Salut mes petits loups adorés!
Comment allez-vous? J'espère mieux que moi, j'ai un rhume de ouf qui commence à me taper sérieusement sur le système... (et les sinus). Temps de merde oblige, j'espère que mon chapitre vous permettra d'avoir une meilleure journée :)
Quoiqu'il en soit, j'espère que vous allez bien et que vous avez passé un bon début de semaine... Déjà mercredi, c'est dingue!
ATTENTION AU LEMON!
Bonne lecture :)
Guest Ninja : Huhu je le savais, t'es en panne d'inspiration. C'est moche hein, je ne te félicite pas! Commentaire très synthétisé, mais tu m'as bien fais rire quand même x) Par contre les poutoux je les préfère pas baveux si ça ne te dérange pas trop *siffle*
Mikiido : Mooh merci! C'est gentil tous ces compliments, tu vas me faire rougir ;) Oui t'as vu hein! J'ai pensé à le mettre, je fais des progrès... Faut juste pas que je l'oublie cette fois encore x) J'espère que ce chapitre te plaira également et que tu auras toujours autant de plaisir à me lire alors :) En fait je sais pas trop comment je fais, mais j'ai besoin d'écrire pour me vider la tête, alors je fais en sorte que ça marche! Et des fois j'ai des crises de créativité où j'ai absolument besoin d'écrire sinon je pète un câble x) Alors en général j'écris sur mon téléphone ou sur un papier et je réécris une fois à la maison! Ecrire me fait un bien fou. Et j'attends ta prochaine histoire avec impatience :)
QuinnTana4everL : Bah non hein je sais pas exactement d'abord... Et j'attends toujours ta date de naissance soit dit au passage *siffle* Donnant donnant! Pas de date, pas de maison pas en France. Je te déconseille ma région, ça meule grave son poney. Mais désolée de te décevoir, ce chapitre n'a rien à voir avec le bébé, so... WRONG ANSWER, TRY AGAAAAAAIN! Mdr je crois que tout le monde aurait fait comme Santana et aurait espionné Quinn et Blaine pour entendre tout ça! Et voilà pour toi : "courroucé /ku.ʁ / · Fâché contre quelqu'un ou quelque chose." C'est beau hein, tu apprends même des choses en lisant ma fictio dis donc! Oui je voulais que Brittany ai sa place dans l'histoire quand même, je l'aime beaucoup cette blondinette :) Et merci pour tous ces gentils compliments, tu dois en avoir marre à force non? :P
Totoche77 : Mdr Santana grognon fait l'unanimité, mais je suis pas sûre que Quinn approuvait totalement ;) Ouhouuuu j'ai mis du suspense avec le "Prochainement" hein? Bon j'avoue que c'est un peu le but recherché, histoire d'être sûre que vous reveniez par ici pour lire la suite x) Stratégie marketing très chère!
covergirls06 : J'avoue que les insectes c'est assez moyens pour moi aussi hein! Je les déteste. Sauf les cococinnelles! J'ai beaucoup aimé écrire ce chapitre en tout cas et je suis très contente de voir qu'il te plait toujours! Mmh peut-être que tu auras raison, je sais pas! Lis le chapitre pour voir :P
Visiteur : Oh un nouveau lecteur! Merci beaucoup pour ces commentaires et de prendre le temps de me laisser une review :) J'espère que le chapitre sera à la hauteur de tes espérances alors :) Oh mais j'en suis convaincue aussi... Quinn est faite pour être Maman malgré son caractère bien à elle x) A bientôt j'espère :D
Taz94 : Bonjour cher Taz, comment vas-tu? Je suis malade comme un chien, et encore je suis pas sûre que le chien approuve cette comparaison! Et encore une fois merci pour tous ces beaux commentaires! Santana insupportable et oui, fallait bien que Snixx montre qu'elle est toujours en vie hein, histoire qu'on ne l'oublie pas. Elle est cependant rapidement effacée par la Santana amoureuse, donc elle est toute pardonnée :D Quinn la lionne, j'adore ce surnom bizarrement :P J'aime beaucoup Brittany donc je voulais la faire revenir par ici, pis j'ai trouvé que la mettre avec Puck pouvait être sympa. J'aime beaucoup ces deux persos et ensemble je suis sûre que ça doit faire des étincelles! Bon personne n'atteint le niveau du Quinntana hein, on est d'accord! Quinntana for life \o/ Et je dois t'avouer que ce chapitre est l'un de mes préférés également :D Merciiii!
