Reviews anonymes :

Cha910 : Je suis contente que ce chapitre t'ai plu. Par contre, pour l'officialisation, tu vas devoir attendre un peu, comme tu le liras dans ce nouveau chapitre. J'espère qu'il te plaira en tout cas.

Dravy : Ah ben décidément, tout le monde trouve Draco mignon. Je crois qu'il n'y a pas un chapitre où quelqu'un ne le dise. Le sera-t-il dans celui-ci ?

Lucia : Je vais mieux merci. Et toi ? Merci pour tous ces compliments en tout cas. Je suis contente que le personnage de Dumby te plaise toujours autant. J'ai peu de retour à son sujet, c'est un dur de savoir si ça plait ou pas du coup.

Pour les émotions d'Harry, moi aussi je me mets à sa place et je laisse juste mes doigts écrirent ce que je ressens. Je ne réfléchis pas vraiment, surtout pour ce qui est de l'avancé psychologique. Dans l'intrigue, je sais à peu près où je vais, mais le côté psychologique reste un grand mystère. Je le découvre au fur et à mesure.

Par contre, tu sais qu'un jour je vais quand même devoir m'arrêter d'écrire cette fic. Un jour, le mot "fin" sera écrit. Mais ce n'est pas pour tout de suite. Même si on se rapproche de plus en plus de la fin.

Nepheria4 : Ravie que ce chapitre t'ai plu. J'espère qu'il en sera de même pour ce nouveau.


Que ceux qui me laissent régulièrement des reviews ne lisent pas.

Les autres, cela vous concerne !

Je sais, j'avais dit que je ne pousserai plus ma gueulante. Mais désolée, ça me fou le moral en l'air quand je vois et surtout réalise à quel point bon nombre d'entre vous sont égoïstes et presque irrespectueux du travail des auteurs (je parle en général car je crois que je ne suis pas la seule à chercher les reviews).

Bref, si je blesse certains d'entre voux, ben tant pis. M'en fou. Comme on dit, y a que la vérité qui blesse.

Donc pour vous montrer à quel point bon nombre de lecteurs sont "je m'en foutisme", parlons chiffres. Ben oui, FF adore les statistiques. Et en tant qu'auteur je me fais une joie - ou pas - de les regarder. En moyenne, j'ai 500 lecteurs (pas visites, hein ! LECTEURS) par chapitre. Et en moyenne une toute petite dizaine de commentaires.

Ce qui nous renvoi à tout juste 2% de lecteurs qui reviewent. Quand on ne frôle pas le 1% pour certains chapitres. Vous n'avez pas l'impression que ça bugue là ? Moi si. Et pour vous dire à quel point je suis naïve, je m'en suis rendue compte mardi soir. Prise de conscience du pourcentage réel après plus de 40 chapitres. Des fois je m'étonne.

Enfin... Voila, c'est dit. Je continuerai à écrire et à poster régulièrement. Je continuerai à remercier du fond du cœur ceux qui me laissent des reviews et à grogner en silence contre les fantômes.


Disparition

" Je ne sais pas. "

Ces mots tournent dans ma tête.

" Je ne sais pas. "

Ils me vrillent les tympans et me donnent la nausée.

" Je ne sais pas. "

Et moi non plus, je ne sais plus, je ne comprends plus.

La discussion que j'ai eue avec Draco il y a quelques heures, lors du repas du soir, ne cesse de se répéter dans mes oreilles. Alors que je lui demandais ce qu'il pensait du fait de dévoiler notre relation, un silence bien trop long à mon goût suivi de ces quelques mots marmonnés furent sa seule réponse. Et depuis, plus rien. Isolé avec un livre, cloitré derrière les rideaux de son lit, Draco a passé sa soirée à m'ignorer. Ce qui au final ne me rassure pas. Parce que je doute. Affreusement, horriblement. Je doute de lui, de moi, de nous. Je doute de ses sentiments et des miens. Je doute du futur et de ce qu'il nous réserve. Je ne sais pas, je ne sais plus.

Pour la millième fois depuis que je suis couché, je me retourne dans mon lit en poussant un énorme soupir. Impossible de trouver le sommeil avec tous ces doutes qui me tourmentent. J'ai la tête remplie d'interrogations qui ne trouvent pas de solutions. Tout comme j'ai ma magie qui danse lentement sur mon corps dans une tentative de calmer le tumulte qui règne entre Draco et moi. Non, vraiment, ce n'est pas comme cela que je vais arriver à dormir.

