Reviews anonymes :
Dravy : Merci pour ta review. Et oui, Harry s'affirme de plus en plus. Et il se laisse aussi vite emporter par ses émotions. Surtout lorsque ça concerne sa famille. Mais ça tu le verras très bien dans plusieurs chapitres. J'en dis pas plus...
Nepheria4 : Merci pour ta review et d'être toujours là. Je suis contente que ce chapitre t'ai plu. J'espère qu'il en sera de même pour ce nouveau.
Je suis encore en retard et désolée.
Mais en ce moment, même si c'est plus tranquille pour moi, j'ai un peu moins l'envie d'écrire. Je sais pas si c'est la chaleur qui arrive soudainement ou le fait d'avoir perdu 1 chapitre entier à cause de mon put**n d'ordinateur ou parce que je n'ai pas vraiment eu de réactions face à ma nouvelle fic et que je me demande si je n'ai pas écrit de la merde... mais voila. Alors pardon si je mets un peu plus de temps à poster.
Le pouvoir d'une mère
Les mains tendues vers le feu de la cheminée, j'essaye de réchauffer mon corps glacé. Nous avons marché plusieurs minutes dans la neige, sans manteau. Et je dois avouer que je suis bien content d'être au chaud. A mes côtés, Draco est emmitouflé dans une grosse couverture et reprend des couleurs. Dans les deux fauteuils qui trônent non loin, nos parents nous fixent. Père regarde les flammes dans le feu, son visage inexpressif et Mère ne cesse de promener son regard sans arriver à me regarder dans les yeux. Il y a une sorte de gêne entre nous. Quant à Sévérus il a marmonné qu'il n'avait pas sa place ici et est parti dans le jardin.
- Pourquoi ? finit par demander Draco, d'une voix faible.
Voila, c'est lancé. Père grimace et Mère se tord les doigts.
- Soit plus concret dans tes demandes, Draco, réplique Père d'un ton sec.
Draco se redresse un peu et colle sa cuisse à la mienne par inadvertance. Ce contact m'électrise et je sens déjà ma magie s'énerver, bouillonner en moi. Elle n'est pas encore complètement apaisée et cette proximité lui met, me met les nerfs à fleur de peau.
- Pourquoi ne nous prévenir que maintenant ? Pourquoi vouloir nous cacher vos soucis avec le Lord ? Pourquoi ne pas nous faire confiance ? Cela est-il à votre convenance Père ?
- Oui. Et nous avons décidé de vous prévenir quand nous avons jugé que la situation devenait dangereuse et sérieuse. Nous ne vous cachons pas les problèmes que nous rencontrons avec le Seigneur des Ténèbres, puisque la lettre est assez explicite à ce sujet il me semble. Quant à la confiance, nous l'avons en vous, contrairement à ce que tu penses. Cela répond-il à tes questions ?
- Partiellement, bougonne Draco discrètement.
- Ce qu'essaye de dire votre Père, c'est que nous n'avons pas voulu vous inquiéter pour ce qui étaient des futilités au début. Comme il vous l'a dit, nous avons confiance en vous. Et puis… vous êtes encore des enfants… finit-elle dans un souffle, tout en détournant le visage.
- Je n'ai plus cinq ans ! s'exclame Draco, vexé.
Je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire face à sa moue, digne d'un enfant. Elle n'a peut-être pas si tord que ça. Tout en posant une main sur la cuisse de Draco, j'hésite à parler de mes rêves à nos parents. Mais, après tout… Ils ont été honnêtes avec nous, même s'ils ont mis un peu de temps. Et disons que je vais leur rendre la pareille dans un certain sens.
- D'ailleurs, je commence d'une voix assurée qui me surprend, attirant tous les regards sur moi. Moi aussi j'ai un élément à propos du Lord qu'il me semble important à vous signaler.
Le corps de Père se tend et Mère porte une main contre son ventre.
- Il vient me rendre visite dans mes cauchemars depuis Noël. C'est quasi-quotidien. Ce qui s'est passé pendant les vacances s'est reproduit à de nombreuses reprises.
Père fronce les sourcils et réplique :
- Pourtant Sévérus ne nous a jamais…
- Il n'est pas au courant, je le coupe, m'attirant un regard noir pour mon audace. Il n'y a que Draco. Et puis, vous n'êtes pas les seuls à nous faire des cachoteries. Moi aussi j'ai cru à des futilités au début.
Je crois bien que c'est la première fois que je m'affirme autant devant mon père et qu'en plus de ça, j'arrive à lui couper le sifflet. Alors qu'il referme sa bouche, ne trouvant pas de réplique, je sens ma magie se calmer en moi. A croire que cette mini joute verbale lui a fait du bien.
- Et… tu… commences ma mère avec une inquiétude non feinte dans la voix.
- Mais tout va bien maintenant, rassure aussitôt Draco. Il est devenu occlumens depuis hier. Et il arrive à bloquer les attaques du Seigneur des Ténèbres.
