Bonjour mes petits amours, comment allez-vous?
Personnellement, je suis crevée. Ces profs sont des malades et des sadiques, et ce que je fais en rentrant chez moi c'est : Douche, devoirs, manger, devoirs, écrire un bout du chapitre et dormir. Passionnante ma vie hein? Heureusement que j'arrive à m'amuser avec nos Quinn et Santana adorée! Comme je vous l'ai dis précédemment, j'adore l'esprit de Noël et ce genre de fêtes, même si dans ce chapitre cela manquera sûrement un petit peu! Mais c'est pour vous aider à digérer la dinde d'Alma c'est tout :D
Je me permets de vous poser une petite question... Qui parmi vous connait les forums RPG? Quelqu'un joue dessus? Je cherche désespérément une volontaire pour jouer une Naya Rivera, alors si vous êtes intéressés, faites-moi signe ;)
Quoiqu'il en soit, je vous envoie toutes mes bonnes ondes positives pour cette fin de semaine! Prenez-soin de vous!
Et bonne lecture bien sûr :)
QuinnTana4everL : J'avoue que pour le coup j'ai vraiment fait le repas de famille que j'aimerais avoir, avec tout le monde qui s'entend bien et tout ça... Mais j'ai peut-être un peu trop joué sur la guimauve non? En tout cas j'ai beaucoup aimé l'écrire :) Et je te confirme que Quinn boude! Bon je vais envoyer Santana pour la faire débouder, je suis pas sûre que ça la dérange autrement que ça ;) Contente de savoir que le chapitre t'a plu et que tu as eu ton quota de bisous, câlins et compagnie alors! Et Santana ne peut pas me bouder, elle est occupée avec Quinn *siffle* Et puis pour le reste, tu sais où me trouver si un jour tu te retrouves dans le même cas que Santana!
covergirls06 : Haha oui Santana tient bien son caractère de quelqu'un ;) J'avoue que la lettre est un peu tristounette, mais bon... Voilà la suite :)
gleek 1909 : Toutes mes félicitations pour ta connexion, je suis fière de toi! Je savais que tu pouvais le faire, je savais! Et oui, tu as eu ta réponse! Qu'est-ce que tu penses de ce cadeau alors? :)
Taz94 : Bonjour à toi également ô grande et très gentille Taz! Je vais bien merci et toi? Moh ci pas très gentil de vouloir me taper dessus heeeein! Mais je comprends parfaitement, je déteste les histoires qui finissent mal et tout ça. Ok bah j'ai déjà une signature si je lance la pétition "Pour un jour supplémentaire entre le samedi et le dimanche" alors mdr! Il y a beaucoup de choses concernant Quinn et sa famille dont je ne suis pas très contente, comme la grand-mère de Santana qui tombe aux oubliettes également. Mdr! Contente que le calme te fasse du bien alors ;) Mais continue de me lancer des fleurs je t'en prie :D
Totoche77 : Oui c'est un peu en décalage, mais c'est pas plus mal, si? *siffle* J'y avais honnêtement pas pensé du tout! Tu as ta réponse concernant les larmes de Santana juste maintenant :)
Mikiido : Merciii! Au passage ta fiction me manque ;)
FaberryBrittanaShipper : Oooooh bah il est ou ton Ninja là? Ca me manque! Roh courage pour ta rentrée, j'espère que ça s'est bien passé?
Charlie89 : Haha, tu t'inspires de Chrys toi aussi? ;) Merci beaucoup pour ces beaux compliments en tout cas. Et moi aussi je serais allée rejoindre Quinn pour dormir (a)
littlesitter : Je comprends pourquoi, elles sont juste trop cute toutes les deux (L) Et le moment dans la cuisine était particulièrement drôle à écrire également, je visualisais parfaitement bien la scène! Et tu as la raison des larmes de Santana dans ce chapitre! Et mes félicitations pour avoir trouvé une partie ;)
Kellel : Ouaaaaaaaais encore toi! Ca tombe bien j'adore tes reviews (a) Et oui on est mercredi et je poste, elle est pas belle la vie? Je ne l'aimais pas trop non plus, mais bon... Il reste le père de Quinn malgré tout! Notre petit ange blond adoré (L) Haha j'aurais bien aimé que tu me dises une des choses qui se trouve dans ta tête tiens, je suis sûre que ça m'aurait fait rigoler! Mais non rien n'est arrivé à Alberto! Tu as la réponse maintenant de toute manière :)
Ton filleul me déteste!
- QUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII IIIIIIIIIINN !
Le cri strident de Santana Lopez résonna dans toute la maison, faisant sourire la principale concernée, qui se trouvait un étage plus bas. Jour de semaine oblige, tout le monde était parti travailler ou faire ce qu'ils avaient à faire. Et, pour soulager un peu sa sœur, Quinn avait proposé à Frannie de garder son filleul pour aujourd'hui. La jeune maman avait accepté avec plaisir et John et elle s'étaient octroyés une journée tranquille dans Lima et ses environs. Tout s'était bien passé au début de la journée, il faut dire que Quinn savait exactement quel geste avoir à n'importe quel instant. Contrairement à Santana.
Cette dernière se trouvait actuellement dans la chambre de John, Frannie et Quentin, tenant le bébé dans ses bras en espérant calmer ses pleurs qui s'étaient déclenchés dès que la latine l'avait pris dans ses bras. Quinn lui avait demandé de le faire puisque le petit s'était réveillé en sanglotant, et qu'elle se trouvait à cet instant en train de faire la vaisselle. Cela faisait quelques minutes que Santana se trouvait seule avec Quentin, et elle commençait déjà à paniquer. Décidant de ne pas jouer avec les nerfs de sa petite-amie, Quinn laissa tomber la vaisselle pour l'instant et gravit les escaliers aussi rapidement que possible.
- Il n'arrête pas de pleurer, je ne sais pas ce que je lui ai fais, fit la latine en se dépêchant de donner Quentin à Quinn.
La blonde récupéra habilement son filleul et déposa sa tête sur son épaule en le berçant doucement. Elle jeta un regard à Santana qui semblait sincèrement inquiète, avant de lui offrir un petit sourire.
- Tu lui as rien fait Tana, il a faim c'est tout.
- Oui bah la prochaine fois tu demanderas à ta sœur de nous le fournir avec une notice d'explications, ronchonna Santana.
Quinn rigola et tendit ses lèvres en direction de la latine pour quémander un baiser, avant de reporter son attention sur son filleul. C'était les heures auxquelles Frannie avait l'habitude de lui donner le biberon, elle n'était donc pas étonnée qu'il exprime ainsi son mécontentement. Elle suivit donc Santana jusqu'au rez-de-chaussée et retourna dans la cuisine. Santana l'y avait précédée, et elle se tourna dans sa direction en croisant les bras sur sa poitrine, attendant apparemment que Quinn lui dise quoi faire.
- Il faut lui préparer son biberon, annonça Quinn. Donc soit tu le reprends maintenant qu'il s'est calmé, soit…
- Je fais le biberon. Je crois bien que ton filleul me déteste.
- N'iiiiimporte quoi, répondit la blonde en levant les yeux au ciel.
Mais Santana lui adressa une grimace significative, avant de prendre un biberon propre et sec dans l'armoire et de sortir le lait en poudre de l'armoire. Elle suivit les instructions de Q à la lettre, faisant bien attention à ne pas dépasser la mesurette, avant de mettre le biberon dans le chauffe-biberon. Son regard contrarié s'attendrit lorsqu'elle le reposa sur sa compagne, qui continuait de bercer machinalement Quentin.
- Quoi ? demanda cette dernière.
- Rien. Avoir un bébé dans les bras te va bien, c'est tout.