Finalement, après un énième soupir et retournement, je décide de lever et quitte discrètement le dortoir pour la salle commune. Baguette éclairée en main, je passe devant plusieurs tableaux qui marmonnent et me demandent d'un ton vindicatif de ne pas les éclairer d'avantage. Je m'excuse pitoyablement pour finir par allumer un feu dans la cheminée et m'assois dans un fauteuil, non loin. Lové dans ce dernier, je me perds dans la contemplation des flammes qui dansent devant moi. Peut-être que leur pouvoir hypnotique pourra m'aider. Peut-être que je cesserai de penser à Draco et à ses mots. Peut-être que j'arrêterai de me poser des questions sans sens. Peut-être que Sévérus pourra…

Sévérus !? Je relève brusquement la tête en voyant le visage de mon parrain se dessiner devant moi. Mais que fait-il ici ? Une ronde de directeur de maison ? Non… Peut-être que je rêve.

- Harry, murmure-t-il, me faisant sursauter.

Je suis toujours réveillé semble-t-il. Surtout que maintenant Sévérus vient de poser une main sur mon épaule, exerçant une légère pression sur celle-ci.

- Je venais te chercher justement, reprend-il avec sérieux.

- Pourquoi ? je demande en me relevant et en concentrant toutes mes pensées sur le moment présent.

- Le directeur souhaite te voir. Tout de suite.

Je cligne des yeux, essayant d'assimiler l'information lancée, puis me crispe soudainement. Que me veut-il à une heure pareille ? Est-ce en rapport avec notre accord ? Sévérus est-il au courant ?

- Est-ce que tu sais… je commence, anxieux.

- C'est en rapport avec l'ordre, lance-t-il sans préavis.

Ses mots provoquent un vertige en moi. Il sait. Je sais qu'il sait. Et maintenant ? Que va-t-il se passer ?

- Tu es assez grand pour prendre tes propres décisions. Je ne dirai rien, dit-il tout en s'éloignant de moi et en se dirigeant vers la porte de sortie.

Un peu abasourdi, je le fixe quelques secondes avant de le rejoindre en silence, le remerciant simplement par un hochement de tête. Sévérus reste fidèle à lui-même. Il ne se mêle pas de ma vie et me laisse la contrôler. Je peux en faire de ce que je veux, même si je m'écrase violemment au sol et que ça fait horriblement mal. Ne dit-on pas que l'on apprend de ses erreurs ? C'est ce que je suis probablement en train de faire, mais je m'en moque. Car aujourd'hui je suis maître de mon destin et je peux protéger les gens que j'aime. Aujourd'hui j'assume ma décision .

oOo

- Je n'en reviens pas ! s'exclame une fille aux cheveux roses criards. C'est vraiment lui ?

- Il ressemble vraiment à James, continue un homme à la barbe naissante.

- Mais avec les yeux de Lily, enchaîne une femme blonde.

- Quand vous aurez finit de le détailler comme une bête de foire, vous me le dites, les coupe un homme noir avec un anneau en or à l'oreille.

Ce dernier me semble familier. Peut-être l'ai-je déjà rencontré. En tout cas, il semble important car tout le monde se tait et le regarde attentivement.

- Merci, reprend-t-il. Bon, Monsieur Potter…

- Harry, je le coupe. Simplement Harry, ça suffira.

Il hoche de la tête et se racle la gorge.

- Donc Harry. Je te présente quelques membres de l'ordre. Nymphadora Tonks que tout le monde appelle Tonks. Son mari, Rémus Lupin. Et Emmeline Vance. Et moi c'est Kingsley Shacklebolt.

Je salue d'un mouvement de tête chacun des membres.

- Bon, j'avoue que je ne sais pas ce qu'il se passe dans la tête d'Albus pour, désolé pour les termes, nous mettre un gamin dans les pattes, mais il doit avoir une raison. Parce que même si tu es Harry Potter, tu n'en restes pas moins un gosse.

- C'est vrai, dis-je en haussant les épaules. Un gosse qui pratique la magie sans baguette et informulée sans savoir comment. Je ne sais pas si ça peut vous aider.

Je crois que l'information que je viens de lancer à fait mouche car tous me dévisagent encore plus curieusement.