OMNI Hotel
Depuis quelques jours, une drôle d'impression tenaillait Quinn. Elle n'avait pas de preuves concrètes, mais elle avait la sensation que quelque chose clochait avec Santana. Elle était certes toujours aussi tendre et souriante avec elle, mais elle avait quelques fois l'air complètement ailleurs. Lorsque Quinn arrivait dans une pièce de leur petit appartement ou la latine se trouvait avant elle, cette dernière sursautait. Elle se dépêchait de regarder son téléphone portable lorsqu'il sonnait, et elle ne laissait l'écran à la vue de la blonde que lorsqu'elle avait consulté le nom de la personne qui la contactait. Des petites choses certes, mais à la longue cela avait fini par interpeler Quinn. Elle avait questionné sa petite-amie pour en savoir plus il y a quelques minutes, mais cette dernière lui avait certifié que tout allait bien.
Sauf que Quinn n'était pas dupe, elle avait parfaitement remarqué la gêne qui s'était peinte sur le visage de sa dulcinée. Elle s'était d'ailleurs enfuie à la salle de bain pour prendre sa douche peu après, avec une telle rapidité qu'elle ne prit même pas la peine de déposer un baiser sur les lèvres de Quinn. Puis, elle avait du partir à un de ses cours supplémentaire, laissant sa blonde un brin désemparée, seule à la maison avec son chat pour seule compagnie. Ce dernier sauta souplement sur le canapé pour s'installer aux côtés de sa maîtresse, cherchant peut-être à la rassurer. Quinn soupira doucement avant de lui caresser machinalement le dos. Qu'est-ce qui se passait avec Santana ?
Pour passer le temps en attendant le retour de Santana, Quinn se saisit de son téléphone portable et composa le numéro de Blaine. Ce dernier lui répondit presque tout de suite et ils eurent une conversation d'une bonne vingtaine de minutes. Le jeune homme remarqua bien sûr que Quinn était un peu étrange, mais il n'insista pas lorsqu'elle lui répondit qu'elle ne préférait pas en parler. Malheureusement les répétitions du Glee Club n'allaient pas tarder, et ils durent raccrocher. Soupirant une nouvelle fois, Quinn se saisit de la télécommande pour aller la télévision et tenter de se changer les idées. Elle suivit tant bien que mal un énième épisode de Ghost Whisperers, malgré le fait qu'elle l'avait déjà vu une bonne dizaine de fois.
Le regard de la blonde quitta l'écran de télévision qu'elle avait allumé, pour se porter sur l'ordinateur portable de la latine. Jamais Quinn ne s'était abaissé à fouiller dans les affaires de Santana. Mais cette fois, elle ne pouvait pas résister à la tentation. Elle se releva doucement du canapé pour s'installer sur la chaise de bureau avant d'allumer l'ordinateur. Santana était partie depuis un peu plus d'heure, et elle n'allait pas tarder, mais il fallait qu'elle sache. La blonde ne savait pas réellement ce qu'elle recherchait, mais elle ne put s'empêcher de sourire tendrement devant le fond d'écran de Santana. C'était une photo d'elles deux, en compagnie de Quentin, qu'elles avaient pris lorsqu'elles étaient rentrées à Lima pour Noël.
Ayant tous les codes de sa petite-amie, elle n'eut aucun mal à aller vérifier ses conversations et ses notifications sur Facebook ainsi que son adresse mail. Mais elle ne trouva rien du tout, ce qui la détendit légèrement. Mais cela n'enlevait en rien son sentiment qu'elle lui cachait quelque chose. Se souvenant soudainement de l'ancienne adresse mail de Santana, Quinn constata avec une certaine forme de déplaisir qu'elle n'en n'avait pas accès. La latine ne l'utilisait de toute manière plus, mais elle aurait aimé pouvoir la vérifier elle aussi. Faisant une petite moue, elle releva son regard sur la pièce et croisa le regard de Lennon.
