pas volontaire.

Donc concernant l'absence ou le faible nombre de reviews, j'entends toujours la même excuse : c'est bien et écrire que c'est bien à chaque fois, vous trouvez ça nul.

Alors j'en suis très heureuse que ma fic vous plaise, sincèrement. Mais si vous me le dites pas, je ne peux pas le savoir. Et je me moque bien de lire à chaque fois les mêmes reviews. Il y a une lectrice qui, la plus part du temps m'écris simplement "j'adore" et ça suffit pour me faire sourire et me donner du baume au coeur. (j'espère qu'elle se reconnaitra ;) ). Parce que je sais que le nouveau chapitre ne l'a pas déçue et c'est le plus important pour moi. Tout comme je n'attends pas à ce que tout le monde me laisse une review de 50 lignes à chaque fois, bien loin de là. Mais de temps en temps, une petite review pour dire si ça plait toujours ou pas, ça prend 10 secondes et ça me fait sourire pour une semaine.

Alors après je ne force personne à laisser une review, mais voila, j'ai poussé mon petit cri, qui n'en est pas vraiment un.

Sur ce, bonne lecture.


Il court, il court le passé

Il fait noir. Complètement noir. Où suis-je ? Je ne me rappelle pas comment je suis arrivé ici. Je crois que j'étais dans mon lit. Et puis… ce noir. Est-ce que je rêve ? Non, impossible ! Depuis quand se demande-t-on si on rêve lorsque c'est réellement le cas ? Donc je ne suis pas dans un de mes songes. Et assurément, je ne suis pas dans mon lit et encore moins dans ma chambre ou au Manoir.

Ne comprenant plus rien à la situation, je croise mes bras contre mon torse et frotte mes mains sur mes épaules dénudées. Surement parce que je frisonne à cause de l'air froid qui vient de tournoyer autour de moi. Une seconde… pourquoi je suis torse-nu ? Mais qu'est-ce qu'il se passe !?

Tout en tournant sur moi-même, je cherche un indice quelconque. Sauf que seules les ténèbres glaciales me répondent.

- Draco ? Mère ? Père ?

Personne ne répond à mon appel qui se meurt rapidement.

- Merlin ? j'ose.

La situation est loin d'être comique, mais j'ai besoin de me rassurer et tous les moyens sont bons.

Sauf que cette fois-ci aussi, le silence est l'unique retour à ma question.

Encore moins rassuré qu'il y a quelques minutes, je me recroqueville sur moi-même et m'accroupis. Progressivement, mais rapidement, une peur sans nom s'empare de moi. Mon corps tremble et des larmes menacent de couler sur mes joues. J'essaye de lancer divers sorts, du plus simple au plus complexe. Mais rien n'y fait. Comme si la magie n'avait aucune emprise sur ce monde noir.

- Harry, résonne brusquement une voix grave qui me fait frissonner.

Je relève la tête, cherchant l'origine de cet appel. Mais je ne vois rien.

- Harry, reprend cette même voix.

- Qui… qui est là !? je demande, effrayé.

Parce que le timbre de cette voix me donne encore plus froid dans le dos. C'est un appel digne de la mort.

- Harry. Je te rencontre enfin.

Je me redresse, les muscles tendus à l'extrême. Mentalement, je me prépare à devoir affronter quelqu'un ou… quelque chose. Ma respiration est forte, bruyante. Mes poings sont serrés le long de mes cuisses. Et chacun de mes sens est en alerte, prêt à bondir à la moindre menace.

- Harry. Cela fait si longtemps que je t'attends, rigole la voix.

Et cette fois, j'en suis sûr. Je suis dans le monde de la mort. Tout ce que je ressens n'est que froideur.

- Tu… tu es la mort ? je bégaye.

Le rire rebondit une nouvelle fois contre les murs invisibles, me frappant de sa noirceur à chaque fois.

- Non. Tu ne me reconnais pas ?

Parce que je devrais ? Est-ce que cela signifie que je connais le propriétaire de cette voix ?

- Pas… pas vraiment. On… on s'est dé-déjà vu ?

- Harry, Harry, Harry, Harry, Harry, débite-t-il. Je suis déçu. Tu m'as oublié ?

