Reviews anonymes :

Lucia : Voldemort ne sera pas un grand personnage non plus. Il restera une sorte de fantôme qui fait du mal à distance. Mais je n'en dis pas plus à ce sujet...

Tu vas voir qu'Harry comprend quand même qu'il s'exprime mal envers Draco. Après réflexion... Il reste un peu Gryffondor quand même. Et je pense par contre que si tu vas aller réconforter Draco, Harry ne sera pas content.

J'espère que les journées pluvieuses non plus lieux d'être par chez toi et que le soleil brille bien haut.

Rawr : Merci pour ta review. Et ne t'inquiète pas, Harry va remédier à ce soucis de larmes.

Batuk : Oui, oui, tu faisais partie des lecteurs recherchés. Mais bon, je t'ai retrouvé, donc je suis rassurée. Profite bien de tes vacances.

Concernant Harry et Draco, ils avancent à reculons, mais parfois ils courent. Comme tu dis, c'est plus naturel. Comme tu l'as fait, si on se met vraiment à leur place, on comprend bien mieux la bipolarité de leurs émotions.

J'espère que cette suite te plaira.

Dravy : Oui, pauvre Draco. Mais bon si on se met à la place d'Harry, on comprend mieux. il y a comme une sorte de Cipolarité des sentiments qui se trouve en lui.


Ça sent les vacances, autant au niveau des reviews que des visites...

Profitez-en bien et n'oubliez pas de nourrir vos auteurs en reviews.


C'est nous !

Je passe une main fébrile dans mes cheveux et me mords les lèvres. Dans ma poitrine, un étau insupportable m'enserre le cœur. Je viens de trahir ma promesse. Encore. Je suis vraiment ignoble. Je m'en veux tellement. Pour tout. Pour mes mots qui le blessent, pour mes actes qui le salissent, pour mes regards qui le font pleurer. Je ne veux plus voir cette expression sur son visage. Je ne veux plus le faire souffrir…

- Draco, je tente en tendant une main en sa direction.

Mais le regard noir qu'il me lance, me fige sur place. Il me hait. Voila tout ce que je lui inspire. Un simple retour des choses. Le passé m'a rattrapé en une fraction de seconde. Non… Pas vraiment. Il y a autre chose dans son regard. Je ne sais pas ce que c'est, mais c'est la première fois que je la vois. Cachée derrière sa colère, tremblant au fond de ses iris, elle me donne envie de réaliser l'impossible. Juste pour elle… Sauf que je n'ai pas le temps de saisir sa signification car Draco vient de me dépasser et se dirige vers la porte de sortie. Où va-t-il ? Est-ce la fin ? Non…

Un haut le cœur me prend alors que je réalise ce qu'il va se passer. S'il quitte cette pièce, j'ai l'impression que je l'aurai perdu pour toujours. Et je ne peux accepter cette idée. C'est pourquoi je fais un demi-tour sur moi-même et me jette littéralement sur lui, enserrant sa taille de mes bras, le retenant de force contre mon corps. Je tremble, incertain de la suite. Tout comme lui. Sous mes doigts, sa cage thoracique se bloque quelques secondes, puis se remet à se soulever à un rythme effréné. Je devine la tension dans sa respiration. Il est troublé par notre proximité et les muscles de son dos se tendent dangereusement. Au moindre faux pas il n'hésitera pas à me rejeter. Et même si je viens de gagner quelques minutes, je redoute la suite. Ma seule certitude est que je ne veux pas le perdre. Pas après tout ce que nous avons vécu, bons et mauvais moments. Je dois juste…

Je pose mon menton sur son épaule droite et ferme les yeux. Ma prise sur sa taille se ressert légèrement, signe de mon angoisse.

- Je sais que je n'ai pas tenu ma promesse, je murmure contre son oreille. Pourtant… j'essaye. Vraiment. De ne pas te faire pleurer. Mais il semble que je ne sois qu'un imbécile qui te fait toujours du mal.

J'inspire profondément et reprends :

- Et je n'aime pas ça. Te voir dans cet état est vraiment insupportable. Alors pardonne-moi. Encore une fois. Désolé de ne pas arriver à te faire sourire comme je le voudrais. Désolé de ne pas être comme tu voudrais.

J'ai envie de pleurer moi aussi. Probablement parce qu'un flot d'émotions contradictoires m'envahit et me bouleverse.