Ces mots inattendus laissèrent Quinn interdite quelques secondes, se demandant ce que cela voulait réellement dire. Depuis la naissance de Beth, elle s'était toujours imaginée avoir un ou plusieurs autres enfants. Bien à elle, qu'elle garderait et qu'elle élèverait. Jusqu'à Santana elle ne s'était jamais projetée avec quelqu'un, mais elle savait désormais que c'était avec elle qu'elle voulait élever ses enfants. Le seul souci était qu'il leur était impossible d'avoir leur enfant, avec un mélange parfait de leurs deux gênes. Ce que Quinn trouvait parfaitement injuste, pourquoi deux personnes qui s'aiment comme elles le font ne pourraient pas avoir leur enfant à elles ? Cependant, le silence de la blonde fini par mettre Santana mal à l'aise, et elle se demanda si elle n'avait pas fait une boulette.
- Je t'ai blessée ? demanda-t-elle finalement au bout de quelques instants.
- Hein ? Oh… Heu non, bien sûr que non. J'ai été surprise c'est tout, répondit Quinn en haussant les épaules.
Elle s'approcha du chauffe-biberon sous l'œil intrigué de Santana, qui décida cependant de ne pas insister. Calant Quentin contre son épaule à l'aide d'une main, elle sortit le biberon de l'autre pour en vérifier la température. Se sentant brusquement inutile, Santana prit doucement le biberon de la main de sa blonde afin de faire ce travail elle-même. Elle n'en savait certes pas grand-chose sur les bébés et ce domaine, mais elle savait quand même vérifier si la température d'un biberon de lait n'était pas trop élevée. Elle versa donc une goutte de lait sur son poignet, avant de relever la tête vers Quinn.
- Température parfaite, fit-elle avec un petit sourire.
Quinn lui sourit à son tour et elles passèrent au salon pour s'asseoir sur le canapé et être installées plus confortablement. Après avoir jeté un coup d'œil malicieux à Santana, la blonde se déplaça légèrement, juste assez pour déposer Quentin dans les bras de la latine. Qui se tendit immédiatement en lui jetant un regard paniqué.
- Tu n'espères pas que je lui donne son biberon quand même ?
- Je ne l'espère pas, puisque tu vas le faire. Ce n'est pas compliqué Bébé.
En prononçant ces mots, elle avait noué un bavoir autour du coup de son filleul, qui recommençait à s'impatienter en voyant le biberon. Il n'en fallut pas plus à Santana pour perdre le peu de confiance qu'il restait en elle, et elle ne redonna pas Quentin à sa marraine uniquement à cause du regard qu'elle lui lança. Soupirant donc, elle hésita une fraction de seconde avant de commencer à lui donner son biberon. Elle baissa son regard sur le petit être qui avait arrêté de pleurer et qui mangeait tranquillement, cherchant des ressemblances avec Frannie ou Quinn. Mais, mis à part les cheveux blonds et son nez qui ressemblait fortement à celui de Quinn, Quentin était le portrait craché de son paternel.
Un flash détourna l'attention de Santana de Quentin, qui constata que Quinn venait de les prendre en photo. La latine leva les yeux au ciel en la voyant faire, avant de tirer la langue au moment où elle appuyant à nouveau sur le déclencheur.
- Tu n'es rien qu'une grande gamine, rigola Quinn après avoir vérifié la photo sur l'écran de l'appareil numérique.
- Peut-être, mais tu aimes ça, sourit malicieusement Santana.
Quinn ne démentit pas, et se contenta de répondre au sourire de sa petite-amie. Oui, elle aimait l'insouciance et la joie de vivre de Santana, et encore plus le fait qu'elle sache parfaitement être sérieuse et réfléchie quand la situation le lui demandait. Ce qu'elle n'arrivait pas forcément à faire il y a encore quelques années. Mais, contre toute attente, Santana avait mûri et était devenue un appui indispensable pour Quinn. Elle s'assit à nouveau aux côtés de Santana et Quentin, observant elle aussi son filleul.
- Tu as vu ? Il s'est calmé, fit remarquer Santana.
- Je t'ai dis qu'il avait juste faim, répondit Quinn en prenant une nouvelle photo.
Santana lui jeta un rapide coup d'œil en souriant, avant de reporter son attention sur Quentin. Comme Quinn, elle était peu à peu tombée sous le charme dévastateur du bébé, sans oser s'en approcher pour autant. Cette journée babysitting était donc le moment où jamais de tenter de se rapprocher de lui. Sans compter que c'était quand même beaucoup facile à faire lorsqu'il mangeait que lorsqu'il pleurait.
