Reviews anonymes :
Dravy : Merci pour ta review. Contente que ce chapitre t'ai plu et que tu aies pu ressentir les émotions des persos.
Inconnue93 : Tu as été gâtée au moins ! Je suis ravie de te revoir sur ma fic. C'est vrai que j'ai un peu voulu dans ce chapitre montrer que ce n'était pas non plus toujours facile pour Draco. Sinon toi qui te poses des question sur les Malfoy et Voldemort, tu vas êt(re servie dans ce nouveau chapitre. J'espère que ça te plaira.
Fan : Décidément, vous avez tous "décidé" de ne plus avoir internet au même moment lol. Bon je suis rassurée que ton absence n'était pas de ma faute, mais celle de la technologie. Pour la réaction d'Harry, c'est qu'il est encore dans une certaine bipolarité sentimentale. Il est encore dans cet entre-deux d'amour fraternel et d'amour d'un amant. Du coup, parfois, il se perd et ne sait plus comment réagir. Il doute encore. C'est plus clair comme ça ?
Lucia : Eh bien, quel enthousiasme ! Je suis vraiment contente que mon histoire te plaise à ce point. Merci à toi pour ta review. j'espère que ce nouveau chapiter te plaira aussi.
Je sais je suis affreusement en retard et j'en suis vraiment désolée. Disons juste que depuis la mi juin et jusqu'à la mi juillet, mon emploi du temps est très très chargé.
Enfin une lettre !
Lorsque je passe les portes de la Grande Salle ce matin là, un immense sourire est collé à mes lèvres. Je viens de passer une nuit fabuleuse ! Je me suis couché vers 11h et ne me suis réveillé que lorsque mon réveil a sonné. Pas de rêve, pas ce cauchemar et pas de Seigneur des Ténèbres. Une nuit parfaitement parfaite. Et je pense que tout ça, c'est grâce à Draco. Enfin… grâce à ses cours d'occlumancie et à la barrière que j'ai enfin trouvée. Et peut-être aussi parce qu'il a encore dormi avec moi cette nuit. Tout ça pour dire que je me sens reposé et prêt à affronter n'importe quoi.
Tout en m'asseyant sur le banc à côté de Draco, je me sers un grand verre de jus d'orange et prends plusieurs tartines de pain que je beurre généreusement.
- Eh bien y en a qui sont pas au régime, lance Daphné en grimaçant un peu.
- Blaise te trouve grosse ? je demande juste avant de croquer dans ma tartine.
Aussitôt, je me retrouve avec deux paires d'yeux qui me lancent des éclairs.
- J'ai jamais dit ça ! hurle Blaise
- Tu me trouves grosse ? couine en même temps Daphné.
Oups.
- Non Daphné. Te crouve bien moua, je réponds la bouche pleine, m'attirant une tape derrière la tête de la part de Draco.
- Aïe ! je geins en boudant.
- Ne parle pas la bouche pleine, me lance-t-il. Si Père te voyait il en ferait une syncope.
Je grogne et mords une nouvelle fois dans mon pain, vexé. Un hululement au-dessus de nos têtes nous annonce l'arrivée du courrier. Les hiboux du matin rentrent en trombe dans la Grande Salle et je reconnais aussitôt celui de nos parents qui fait quelques tours avant de se poser devant Draco. Après avoir remercié l'animal, il décroche la lettre et commence à la lire.
- Tu vois. Mè'e qu'a 'épondu.
Je me reçois un nouveau regard noir pour avoir reparlé la bouche pleine, juste avant que Draco ne se mette à lire la missive de Mère. Savourant mon petit-déjeuner, je jette par moments de rapides coups d'œil à Draco. Son visage est inexpressif, mais l'indexe qui tremble légèrement contre la feuille m'inquiète. Qu'a bien pu écrire notre Mère ? Les nouvelles sont-elles mauvaises ?
Alors que Draco devient encore plus blanc qu'il ne l'est déjà, je pose une main sur son bras. Immédiatement, son regard se pose sur moi et je devine que quelque chose de grave s'est passé. Et quand il se lève, sans un mot, je comprends que la situation est vraiment très grave.
D'un bond, je le rejoins dans l'allée et le suis jusque dans un couloir désert. Ce n'est que là qu'il s'autorise à se laisser un peu aller. S'adossant contre un mur, il me tend la lettre, sa main tremblant légèrement. Le regard perdu dans le vide, j'appréhende la suite.