Devant moi, Draco bouge légèrement, mais je sens qu'il ne partira pas. Alors je relâche ma prise sur lui et le laisse se tourner face à moi. Les bras ballants le long du corps, j'ose un regard en sa direction. Sauf qu'il a la tête baissée. Ne pas pouvoir plonger mes yeux dans les siens me blessent bien plus que je ne l'aurai pensé.

- Je ne te demande pas d'être un autre Harry, commence-t-il d'une petite voix encore teintée de colère. C'est juste que… je ne te comprends plus parfois. Je ne sais plus comment réagir face à tes mots, face à tes gestes. Tu es tellement différent d'avant.

Je serre les poings contre mes cuisses, énervé. Je ne sais pas vraiment pourquoi ses mots me mettent dans cet état, mais…

- Excuse-moi d'être différent ! je crache. C'est vrai que ces six derniers mois n'ont aucunement influencé ce changement !

Je sens que je vais encore regretter mes paroles. Sauf que j'ai besoin de les faire sortir.

- Si tu ne m'avais pas haï du jour au lendemain, sans explication. Si Père et Mère ne m'avaient pas caché ma véritable identité pendant dix-sept ans. Si tu ne t'étais pas mis à faire ces putains de rêves érotiques de nous deux. Si le Lord n'était pas revenu me hanter dans mes cauchemars. Si… si… si tu ne m'avais pas montré que nous pouvions avoir une autre relation. Tout ça. On en serait pas là aujourd'hui !

L'air râpe ma gorge et me donne envie de tousser, de cracher.

- Parce que tu crois que c'était simple pour moi !? s'écrie Draco, sans prévenir, me surprenant. Je n'ai rien demandé. Et sans que je comprenne quoi que se soit, je me mets à éprouver du désir pour un inconnu qui n'en est pas vraiment un. Un garçon, Harry. J'aime les filles, pas les garçons. Et ça tu le sais ! Alors imagine ce que j'ai pu vivre en me rendant compte que je voulais un homme dans mon lit et qu'il s'agissait qui plus est de toi. Tu ne crois pas que je suis aussi déstabilisé, perdu que toi !?

Je n'avais jamais pensé à ça. Pour moi, ma sexualité est définie depuis quelques années et aimant les filles comme les garçons, être avec Draco ne m'a pas gêné. Mais lui… Il n'a jamais été attiré par les hommes. Et il finit par être avec moi.

- J'ai changé pour toi ! De mon plein grès. Parce que j'ai envie d'être avec toi, même après… tout ça ! Je me moque que tu sois Harry Potter, tueur de mage noir. Je m'en fous que tu aies de grands pouvoirs ou que ta vie soit menacée par le Seigneur des Ténèbres. Tout ce que je veux… c'est toi. Et même si tu as changé et que tu changes encore… se sera toujours toi. C'est comme ça. Je me suis fait une raison.

Mon cœur vient de s'accélérer et j'ai l'impression qu'il va exploser. Comme un idiot, je souris, recevant agréablement l'impact de ses dires. Tout en se rapprochant de moi, il continue :

- Je ne te demande pas de changer parce que… parce que je t'aime tel que tu es. Tu ne seras jamais horrible à mes yeux, Harry. Jamais. Alors je ne comprends pas ce qui a pu se passer cette nuit pour que tu en viennes à penser ça, mais je t'interdis de me refaire un tel coup, me menace-t-il, le col de mon t-shirt enserré dans son poing, juste avant que ses lèvres ne s'écrase sur les miennes en un baiser possessif.

Son corps me plaque contre la porte et ses dents mordent mes lèvres avec une violence nouvelle. Je sens sa colère dans ses gestes et le picotement qui nait brusquement dans le bas de mon dos me fait grimacer. Si en plus ma magie s'y met… a deux contre un, ce n'est pas du jeu. Je tente de repousser Draco, mais il ne me laisse pas le choix. Son bassin se colle au mien, me pressant un peu plus et un genou glisse entre mes jambes, m'empêchant toute échappatoire. Les mains sur mes épaules me bloquent encore plus contre la porte et je ne peux que subir ses assauts. Il y a encore sa langue dans ma bouche, impérieuse, violente. Elle me malmène avec délice et possessivité, tandis nos dents s'entrechoquent et m'envoient des électrochocs dans tout le corps. Je ne suis qu'un pantin entre ses mains, contre son corps. Une marionnette sur laquelle il exprime sa colère amoureuse. Car oui, j'entends toujours les mêmes mots dans ma tête. Il vient de m'avouer ses sentiments. Et je dois reconnaître que cela me rend à la fois heureux et anxieux. Parce que je ne sais pas si je l'aime de la même façon. Il est vrai que j'apprécie nos moments d'intimités et de complicités retrouvés qui parfois tendent vers une certaine nouveauté agréable. Mais suis-je amoureux ? Peut-être… J'aimerais, je crois.

