Bonjour à toi ô lecteur de ma fantastique fiction.

Tout d'abord, encore merci pour toutes vos reviews, vos PM et tous ceux qui mettent cette histoire dans leurs favoris! C'est vraiment un réel plaisir d'écrire pour vous et je n'attends qu'une chose, savoir ce que vous pensez de tout cela!

J'espère que vous allez bien et que vous avez passé un bon week-end? Personnellement un peu stressée, je commence mon école dans quelques heures maintenant et j'ai l'impression de redevenir la gamine de 5 ans qui veut pas quitter son papa et sa maman. Bon cette partie en moins certes, mais quand même.

Quoiqu'il en soit, je vous souhaite une bonne lecture et j'espère que ce chapitre, un peu court certes, répondra à vos attentes :)

Titimaya : On démarre sur les chapeaux de roues! Merci de ta review :)

covergirls06 : Pedro mérite de mourir dans d'aaaatroces souffrances...

Totoche77 : Mais non, mais non... La Quinn infidèle est restée à McKinley voyons! J'avoue que je ne me suis pas relue lors du précédent chapitre, mais maintenant si ;)

faberry-momo : Plus joyeux? Comment te dire... Bonne lecture :D

FaberryBrittanaShipper : Mdr la sado-maso t'sais... Ouuuuh joli la découverte! Je m'en suis inspirée oui mais je ne pensais pas que quelqu'un remarquerait. Tu me bluffes pour le coup, toutes mes félicitations :P

Emy Unbroken : Tu peux aimer le Brittana en laissant des commentaires gentils comme ça, ça me va tout à fait :P J'avoue que la saison 4 je n'ai pas trop accroché, mis à part la partie Quinntana *siffle* Ca t'étonne?

QuinnTana4everL : Wow, tout doux avec Santana mdr. La pauvre elle est toute triste maintenant, elle te boude voilà. Santana a effectivement un caractère de merde, il faut bien qu'il refasse son apparition de temps en temps rolala! Tu as une très bonne intuition, mais je ne vais pas en dire plus pour l'instant, tu n'as cas lire voilà! Je suis contente que tu sois toujours autant transportée dans mes chapitres en tout cas, ça me fait vraiment plaisir de savoir que j'arrive à te toucher et peut-être d'autres de cette manière :)

Charlie : Oh merci beaucoup, tu vas me faire rougir. Et merci d'être toujours aussi fidèle à mes fictions :)

gleek 1909 : Mdr tu n'es pas la seule à avoir pensé que Quinn serait infidèle. La pauvre... Voilà, elle boude elle aussi maintenant.

Mikiido : Moi c'est ton image de profil que j'adore *_*

Ellerrina : C'est pas grave va, tu as posté maintenant tu es toute pardonnée :)

Juju8 : Bonjour, enchantée :D Merci de ton premier gentil commentaire alors, n'hésite pas à en laisser d'autres ;)


Bang bang

« Je dois passer à la bibliothèque pour rendre des livres et je rentre. J'espère que tu y seras déjà. Tu me manques… Je t'aime Tana. »

Cela faisait trois jours désormais que Santana avait débarqué en furie dans l'amphithéâtre où Quinn suivait son cours pour lui hurler dessus concernant la mise en examen de Pedro et la demande de témoignage faite par la police pour avancer l'enquête. Malgré le fait qu'elle avait réussi à la calmer le soir même, Santana s'était montrée froide et distante envers Quinn depuis ce moment là. Un comportement qui brisait le cœur de la blonde un peu plus chaque jour et qui la plongeait dans une profonde tristesse. Et le pire là-dedans était que Santana de son côté ne supportait pas son propre comportement. Elle avait l'impression que cette histoire avait fait surgir ses anciens démons et que son comportement destructeur envers tout ce qui peut la rendre heureuse avait reprit.

