Reviews anonymes :

Fan : Bah tu peux, mais je ne sais pas s'ils vont apprécier. En tout cas ta review m'a bien fait sourire. Surtout la fin car tu as vu juste. je dirai même que ça pue le roussi. Mais ça, je te laisse commencer à le découvrir dans ce chapitre. J'espère que ça te plaira.

Farah : Merci pour ta review. Je suis contente que ce chapite t'ai plu. Et j'espère qu'il en sera de même pour celui-ci.

Cha910 : La colère qui habite Draco ne va pas diminuer, comme tu vas pouvoir le lire dans ce qui suit. Et en même temps, il y a de quoi. Et sinon je trouve normal de publier régulièrement; Au moins tu te souviens du chapitre précédent.

Gwen : Rassure-moi tu as quand même penser à te nourrir et à dormir enter quelques chapitres ? Je ne voudrais pas être responsable d'un état catatonique. lol

Plus sérieusement, merci pour ta review. Et comme tu aimes ce que j'écris, c'est encore mieux.

Comme tu peux le voir, je publie un nouveau chapitre tous les 3 jours environ. J'espère que cette suite te plaira.

Hermoni : Merci beaucoup. Ta review me redonne du baume au coeur. Je suis contente de savoir que tu lis toujours ma fic et qu'elle te plait. Vraiment, merci.

Mayalin : Il semble que ton compte n'accepte pas les MP. Donc je te réponds ici.

C'est vrai que la relation entre Harry et Draco est assez compliquée et c'est ce que je préfère écrire dans une fiction. Et puis, quand tu vois d'où ils partent, tu peux comprendre que ce ne soit pas toujours facile. Quant au fait, qu'Harry aie des secrets, tu vas vite te rendre compte que ça crée des étincelles assez intenses...


Autre point de vue

Assis sur un banc, emmitouflé comme un esquimau dans ma cape en laine, je n'arrive toujours pas à me réchauffer. Pourtant, il ne fait pas si froid que ça. Mais je crois que la fatigue des derniers jours me pèse bien trop en cet instant. Le regard posé au loin, j'essaye de ne pas trop penser à Draco. Sa colère résonne encore dans mes oreilles et brûle toujours ma joue. Je sais très bien que je l'ai mérité, mais ça n'est jamais agréable.

Un nouveau frisson me prend alors que mes paupières me piquent et menacent de s'écrouler d'un instant à l'autre. Un léger mal de tête pointe le bout de son nez et je grimace. Je devrais arrêter de me triturer le cerveau. Juste quelques secondes…

Las, je finis par me rapprocher de Pansy et pose ma tête contre son épaule. Sa chaleur se diffuse lentement en moi et me soulage un peu. Devant moi, des corps flottants sur des balais dansent un étrange ballet qui m'hypnotise. J'ai envie de dormir. De fermer les yeux et de tout oublier. Tout oublier et ne plus rien ressentir. Juste pour un instant. Juste le temps d'un soupir…

- Harry ? murmure la voix de Pansy, me sortant de ma torpeur.

Je pousse un faible gémissement, indiquant que je l'écoute.

- Je ne sais pas où tu es parti hier et je ne veux pas le savoir, mais… je m'inquiète pour Draco.

A peine vient-elle de prononcer son nom que mes paupières se soulèvent et que les battements de mon cœur s'accélèrent.

- Il est vraiment en colère contre toi. J'ignore ce que tu lui caches et je pense que ta raison est valable. Mais… je me demande si cette raison est plus importante que le sourire de la personne qui t'est chère.

Je ne bouge pas, imprimant seulement ses mots qui sonnent bien trop vrais dans mes oreilles. Comme à chaque fois…

- Tu devrais lui dire. Même si tu crains sa réaction. Après tout, nous sommes à un âge où nous devons prendre nos responsabilités. Quelles qu'elles soient. Y compris en amour.

Je me pince les lèvres et repousse les larmes qui menacent de couler. Pleurer ne servirait à rien. Au fond de moi, je sais qu'elle a raison. Mais c'est tellement dur. Beaucoup trop…

Le corps de Pansy bouge lentement et ma tête callée contre elle suit le mouvement. Il y a un garçon qui vient d'apparaître en haut des escaliers. Je crois reconnaître le sixième année qui lui souriait l'autre jour.

- A plus tard Harry, me souffle-t-elle avant de se lever et d'aller le rejoindre.