Le baiser se stoppe aussi brutalement qu'il a commencé et Draco pose son front contre le mien, son regard gris ancré à mes pupilles.

- Alors… selon toi, pourquoi es-tu horrible ? me demande-t-il dans un souffle où il n'y a plus une seule once de rancœur.

Peut-être que mon comportement de ce matin a été excessif. Peut-être que je n'aurais pas dû me poser toutes ces questions et avoir autant de doutes concernant cette nuit. Peut-être que ce qui s'est passé est tout simplement normal.

Encore un peu mal à l'aise, je détourne la tête et chuchote :

- Tu dormais. Tu faisais encore un rêve… de nous. Et… je me suis… soulagé devant toi, sans te demander ton avis. Et puis après… j'ai l'impression d'avoir profité de la situation. Presque abusé de toi.

- Si c'est de cette manière, tu peux abuser de moi autant de fois que tu veux, me souffle-t-il, la voix chargée de désir.

J'écarquille les yeux et dévisage Draco, les joues en feu.

- Mais… mais, je bégaye.

Tout en secouant la tête, il se recule légèrement et reprend d'une voix posée :

- J'ai aimé cette nuit Harry. J'étais parfaitement conscient de ce que tu te faisais et de ce que tu m'as fait ensuite. Et puis, il me semble bien que c'est moi qui aie mis ta main sur mon érection. Non ? Donc arrête de te triturer le cerveau. C'était bien. Très bien, même. Et on était tous les deux consentants. Ça te va ?

J'hoche de la tête, préférant ne pas parler car je sens déjà mon corps me trahir d'une délicieuse façon.

- Bon ! soupire-t-il en s'éloignant. On a une séance d'occlumancie à commencer il me semble.

Vu l'état dans lequel je me trouve, je ne sais pas si je vais être très opérationnel. Et lorsque mon regard se pose sur la bosse qui déforme le pantalon de Draco, je me dis que lui non plus risque de ne pas être trop concentré.

Mais quand il faut y aller… faut y aller. Alors je m'assois sur une chaise et chasse toutes les pensées qui ne me permettraient pas de réussir à fermer mon esprit. Enfin… j'essaye…

Face à moi, Draco a repris son visage sérieux, mais quelques rougeurs persistent sur ses joues, signe de son trouble. Je sens que cette séance ne va pas être de tout repos…

Et comme je le pressentais, ce fut le cas. Il est presque onze heures et je suis toujours en érection. Tout comme Draco d'ailleurs. Pourquoi ? Parce que chaque souvenir qui est apparu dans mon esprit fut d'ordre sexuel. Que se soit des baisers avec d'anciens amants, ma première relation sexuelle, ma première fellation reçue et ma première fellation donnée, mes séances de masturbation dans mon lit, dans les douches… Que se soit avec des inconnus ou d'anciennes relations… A chaque fois, la tension ne faisait qu'augmenter. Et la colère, la jalousie que je pouvais lire dans les pupilles dilatées de Draco ne faisaient qu'accroitre cette tension sexuelle entre nous. Et je ne parle même pas quand nous sommes arrivés aux souvenirs nous concernant. C'était encore plus troublant, dérangeant et excitant. C'est pourquoi nous avons décidé de faire une pause. Le besoin de calmer nos ardeurs devient vraiment pressant.