A une vitesse folle, je survole les mots écrits par notre mère. Elle s'excuse de répondre tardivement. Elle nous demande de ne pas nous inquiéter, qu'ils vont bien. Mais elle nous explique aussi que le Seigneur des Ténèbres est en train de reformer son armée de Mangemorts, armée dont ils faisaient parti auparavant. Et il est en colère contre eux. Pour m'avoir caché durant toutes ces années, pour lui avoir menti sur son futur, pour l'avoir trahi. Je blêmis au fur et à mesure que je commence à comprendre où cette lettre est en train de me mener. Elle tente de nous rassurer une fois de plus, mais je ne le suis pas du tout. Elle continue en nous expliquant que Sévérus est aussi dans le même cas. Mais que pour lui, il y a Poudlard qui le protège. Alors qu'eux… Le Manoir n'est plus assez sécuritaire. Il y a eu plusieurs tentatives de pénétrations qui ont toutes échoué. Les affaires de Père se portent au plus mal car plusieurs familles de Sang-pur ont stoppé leurs contrats avec lui. Je tremble, de peur, d'angoisse. Puis elle finit en nous disant qu'ils vont quitter le Manoir pour une autre maison que nous-mêmes ne connaissons pas. Seul Sévérus est au courant et est le gardien du secret. Nous ne pourrons plus les contacter directement. Si nous avons besoin de leur parler, Sévérus se chargera de transmettre le message. Puis elle nous embrasse très fort et nous demande de faire attention à nous, de veiller l'un sur l'autre.
Cette fois, je ne me retiens plus. Des larmes coulent sur mes joues et mon corps en entier tremble. Je… je ne veux pas les perdre eux aussi. Sans réfléchir d'avantage, je prends la main de Draco dans la mienne et marche d'un pas vif vers les cachots.
- Harry, qu'est-ce que…
Mais un regard lancé en sa direction le stoppe. J'ai peur. Pour eux, pour lui, pour moi. Pour l'avenir. J'ai peur que ce passé qui ne me hante plus se reproduise. Et cette fois, je refuse de rester sans rien faire.
Après quelques minutes à marcher dans les couloirs, je me stoppe devant la porte du bureau de Sévérus. Une grande inspiration, une pression plus forte contre les doigts de Draco et…
- Tu étais au courant ! j'hurle en faisant sauter la porte, sans prévenir.
Devant moi, mon parrain sursaute et écarquille les yeux. Tout en brandissant la lettre, je reprends :
- Tu étais au courant et tu ne nous a rien dit ! Espèce de… Non ! Tu ne mérites même pas que je t'insulte. Tu comptais nous le dire un jour ? Ou tu préférais attendre qu'il arrive un malheur pour nous annoncer tout ça !?
- Harry. Draco. Je vous en pris, entrez.
Je le fusille du regard, vraiment pas d'humeur. Une rage sans nom est en train de grandir en moi et me dévore, me consume petit à petit. Ma colonne vertébrale craque brusquement et la chaleur qui s'échappe aussitôt de mon dos m'envoie des milliers de picotement dans la nuque. Je grimace et m'avance vers Sévérus, lâchant la main de Draco.
- Harry ?
Je ne me retourne même pas face à l'appel de ce dernier. D'un geste rageur je plaque la lettre sur le bureau, face à mon parrain.
- Depuis quand ? je demande. Depuis quand ça va mal au Manoir ?
- Une semaine après la reprise des cours, me répond-il sur un ton calme.
Comment peut-il être si détaché ? Mes parents, ma mère, risquent leur vie chaque jour. Et lui est au chaud, dans son fauteuil en cuir, protégé par les barrières les plus puissantes du pays.
- Tu souhaites leur faire parvenir un message ?
- Pardon !?
J'écarquille les yeux, surpris et outré de sa demande. Un message ? Mes doigts se crispent contre le bois et le papier sous eux se froisse malencontreusement. L'air sort à une vitesse folle de mes poumons, m'arrachant les cordes vocales, la langue, le palet, les dents. Je n'arrive toujours pas à réaliser les mots qui viennent de me gifler.
- Harry.
Une main se pose sur mon épaule et mes paupières se ferment aussitôt. Il n'aurait pas dû s'approcher. Draco vient de commettre une erreur et je pense qu'il commence seulement à ressentir les effets néfastes de son geste. Toujours enfermé dans la nuit que je viens de créer volontairement, je sens des ténèbres délicieuses venir se répandre sur mon corps. Tel un poison mortel, ma magie courre dans mes veines, s'échoue sur mes lèvres et ravage tout sur son passage.
Elle est en colère. Je suis furieux.