- Tu as annoncé le verdict à tes parents au fait ? demanda brusquement Quinn après un petit moment de silence.
Santana ne releva pas les yeux sur Quinn tout de suite, sachant parfaitement de quoi elle parlait. Hier soir, elle avait reçu un appel téléphonique d'un officier de police qui lui avait annoncé le verdict concernant l'affaire que Quinn avait dénoncé, concernant Pedro. Elles n'avaient bien sûr pas pu se rendre sur place pour voir le procès, mais Santana avait été représentée par son avocate et son oncle. Elle avait gagné bien sûr et, en plus des six mois de prisons, elle allait recevoir de nombreux dollars de dédommagement. La longueur de l'emprisonnement se basait sur l'abus et le chantage que Santana avait vécu, puisqu'elle avait atteint la majorité sexuelle à cette époque là. D'après les lois de Porto Rico du moins.
- Non, pas encore. Mais je devrai bien le faire quand mon père verra comment mon compte en banque se remplira.
- Tu veux que je le fasse à ta place ?
Cette fois-ci, la latine releva son regard sur Quinn. Cette dernière s'était rapprochée d'elle et avait déposé sa tête sur son épaule, déposant au passage l'appareil photo sur la table basse devant elle. Santana réfléchit, pesant le pour et le contre de cette proposition ma foi forte tentante. Elle n'avait pas reparlé de cette affaire avec ses parents, trouvant que c'était un sujet trop sensible. Et elle avait du mal à l'aborder, notamment avec son père qui avait failli devenir fou. Maintenant que cette histoire était réglée, elle voudrait ne plus jamais en entendre parler.
- Non, j'en parlerai à ma mère et elle transmettra à mon père. Mais c'est gentil Q.
Cette dernière sourit et déposa un baiser sur la joue de Santana, avant de reporter son attention sur son filleul. Ce dernier arrivait au bout de son biberon, et Santana, décidant que Quinn était plus capable qu'elle dans ce domaine-là, le lui tendit pour qu'elle l'aide à digérer. Ce qu'elle fit avec plaisir, marchant lentement le long de la pièce alors que Santana alla déposer le biberon à la cuisine. Puis elle revint dans la pièce et étendit une couverture sur le sol pour qu'elles puissent s'y installer avec le petit. Quinn déposa donc doucement Quentin avant de lui donner des jouets et de s'asseoir à côté de Santana.
- A quoi tu penses ? demanda-t-elle curieuse de savoir ce qui avait plongée la latine dans un tel mutisme.
- En fait… Je me demandais ce que je pourrais faire de tout cet argent, avoua-t-elle doucement. Je crois… Enfin, j'y ai réfléchi hier soir et… Bon je ne sais pas trop si c'est une bonne idée, mais…
- Crache le morceau Tana, fit Quinn en levant les yeux au ciel.
- Jemedemandaissituvoudraisquonseprenneunappartement .
- Quoi ?
- Je… Heum. Je me demandais si tu voudrais bien qu'on prenne un appartement, toi et moi.
- A New Haven ?
- Bah… Heu… Oui.
Quinn ne put s'empêcher de rigoler devant la tête que faisait Santana. Elle semblait dépitée et très gênée à la fois, et jouait nerveusement avec un pli de la couverture avec sa main. La blonde déposa sa main sur celle de Santana, ce qui lui fit relever son regard sur elle. Santana se détendit légèrement lorsqu'elle vit le sourire radieux de Quinn sur son beau visage, commençant donc à espérer que sa réponse serait positive. Certes elles partageaient une chambre à coucher d'une trentaine de mètres carrés, mais Santana avait parfaitement conscience qu'un appartement voulait dire complètement autre chose.