- Quoi ? Fais pas cette tête hein, je vérifie juste, tu verras quand tu te seras trouvé ton âme sœur toi. La mienne me rend assez barge pour parler à un chat. Sans vouloir te vexer.
Une soudaine illumination eut lieu dans l'esprit de Quinn, qui se décida alors à taper le mot de passe auquel elle pensait. Elle sourit en constatant qu'il était correct. « IloveKurtCobain ». Santana était définitivement trop prévisible, pensa-t-elle. Elle soupira de soulagement en voyant que les derniers mails reçus étaient tous pour de la publicité, avant qu'un dossier bien particulier attire son regard. « SQ ». Sans hésiter une seule seconde, la blonde cliqua dessus et l'ouvrit, pour constater que la plupart des mails avaient comme envoyeur Puck. Si .
elle avait été moins intriguée et attentive aux bruits, elle aurait très certainement reconnu le moteur de la voiture de Santana qui était en train de se garer dans le garage, mais ce ne fut pas le cas. Quinn ouvrit le premier et, après sa lecture, eut l'impression que son monde s'écroulait.
« OMNI Hotel, chambre 403, 17h30. »
Cinq mots qui coupèrent le souffle de Quinn, dont le cerveau refusa d'emblée de comprendre réellement ce que cela voulait dire. Deux petites voix se disputèrent dans la tête de la blonde, qui avait du mal à se reprendre. Jamais Santana ne la tromperait non ? Elle avait rejoint Puck à l'hôtel pour discuter, voilà tout. Discuter dans une chambre d'hôtel ? Plutôt particulier non ? Et pourquoi Santana ne lui a pas dis que Puck se trouvait New Haven ? Prenant sa tête entre ses mains, Quinn fini par assimiler complètement ce que ces cinq petits mots voulaient dire. Ce que cela cachait, ce qui expliquait le comportement qu'avant Santana ces derniers jours. Elle sentit des larmes glisser silencieusement le long de ses joues, mais elle resta dans cette position pendant de longues secondes.
Jusqu'à ce qu'elle entende le bruit caractéristique d'une clé qui tourne dans la serrure. Santana était de retour. La traîtresse infidèle était de retour.
- Querida ?
La blonde ne bougea pas et ne répondit pas non plus. Comment pouvait-elle encore l'appeler comme cela, alors qu'elle avait passé une heure à s'envoyer en l'air avec Puck ? Ce que Quinn lui offrait ne lui suffisait donc pas ? Ou plus ? Et depuis combien de temps sa petite histoire avec celui censé être son meilleur ami durait ? Se rendaient-ils compte qu'ils la trahissaient elle, mais Brittany également ? Mais Quinn ne put se questionner mentalement plus longtemps, puisqu'elle entendit les pas de Santana venir dans sa direction. Santana qui se figea en découvrant la position dans laquelle se trouvait sa petite-amie.
- Quinn ? Qu'est-ce qui se passe ?
Quinn releva son visage, et Santana sembla comme saisie d'effroi lorsqu'elle vit les larmes sur les joues de sa blonde. Elle voulu s'approcher d'elle, mais la blonde sauta sur ses jambes pour pouvoir s'éloigner de la latine, aussi loin que le permettait cette pièce. Son regard se fit froid et presque méchant, ce qui sembla achever Santana.
- Casse-toi d'ici.
- Quoi ? Mais…
- Je t'ai dis de partir d'ici Santana. DEGAGE !
Les yeux de la latine s'écarquillèrent sous le ton employé par Quinn, mais surtout pour ce qu'elle venait de dire. La blonde ne manqua pas la surprise et la brusque peur qui s'était emparé de sa petite-amie, et ne put s'empêcher de penser qu'elle ferait une excellente actrice. Elle semblait profondément sincère et perdue lorsqu'elle fit quelques pas dans sa direction malgré tout. Sans faire réellement attention à la demande de sa blonde.
- Explique-moi Q, qu'est-ce qu'il t'arrive ?
- Ce qu'il m'arrive ? Ce qu'il m'arrive Santana ? Il m'arrive que je sais tout.