De nouveau dans le froid, je ressers mes bras autour de mon torse et me demande pourquoi je suis encore dehors alors que mon lit bien chaud pourrait m'accueillir. Ah oui ! C'est parce que je n'arrive pas à m'éloigner de Draco. Et comme il est en plein entrainement de Quidditch, je suis dans les gradins, comme un idiot. Un idiot congelé. Je soupire fortement et pose mon front sur mes genoux, les bras autour de ma tête. Recroquevillé sur moi-même, je ne vois pas le corps qui se rapproche de moi et qui finit par s'asseoir à mes côtés.

- T'as vraiment une sale gueule.

Je relève la tête et croise le regard amusé de Blaise qui me tend une chocogrenouille.

- Au moins tu seras assorti à celle que fait Draco depuis quelques jours.

Je grimace et enfourne la friandise dans ma bouche.

- T'étais où hier ? reprend Blaise, plus sérieusement.

- J'en sais rien.

Et en plus ce n'est pas totalement faux.

- T'as foutu un sacré bordel en tout cas. Je ne sais pas comment tu vas rattraper ça, mais je te souhaite bien du courage. Parce que là, la fureur blonde de Serpentard est à son apogée. Je ne l'ai jamais vu ainsi. Même lorsqu'il s'inquiétait pour toi, quand tu ratais un sort, une potion ou toutes les autres mésaventures, ce n'était rien comparé à hier.

Je baisse la tête, culpabilisant encore plus.

- Mais le pire Harry, c'est que c'est nous qui l'avons supporté pendant toute cette journée. Pas toi. Nous ! s'exclame mon ami en agitant vigoureusement ses mains en l'air, tel un dramaturge. Et surtout moi, même.

- Désolé, je marmonne, sachant pertinemment que mes excuses ne serviront à rien.

De toute façon, je ne sers pas à grand-chose. Je n'ai même pas su me défendre tout seul alors que je suis plus puissant que bon nombre de magiciens.

- Ça a commencé par le réveil, enchaîne Blaise. Au début, on croyait tous que tu étais dans la salle de bain. Mais non. Alors on s'est dit que tu nous attendais dans la salle commune ou que tu étais déjà parti prendre ton petit-déjeuner. Mais Draco nous a affirmé que quelque chose n'allait pas. Soit disant que ce n'était pas normal que ta chevalière soit encore posée sur ta table de nuit.

Je papillonne des yeux, face à mon ami qui me fixe avec interrogation. Surpris, je sors ladite chevalière d'une de mes poches et la montre à mon ami. C'est vrai que je l'ai toujours avec moi. Je ne l'ai jamais portée à la main ou autour du cou car je n'aime pas trop les bijoux, mais cela fait des années qu'elle est accrochée à une chaine en or blanc et que sa place est dans ma poche. Les armoiries de ma famille me suivent partout. Un Malfoy reste un Malfoy.

- Enfin, bref, poursuit Blaise tandis que je range la bague. Persuadé que quelque chose n'allait pas, Draco est allé voir Snape qui apparemment l'a directement envoyé voir le directeur qui, semble-t-il, lui a expliqué que tu avais dû t'absenter pour quelques heures pour une affaire personnelle et privée. Mais tout allait bien. Du coup, quand Draco est revenu nous voir, il était encore plus en colère contre toi. Il t'a insulté de tous les noms d'oiseaux, tuant mes pauvres oreilles chastes pour des décennies. Personne ne pouvait lui parler sans se faire incendier sur place. Et comme je suis un bon ami, j'ai essayé de lui parler.

Je souris doucement en imaginant la scène.

- La matinée a été horrible. Snape a même dû nous retirer des points car Draco était vraiment insupportable. Tu te rends compte ! Snape a retiré des points à Draco. Une première dans l'histoire de Poudlard. Et en Métamorphose il a littéralement loupé son sortilège. Ce qui n'a pas aidé à le calmer soit dit en passant. C'était même pire. Et plus les heures passaient et plus Draco devenait incontrôlable. Quand est arrivé le repas de midi, n'ayant toujours de nouvelles de toi, il est retourné voir le directeur. Par chance, pour Dumbledore, Pansy et moi nous l'accompagnions. Si Pansy n'avait pas été là, je crois que Draco aurait du sang de vieux sur les mains. Bref. Le directeur nous a assuré que tu allais bien et que tu serais de retour d'ici peu. Bon, Draco ne le croyait pas trop, mais il n'avait pas le choix. Que pouvait-il faire d'autre ? A part se défouler sur nous. Enfin…

Blaise secoue la tête et soupire bruyamment.