Santana se trouvait effectivement dans la chambre universitaire qu'elle partageait avec la blonde lorsqu'elle avait reçu son message. Malgré les apparences, elle faisait toujours très attention à Quinn. Par exemple, elle n'avait que cinq minutes de retard et cela avait déjà commencé à l'inquiéter. Elle craignait que son comportement ne la fasse s'éloigner définitivement. Santana avait parfaitement conscience que son comportement n'était pas celui qu'elle aurait du adopter avec Quinn, mais c'était plus fort qu'elle. Lorsqu'elle se sentait en danger ou vulnérable, elle attaquait avant qu'on ne l'attaque. Mais Quinn n'était pas n'importe qui, et il était temps qu'elle arrête cela avant qu'il ne soit trop tard. Décidant brusquement de ne plus être aussi froide avec celle qui faisait battre son cœur, Santana sauta sur ses jambes et se saisit de ses clés et de son téléphone portable avant de sortir de la chambre. Elle avait assez fait la conne comme ça, pensa-t-elle.

« Je te rejoins. Je t'aime aussi Q (L) »

Dévalant les deux étages par les escaliers en manquant de faire tomber une étudiante qui remontait innocemment les marches, elle sortit du bâtiment et prit une bonne bouffée d'air frais. Elle venait de rentrer de ses cours, mais elle n'aimait pas particulièrement rester enfermée comme elle l'avait été pendant ces quelques jours. D'un pas décidé, San' rejoignit par la suite rapidement l'endroit du campus où se trouvait le bâtiment comprenant la bibliothèque. Par chance, leur chambre était située au milieu de presque tout, et Quinn avait tout ce dont elle avait besoin à portée de main. Santana traversa la route, mais manqua de se faire renverser par trois voitures de police qui lui passèrent devant le nez à toute allure. Elle lâcha une injure en espagnol, mettant en doute la sexualité des policiers, avant de reprendre sa route.

Soupirant doucement, elle jeta un coup d'œil à son téléphone pour vérifier si Quinn ne lui avait pas répondu. Mais ce n'était apparemment pas le cas, ce qui intrigua Santana. Habituellement la blonde lui répondait dans les trente secondes qui suivaient, même ces derniers jours où elles avaient été en froid. Quinn tapait à la vitesse de la lumière, et avait plaisanté un jour en lui lançant un regard qui voulait tout dire qu'elle a « des doigts de fée ». Rangeant son téléphone dans sa poche, Santana fronça les sourcils en réalisant que les sirènes étaient toujours tout à fait audible, ce qui signifiait qu'ils ne s'étaient arrêtés par très loin de sa position. Sentant un mauvais pressentiment lui tordre l'estomac, elle couru à toutes jambes jusqu'au coin de la rue, avant de faire face au bâtiment qu'elle souhaitait rejoindre.

Elle constata qu'une foule était massée tout autour du bâtiment en question, cependant mise en retrait par une barrière constituée d'une simple banderole jaune, comme on en voyait dans les films policiers. Les voitures de police qu'elle avait vu il y a quelques instants s'étaient garées à côté de plusieurs qui étaient déjà présentes sur les lieux et plusieurs policiers en sortaient. Elle s'était figée devant une telle scène, mais reprit rapidement son chemin. Santana Lopez joua des coudes pour se faire une place jusqu'au premier rang et savoir enfin ce qu'il pouvait bien se passer. Mais, mis à part la foule autour d'elle, rien ne laissait présager qu'il se passait effectivement quelque chose. Et les discussions qu'avaient les gens autour d'elle ne l'aidèrent pas à en savoir plus.

- C'est quoi ce bordel ? demanda-t-elle fort peu élégamment à une femme d'un certain âge à côté d'elle.

- Des coups de feu ont retentis dans le bâtiment. Ils craignent qu'un tireur se soit infiltré là-dedans.

Deux phrases qui manquèrent de faire évanouir Santana. Ses sourcils se détendirent, mais son visage pâlit de manière très impressionnante. Quinn était toujours à l'intérieur, à moins qu'elle en soit déjà sortie, mais la latine en doutait fortement. Après avoir vérifié l'heure du message envoyé par Quinn, elle constata que cela faisait huit minutes seulement qu'elle l'avait envoyé maintenant. Jamais un étudiant de Yale n'avait mis aussi peu de temps pour se faire servir sur la bibliothèque toujours bondée du campus. Se saisissant fébrilement de son téléphone portable, Santana composa le numéro de sa blonde. Elle avait besoin d'entendre sa voix et de savoir comment elle allait.