Si Quinn s'était montrée bien plus froide, posée et distante jusqu'à présent et que ses larmes s'étaient arrêtées pour laisser place à la une espèce de colère glacée dont elle avait le secret, son ton devint colérique et elle sentait qu'elle n'allait pas tarder à exploser. Et à devenir définitivement folle sous le coup de toutes les émotions négatives qu'elle avait ressenti en découvrant ce mail, émotions qui s'étaient multipliées par mille lorsqu'elle avait eu le visage de Santana sous les yeux. Cette dernière continuait de s'approcher très lentement de Quinn, comme si elle avait peur qu'elle finisse par s'envoler ou disparaître si elle faisait un mouvement trop rapide ou trop brusque.
- Mais je…
- J'ai vu le mail que Puck t'a envoyé, Santana. Celui de tout à l'heure.
Quinn ignorait si c'était à cause des nombreuses séries romantiques dont elle avait abusé, mais elle aurait aimé envoyer cette information à Santana avec autant de froideur et de méchanceté que possible. Malheureusement cela fut impossible, à cause des sanglots qui s'étaient coincés dans sa gorge et qui firent trembler sa voix. De son côté, le visage de Santana se décomposa, signifiant à sa petite-amie qu'elle avait – enfin – compris ce qu'il se passait. Mais, au lieu de lui fournir des explications, elle s'approcha brusquement de la blonde pour la prendre dans ses bras. Bien sûr, la réaction de Quinn ne se fit pas attendre. Elle se tortilla dans les bras de Santana et la frappa pour tenter de se dégager, en lui hurlant de la lâcher, mais Santana tint bon. Il fallait qu'elle lui explique, mais pour cela elle avait besoin de Quinn se calme la moindre.
Ce qui fini par arriver. La blonde s'arrêta brusquement de se débattre, pour se laisser aller contre le corps de celle qu'elle aimait, en fondant en larmes. Jamais Santana ne l'avait vue dans cet état, frôlant à ce point l'hystérie et perdant complètement pieds. Malgré la boule qui s'était formée dans sa gorge, Santana berça doucement Quinn en lui caressant les cheveux. Elles restèrent ainsi de longues minutes, sans que les sanglots et les pleurs de la jeune Fabray ne se calment véritablement.
- Calme-toi Quinn, marmonna la latine contre les cheveux dorés de sa petite-amie.
- Comment tu peux me trahir comme ça ? Après tout ce qu'on a vécu toutes les deux, on prévoit même d'avoir un bébé, comment tu peux…
- Je sais que ça peut te donner l'impression que c'est le cas, mais je te jure que tu te trompes Q. Lourdement.
Quinn secoua doucement la tête de droite à gauche, se demandant vaguement comment il était encore possible qu'elle puisse trouver le réconfort dont elle avait besoin dans les bras de la latine, après tout cela. Sentir la chaleur de Santana contre elle, ses lèvres dans ses cheveux, respirer son odeur dans le creux de son cou où elle avait enfoui sa tête étaient tout ce dont elle avait besoin pour se calmer. Voyant qu'elle ne la croyait quand même pas, Santana fit relever le visage de Quinn pour pouvoir poser son front contre le sien. Essuyant le visage de sa petite-amie, Santana en profita également pour chasser les mèches blondes sur son visage.
- Je te le jure sur ce que tu veux. J'aimerais que tu viennes avec moi, j'ai quelque chose à te montrer. Tu veux bien ?
Quinn hésita une fraction de secondes, avant de finalement hausser les épaules et d'acquiescer d'un signe de tête. Elle n'avait plus rien à perdre, n'est-ce pas ? Elle renifla et ferma les yeux quelques secondes, secondes dont profita Santana pour essuyer une nouvelle fois ses joues à l'aide de son pouce. Le visage détruit et ravagé de larmes de Quinn lui faisait mal, autant physiquement que psychologiquement. Elle déposa un baiser sur sa joue, avant de se saisir de la main de la blonde pour l'entraîner avec elle en direction de la porte d'entrée. Elle déposa une de ses vestes sur les épaules de Quinn avant d'enfiler la sienne et de reprendre possession de la main de Quinn. En se dirigeant vers leur garage, Santana ne put s'empêcher de jeter des coups d'œil inquiets en direction de sa blonde. Cette dernière s'était plongée dans un silence des plus pesants, qui la mettait horriblement mal à l'aise.