- J'adorerais prendre un appartement avec toi, Tana. Si je t'ai demandé si c'était bien à New Haven, c'est parce qu'on n'a pas encore décidé ce qu'on ferait après nos études…
- Je serais une rock star dont tu seras folle amoureuse, répondit malicieusement Santana. Mais oui, New Haven, parce que c'est là qu'on habite… Après on peut toujours en changer quand on déménagera.
- Il y a quand même un petit problème, fit Quinn en fronçant légèrement les sourcils.
- Lequel ?
- Je suis déjà amoureuse de toi.
Santana rigola et se jeta sur Quinn, la faisant basculer jusqu'à ce qu'elle se retrouve allongée de tout son long sur le sol. La latine avait bien sûr fais attention à ne pas blesser Quinn ou écraser Quentin en agissant de cette manière, et c'est sans doute pour cette raison que Quinn préféra rire du comportement infantile de sa petite-amie. Son air rieur s'attendrit lorsqu'elle croisa les yeux couleur charbon de Santana, qui lui caressait doucement le visage. Elle jeta un rapide coup d'œil à Quentin qui jouait tranquillement avec un de ses multiples doudous reçus lors de Noël, avant de reporter son attention sur la brune lorsqu'elle reprit la parole.
- Et moi je suis folle amoureuse de toi. Mais c'est vrai, tu es d'accord ? On partage un appartement pendant au moins deux ans et demi toi et moi à New Haven ?
- Parfaitement d'accord, répondit Quinn avec un petit sourire. J'ai même hâte de commencer les visites.
Santana sourit à son tour et se pencha une nouvelle fois sur Quinn pour déposer ses lèvres sur les siennes. Elle était véritablement heureuse et soulagée que sa blonde ait accepté sa proposition. Elle ne pouvait pas réellement dire comment elle aurait réagi si elle avait répondu non. Mal très certainement, mais elle ne se serait pas emportée contre Quinn. Elle aurait été blessée et aurait eu du mal à comprendre les raisons de ce refus, puisque si les choses avaient été inversées, Santana n'aurait pas hésité une seule seconde avant de répondre par la positive. Heureusement, c'était ce qu'avait fait Quinn.
- J'espère que vous ne vous êtes pas mis en tête de donner des cours sexuels à mon fils ?
Le ton taquin de Frannie Fabray avait fait sursauter les deux demoiselles toujours allongées sur la couverture, à côté de Quentin. En constatant de qui il s'agissait, Santana se dépêcha de se relever pour s'asseoir dans une position moins indécente, avant de tendre une main à Quinn pour l'aider à se relever. Cette dernière eut un petit sourire coupable envers sa sœur, réalisant avant Santana que son aînée plaisantait.
- Il n'en a pas besoin, il va faire des ravages. Comme sa mère et sa marraine, répondit Quinn en rigolant.
- Oui bah si la marraine pouvait arrêter d'en faire…
La remarque de Santana, bien que dite à voix basse, fit rigoler Quinn et Frannie, qui s'approcha de son fils pour le prendre dans ses bras. Ce dernier émit un gazouillis qui la fit sourire, avant que Quinn ne se relève pour lui raconter la journée qu'ils avaient passés tous les trois. Peut-être plus longuement que nécessaire, mais Quinn avait été sincèrement enjouée par cette journée. Elle se proposa d'ailleurs de le garder une nouvelle fois si Frannie et John en avait besoin, et cette dernière lui promit de s'adresser à elle si besoin. Elle pensait rester quelques temps chez Judy encore, puisque John devait repartir à l'étranger pour le bien de son métier la semaine prochaine. Et Frannie se sentait plus à l'aise de rester sous le toit de sa mère plutôt que seule ou avec la famille de John.
Les trois jeunes femmes restèrent au salon une demi-heure, où elles furent rejointes par Maribel qui rentrait des courses. Santana alla aider sa mère, il aurait été difficile de ne pas le faire lorsqu'on vous jette un tel regard accusateur de toute manière. Les deux sœurs se trouvant dans le salon, Santana réalisa qu'il valait mieux aborder le sujet Pedro le plus vite possible pour en être débarrassée rapidement, et que c'était le moment idéal. Elle attendit donc, un dernier paquet dans les mains, que sa mère referme le coffre de la voiture pour la suivre à l'intérieur, jusqu'à la cuisine.