- Enfin… ce n'est que la première nuit que j'y arrive, je complète. Et puis, c'est peut-être aussi parce que tu étais avec moi, dis-je en m'adressant à Draco.
Mais lorsque je vois son visage se décomposer en face de moi, je comprends que je viens d'aborder un sujet épineux qui risque fort de créer des tensions avec nos parents. Après tout, ils ne savent toujours pas que nous sommes ensemble.
D'ailleurs, lorsque je croise les iris interrogateurs de notre mère, je ne peux m'empêcher de me justifier.
- C'est… c'est pas ce que vous croyez ! C'est pas comme si on dormait toutes les nuits ensemble.
Juste les trois, quatre dernières, je pense.
- Il… et puis c'était parce que…
Mais le sourire immense qui nait sur les lèvres de notre mère et la main que se passe notre père sur son visage avec une certaine lassitude me stoppent. Pourquoi cette réaction ? À mes côtés, Draco ne comprend pas plus leur soudain comportement. Et quand notre mère finit par rire, c'est le summum de l'incompréhension. J'ai l'impression d'avoir raté un énorme passage.
- Vous croyiez que nous n'avions rien vu !?
Je crois que je blêmis, tandis que je sens les doigts de Draco se retirer des miens en un geste vif et son corps se décoller du mien. Cette réaction me peine énormément, même si je ne montre rien. Enfin… je suis impassible, mais pas ma magie qui gronde subitement et sort sur mon bras droit pour glisser vers Draco et grimper sur lui, le retenant, l'attirant à moi. Ma respiration s'accélère à cette réaction si soudaine. Une vague de chaleur vient de s'emparer de mes poumons et me les écrase fortement. Je demande à ma magie de revenir en moi, de se calmer, en vain. Elle tire encore plus fort que Draco qui résiste alors que ça en devient douloureux, autant pour lui que pour moi. Les traits crispés, il plante ses ongles dans le cuir du canapé, comme pour s'y ancrer. Son regard dévie légèrement vers moi et c'en est trop. Je n'e peux plus de ressentir ce besoin oppressant. En un bond je comble la distance qui nous sépare et me serre contre son bras.
- Non, murmure-t-il tout en fermant les yeux en en se détendant.
- Cela ne nous dérange pas, dit notre père, me faisant reprendre pied avec la réalité.
Alors que le brasier qui s'écoulait dans mes veines se calme, je papillonne des yeux, surpris. Sont-ils au courant ? Un regard en direction de Mère et je la soupçonne de nous cacher autre chose. Son regard est devenu fuyant et ses doigts jouent nerveusement avec le bas des manches de sa robe.
- Mère ? demande Draco qui a aussi remarqué son comportement suspect.
- Disons que lorsque Henry a repris sa véritable identité, je me suis inquiétée. Je m'étais promis de ne plus jamais utiliser ce pouvoir, mais… le jour où vous serez parents vous comprendrez l'inquiétude qui peut habiter un père ou une mère quand il s'agit de ses enfants. J'ai donc utilisé mon pouvoir de voir l'avenir. Et même si je n'ai pas poussé bien loin car je craignais de ne pas m'en remettre, je vous ai vu. Tous les deux, ensemble. Comme là. Amoureux.
- Ne croyez pas que nous avons accepté votre futur du premier coup, rétorque notre père. Mais… vous n'êtes pas frères après tout et si… vous êtes heureux, grimace-t-il… alors ça nous va.
- Je pensais que tu te marierais avec Pansy, enchaîne Mère en regardant Draco.
Ce dernier retrousse le nez et tire la langue.
- C'est une amie, je ne peux pas… Et puis… il y a Harry maintenant, marmonne-t-il.
Entendre ces mots me donnent envie de sauter partout, d'étaler ma joie devant tout le monde sans pudeur. Mais je me retiens, sachant pertinemment que ce genre de comportement n'est pas accepté par Père. Je me contente juste de serrer un peu plus le bras de Draco entre les miens et de sourire béatement, tout en posant ma tête sur son épaule.
- Donc… que nous soyons ensemble ne vous indigne pas ? questionne Draco.
- Aujourd'hui, point du tout, renchérit Mère avec un sourire qui efface mes derniers doutes.
- Mais cela ne vous donne pas pour autant le droit à des démonstrations affectueuses débordantes devant nous, complète aussitôt Père.
Chassez le naturel et il revient au galop, comme dit le proverbe.