Le trajet se fit dans les mêmes circonstances, avant que Santana ne s'arrête devant un grand bâtiment dont le nom rappela vaguement quelque chose à Quinn. OMNI Hotel. Retrouvant brusquement usage de la parole, cette dernière se tourna vers Santana avant de la questionner d'une petite voix.
- Tu te moques de moi ? Qu'est-ce qu'on fait là ?
- Tu vas tout comprendre dans quelques minutes, promis, répondit Santana en décrochant sa ceinture.
En vérité, cette dernière semblait étrangement fébrile à nouveau, ce qui ne présageait rien de bon de l'avis de Quinn. Mais elle accepta une nouvelle fois de suivre Santana qui s'était à nouveau saisie de sa main. Elles passèrent tout droit à la réception, chose qui intrigua Quinn encore plus. Santana était-elle une habituée des lieux ? Cette idée la fit frissonner et elle senti les larmes lui monter une nouvelle fois aux yeux, mais elle eut le réflexe paradoxal de se coller une nouvelle fois contre San'. Qui la regarda d'un air sincèrement surprise, mais ne fit aucun commentaire. Se raclant la gorge, elle appuya sur le bouton de l'ascenseur, avant d'y entrer lorsque les portes s'ouvrirent avec une petite sonnerie. L'intérieur était classe et très joli, ce que ne manqua pas Quinn malgré son état. Elle s'attarda sur le visage de la latine, tiraillé par de la peur et de l'anxiété. Q avait vraiment hâte de savoir ce qu'il se passait réellement, pour savoir quel comportement adopter. Savoir si elle pouvait enfin se mettre à hurler sur la latine ou lui présenter ses excuses pour lui avoir parlé sur ce ton. L'ascenseur s'arrêta au quatrième étage, et Santana en sortit aussitôt, suivie de près par Quinn.
P.O.V Quinn
Toujours aussi perdue, je suivis Santana jusqu'à la porte d'hôtel numéro 403. Je m'en étais doutée depuis l'instant où nous avions mis les pieds dans cet hôtel, que c'était là qu'elle souhaitait m'emmener. Ce que je ne comprenais pas, c'était pourquoi. Pourquoi Puck lui avait donné rendez-vous ici. Et surtout, pourquoi elle avait déjà les clés de cette pièce, puisqu'elle les sortit de sa poche pour les insérer dans la serrure. J'avais décidé de ne pas être certaine que Santana m'était infidèle avant qu'elle me l'avoue d'elle-même. Elle ne l'avait pas fait, j'avais donc décidé de lui offrir ce que l'on appelait le bénéfice du doute.
Ma belle brune semblait cependant étrangement tendue, ce que je ne comprenais pas. Je m'inquiétais oui, mais désormais je m'inquiétais aussi par rapport à ce qui se trouvait derrière cette porte. J'avais le pressentiment que cela allait être un gros tournant dans cette journée, sans que je ne sache réellement pourquoi. L'instinct féminin peut-être. Toujours est-il que, lorsqu'elle se retourna vers moi avant d'abaisser la poignée, elle semblait à deux doigts de s'enfuir en courant tellement le stress était grand.
- Est-ce que tu peux fermer les yeux ?
Allons bon, Santana est devenue folle. Mes pensées durent se lire sur mon visage puisque malgré la situation, San' ne put s'empêcher d'avoir le coin de ses lèvres qui frémirent en un petit sourire. Mais je finis par obéir à sa demande, de toute manière au point où on en était… Je retins un petit soupire et fermai donc les yeux. Une seconde passa, j'étais certaine que Santana vérifiait que je ne trichais pas, et j'entendis la porte s'ouvrir. Guidée par la main de ma latina, j'entrai dans la pièce et y fit quelques pas, avant qu'elle ne me relâche, le temps de fermer la porte. Je fus tentée d'ouvrir les yeux, mais tint bon. De toute manière il ne fallut pas très longtemps à Santana pour revenir à mes côtés et se saisir de mes deux mains cette fois. Elle me fit faire encore un ou deux pas, avant de nous arrêter.
- Tu peux ouvrir les yeux.