- L'après-midi ne fut pas plus clément. Draco était vraiment en colère contre toi. Il ne comprenait pas pourquoi tu avais disparu. Et il était prêt à alerter le Ministère, les aurors et tout ce qui va avec. Il m'a même dit qu'il n'hésiterait pas à faire appel aux services moldus s'il le fallait. Tu imagines ! Draco aller voir les moldus et leur demander de l'aider à te retrouver. Je te laisse imaginer à quel point il s'inquiétait pour toi.

J'hoche de la tête, surpris par les mots de Blaise. Je ne pensais pas que Draco se souciait autant de moi. Et même si je m'en veux de lui causer du souci, je ne me peux empêcher mon cœur de se réchauffer à cette pensée. Il tient à moi. Bien plus que je ne le pensais.

- Donc on a eu un après-midi horrible, suivi d'une soirée dramatique. Au repas, ne te voyant toujours pas revenir, j'ai bien cru qu'il allait pleurer devant tout le monde. Mais bon, tu connais assez bien l'éducation des Malfoy pour savoir qu'un Malfoy…

- Ne pleure jamais devant les autres, je finis à sa place.

- Exactement ! Et après ça il s'est cloitré sur ton lit, rideaux bloqués et sort de silence lancé. Je ne l'ai pas revu jusqu'au petit matin. Et je peux te dire une chose. J'ai eu la peur de ma vie quand il a tiré les rideaux. Un vrai zombie. Effrayant ! frissonne-t-il, comme s'il revivait la scène. Après avoir été une bombe explosant à chaque seconde, il était devenu catatonique. Pas un mot, pas un regard. Et ce jusqu'à ce que tu reviennes tout à l'heure. Ah ! L'entraînement est fini !

Je tourne la tête vers le terrain où les membres de l'équipe posent pied à terre. Blaise me fait un signe de main et descend les escaliers sans préavis. Seul, je repense à ce qu'il vient de me raconter. Je ne pensais pas que Draco aie pu avoir une telle réaction. Je lui ai vraiment causé du tord en ne lui disant rien. Et je m'en veux. Terriblement. Peut-être… peut-être que Pansy a raison…

oOo

C'est le dernier garçon de l'équipe à quitter le vestiaire et je n'ai toujours pas vu Draco. A croire qu'il a décidé de me faire attendre comme un malpropre. Cela doit faire une bonne demi-heure que je suis posté devant la porte des vestiaires, grelotant sur place. J'avais dans l'idée d'attraper Draco dès sa sortie et de m'excuser de la manière le plus digne que je connaisse. Mais il semblerait que mon idée se soit retrouvée gelée à force d'attendre. Pour tout dire, je commence même à m'énerver. Pourquoi a-t-il décidé de prendre son temps, aujourd'hui !? Las de patienter, je me décide à passer les portes des douches des Serpentards, même si cela m'est interdit, n'étant pas joueur de Quidditch. Une chaleur humide et étouffante me serre violemment la gorge, m'obligeant à retirer ma cape et mon écharpe. Pris comme dans un brouillard, je distingue à peine les formes qui se dessinent progressivement devant moi. Le bruit d'une douche qui s'éteint sur ma gauche m'indique que Draco se trouve très probablement à cet endroit et probablement tout nu. Mais tant pis. Il n'avait qu'à pas prendre son temps. Sans réfléchir d'avantage, je m'avance vers la forme qui bouge. Cette dernière semble sortir de la douche et enroule une serviette autour de sa taille. D'un certain côté, cela me soulage. J'aurais pu arriver à un moment plus délicat.

- Draco, je commence afin de signaler ma présence.

- Harry !? s'exclame-t-il en sursautant, surpris. Qu'est-ce que tu fais là ?

- Je voulais te parler, mais comme tu ne sortais pas…

- Dégage ! me crache-t-il brusquement au visage, son regard haineux posé sur moi.

- Draco.

- Je ne veux pas te parler, alors va-t-en !

- S'il te plait.

- Va. T'en, répète-t-il avec hargne.

- Je voudrais juste…

- Mais dégage bordel ! hurle-t-il cette fois, me faisant sursauter.