- Réponds, réponds, réponds…

Mais, au bout d'une trentaine de secondes Santana fut bien obligée d'admettre que Quinn ne lui répondrait pas.

- Merde!

Elle sentit ses tripes se tordre une nouvelle fois. Si jamais il arrivait quelque chose à la blonde, jamais elle ne s'en remettrait. Le dernier souvenir qu'elle aurait eu de leur couple serait leur dispute à cause de son sale caractère, et rien que l'idée donna la nausée à Santana. Il fallait qu'elle s'en sorte pour qu'elle puisse se faire pardonner. La serrer dans ses bras, l'embrasser, sentir son odeur, entendre son rire… Santana remarqua une table située à une dizaine de mètres d'elle, sur laquelle était posée une radio et où discutaient plusieurs policiers. Ces derniers pourraient l'informer plus longuement que cette petite vieille, et San' se débrouilla une nouvelle fois à l'aide de ses coudes pour s'en approcher le plus possible.

- Excusez-moi ! lança-t-elle pour les interpeler.

Deux d'entre eux se retournèrent vers elle, mais seul le plus jeune d'entre eux s'approcha de Santana. Le plus vieux soupira et se retourna à nouveau vers le bâtiment en croisant les bras. Santana lui lança un regard froid et méchant, avant de porter son attention sur celui qui venait de l'approcher.

- Qu'est-ce que je peux pour vous Mademoiselle ?

- Ma copine est à l'intérieur, et… Il faut que je sache ce qu'il se passe. Elle m'a envoyé un message il y a peu de temps, mais j'ai essayé de la joindre sauf qu'elle ne répond pas. Il y a eu des blessés ? Des morts ?

Le débit de mots de Santana avait été impressionnant, et le jeune policier du s'accrocher pour comprendre chaque mot qui sortait de la bouche de la latine. Cette dernière sentait le stress augmenter de seconde en seconde et n'allait pas tarder à se mettre à hurler. L'hystérie n'était pas loin. Pourtant ce jeune policier qui donnait l'impression de ne pas avoir plus de 20 ans resta parfaitement calme. Il jeta un regard par-dessus son épaule avant de répondre.

- Calmez-vous, je…

- Calmez-vous, répéta Santana avec un petit air dédaigneux. On voit bien que ce n'est pas vous qui avez votre copine à l'intérieur.

- De quand date ce message ? demanda le policier comme s'il n'avait rien entendu.

- Heu… 10 minutes très exactement, répondit Santana après avoir vérifié son téléphone.

- D'après les informations qu'on a eues, le premier coup de feu a eu lieu à 16h49. Il y a donc 9 minutes maintenant. Il y en a ensuite eu trois autres, mais on n'en sait pas plus pour l'instant.

- Juste après qu'elle m'écrive, blêmit Santana. Elle devait juste aller à la bibliothèque et…

Mais Santana ne termina pas sa phrase en voyant l'air gêné qui était apparu brièvement sur le visage du policier. Elle fronça les sourcils et se rapprocha de lui aussi près que le permettait cette foutue barrière. Elle le questionna du regard, mais ce dernier n'ouvrait pas la bouche, ayant apparemment déjà dis plus qu'il ne l'aurait dut. Et effectivement, jamais ces informations n'auraient du se trouver en possession de Santana, si le tireur apprenait que le monde au dehors savaient tout cela, personne ne pouvait prédire comment il réagirait.

- Les coups de feu ont eu lieu dans la bibliothèque.