La voix de Santana, étrangement douce, s'éleva dans la pièce. Heureuse d'enfin avoir la réponse à mes questions, j'ouvris donc doucement les yeux. Pour rester entièrement bouche bée. Si j'avais espéré avoir des réponses à mes interrogations, j'étais servie. Nous étions dans une chambre d'hôtel oui, mais pas une simple chambre. Je me trouvais au milieu, juste à côté du grand lit double de la pièce. La lumière était tamisée, en réalité seul un nombre assez élevé de bougies illuminaient la pièce. La baie vitrée était légèrement entrouverte, laissant une petite brise très agréable entrer dans la pièce, relativement grande d'ailleurs. Mon regard s'attarda plus longuement sur le lit, sur lequel un grand cœur avait été réalisé avec un mélange de pétales de roses rouges et blanches, mes fleurs préférées.
Et sur Santana. Santana, qui s'était mise à genoux devant moi, sans pour autant relâcher mes deux mains. Je déglutis difficilement en la regardant, et constatai qu'elle me souriait avec une certaine forme de tendresse, toujours autant altérée par un stress sans nom.
- Tana, je…
- J'aimerais que tu m'écoutes Quinn. Je sens que ça va être particulièrement difficile alors… J'ai vraiment besoin que tu m'écoutes de A à Z. Après tu pourras me dire tout ce que tu veux.
Santana m'avait coupée dans ma demande d'explications, mais je ne le pris pas mal. De toute manière elle semblait avoir besoin de vider son sac autant que j'avais besoin d'enfin tout savoir. J'acquiesçai donc d'un simple signe de tête avant de la laisser continuer.
- Le mail que tu as vu, celui de Puck… Il me donnait l'adresse de l'hôtel d'ici, une heure et le numéro de chambre. En vérité, c'était uniquement pour me dire que je pouvais venir chercher la clé de cette chambre à cette heure précise. Je lui ai demandé de faire lui-même la réservation, parce que je voulais te faire une surprise, mais je n'ai pas de cartes de crédit, alors je ne pouvais nous offrir une chambre ici. Je suis désolée que ça t'ai amenée à tirer les conclusions que tu as eues, même si je comprends parfaitement.
- Pourquoi tu m'as emmenée ici ? demandai-je toujours autant perdue.
- Il y a un… Truc dont j'aimerais te parler, si tu veux bien, me répondit-elle en souriant. Je sais qu'avec ce qu'il s'est passé ce soir ce n'est pas forcément le moment idéal, mais tant pis.
Santana prit une grande aspiration et regarda nos mains, avant de relever à nouveau mes yeux sur moi. Je fronçai brièvement les sourcils, mais gardai toute mon attention posée sur elle.
- Tu sais… Plus je repense à la relation qu'on entretient depuis qu'on se connaît, et plus je me dis que c'est toi que j'aime depuis le début. Je ne sais pas réellement ce qui a fait que je ne l'ai pas réalisé tout de suite, peut-être que je t'aimais trop pour m'en rendre compte, je n'en sais rien. Tout ce que je sais, c'est que j'ai failli te perdre plusieurs fois et qu'à chaque fois j'ai eu la peur de ma vie. Je ne t'ai jamais réellement expliqué ce que j'avais ressenti lorsque j'ai appris pour ton accident de voiture, mais je te jure que je suis devenue complètement hystérique. J'avais l'impression d'avoir perdu ce que j'avais de plus cher au monde, et maintenant je sais que ce n'était pas qu'une impression. Jamais je n'aurais pu me relever si je t'avais perdue, Q. Tu es le soleil qui illumine mes journées, mon oxygène et tout ce dont j'ai besoin pour être heureuse. Je t'aime à un point incroyable, et je suis sûre que très peu de monde ont la chance d'avoir ce qu'on a toutes les deux. Je ferais n'importe quoi pour toi, peu importe ce que tu me demandes. Tout ce que je souhaite, c'est que tu sois heureuse, et je suis prête à toutes les concessions pour ça. Pour toi, pour nous. Je t'aime plus que tout au monde, et tu seras la seule et unique jusqu'à la fin de mes jours, malgré ton horrible caractère et ton addiction censée être secrète pour le Nutella. Je sais qu'on est jeunes et qu'on a que 19 ans, mais je suis sûre de moi. T'es toute ma vie Quinn. Alors… Lucy Quinn Fabray… Veux-tu m'épouser ?
