Reviews anonymes :

Fan : Ravie que ce chapitre t'ai plu. J'espère que tu n'as pas trop cherché ce que Pansy avait dit à Draco. Tout simplement parce que tu ne le trouveras pas. En plus, réfléchis un peu. Toute la fic est en POV Harry et il n'est pas au courant de ce que Pansy a pu dire à Draco. Donc en tant que lecteur, tu ne peux pas le savoir non plus. ^^

Dravy : J'aime bien ce côté de Draco même s'il ne le montre pas tout le temps. Et justement, c'est peut-être parce qu'il cache cette facette de lui qu'on l'apprécie d'autant plus.


Je prends mes responsabilités

Je soupire et passe une main lasse dans mes cheveux mouillés. Draco est allongé à côté de moi, silencieux et immobile. Pourtant il ne dort pas. Sa respiration est bien trop irrégulière. Mais il y a encore cette gêne entre nous. Après qu'il ait déclaré à toute l'école notre relation, je n'ai réussi qu'à lui faire dire qu'un "t'es content maintenant". Et le pire, c'est qu'il avait raison. Et que je lui souriais bêtement en hochant de la tête. Et ensuite… il a pris sa douche et s'est mis à lire un livre, comme si tout était parfaitement normal. Personne dans notre maison n'a fait de remarque directe, même si tous les regards étaient braqués sur lui. Et moi au passage. J'ai pris ma douche. Puis il est parti se coucher. Blaise aussi. Moi aussi. Et tous les autres. Ce n'est que lorsque le silence s'est mis à régner en maître parmi nous que je me suis levé et ai rejoint Draco dans son lit. Je me suis couché à ses côtés. Et j'attends toujours la suite… qui ne semble pas vouloir venir.

- Merci, je finis par chuchoter doucement.

Il tourne la tête vers moi et je devine l'interrogation dans ses pupilles.

- De prendre tes responsabilités.

Un soufflement plus fort, un haussement d'épaules et il reprend sa position initiale.

- On en reparlera quand tu le feras, marmonne-t-il.

- Et si je le faisais maintenant, je propose.

Sa réaction est immédiate. Assis en tailleur face à moi, la tête penchée sur le côté, il attend la suite. Soit…

Je me mets dans la même position que lui, les mains posées sur mes genoux. J'ai la bouche sèche et le cœur qui bat à tout rompre dans ma cage thoracique. Peut-être ai-je parlé trop vite en fin de compte… Mais voila que je sens déjà ma magie s'agiter sur mon épiderme. Elle sait ce qui va suivre et s'impatiente. Surtout que la connaissant, elle doit déjà faire ressentir son agacement à Draco. Et l'étirement de lèvres qu'il me renvoie me confirme mes pensées. Je suis acculé contre un mur, coincé dans une impasse que je viens de créer moi-même. Pris dans un étau étouffant et plaqué dans des ténèbres mouvantes, il ne me reste plus qu'à me lancer. Et puis de toute façon, je ne crains rien. Je sais très bien qu'il y a un énorme filet prêt à me rattraper trente mètres plus bas. Mais ce n'est pas la chute qui m'angoisse. C'est de faire ce pas. Celui du non-retour.

- Harry, commence à s'impatienter Draco.

C'est si terrifiant. Je me demande comment Draco a pu sauter sans être sûr de sa réception. En même temps, il était fou ce jour là. Il faut donc que je retrouve un peu de cette folie et tout devrait bien se passer. Folie vient à moi, envahit-moi, viole-moi. Fait-moi tienne et embrasse-moi.

- Tu veux connaître l'autre raison de mon contrat avec Dumbledore ?

- Je la connais, réplique-t-il. Mais toi…

- Tu le veux ?

J'ai longtemps cherché ce lien entre prendre mes responsabilités et mon contrat avec Dumbledore. Et puis, il y a peu, j'ai compris ce qu'avait voulu dire Pansy. En réalité, je le savais… depuis longtemps. Mais entre savoir et accepter, il y a un gouffre. Sauf qu'aujourd'hui, le gouffre s'est réduit en un pas. Ne me reste plus qu'à le franchir.