Sa voix lui donna l'impression d'être morte, et ce n'était pas une question de la part de Santana, mais plus une conclusion à laquelle elle avait été amenée. Du reste, le policier ne démentit pas et se contenta de soupirer doucement. Elle dut se tenir au poteau situé derrière elle pour ne pas flancher. Elle avait l'impression de rêver, rien ne pouvait arriver à Quinn n'est-ce pas ? Elle était une des personnes les plus pures que la terre ai jamais porté, pourquoi lui voudrait-on du mal ? Déglutissant, Santana reprit ses esprits peu à peu. Il fallait qu'elle agisse, et il était hors de question pour elle de rester plus longtemps sans agir. Le policier avec lequel elle avait parlé s'était à nouveau éloigné, mais l'autre se trouvait à proximité.

- Il faut que je rentre, lança Santana à ce dernier.

- Très drôle. Vous en avez d'autres comme ça ?

Sans lui laisser le temps de lui répondre, le flic s'était éloigné d'elle pour rejoindre un petit groupe de policiers qui s'était formé à une bonne dizaine de mètres d'elle. Elle l'insulta une nouvelle fois, avant de croiser le regard du policier avec lequel elle avait parlé il y a quelques instants, et remarqua que son regard se posa sur un pistolet abandonné sur la table. Avant qu'il ne se détourne d'elle. Santana ne savait pas s'il avait agit délibérément ou s'il n'avait pas fait exprès, mais c'était sans doute sa seule et unique chance de pouvoir s'infiltrer à son tour dans ce maudit bâtiment. Personne ne l'observait, et elle profiterait ainsi d'un effet de surprise précieux. Comprenant qu'elle n'avait que quelques secondes pour agir, la latine se glissa discrètement et souplement sous la banderole et s'échappa à toute allure en direction de l'entrée du bâtiment.

Des cris surpris retentirent derrière elle, mais elle n'écouta pas. Jamais elle n'avait couru de cette manière, elle avait l'impression que ses pieds ne touchaient plus le sol et qu'elle n'allait pas tarder à s'envoler. Elle entendit vaguement une voix crier quelque chose, mais n'y prêta aucune attention non plus.

- Adamson, arrêtez-la !

Elle gravit quatre à quatre les quelques marches menant à la porte d'entrée, sa jaquette volant derrière elle à cause de sa vitesse, avant de l'ouvrir et de se glisser à l'intérieur. Jetant un rapide coup d'œil par la fenêtre sur la porte, elle vit le pauvre Adamson se faire engueuler comme du poisson pourri, mais ce n'avait pas été le moment de faire dans la discrétion. Contrairement à maintenant d'ailleurs, la latine avait parfaitement conscience qu'elle pouvait se retrouver nez à nez avec le tireur à n'importe quel instant. Elle aurait peut-être du prendre cette arme à feu finalement, mais toucher à ce genre de trucs la révulsait. Sans compter qu'elle perdrait tout honneur si jamais elle se tirait une balle dans le pied sans le vouloir, elle n'y connaissait absolument rien du tout. Avec le temps elle savait parfaitement où se situait la bibliothèque et, étant donné que c'était le dernier endroit dans lequel Quinn avait été à sa connaissance, elle décida de s'y rendre à son tour. Elle se laissa néanmoins quelques secondes pour reprendre son souffle.

Pliée en deux pour se reprendre, Santana prit le soin de mettre son téléphone portable sur vibreur au cas où quelqu'un cherchait à la contacter, afin de ne pas interpeler le tireur qui se trouvait dans le coin. Il ne manquait plus qu'elle se fasse tirer comme un lapin. Elle traversa le couloir principal, avant de prendre la direction de la bibliothèque. Heureusement que Quinn l'avait déjà traînée par ici, sinon jamais elle n'aurait su par où aller. Apparemment mettre des écriteaux pour indiquer les directions à prendre n'était pas venu à la tête des dirigeants. Ce n'était pas étonnant que les nouveaux étudiants se perdent par ici. Tendant l'oreille, elle fit attention à chaque bruit, marchant lentement, si bien qu'elle fit un bond de deux bon mètres lorsqu'un néon se mit à grésiller au dessus de sa tête.

- Putain de merde, lâcha-t-elle en posant une main sur son cœur.