- ¿ Mamá? demanda Santana d'une voix douce lorsqu'elles y furent toutes les deux.
- ¿ Qué?
Maribel avait répondu distraitement en commençant à empiler les choses dans le frigo et le congélateur. Mais, constatant que sa fille ne poursuivait pas, elle se releva et se pencha légèrement en arrière pour voir par-dessus la porte du frigo ce qu'il se passait. L'air lointain et songeur de sa fille ne lui présagea rien de bon, et ce fut pour cette raison qu'elle referma le réfrigérateur avant de s'approcher doucement de Santana.
- Dime mi hija. (Dis-moi, ma fille.)
- Supe ayer por la noche que Pedro era condenado de edad de seis meses de prisión, además del dinero que deberá darme. (j'ai appris hier soir que Pedro a été condamné à six mois de prison, en plus de l'argent qu'il devra me verser)
La latine n'avait pas eu le courage de relever son regard ou son visage en direction de sa mère. Malgré tout, elle ne pouvait pas s'empêcher de se sentir un brin coupable de ce qu'il lui était arrivé. Quinn avait passé de longues heures à lui expliquer pourquoi elle ne devait pas le ressentir, mais c'était plus fort qu'elle. Si ça se trouve ce Pedro avait des enfants à charge ou quelque chose dans ce goût là, et ils allaient être dans la merde par sa faute. Santana fixait le sol devant elle, si bien qu'elle ne prit connaissance des intentions de sa mère que lorsqu'elle se retrouva coincée dans ses bras.
- Este hijo de perro merecía sólo esto. Y tiene suerte que tu padre no estaba en Puerto Rico en aquel momento. (Ce fils de chien ne méritait que ça. Et il a de la chance que ton père ne se trouvait pas à Porto Rico à ce moment-là.)
Aucun mot ne pouvait être mis sur la rage qu'avaient ressentie Alberto et Maribel Lopez en apprenant ce qui était arrivé à leur précieuse fille il y a quelques années. Maribel avait du calmer son mari tout en se calmant elle-même, parce que ce dernier était devenu franc fou. Jamais elle ne l'avait vu dans un état pareil, et elle avait sérieusement eu peur qu'il aille assassiner cet homme dans son sommeil, ou qu'il fasse une bêtise dans ce genre-là. Paradoxalement, jamais il n'avait abordé le sujet avec Santana. Par pudeur très certainement, mais Maribel savait déjà qu'il considérerait cette peine comme ridicule par rapport à ce qu'il avait fait à leur fille.
Santana ne répondit pas, mais laissa sa mère la garder dans ses bras tant qu'elle le voulait. Elle avait légèrement l'impression d'être revenue en enfance, mais ce n'était pas si désagréable finalement.
- ¿ Acaso podrás hablar de eso a Papá? (Tu pourras en parler à Papa ?)
- ¿ Hablarme de qué? (Me parler de quoi ?)
Santana se retourna brusquement en entendant la voix de son père retentir derrière elle. On se serait cru dans une de ces mauvaises séries américaine à suspense, où l'acteur principal arrivait après une longue explication entre deux filles qu'il courtise à la fois. Bon ce n'était pas tout à fait cela, mais le mauvais effet de surprise était là. D'autant plus que San' n'était pas prête du tout à aborder ce sujet avec son père. Déglutissant difficilement, Santana se retourna vers sa mère.
- Que passa ? (Que se passe-t-il ?) demanda Alberto en remarquant l'air un brin affolé de sa fille.
- El juicio cayó, Alberto. (le jugement est tombé, Alberto).
Pas besoin de plus longues explications, puisque les deux filles Lopez virent qu'il comprit immédiatement de quoi il en retournait. Son visage se fit plus dur et plus froid, et une haine sans limite alluma ses pupilles aussi noires que celles de Santana. Cette dernière déglutit difficilement, alors que son père reprit la parole.
- Hasta la pena de muerte sería demasiado dulce para él. (Même la peine de mort serait trop douce pour lui).