Draco hoche de la tête, un peu incertain.

- C'est parce que je suis fou, je réponds en fermant les yeux. Fou. Complètement. Totalement. Je suis fou. Fou de toi, Draco. Ce n'est pas que Père et Mère que je veux protéger. Mais toi aussi. Je ne veux pas qu'il t'arrive malheur. Je ne veux plus que tu pleures de tristesse. Je veux juste que chaque jour soit plus beau que le précédent. Je sais qu'à cause de moi tu es tombé amoureux. Et de moi qui plus est. Mais sache que si tu acceptes vraiment de prendre tes responsabilités, d'être un taré fini, tu vas devoir te coltiner un autre amoureux. Moi.

Il y a un sourire sur la bouche de Draco. Et des étoiles dans ses prunelles grises. Et du noir au bout de ses doigts. Ma magie crépite sur ma peau, électrisant chaque geste. Elle est heureuse, euphorique. Comme droguée à l'oxygène pur.

- T'es long à la détente quand même, chuchote Draco.

- ça a toujours été mon défaut.

- Ce n'est pas le pire.

- Eh !

Mais je ne peux m'empêcher de sourire aussi.

- L'attente valait le coup j'espère, je reprends en me calmant.

- Je ne sais pas. Voyons voir ça, dit-il tout en se penchant vers moi et en posant ses lèvres sur les miennes.

Son baiser est doux, chaste. Il est posé, calme. Tout l'inverse de ma magie qui n'a jamais été aussi brûlante. Ses mains, son flux caressent mes bras à une lenteur rapide. Il y a de l'impatience et un désir de prendre son temps. C'est impérieux, violent. C'est volage, aérien. C'est lui. C'est moi. Sans plus de cérémonie, ma main droite agrippe sa nuque et je force l'entrée de sa bouche. Ma langue joue avec la sienne, donnant le rythme. Un parfait mélange de nous deux. Une entente, symbiose qui frôle l'indécence. Jusqu'où irons-nous ? J'en ai tellement envie ce soir.

D'un mouvement de bassin maîtrisé, je renverse Draco sur le dos, me retrouvant entre ses jambes outrageusement écartées. Il est si beau en cet instant. La vision qu'il renvoie fait durcir mon sexe et un grognement sort de ma gorge. J'enfoui mon visage dans son cou et hume son odeur. Son savon emplit mes narines me donnant le tournis.

- J'ai envie de toi, je murmure contre sa jugulaire palpitante.

Mes propres mots me surprennent. Je suis fou de dire ça tout haut. Je suis fou de me frotter contre lui, tel un drogué en manque. Mais c'est ce que je suis au final. Et lui est mon extasy de chaire.

- Soit juste responsable.

- C'est ce que je compte faire.

Mon bassin se frotte d'avantage contre le sien. Nos désirs tendus au travers de nos bas de pyjama s'entrechoquent dans un concert de soupirs et de gémissements. C'est une mélopée à mes oreilles, un chant qui m'enivre. Une extase à l'état pur. J'en ai tellement envie. De lui. En entier. Je ne veux plus faire qu'un avec son être et retourner à un certain moment de notre vie passée et décorée de souvenirs emballés dans du papier à la couleur des blés. Je me suis toujours demandé, lorsque j'étais cet autre identique et différent de Draco, si notre symbiose était aussi puissante que je le ressentais. Nos magies, liées sans qu'on ne sache comment à cette époque, étaient déjà dépendantes l'une de l'autre, je crois. Et aujourd'hui, heureuse de pouvoir se fondre l'une dans l'autre, je n'arrive plus à résister à cet appel de la luxure. Je veux qu'il ne soit qu'à moi. Complètement. Entièrement. Tout comme je ne serais qu'à lui.