- Non, vraiment !? s'exclame Tonks avec une lueur de malice dans les yeux. Tu nous montres ?

J'ai un peu de mal à croire que cette fille fait vraiment partie de l'ordre tellement son comportement peut paraître enfantin. Mais si elle est là, c'est qu'elle doit aussi avoir un quelque chose de particulier. Je crois que je l'aime bien. Avec un petit sourire, je fais un léger mouvement de main en direction de l'autre femme qui se met brusquement à rire.

- Vance, un peu de tenue ! la réprimande Lupin en se tournant vers elle.

Mais la pauvre femme n'arrive même pas à parler tellement elle rigole et se trémousse sur place.

- Magnifique sort de rictusempra, rétorque Shacklebolt. Je ne sais pas si cela nous sera très utile, mais…

Il se stoppe et soupire tout en passant une main sur son front. Alors que je stoppe mon sort, son regard se plante dans le mien.

- Restez toujours derrière moi et essayez de ne pas vous faire mal. Vos parents, même morts, ne me le pardonneraient jamais.

- Bien Monsieur.

- Bon ! Maintenant que tout le monde est ok, je vous explique pourquoi nous sommes réunis ici cette nuit.

Un sérieux se peint brusquement sur chacun des visages, me forçant à faire de même. La guerre n'est pas à prendre à la légère.

- Selon nos sources, il semblerait qu'il y ait un repère de Mangemorts tout prêt. Nous devons confirmer cette information et y apporter des éléments de précisions. Nombre de Mangemorts, identité de ces derniers, activités pratiquées, et cétérac.

- Mission de surveillance en gros, reformule Lupin.

- En gros comme tu dis. Néanmoins…

Il se tourne vers moi, attend quelques secondes, puis reprend :

- Si nous pouvons en capturer un, se serait mieux.

- Avec lui !? s'écrie la blonde qui me lance des regards noirs depuis que je lui ai lancé ce sort inoffensif.

- Avec lui, répète Shacklebolt. Albus a insisté pour qu'il soit présent. Peut-être nous surprendra-t-il…

J'hausse les épaules et fais un sourire contrit, mais taquin en direction de Vance.

- Comptez pas sur moi pour faire du baby-sitting en tout cas, bougonne-t-elle.

- C'est pas grave, je m'en charge, réplique aussitôt Tonks en ébouriffant ma tignasse.

Je grogne un peu, mais souris. Mes craintes de cette nuit viennent de s'envoler en l'espace d'une seconde. Juste cette main, ce sourire, ce regard… Juste grâce à elle.

oOo

L'eau chaude coule le long de mon corps endolori et tuméfié, me faisant un bien fou. J'ai mal partout et suis exténué. Il y a encore de l'adrénaline qui coule dans mes veines et qui fait palpiter mon cœur. Des flashs de la veille surgissent encore par moments, me donnant envie de vomir. Un haut le cœur me prend et je pose une main sur le carrelage froid pour me retenir.

Le sang…

Les cris…

Le corps de Vance…

Je n'arrive pas encore à réaliser qu'elle est morte devant moi. Juste devant moi. Et pour me protéger qui plus est. J'ai reconnu ma tante Bellatrix, un immense sourire aux lèvres, baguette en l'air et jet de lumière vert s'évanouissant dans l'air. Elle me visait. Elle voulait ma mort. A-t-elle essayé de tuer mes parents également ? Sa propre sœur ? Cela ne m'étonnerait pas en fin de compte. Elle a toujours été… folle à lier. Mère ne cessait de me le répéter et maintenant qu'elle s'est échappée d'Azkaban, elle doit avoir une folie à assouvir.

Encore tremblant, j'éteins le jet d'eau et prends une serviette. Ai-je froid ? Ai-je peur ? La guerre est vraiment terrifiante. Comment peut-on aimer ça, désirer que les gens s'entretuent ? C'est ignoble. Mais je me suis engagé pour la sécurité de mes parents et je ne reviendrais pas sur cette décision. Hier, j'ai perdu quelque chose. Je ne sais pas quoi, mais il a disparu de moi. Et en cet instant, le seul qui peut combler le trou qui s'est créé n'est autre que Draco. Depuis que je suis parti, depuis que je suis revenu, je ne cesse de penser à lui. Je veux simplement le retrouver, le serrer dans mes bras, l'embrasser à en perdre mon souffle, l'aimer jusqu'à me fondre en lui. Draco…

Un soubresaut plus violent me prend et des larmes traitresses coulent sur mes joues. La mort n'est jamais facile à vivre.