- Non, je réponds calmement, même si il y a comme une pression urgente au cri.

Je sens sa colère se répandre au sol en une marre d'encre noire. Elle glisse entre nous et nous force à nous rapprocher alors qu'il ne le veut pas.

- Tu vois pas que j'essaie de m'excuser convenablement ! je continue en haussant légèrement le ton, ayant bien du mal à lutter contre cette pulsion dévastatrice.

- Je ne veux pas de tes excuses ! Jamais !

Je me fige sur place, blessé par ses mots. Je suis allé trop loin. Je pensais qu'il pourrait supporter mes secrets et accepterait cette part de moi. Mais je me trompais. Il n'y arrive pas. Je lui en ai trop demandé. Epuisé, envahit par une foule de sentiments contradictoires, je me laisse tomber au sol. Un bruit sourd résonne, fracas de mes genoux contre le carrelage. Ou alors c'était mon cœur…

- Je te hais ! enchaine-t-il, sans se soucier de mon état. Je te hais comme jamais. Je te déteste ! Tu n'es qu'un monstre ignoble qui joue avec moi depuis le début. Mais c'est fini. Tu m'entends ? C'est fini. Je ne suis pas ta poupée et je ne le serais jamais !

- Tu ne l'as jamais été, je murmure, retenant péniblement mes sanglots.

- Ah bon !? C'est pas le sentiment que j'ai. Depuis le début tu joues avec moi. Tu me dis noir et blanc. Tu me fais croire au futur pour mieux l'écrabouiller dans la seconde qui suit. C'était si jouissif que ça de me voir… comme ça ?

Alors c'est comme ça qu'il me voit ? Je suis si horrible que ça ? Je suis un monstre.

Sous mes yeux, je vois ma magie s'étaler sans honte. Elle est folle. De rage. De lui. De moi. Elle est furieuse contre nous et veux que je souffre. Sa brûlure sur ma peau est un supplice qui me plonge dans une torpeur à la saveur de honte. Je ne sers à rien. Je ne sais faire que du mal autour de moi. C'est comme ça depuis que je suis tout petit. Mes parents, Draco. Ma famille. Mes amis. Je les fais tous souffrir. Même des inconnus endurent de nombreux maux par ma faute. Vance par exemple. Elle n'aurait pas dû mourir. Elle n'aurait pas dû se jeter devant moi.

Il n'y a plus que du noir devant moi. Des ténèbres qui me définissent si bien en fin de compte. Je suis la mort parmi les vivants. La douleur parmi la joie et le bonheur. Je suis un monstre sur terre.

- Répond-moi bordel !

Je crois qu'il y a une main blanche sur la mienne. Un contraste trop beau pour m'être destiné. Et voila que je suis en train de le dévorer. Ma magie rampe à une vitesse folle sur le corps de Draco qui me fait face. Agenouillé devant moi, sa colère se reflète parfaitement sur son visage.

- Répond-moi !

Les mots ne trouvent plus leur place dans ma bouche.

- Répond-moi !

Je ne contrôle plus rien. Je ne suis que sensations.

Il y a ses mots ardents qui griffent ma peau, sa fureur assourdissante qui me lacère les veines.

Il y a ses mains sur mes poignets, les brulants en m'en faire crier. En vain.

Il y a ses iris orages plantés dans les miens, s'y accrochant avec un désespoir qui me fend le cœur.

- Comme le dit si bien Père, qui ne dit mot consent. Alors… si j'étais ton jouet… voyons voir ce que ça donne si c'est moi qui joue avec toi.

Je ne comprends pas vraiment où il souhaite en venir, mais je m'en moque. Qu'il fasse de moi ce qu'il veut. Qu'il écrase violemment sa bouche contre la mienne et morde mes lèvres jusqu'au sang. Qu'il m'embrasse sauvagement et griffe ma peau avec ses ongles. Je mérite son châtiment. Je mérite tout.

- Jouons Harry, jouons encore un peu, me murmure-t-il à l'oreille alors qu'il s'allonge sur moi, sa bouche mordillant agréablement mon cou. Ma sentence est tombée.


A suivre...


Pour ceux qui trouvent qu'on ne sait pas assez ce que ressent Draco, voila un chapitre centré sur lui. J'espère que ça vous a plu.

Et la fin est encore sadique, je sais.