Je n'en sais rien moi ! Il est marrant lui. Comme si je me rappelais de toutes les personnes qui m'ont un jour parlé. La colère commençant à s'immiscer en moi, je pose mes poings sur mes hanches et redresse le buste. La tête légèrement levée, je tente de regarder autour de moi, espérant trouver une réponse à la situation.

- Pourtant, moi je ne t'ai pas oublié durant toutes ces années.

Ah ! Un indice. Je le connais depuis longtemps. Une vieille connaissance ? Peu probable. Et puis, comment me connaitrait-elle sous ma nouvelle identité ?

- Tu me connais depuis combien de temps ? je questionne d'une voix forte et un peu plus assurée que précédemment.

- Longtemps. Très longtemps.

- Plus précisément ? Et puis ce ne serait pas trop vous demander d'allumer la lumière ? je réplique avec une pointe d'agacement dans la gorge.

- Harry. Je te connais depuis ta plus tendre enfance. Alors… as-tu une idée de qui je suis ?

Je secoue la tête, n'arrivant toujours pas à me souvenir. En même temps, qui se souvient de sa plus tendre enfance ?

- Peut-être qu'avec ça, tu comprendras mieux, résonne une fois de plus la voix de l'inconnu.

Et le ton qu'il emploie en cet instant est vraiment terrifiant. Sa voix est plus grave, plus noire que précédemment. Je ne pensais pas que seule une intonation pouvait me faire frémir à ce point.

Et alors que mes mains se posent sur mes avant-bras où mes poils se hérissent, devant moi se dessinent deux yeux.

Ces yeux…

Ce regard…

Cette lueur…

Cette haine…

Est-ce lui ? C'est lui. Ce sont eux.

Je tombe brusquement à genoux, tétanisé sur place. Oui, je me souviens. Je me souviens de ces pupilles. Ce sont celles qui sont venues me hanter la nuit de la veille de Noël. Et elles sont toujours aussi terrifiantes. Mon corps est de nouveau pris de soubresauts incontrôlables, tandis que mes yeux me piquent affreusement. Je ne suis plus qu'un petit garçon face à son pire cauchemar. Mais le pire… le pire c'est cette douleur qui me vrille. J'ai mal… affreusement mal à la tête.

- Tu as peur Harry ?

Je suis incapable de répondre, voire de bouger.

- C'est très bien si tu as peur. Tu peux avoir peur de moi ! Parce que ce que tu ressens en cet instant n'est rien comparé à ce qui va suivre.

- Harry !

J'ouvre brusquement les yeux, tiré de mon cauchemar par le cri déchirant de Draco qui est penché au-dessus de moi. Le souffle court, les yeux remplis de larmes, le corps tendu à l'extrême, je reprends doucement pied avec la réalité. Cette fois, je suis bien dans ma chambre, dans mon lit. Une vague de soulagement s'empare de moi et je craque. Je ne me retiens plus et pleure sans me soucier des regards incrédules posés sur moi.

- Harry. Harry qu'est-ce qu'il y a ? Est-ce que ça va ? Harry, parle-moi. Dis-moi quelque chose. Je t'en pris, parle Draco à toute vitesse.

- Dra… co, je réussis à prononcer entre deux sanglots.

Ses bras entourent mes épaules et je sens son corps tremblant se coller au mien. Que se passe-t-il ? Pourquoi semble-t-il si apeuré ?

Petit à petit, l'angoisse s'évapore de mon être pour ne laisser qu'une impression de malaise. Je pose mon regard sur mes parents qui nous détaillent avec appréhension. Je crois lire une douleur maternelle dans les iris de ma mère et une colère noire dans celui de mon père. Ce dernier ne m'enchante guère et me pousse à demander des explications.

Doucement, je repousse Draco et lui souris. J'espère que ce geste le rassura un peu.

- Qu'est-ce que vous faites tous là ? je demande en scrutant les iris orages qui tremblent encore de peur.

- Tu… tu ne te rappelles pas ? s'étonne Draco.

Je secoue la tête.

- Sais-tu quelle heure il est ? réplique mon père.

J'hausse les épaules.

- Neuf heures. Dix heures.

Quelque chose de pas très loin de mon heure de réveil habituelle.

- Treize heures, me répond-il en fronçant les sourcils. Et nous sommes ici depuis deux heures et demie.