- Soy afligida Papá (Je suis désolée Papa), marmonna Santana en retrouvant un intérêt démesuré pour ses pieds.
- ¿ Afligida ? ¿ De qué? ¡ Santana, es él quien debería ser afligido, no tú! (Désolée? De quoi? Santana, c'est lui qui devrait être désolé, pas toi! )
- Hablas como Quinn (tu parles comme Quinn), ne put s'empêcher de faire remarquer la latine.
- Entonces le dirás que tiene razón. (alors tu lui diras qu'elle a raison)
Santana leva les yeux au ciel, avant de croiser à nouveau le regard de son père. Elle ne savait pas vraiment quoi ajouter et n'avait de loin pas imaginé se retrouver dans cette situation. Elle avait pensé que sa mère parlerait de cela à son père lorsqu'ils ne seraient que tous les deux, pas avec elle dans les environs. Ils se regardèrent quelques secondes en silence, avant qu'Alberto ne reprenne la parole.
- Ven aquí (viens ici), fit simplement Alberto en ouvrant ses bras.
Santana obéit sans broncher et se retrouva cette fois dans les bras de son père. Une chose à laquelle elle était bien moins habituée. Malgré leur amour mutuel et la relation privilégiée qu'ils avaient tous les deux, ils n'étaient pas tellement du genre à se le montrer de cette manière. Plutôt par une complicité et des petites attentions. Maribel sourit à cette scène attendrissante, avant de s'approcher d'eux pour avoir le droit elle aussi de faire partie de cette étreinte. Elle y fut d'ailleurs accueillie par les rires de sa fille et le bras de son mari qui la serra elle aussi contre lui.
- Je vous aime tous les deux (Le quiero los dos), fit doucement Maribel avant d'embrasser la joue de sa fille.
- Moi aussi Maman (Yo también Mamá), répondit Santana en souriant.
- Et moi aussi (Y yo también).
Souriant tendrement, Maribel les embrassa tour à tour avant de rejoindre le salon où Judy venait de l'appeler. Pris dans leur conversation familiale, aucun des Lopez n'avaient entendu que la mère de Quinn était rentrée. Santana ne put s'empêcher de se sentir mal à l'aise en se retrouvant en compagnie de son père dans cette cuisine après ce dont ils venaient de parler. Jamais elle n'avait abordé le sujet de la sexualité ou quoique ce soit avec lui, c'était sa mère qui s'en était chargée. Santana se souviendrait très certainement toute sa vie de cette première conversation, alors qu'elle n'était pas âgée de plus de 14 ans.
Mais cela n'avait jamais empêché Alberto de faire très attention à sa fille et de vouloir la protéger. Lorsque Santana leur avait avoué son penchant pour les femmes, il lui avait promis et montré son soutien à chaque fois qu'il en avait eu l'occasion. Et, le lendemain après cette discussion, Santana avait retrouvé de nombreuses brochures concernant les relations sexuelles entre femmes et les manières de se protéger. Fort heureusement, Santana avait été toute seule lorsqu'elle les avaient découvertes, parce qu'elle ne se souvenait pas avoir rougit autant durant tout le reste de sa vie. Mais elle avait réellement apprécié la manière dont son père l'avait protégée.
Croisant ses bras sur sa poitrine, Santana suivit sa mère du regard lorsqu'elle sortit de la cuisine, se perdant brièvement dans ses pensées. Sans comprendre réellement comment, elle se retrouva une nouvelle fois dans les bras de son père. Les bras de ce dernier la serrèrent un peu plus fort que ce que ceux de sa mère l'avaient fait, mais ce n'était vraiment pas désagréable. Sentir l'eau de toilette de son père la ramena à des années en arrière et, sans réellement comprendre pourquoi, elle sentit les larmes lui monter aux yeux.
- Soy afligido de no haber estado allí para protegerte Soberbia. (Je suis désolé de ne pas avoir été là pour te protéger magnifique).
- Esto no era de tu culpa Papá (ce n'était pas de ta faute Papa), répondit Santana d'une voix étranglée.