Ma bouche dépose de rapides baisers sur sa mâchoire et mes iris s'accrochent désespérément aux lacs orages qui me font face, comme mes doigts se mêlent aux siens et les serrent à s'en faire blanchir les jointures. Je veux l'aimer. Lui montrer que je peux être responsable de lui. Mais je ne sais pas trop comment faire. Parce que je n'ai jamais ressenti un tel désir. Un tel besoin. Ça me prend aux tripes, ça me tord les entrailles et me vrille les intestins. Je m'embrase déjà, uniquement avec ses baisers et ses mains sur mes hanches. Qu'est-ce que se sera si j'ose aller plus loin, si j'ose aller jusqu'au bout de cette pulsion ? Un tremblement plus fort s'empare de mon corps à cette pensée. J'aimerais tant que Draco puisse ressentir le même feu inonder ses veines.

- Draco ?

- Mmh ? gémit-il tout en se cambrant et en glissant ses mains le long de mes côtes.

- Je crois que tu fais encore, de temps en temps, ces rêves érotiques de nous deux.

Ses doigts se figent et ses pupilles s'agrandissent d'étonnement.

- Oui, marmonne-t-il tout en détournant le visage, comme gêné.

- Et je te fais quoi, dans ces rêves ? je demande d'une voix suave.

- Tu… tu me touches, murmure-t-il, la voix tremblante.

- Où ?

- Partout.

- Là ? je demande en glissant mes mains sur son torse.

- Oui, souffle-t-il alors que je m'attarde un peu sur ses tétons.

- Et là ?

Mes doigts passent sur ses cuisses, frôlent son aine, caresse son ventre contracté. Et seuls les soupirs me répondent face à mes attouchements.

- C'est tout ?

- Non… non, me souffle-t-il difficilement. Là aussi, m'indique-t-il en posant ma main sur son sexe dur et chaud.

Je me mords les lèvres en sentant son désir palpiter contre ma paume. Si je m'écoutais, j'aurais déjà mes doigts autour de sa virilité, imprimant un mouvement de va-et-vient et probablement mon sexe au plus profond de son intimité, imitant parfaitement cette impulsion. Je chasse cette pensée en un éclair, sentant que ma magie vibre d'impatience. Déjà étalée sur nos corps, sur les draps et au sol, elle ne fait que croitre la chaleur qui me lacère agréablement les reins.

- Juste comme ça ? je questionne, la voix éraillée, me retenant de lui sauter littéralement dessus.

- Non.

D'un geste doux, il me repousse et s'assoit devant moi. A genoux, je le regarde faire. Le souffle erratique, je scrute chacun de ses mouvements. La langue qui sort de sa bouche et vient humidifier ses lèvres. Ses pupilles qui se dilatent et me chuchotent des mots indécents, incandescents. Les doigts qui disparaissent sous son bas de pyjama et commencent à tirer sur l'élastique. Une jambe qui se soulève légèrement. Puis l'autre. Son sexe qui se dévoile à moi, rouge, humide, sans honte. Les vêtements qui s'échouent au sol, abandonnés.

Je déglutis en découvrant son corps nu. Ce n'est pas la première fois, mais j'ai tellement envie de lui, que c'est tout comme. Et puis je sens que ce soir sera différent. Meilleur.

- Touche-moi, me murmure-t-il en se mordillant les lèvres. Partout.

Comment résister à cet appel ? C'est impossible. Sans plus de cérémonie, mes mains glissent sur son épiderme frissonnant et le touchent. Ses joues. Sa nuque. Ses épaules. Son torse. Son nombril. Ses cuisses. Son sexe. Ses fesses. Ses mains. Ses lèvres. Rapidement, ma langue remplace mes doigts et viole tout son être avec délice.

- Sort de silence, grogne-t-il en tendant une de ses mains vers sa baguette.

Je le stoppe immédiatement.

- Déjà lancé.