Les couloirs étaient vides et tranquilles, ressemblant étrangement à ceux de leur ancien lycée. De couleurs claires, des casiers étaient alignées contre les murs tapissés de posters. Un distributeur éventré avait été jeté sur le sol et y avait déversé son contenu. Un nombre incalculable de cahiers et de feuilles jonchaient le sol, des casiers étaient restés ouverts… Pleins de signes qui démontraient combien les personnes se trouvant à cet endroit s'étaient précipités vers la sortie.

Santana, qui avait continué son chemin, cru sentir son cœur défaillir lorsqu'elle entendit des bruits de pas venir dans sa direction. Elle les localisa à l'étage en dessus d'elle, proche cependant des marches d'escaliers qui menaient droit à elle. L'instinct de survie reprenant le dessus sur le reste, elle grimpa sur les casiers en remerciant la coach Sylvester de lui avoir inculqué de tels entraînements de force et de musculation. Jamais elle n'aurait réussi à se hisser à cette hauteur rien qu'à la force de ses bras sans elle. Allongée sur le ventre, contre le mur, elle eut une vue dégagée sur le couloir, tout en étant parfaitement cachée. Elle repéra d'ailleurs un autre élève qui avait eu le même réflexe, à une dizaine de mètres d'elle. Ce dernier lui fit signe de ne faire aucun bruit, ce qui se révélait inutile. La latine osait à peine respirer, et avait posé sa main sur sa bouche pour faire le moins de bruits possible. Les pas s'arrêtèrent en haut des escaliers, et Santana se tapit comme jamais sur son casier. Ses yeux s'étaient fermés machinalement, et elle ne le réalisa que lorsqu'elle entendit que la personne reprenait son chemin. Sans descendre à son étage.

Rouvrant les yeux, Santana vit que l'étudiant semblait lui aussi comme figé. Décidant de se rapprocher de lui, Santana rampa le plus discrètement possible dans sa direction, s'approchant petit à petit de lui, tout en continuant de faire attention au moindre bruit. Mais plus aucun bruit n'était audible, mis à part ses propres battements de cœur. Elle ne s'arrêta qu'à quelques centimètres de l'homme qui, de plus près, ressemblait plus à un professeur finalement.

- Je vous ai vue entrer. Vous êtes complètement malade, pourquoi vous êtes venue dans ce guêpier?

- Je suis venue chercher ma copine. Quinn Fabray, vous la connaissez ?

- Bien sûr, c'est une de mes étudiantes. Je l'ai croisée en sortant de la bibliothèque, avant de… Les coups de feu.

- Est-ce que vous savez si elle est saine et sauve ?

- Non, je n'en sais rien. Je suis sorti de cet endroit aussi vite que possible.

Santana soupira d'un air désespéré et laissa sa tête aller contre le casier. Le métal froid lui permit de garder les idées claires, et ce ne fut qu'en relevant la tête qu'elle remarqua ce que l'homme tenait dans sa main.

- Qu'est-ce que vous foutez avec une crosse d'hockey sur gazon?

- Je venais de la confisquer à un élève qui se promenait avec ça dans la bibliothèque.

- C'est original comme école. On confisque les cannes mais pas les flingues.

- Ce n'est pas tellement le moment pour faire de l'ironie.

C'était vrai, mais c'était le seul moyen que Santana avait trouvé pour garder la tête froide et rassembler le courage qu'il lui restait. Elle devait se focaliser sur le plus important. Enfin, la plus importante. Quinn. Quinn, dont elle ignorait encore l'endroit où elle se trouvait et si elle était blessé. Son cerveau avait refusé une autre possibilité, et elle préférait ne pas y penser pour le moment. Elle tendit donc l'oreille une nouvelle fois quelques secondes, avant de s'adresser une nouvelle fois à l'homme en face d'elle.

- La voie est libre par où je suis passée. Filez-moi votre crosse et barrez-vous.