Tana glissa sa main dans sa poche et en sorti une petite boite noire, qu'elle ouvrit délicatement pour me montrer une bague, très jolie d'ailleurs. A l'instar de ceux de Santana il y a quelques dizaines de minutes, mes yeux s'écarquillèrent sous la surprise. Tellement que je mis quelques longues secondes avant de revenir sur terre. J'avais eu l'étrange impression de m'être envolée à quelques mètres du sol, et que mon cœur se trouvait quelque part au niveau de ma gorge. Mon pauvre petit cœur dont le rythme s'était emballé de manière impressionnante. C'est vrai, comme l'avait dis Santana, j'étais contre le mariage entre adolescents qui n'avaient même pas vécus ensemble plus de deux jours. Comme Finn et Rachel, en quelques sortes. De toute manière quand on voyait où ils en étaient aujourd'hui, on ne pouvait pas tellement dire que j'avais eu tort.
Mais San' et moi n'étions pas Finchel. Et heureusement d'ailleurs. Santana, qui me regardait toujours avec ce mélange d'appréhension et d'espoir, attendait impatiemment ma réponse. Je ne faisais pas exprès de la faire mijoter, mais il fallait bien avouer que c'était vraiment inattendu comme demande. J'étais passé par à peu près toutes les émotions aujourd'hui. Peur, suspicion, déception, douleur, crainte, terreur, dégout, angoisse, attente, impatience, tristesse, surprise... Et amour. Oui, j'aimais Santana, de toutes mes forces et de toute mon âme. J'avais été stupide de douter de son amour à mon égard finalement. La preuve. Elle avait fait énormément d'efforts pour que les choses me plaisent et que tout soit magique.
- Oui. Oui je veux t'épouser, devenir ta femme et supporter moi aussi ton caractère affreux pour tout le reste de ma vie.
- C'est vrai?
Le sourire soulagé et le bonheur qui apparurent brusquement sur les traits de Santana me firent rigoler. Elle se releva doucement sans me quitter du regard, comme si elle avait peur que je change brusquement d'avis ou que je m'enfuisse. Mais il n'y avait aucun risque, moi aussi j'étais sûre de mes sentiments et de ce que je ressentais. Toujours aussi souriante, je levai les yeux au ciel avant de rigoler
- Bien sûr, idiote.
Santana rit à son tour, avant de me prendre dans ses bras, laissant éclater sa joie. Je répondis à sa forte étreinte, fermant les yeux pour pouvoir m'imprégner de toute ma vie de ce moment si particulier. Si unique. J'allais devenir la femme de la femme de ma vie. Elle allait me promettre fidélité et amour devant Dieu et toute notre famille, de m'aimer jusqu'à la fin de temps. Être définitivement rien qu'à moi. Allons bon, voilà que je pleurais à nouveau. Sauf que cette fois c'était des larmes de joie. Santana du le remarquer, puisque ma joue était collée à la sienne et qu'elle devenait dangereusement humide. Elle prit délicatement mon visage entre ses mains pour me regarder. J'avais quelques fois l'impression qu'elle me prenait pour une poupée de porcelaine qui menaçait de se briser à chaque instant, mais c'était tellement adorable que je ne disais rien.
- Tu pleures encore ? me demanda-t-elle avec un petit sourire malicieux.
- Montre-moi la bague, au lieu de te moquer de moi.
Santana sourit, mais n'obéit pas tout de suite. Elle me regarda tendrement pendant quelques secondes, faisant battre mon cœur rapidement, comme à chaque fois qu'elle me regardait de cette manière. J'allais vraiment finir en tachycardie un de ces quatre, si elle continuait de cette manière. Puis elle approcha son visage du mien, pour y déposer ses lèvres sur les miennes. Un geste qui pouvait paraître banal et sans grand intérêt de l'extérieur, mais qui me rendait à chaque fois plus accro à elle. A ses lèvres, ses caresses, sa tendresse, ses attentions à mon égard… Santana était parfaite avec moi, et jamais je n'aurais pu rêver de mieux qu'elle. De toute manière, il n'y avait qu'elle qui me convenait et qui pouvait me rendre heureuse. Cela aussi, j'en étais sûre.