Nous sommes chacun à une extrémité de la salle, préférant mettre de la distance entre nous. Un quart d'heure que je suis allongé sur le carrelage, que je fixe le plafond et que je m'efforce de faire le vide dans ma tête. Ma magie qui s'était étendue sur nos peaux et à nos pieds s'estompe, signe que la situation s'apaise. En tout cas, pour au moins l'un de nous deux. Car je vois encore ses baisers sur mes lèvres, dans mon cou. Je sens encore ses mains sur mon corps, sa langue sur ma peau, son sperme entre mes doigts. Inspire Harry, c'est la clef comme te le dit sans cesse Pansy. Et j'expire. Puis j'inspire à nouveau, lentement et expire une fois de plus. Je suis loin. Loin de Draco, loin de Poudlard. Mes muscles se détendent progressivement alors que je me sens partir, sombrer dans un sommeil bienvenu. A quand remonte une vraie nuit de repos ? Je suis incapable de répondre. Je suis bien trop épuisé pour le faire.

Où suis-je ?

Il y a des cheveux qui me caressent le visage, une odeur familière qui flotte dans l'air. Sans réfléchir d'avantage, je me love dans cette atmosphère rassurante.

- Harry. Tss, tss, tss, siffle une voix dans mon dos, me faisant me crisper. Harry, Harry, Harry, c'est pas bien de se cacher. Tu sais très bien que ça ne sert à rien.

Je me retourne et me retrouve nez à nez avec le Seigneur des Ténèbres qui, je crois, me sourit. Et cette vision m'envoie un éclair d'effroi dans tout le corps. Il fait vraiment peur. Mais je ne dois pas me laisser aller à cette dernière. Alors je lui lance un regard noir et jure en silence qu'il paiera un jour pour tous ses crimes.

- Oh ! Comme c'est adorable. Le petit Harry n'est pas content. Et je crois qu'il ne va pas l'être d'avantage.

Tout en s'éloignant de ma mère et de moi, il fait tourner sa baguette entre ses doigts. Je le devine en train de réfléchir au prochain scénario qu'il va exécuter devant moi, sans que je ne puisse intervenir. Comme à chaque fois. J'ai déjà de la bile qui remonte dans ma bouche. Non, je ne veux pas les voir mourir devant moi. Je ne veux pas qu'il leur fasse encore du mal, sans que je puisse les aider. Je ne veux pas qu'il fasse crier ma mère et que le sang coule le long de son corps. Je ne veux plus voir ces images d'horreur que je sais fausses, mais qui me semblent si réelles. Et c'est même pire. Parce que je vois et revois leur mort de milles façons, toutes plus écœurantes les unes des autres. Je commence déjà à trembler, appréhendant la suite.

Mais je sens une main dans mes cheveux, me caressant doucement la tête. Et ce n'est pas ma mère. J'entends un chuchotement, une vibration qui résonne dans mon être qui me rassure d'un seul coup. Que se passe-t-il ? Je cligne des yeux et vois le décor devenir flou autour de moi. Tout comme le Seigneur des Ténèbres qui grimace et grogne de mécontentement. Suis-je en train de quitter mon cauchemar ?

- Si je ne peux pas t'avoir ici, se sera dans la réalité que tu souffriras, me lance-t-il juste avant de s'évanouir.

Et puis plus rien. Juste le noir total, calme et apaisant. Une profondeur enveloppante sans limite. Une chaleur rassurante qui me donne envie de sourire.

Mon corps flotte dans cet espace infini, léger comme une plume. Et il y a toujours cette main dans mes cheveux et cette pulsation régulière qui bat dans mes oreilles. Je ne pense plus à rien. J'ai déjà oublié le Seigneur des Ténèbres, oublié mes parents sur le point de mourir, oublié la peine et la douleur. Seule une paix sereine m'enserre le cœur avec délice.

Je suis si bien…

- Harry ? Harry ?

J'entrouvre les yeux et me redresse lentement. Devant moi, Draco me dévisage avec un fin sourire.

- Mmh ? je gémis, sortant de mon sommeil.

- Tu te sens comment ?

- Etrangement… reposé, je marmonne.

Les mains posées sur son torse, je n'ai pas envie de quitter la chaleur qui continue d'affluer en moi.

- Tant mieux alors, finit-il par répondre en déposant un furtif baiser sur mes lèvres. Dis…

Je penche la tête sur le côté, attendant la suite.

- Tu as rêvé de quoi ? me demande-t-il d'une petite voix.

J'écarquille les yeux et m'éloigne brusquement de lui, stoppant aussitôt la vague de réconfort qui me berçait encore.