Il gémit plus fortement et se perd dans les sensations que je lui procure. Moi c'est déjà fait. Je suis déjà perdu. Perdu et fou de lui. Sans que je sache vraiment comment, je me retrouve nu à mon tour. Nos virilités s'entrechoquent en un concert de gémissements et de baisers humides. Rapidement, ça devient impérieux. Comme un besoin urgent. Et c'est étrange car j'ai l'impression que ma magie n'est pas innocente dans cette sensation. Elle est encore plus ardente, pressante, bouillonnante. Et Draco se déconnecte complètement. Les taches noires qui se meuvent sur sa peau semblent parfois se fondre en lui. Je le frôle à peine et il décolle aussitôt. Un peu comme si tous ses sens étaient amplifiés, exacerbés.

- Harry, souffle-t-il. Dou… doucement.

Je retire mes mains et un soupir de soulagement franchit ses lèvres rouges et gonflées. Sa cage thoracique se soulève à un rythme impressionnant qui m'inquiète un peu.

- ça va ?

Il hoche de la tête.

- Je… juste. Salazard.

Sa main emprisonne brusquement son sexe et il se met à faire des mouvements rapides. J'écarquille les yeux, surpris. Tout en ralentissant un peu ses gestes, Draco reprend :

- J'en ai besoin. Il faut… et en même temps c'est presque douloureux, geint-il.

Je me penche au-dessus de lui, la bouche collée à son oreille et lui chuchote :

- Alors laisse-moi m'occuper de toi.

Doucement je repousse ses doigts et colle mon bassin au sien, tout en imprimant de légers mouvements qui m'envoient d'agréables décharges électriques. Sans lâcher sa main, je la rapproche de mes lèvres et lèche un doigt. Sous moi, Draco pousse un feulement et se cambre. Mes iris ancrés aux siens, je sais qu'il a compris. Pas besoin de mots. Et je crois lire un certain soulagement au fond de ses prunelles dilatées. J'aurai mille autres occasions pour me fondre en lui.

Bien humidifié, je dirige son doigt vers mes fesses et lui indique d'un mouvement de tête qu'il peut y aller. Un peu hésitant, son doigt me pénètre. La sensation me fait monter d'un cran et je pousse mon bassin à sa rencontre. J'en veux plus. Je veux tout de lui. Après quelques mouvements et un second doigt, je me place au-dessus de lui et saisis sa verge.

Je sens son impatience qui me griffe le dos. Ou bien est-ce ma magie qui s'amuse à apparaître et disparaître sur nos peaux en sueur ? Je ne sais pas et ne veux pas savoir. Seul Draco compte en cet instant. Juste lui.

Lui et ses mains sur mes hanches.

Lui et son regard plongé au plus profond du mien.

Lui et son souffle qu'il tente de contrôler.

Lui et son sexe qui écarte lentement mes chaires.

Petit à petit, mon corps reçoit son membre vibrant et je plonge avec délice dans une extase à la saveur de folie. Je crois que je ne vais plus pouvoir me retenir. Et lui aussi. D'ailleurs, je ne sais pas qui de nous deux s'est mis à bouger en premier. Moi ou lui, peu importe. En cet instant, nous faisons l'amour. Sauvagement, brutalement. Comme si nos vies en dépendaient. Comme si c'était vital. Et ça l'est peut-être au final. Après tout, nous avons été liés pendant des années. Et puis d'un seul coup, du jour au lendemain, tout ça s'est évaporé. Et maintenant c'est une nouvelle union que nous créons. Et cette fois, de notre propre chef.

Je change de position, n'arrivant plus à soulever mon propre poids. A quatre pattes, le visage enfouit dans l'oreiller, je grogne de plaisir. Les coups de reins de Draco sont si profonds et rapides. Et c'est en me sentant parfaitement plein, complet que je me déverse sur les draps et qu'il me rejoint quelques minutes après, dans un cri qui fait vibrer chacune de mes cellules.

Je suis fou…


A suivre...


Cela faisait longtemps que je n'avais pas écrit un lemon et aussi long qui plus est. J'espère qu'il est à la hauteur de vos espérances.