Après cette discussion qui nous a pas mal chamboulés, un silence apaisant s'installe. Nos parents vont bien et sont en sécurité dans cette maison. Finalement, ils sont au courant pour notre relation naissante et l'acceptent. Il y a toujours la menace du Seigneur des Ténèbres qui plane au-dessus de nos têtes, mais en cet instant, il est très loin de nous. Nous savons que nous Sévérus va bientôt venir nous chercher pour nous ramener à Poudlard et que nous ne reverrons pas nos parents avant longtemps. Les vacances de février et de pâques se feront à l'école. Quant à cet été, rien n'est certain. Je pense que tout dépendra de l'évolution de la menace du Seigneur des Ténèbres. Pour l'instant, hormis les anciens Mangemorts et Dumbledore, personne n'en parle. Un peu comme s'ils n'étaient pas au courant. Peut-être est-ce vraiment le cas. Et cette insouciance ne me rassure pas du tout.
oOo
Le mois de février commence tout juste, amenant avec lui un froid encore plus glacial que la veille. Dehors, c'est une tempête de neige qui fait ravage. Mais cela n'a pas empêché le match de Quidditch entre Serpentard et Poufsoufle de commencer. Assis dans les gradins, je serre la main de Pansy, les yeux rivés sur Draco qui lutte contre le vent et les flocons tourbillonnants. Les autres joueurs et le score m'importent peu. J'espère juste que Draco ne va pas avoir d'accident. Le temps est vraiment mauvais et je peine à suivre ses déplacements sur le terrain. Un cognard passe brusquement non loin de sa tête et je me précipite au bord des gradins, affolé. Qui est le responsable ? Qui a osé faire ça ? Les yeux passants d'un joueur à l'autre, je cherche un signe qui m'indiquera le fautif. Quand je tombe sur un Poufsoufle, batte en main et tête basse, je comprends aussitôt que c'est lui. Une colère sans nom surgit brusquement dans mes entrailles et une chaleur sourde envahit mes tympans. Je n'entends plus les cries de la foule, ni le vent qui souffle, ni les balais qui sifflent, ni les acclamations des élèves. Il n'y a plus que cette folie qui rugit en moi, qui se répand sur ma peau, déversant une encre noire folle de rage. J'ai envie que ce Poufsoufle paye pour son affront. Il pourrait se recevoir tous les cognards présents sur le terrain. Au moins, il comprendrait ce que ça fait de s'en recevoir un.
- HARRY !
Je papillonne des yeux et me retrouve presque nez à nez avec Draco. Perché sur son balai, il tente de rester sur place. Je secoue la tête, reprenant pied avec la réalité.
- Je vais bien ! me crie-t-il. Tu t'assois et tu bouges plus ! m'ordonne-t-il juste avant de repartir sur le terrain.
Un peu hagard, je m'exécute, tiré par Pansy qui marmonne des paroles que je n'entends pas. Le match se poursuit sous mes yeux, mais je ne réagis plus à rien. Je suis encore perdu dans cette sorte de brouillard noir qui me lèche doucement les pieds. Que m'arrive-t-il ? Que se passe-t-il ? Plus ça va et plus je perds rapidement le contrôle sur ma magie. La moindre émotion forte la fait apparaître et je ne suis plus maître de moi-même. Comme guidé par mes instincts, je suis sourd et aveugle au monde. Seul Draco reste visible et audible.
Ce n'est que lorsque des cris encore plus forts retentissent autour de moi, que je réalise que le match vient de se terminer avec une victoire de notre maison. Mes amis crient et sautent partout, suivis par l'ensemble des Serpentards. Sans trop réfléchir, je suis Blaise dans les gradins, me mêlant au reste des élèves. Ce n'est qu'une fois que nous sommes sur la terre ferme et que mon regard tombe sur le groupe des enseignants que mon esprit se réveille totalement. Je fixe Sévérus quelques secondes, puis détaille le directeur qui se trouve à sa droite.
- Je vous laisse, je lance à mes amis en m'éloignant d'eux.
D'un pas décidé, je me dirige vers le directeur. Je dois lui parler. J'ai pris ma décision hier soir. Je n'en ai parlé à personne car je devine déjà les réactions qui vont fuser. Alors pour l'instant, je préfère me taire.
- Professeur Dumbledore ! j'interpelle.
Ce dernier tourne la tête vers moi et se stoppe.
- Oui Harry ?
- Je voulais vous voir pour vous parler de quelque chose.
- Bien sur Harry. A quel propos ?
- Au sujet de votre proposition, dis-je avec un sérieux qui me surprend encore.
Les iris du directeur se mettent aussitôt à pétiller.
- Tu n'as qu'à venir me voir dans mon bureau dans une heure. Le mot de passe est caramel mou.
- Bien Professeur, j'hoche de la tête, juste avant de retourner vers ma maison et Draco qui me dévisage en fronçant les sourcils.
A suivre...
Bon voila, ceux qui se demandaient pourquoi les parents avaient un comportement un peu étrange à Noël, vous le savez désormais.
Sinon, quelle va être la décision d'Harry ? Que va-t-il répondre à Dumby ?
N'oubliez pas ma nouvelle fic, j'aimerai vraiment avoir d'autres avis pour savoir si ça vaut vraiment le coup de continuer ou pas.