Sans attendre la moindre réponse, Santana lui arracha son arme improvisée des mains et descendit tout aussi discrètement de son perchoir. La bibliothèque n'était qu'à quelques mètres d'elle désormais, à l'angle du couloir. Elle entendit l'homme marcher d'un pas rapide jusqu'à la sortie, avant de déboucher dans le bout de couloir prévu. La porte double de la bibliothèque était ouverte, et les vitres qui se trouvaient dessus avaient été réduites en miettes. Un silence de cathédrale y régnait, ce qui glaça assez rapidement le sang de la latine. Elle avait l'impression d'être dans un de ces jeux vidéo à suspense, sauf que là elle n'avait pas le droit à l'erreur. Elle se retint d'appeler Quinn et descendit les marches qui menaient aux différents rayons. Mais là aussi l'endroit était désert, sans âmes qui vivent.

Elle sentit son pied heurter quelque chose une fois qu'elle eut descendu les marches, et elle baissa machinalement son regard sur l'objet qui se trouvait à ses pieds. Un téléphone portable, qu'elle connaissait bien puisqu'il s'agissait de celui de Quinn. Elle s'était commandé une coque de protection spéciale à leur retour de vacances, avec une photo d'elle et Santana allongées sur le sable. Santana faisait une horrible grimace qui avait fait rigoler Quinn alors qu'Enrique avait joué les photographes. Une photo non calculée, jolie et pleine de fraîcheur. Qui fit sourire tendrement Santana. Se saisissant du mobile de sa petite-amie, San' alluma l'écran pour constater que sa blonde n'avait pas eu le temps de lire son message. Elle soupira une nouvelle fois, avant de glisser le téléphone dans sa poche et de poursuivre sa recherche.

Sentant son cœur s'accélérer à chaque fois qu'elle s'approchait d'un nouveau rayon, Santana fini par perdre espoir au fur et à mesure que leurs nombres diminuaient. Cœur qui rata un battement lorsqu'elle se trouva à la rangée numéro 13. L'endroit où elle se trouvait ne lui donnait pas une vision complète de la scène, mais ce qu'elle vit lui glaça le sang. Incapable de faire un pas supplémentaire, elle ne put détacher son regard de la mare de sang, dans laquelle elle voyait baigner une tête ornée de longs cheveux blonds, souillés par le sang. Était-ce Quinn ? L'idée était trop insupportable pour qu'elle puisse avoir le courage de faire le pas supplémentaire pour obtenir la réponse. Elle était à un pas d'avoir sa vie réduite au néant. Pouvait-on continuer de vivre sans but et sans raison de vivre ? Santana n'y croyait pas, ou plus. Maintenant qu'elle avait eu Quinn, qui s'était révélée comme sa dose d'oxygène quotidienne, elle savait qu'elle ne pourrait plus vivre sans elle. Quelle abrutie finie elle avait été de la repousser de cette manière, alors que le seul but de la blonde avait été de l'aider à vivre avec son passé. Les larmes aux yeux, Santana se décida enfin à faire le pas qui lui donnerait la vérité.


Lalala... Il fait beau hein? :D

*esquive une arme nucléaire*

Non mais faut bien un peu de suspense quoi T_T Vous êtes violents dans votre genre hein... Violents et pervers, vous devriez avoir honte :P

Prochainement dans Just give me a reason:

"Quinn ou pas Quinn ? La question résonna dans la tête de la latine comme un refrain insupportablement prenant pendant la fraction de seconde avant qu'elle ne se décide enfin à faire ce fameux pas. Elle resta quelques secondes interdite devant le corps à ses pieds, sans aucune réaction. Santana avait parfaitement conscience qu'elle aurait du être prise par une bonne centaine de sensations à cet instant précis, mais elle restait tout simplement là, les bras ballants et les larmes ruisselants sur ses joues."

Suspense suspense!

Dites-moi ce que vous avez pensé de ce chapitre :)

Je vous souhaite une bonne semaine et vous dis à vendredi! Prenez soin de vous et aimez-vous les uns les autres. Hein? Ouais non je sais, j'ai trop écouter de comédie musicale ces temps. Bref.

Je vous embrasse!

Louguia