- C'est… Tu-Sais-Qui. Il allait tuer mes parents. Encore… Mais… Il n'a pas eu le temps, le rêve s'est stoppé d'un seul coup, tout seul.

- Je sais, me surprend-t-il. Tu avais le sommeil agité… comme à chaque fois. Et tu marmonnais des paroles incompréhensibles. Alors je t'ai dit que c'était un mauvais rêve, que tu pouvais le quitter si tu voulais, que… que j'étais là, qu'il ne t'arriverait rien avec moi. Et là, ta magie s'est mise à circuler sur toi, puis sur moi et tu t'es apaisé.

Que dois-je comprendre ? Est-ce grâce à Draco que le Seigneur des Ténèbres n'a pas pu manipuler mon rêve ? Alors que ses mots cheminent progressivement en moi, semant des questions et des vérités qui me donnent envie de sourire et de me cacher en même temps, il se relève d'un bond et secoue la tête.

- Bon, on a un entrainement en occlumancie à poursuivre !

Avec quelques difficultés, je chasse les pensées qui tourbillonnent en moi et me redresse à mon tour.

- Prêt ? me demande Draco.

J'hoche de la tête et me prépare à devoir repousser son attaque. Sauf que je ne suis pas vraiment concentré. Parce que je n'arrête pas de penser à sa main dans mes cheveux, à ses mots contre mon oreille, à sa chaleur sur ma peau. Je nous vois mains dans la main, marchant dans le parc du Manoir. Nous échangeons un baiser à la saveur de neige fraichement tombée. Puis ses bras m'entourent et me serrent contre son corps et je niche mon visage dans son cou où je dépose une myriade de petits baisers volages. Je repense à ces nuits passées ensemble, lovés l'un contre l'autre, profitant simplement de se retrouver ensemble. Il y a aussi ces instants plus intimes, plus brûlants. Ces moments nouveaux qui me portent doucement vers un battement de cœur différent. Il est plus fort, plus violent, plus noir. Il pourrait faire mal, mais je l'apprécie. Peut-être parce qu'il bat pour moi…

- Je… je…

Je fixe Draco, étonné de la situation. Il est appuyé contre un mur, le souffle court et quelques mèches de cheveux tombent devant son visage légèrement baissé. Ses pupilles dilatées montent et descendent sur moi à une vitesse folle. Est-ce que…

- Tu…

J'entrouvre la bouche, abasourdi. C'est donc ça…

- Je n'y arrive pas, termine-t-il dans un souffle avant de se laisser tomber sur la chaise la plus proche.

Cette fois, son regard est accroché au mien et des milliers de questions s'y reflètent.

- Je… j'ai réussi à te repousser ? je demande, interloqué.

Il hoche de la tête, reprenant son souffle. Un peu hésitant et submergé par les émotions que je viens de comprendre, je m'avance vers lui et m'accroupis à ses pieds.

- ça va ?

- Oui, me sourit-il tout en posant une main une de mes joues. J'ai juste essayé de pénétrer ton esprit avec force, voyant que je rencontrais une résistance et je n'y suis absolument pas arrivé. Alors, à quoi as-tu pensé ?

- A toi, je lui révèle dans un murmure apeuré.

Ses sourcils se froncent, signe qu'il ne comprend pas.

- A toi, à moi. Nous en fait. C'était pas juste toi, mais nous. Ensemble. Tout seul tu ne m'apportes rien, mais avec moi…

Je me tais, sentant que mes mots vont bientôt finir par dépasser ma pensée et que me maudire pour des décennies ne serait pas suffisant après ça.

- Nous, répète-t-il dans un chuchotement. Nous.

Ses doigts caressent tendrement ma joue et j'ose me lover contre elle, tout en fermant les yeux.

- Alors se sera nous, murmure-t-il juste avant de frôler mes lèvres avec les siennes et de poser un genou à terre, ses bras entourant ma taille avec force.

Mes doigts s'agrippent à ses épaules et je me laisse totalement faire lorsqu'une pression s'exerce sur mon torse et que je bascule en arrière, un poids s'étalant sur moi. Il n'y a plus que lui... lui et moi.

Nous.


A suivre...


Et voila, maintenant vous savez quelle est la "barrière" d'Harry.

Et pour ceux qui craignaient pour leur couple, vous voyez, tout va bien. On peut même dire que ça va très bien.

Prochain chapitre : Enfin une lettre !