- No llores más a mi bebé. Todo va bien ahora. (Ne pleure plus mon bébé. Tout va bien maintenant.)
Santana ne répondit pas mais acquiesça de la tête, tout en restant dans les bras protecteur de son père. Elle s'était longuement cachée de ces moments sentimentaux en jouant les dures à cuire, mais finalement si elle s'était plus ouverte à ses parents, elle aurait très certainement mieux vécu certaines épreuves. Mais il n'était pas trop tard de renouer avec eux sur ce point-là, d'autant plus que jamais son père ne l'aurait tenue ainsi contre lui jusqu'à ce qu'il soit certain qu'il n'y avait plus la moindre trace de larmes dans ses yeux s'il ne le souhaitait pas également.
- Te quiero Santana, jamás olvides esto. Tu madre y tú sea lo que tengo de más caro. (Je t'aime Santana, ne l'oublie jamais. Ta mère et toi êtes ce que j'ai de plus cher.)
- Te quiero Papá.
Souriant, Alberto déposa un baiser sur la tempe de sa fille avant de la relâcher, quelques secondes avant que Quinn et Frannie fassent leur entrée dans la cuisine, apparemment toutes les deux en pleine conversation. Si Quinn s'arrêta une seconde de plus sur Santana, Frannie s'intéressa immédiatement au chauffe-biberon dans lequel elle plongea un nouveau biberon. Ouvrant le frigo pour se prendre quelque chose à grignoter avant de retourner au salon, Alberto gratifia Santana d'un dernier sourire. Quinn attendit que Frannie reparte à son tour avec le biberon, avant de s'approcher doucement de la latine.
- Bébé tu as pleuré ? demanda Quinn en caressant doucement la joue de sa petite-amie à l'aide de son pouce.
- Peut-être un peu, répondit Santana en haussant les épaules.
- Pourquoi ?
- On a parlé du sujet Pedro avec mon père. Et heu… Il m'a dit qu'il m'aimait.
Quinn ne put s'empêcher de rigoler devant l'air embarrassé de Santana lorsqu'elle prononça la fin de sa phrase. C'était comme si elle avouait avoir tué quelqu'un, ou avoir un penchant pour quelque chose de louche. La latine avait baissé ses yeux sur la pointe de ses pieds en murmurant, et Quinn ne put résister à l'envie de l'embrasser. Ses lèvres se collèrent donc doucement sur celles de Santana, alors qu'elle continuait de lui caresser tendrement la joue.
- Moi aussi je t'aime, fit Quinn en souriant.
Santana lui sourit en retour, avant de déposer ses lèvres sur la joue de sa blonde, puis de les faire glisser jusque dans le creux de son cou.
- Je t'aime aussi Q. Plus que tout au monde.
C'est tout pour aujourd'hui!
Alors alors, vous vous attendiez à ce que ce soit ce sujet-là qui attire des larmes dans les beaux yeux de Santana? Oui, non? Peut-être?
Votre moment préféré du chapitre, c'était lequel cette fois? Je trouve ça très intéressant de le savoir, histoire de voir ce qui vous plait le plus comme moment ou comme action :)
Prochainement dans Just give me a reason :
Cette dernière la remercia avec un sourire et un bisou, avant de croiser le regard de Rachel. Lorsque la diva réalisa que Quinn la regardait elle aussi, elle détourna le regard aussi vivement que si elle s'était brûlée en la regardant. Un rapide coup d'œil à Santana apprit à Quinn qu'elle n'avait rien manqué de la petite scène, mais elle ne fit aucun commentaire. De toute manière, minuit arrivait bientôt et elles n'avaient pas le temps pour se disputer.
Je vous souhaite une bonne fin de semaine et vous dis à vendredi! Au fait je voulais vous demander, vous préférez vendredi ou samedi les chapitres? Avant il y avait les vacances et tout cela donc cela pouvait jouer, mais je me demandais si ce n'était pas plus pratique pour vous le samedi :)
Et n'oubliez pas de me dire si certains d'entres vous sont intéressés par un RPG!
Je vous embrasse et vous aime fort!
Louguia