Après plusieurs minutes à laisser mon chagrin, ma colère, mes peurs, ma douleur s'exprimer au travers de ces perles salées, je finis par me relever et m'habille. Au loin, j'entends la cloche sonner. Les cours du matin viennent de se terminer et tout le monde doit être en train de se diriger vers la Grande Salle pour manger. Je devrais y aller aussi. Encore un peu fébrile, je passe la porte de la salle commune et tente de rejoindre un groupe d'élèves qui sort de potions. Mais ce ne sont pas des étudiants que je finis par croiser, mais Sévérus. Face à face, nous nous détaillons en silence. Je sais bien que mon visage porte des marques de l'attaque des Mangemorts et que je dois vraiment faire pitié. Mais Sévérus reste fidèle à lui-même.

- Tu es revenu, affirme-t-il d'un ton neutre.

- Il y a presque deux heures.

- Viens.

Je le suis en silence, ne sachant pas trop à quoi m'attendre. Lorsque nous arrivons dans son bureau, il se dirige vers sa réserve et en ressors presque aussitôt avec un flacon.

- ça te fera moins mal et demain tout aura disparu, m'indique-t-il en fixant les plaies sur mon visage.

- Merci Parrain, je réponds en plongeant mes doigts dans l'onguent et en l'étalant sur ma peau meurtrie.

Je vais pour passer la porte quand sa voix s'élève une nouvelle fois.

- La prochaine fois, ne compte pas à ce que quelqu'un se jette devant toi pour mourir à ta place.

Je baisse la tête et rejette cette envie de pleurer qui me tord la gorge. Je sais très bien que je dois beaucoup à Vance. Tout comme à ceux qui m'ont protégé durant toutes ces années. C'est pour ça que je veux pouvoir leur rendre la pareille, que je veux les savoir en sécurité. Et je ferai tout pour que plus personne ne souffre à cause de moi.

Dans les cachots, il n'y a déjà plus d'élèves et me fondre dans la foule devient alors impossible. Quand j'arrive devant les portes closes de la Grande Salle, j'entends le brouhaha de l'autre côté et je me demande si c'est une si bonne idée que de venir manger. Mais mon estomac qui se tort et gronde me rappelle à l'ordre. Il faut que je le remplisse un minimum. Mal à l'aise, je pousse les portes discrètement. En vain. Comment voulez-vous passer inaperçu alors qu'un grincement horrible résonne à chaque fois que vous bougez les portes ? Alors que toute la pièce me dévisage et que des murmures s'élèvent rapidement, je prends une grande inspiration et me dirige vers ma table. A cette dernière, presque personne ne parle. Par contre, tous me fixent avec des yeux ronds. Décidant de ne pas leur prêter attention, je fais comme si je n'avais pas disparu de l'école pendant une journée et demie et m'assois tranquillement à côté de Draco. Son regard sur moi est difficile à déchiffrer. Il est toujours en colère. Mais je devine de la peur, du soulagement et des inquiétudes voilées. Tandis que je tends une main en direction du plat de riz, une autre, blanche, me stoppe brusquement. Je trouve que les doigts entourant mon poignet tremblent beaucoup trop. Appréhendant la suite, je me tourne lentement en direction de Draco. Je tente un faible sourire contrit, sachant pertinemment que cela ne suffira pas.

- Salut, dis-je faiblement.

Ni une, ni deux, sa réaction est immédiate. Les doigts désormais teintés de noir lâchent leur prise et s'abattent violemment sur ma joue. Je sais que je l'ai mérité, mais qu'est-ce que ça fait mal ! Autour de nous, un silence de plomb résonne lourdement.

- Draco ! s'écrie Pansy en se penchant au-dessus de la table.

Je l'interromps en tendant une main vers elle, lui indiquant qu'elle ne doit pas s'en mêler. Pas cette fois.

- T'étais où putain !? hurle Draco, juste avant de quitter la table, ne me laissant pas le temps de lui répondre.

De toute façon, qu'est-ce que j'aurai pu dire ?


A suivre...


Désolée, les personnages m'ont encore échappé...