Elle me murmure des mots de haine que je bois avec avidité. Je marmonne des paroles incompréhensibles, priant pour que Draco comprenne ma demande.
Elle se nourrit des pulsations assourdissantes qui vrillent mes tympans. Je dévore…
- S'il te plait, murmure Draco dans mon dos, alors que je sens ses doigts trembler.
Brusquement, je reprends pied avec la réalité. En face de moi, Sévérus s'est éloigné de plusieurs mètres et pointe sa baguette sur moi. Il me fixe avec une certaine peur palpable.
- Merci.
Ce n'est qu'un souffle contre mon oreille. Et Draco tombe lourdement contre mes épaules. D'un geste vif, je récupère son corps mou. J'ai un peu de mal à comprendre ce qu'il se vient de se passer. Pourtant, au fond de moi, je le sais très bien. Sauf que cette vérité que je croyais disparue revient bien trop violemment pour que je l'accepte. Agenouillé au sol, je replace Draco d'une manière plus confortable, autant pour lui que pour moi. Ses iris sont plantés dans les miens et un doux sourire que j'ai envie d'embrasser nait sur ses lèvres.
- Désolé, je marmonne. Désolé. Je… je voulais pas. Désolé.
Lentement, il secoue la tête et ferme brièvement les yeux. Une main sur sa joue, je repousse une mèche de cheveux, espérant qu'au travers de ce geste il me pardonne.
- C'est juste de la fatigue, me murmure-t-il. J'ai l'habitude.
Sévérus s'accroupit en face de nous et pose le bout de sa baguette sur le corps de Draco. Les sourcils froncés, les lèvres pincées, je crois comprendre qu'un trouble s'agite en lui.
- Il va vite récupérer, dit-il. Comme les autres fois.
J'hoche de la tête et intime à la dernière tache noire sur le dessus de ma main de disparaître. Elle a assez fait de dégâts pour aujourd'hui.
- Ce que je comprends pas… c'est comment ça se fait que tu aies pu… refaire ça.
- Je ne sais pas, je réponds.
Sévérus se relève et se poste devant une armoire contenant plusieurs potions.
- Tu ne prends plus la potion. Le sort est levé depuis des mois. Ton état est stable. Ta magie est… dans un certain sens normal. En tout cas, plus aussi faible qu'auparavant. Alors pourquoi ? Pourquoi ça se reproduit ? se demande-t-il à lui-même.
Mais je me moque bien de la raison de ce revirement de situation. Tout ce qui n'importe est la sécurité de mes proches. Je veux juste qu'ils aillent bien, que les gens que j'aime ne souffrent pas. Et ce souhait est loin d'être exaucé. Tout en serrant un peu plus Draco dans mes bras, je tourne la tête vers Sévérus.
- Parrain ?
- Mmh ?
- Je veux voir Père et Mère. Tout de suite.
- Je suppose que si je te dis que ce n'est pas possible, tu vas te mettre en colère ?
- Tu supputes fort bien, je rétorque.
- Et Draco ne supportera pas une nouvelle intervention de ta… magie, finit-il en grimaçant.
- En effet.
Mon parrain soupire et secoue la tête.
- Tu as vraiment décidé de me pourrir l'existence.
- C'est un travail quotidien, je réplique.
- Tu sais à quel point tu m'exaspères, dit-il tout en me prenant un bras. Serre-le fort contre toi.
Et alors que je m'exécute, je me sens attiré dans le tourbillon caractéristique d'un portoloin. La pièce tout autour de moi se met à tourner à une allure folle et je serre Draco contre moi, comprenant que je ne dois surtout pas le lâcher. Le décor change rapidement et laisse place à un jardin entièrement blanc. Où sommes-nous ? Mais je n'ai pas le temps de me poser d'avantage de questions que Sévérus vient de prendre Draco dans ses bras et commence déjà à avancer.
- Dépêche-toi ! aboie-t-il sans un regard.
Un peu hagard, je le suis tout en grelottant. J'ai froid.
A suivre...
Voila la suite de l'histoire des Malfoy. Ça vous a plu ?
Et la fin avec le malaise de Draco et la magie d'Harry, ça ne vous rappelle rien ?
Prochain chapitre : Le pouvoir d'une mère
NEWS IMPORTANTE !
Je viens de poster une nouvelle petite fic qui s'intitule
Peter, Paul & Mary. Qui seras-tu ce soir ?
Vous pouvez aller la lire via mon profil. J'espère qu'elle vous plaira. Surtout que pour l'instant je n'ai eu qu'une review et que je me demande du coup si c'est si bien que ça...