Comment ça ? Qu'insinue-t-il ? Je plisse des yeux, attendant la suite de l'histoire.

- En fait, commence Draco, je suis venu te voir vers 10h30 parce que tu n'étais toujours pas levé. Et comme ce n'est pas dans tes habitudes de te lever tard, je me demandais ce que tu pouvais bien faire. Sauf qu'en rentrant dans ta chambre, tu dormais toujours. Je me suis dit que tu ne m'en voudrais pas trop si je te réveillais.

Il marque une pause et je vois ses joues se colorer de rouge. Pourquoi ai-je le sentiment que son réveil devait être assez taquin et intime ? Probablement parce que c'est ce que j'aimerais au fond de moi.

- Mais tu ne bougeais pas. J'avais beau tout tenter, rien. C'est là que j'ai commencé à m'inquiéter. Alors j'ai appelé Père et Mère.

- Nous avons aussi essayé de te réveiller, en vain, enchaîne notre Mère.

- Et puis… tu… tu…

La voix de Draco se fait tremblante.

- Tu t'es mis à grimacer, à t'agiter. Tu secouais la tête dans tous les sens et t'entortillais dans les draps. Comme… comme pris dans un cauchemar. Et tu ne te réveillais toujours pas.

Il étouffe un sanglot et serre les poings sur ses cuisses. Je devine sa colère contre lui-même, son impuissance face à la situation. Mais il n'a rien à se reprocher.

- Jusqu'à maintenant, termine-t-il dans un murmure de rage à peine voilée.

Lentement, les explications sur la situation m'arrivent. Et pourtant je ne comprends toujours pas ce qu'il s'est passé. Las, je passe une main dans mes cheveux et repousse les quelques mèches qui me tombent sur le front. Mais je me fige en voyant les yeux de Draco s'agrandir de stupeur. La bouche entrouverte, il pointe mon front.

- Ta… ta cicatrice.

Je passe dessus et grimace en sentant une légère brûlure me piquer la peau. Et le regard que se lancent mes parents n'aide en rien à me rassurer.

Mère détourne brièvement la tête, une main sur sa bouche, tandis que Père fait apparaître deux fauteuils. Il s'assoit dans l'un deux et intime à ma mère de faire de même. Quant à Draco, il a déjà ses doigts sur les miens et sur ma cicatrice, la caressant doucement en un geste apaisant. Ce contact me fait un bien fou et je soupire d'aise.

- Henry.

Je me retourne vers mon père qui est devenu extrêmement sérieux.

- Que s'est-il passé quand tu dormais ?

Alors je leur raconte tout. Les yeux rencontrés la nuit de la veille de Noël, la peur, les ténèbres, cette voix glaciale et terrifiante, ma peur. Je leur raconte tout. Et au fur et à mesure que je parle, je vois le visage de ma mère devenir livide et celui de mon père se peindre d'un air grave.

- Draco, Henry, commence notre père.

Je me tends, appréhendant la suite de notre échange.

- Il y a quelques jours, lorsque votre parrain est venu nous voir, votre mère et moi, ce fut pour nous parler d'un évènement important et… grave.

- Lucius, dit notre mère en posant une main sur la sienne.

- On ne peux plus le leur cacher, lui répond-il en plongeant son regard dans le sien.

Puis il se retourne vers nous.

- Je disais donc… Il y a quelques jours de cela, nous avons eu la confirmation qu'il est de retour.

Qui ça ?

- Le Seigneur des ténèbres est de nouveau parmi nous et il ne souhaite qu'une chose.

Je frisonne à l'entente de cette révélation.

- Quoi ? j'ose demander d'une petite voix.

- Ta mort, tranche mon père d'une voix froide qui a le don de me poignarder sur place.

Et les doigts qui écrasent les miens à m'en faire mal me confirment que Draco est dans le même état que moi.

Alors le Seigneur des ténèbres n'est pas mort…


A suivre...


Bam ! Voila, la bombe est lancée.

Alors...

Prochain chapitre : Un nouveau couple

Note à lire : Je vais avoir une fin de mois un peu chargée, donc il se peut que j'ai parfois un peu de retard. Je vais essayer de ne pas en prendre, mais je ne garantie rien.