Mais nos lèvres finirent par se détacher, et je rouvris les yeux pour me retrouver face au visage radieux de Santana. Était-ce réellement permis d'être aussi belle qu'elle l'était ? Je la regardai reprendre la petite boite entre ses mains et en sortir doucement l'anneau qu'elle contenait. En or blanc, elle était délicatement ouvragée. Un cœur en or rose de trouvait sur le devant, dans lequel était niché un diamant, d'une couleur indéfinissable. Pas de doute, Santana Lopez connaissait désormais parfaitement mes gouts.
- San… Elle est parfaite, murmurai-je sans pouvoir détacher mon regard du bijou.
- Alors elle est en parfait accord avec toi, me répondit-elle avec son petit sourire.
Je souris à mon tour en levant brièvement les yeux au ciel, avant qu'elle ne se saisisse de ma main, pour faire délicatement glisser l'anneau autour de mon annulaire. Un geste exquisément cliché, mais qui me réchauffa le cœur. La preuve, à peine fut-il correctement mis en place, que je ne pus m'empêcher de me jeter dans ses bras pour l'embrasser. Je n'avais jamais été très douée pour dire ce que je pensais, et cela ne s'était malheureusement pas tellement amélioré avec les années. Même si c'était vrai que je m'ouvrais à Santana avec bien plus de facilité qu'auparavant. C'était même incomparable. Mais j'espérais, avec ce baiser, lui faire comprendre à quel point j'étais heureuse à cet instant précis. La petite scène de tout à l'heure était définitivement oubliée, de toute manière elle n'aurait jamais du exister.
Afin de nous laisser le temps de reprendre notre respiration mutuellement, j'enfouis mon visage dans le creux de son cou, pour y déposer de nombreux baisers. Je sentis que Santana souriait, comme moi. J'avais l'impression que mon sourire ne quitterait jamais mes lèvres, mais ce n'était vraiment pas un sentiment désagréable. Prenant une petite inspiration, je respirai l'odeur de ma petite-amie avec grand plaisir. Santana sentait toujours bon, même lorsqu'elle ne se parfumait pas. La saveur de sa peau était exquise.
Je sentis cependant que San' se détachait de mon étreinte, pour se saisir de mes mains, non sans m'offrir un nouveau sourire. Elle m'entraîna jusque sur le balcon après avoir poussé la baie vitrée, laissant le froid du mois de février nous rafraîchir la peau. Je n'avais pas fais attention au balcon puisque j'avais été trop occupée à regarder l'intérieur de la chambre et ma petite-amie, mais pour le coup, ce fut une nouvelle surprise. Il était d'une taille respectable, en tout cas assez pour y accueillir un jacuzzi sans qu'on aille l'impression d'être coincée dessus. Une table entourée de chaises se trouvaient de l'autre côté, et je ne manquai pas le seau à champagne avec la boisson qui allait avec à côté de la baignoire à remous. Mais je fus une nouvelle fois arrachée à ma contemplation par Santana.
- Tu viens te baigner avec moi ?
- Avec plaisir, mais je n'ai pas mon maillot…
- Moi non plus.
La réponse que m'avait donnée Santana avait été faite avec malice et son fameux sourire en coin. J'arquai un sourcil une fraction de seconde, avant de la voir se déshabiller devant moi, le plus naturellement du monde. Oui je sais, je l'ai déjà vue nue une bonne centaine de fois, mais cela n'empêchait pas que son corps parfait me faisait le même effet à chaque fois. Et la diablesse le savait parfaitement. Elle en jouait même très souvent. Mais cette fois je n'eus pas l'occasion de l'observer de tout mon soûl, puisqu'elle se dépêcha d'entrer dans l'eau chaude du jacuzzi. Je pouvais le comprendre, il faisait quand même assez froid.
- Alors, tu viens ?
Je levai les yeux au ciel d'un air amusé, avant de finalement me déshabiller à mon tour. J'avais toujours ressenti une espèce de gêne par rapport à elle, que je ne lui avais jamais avouée. Je suis très loin d'être aussi parfaite qu'elle et sûre de moi que je voudrais bien le faire croire. Mais je crois qu'il y a bien longtemps qu'elle l'a compris désormais, puisqu'elle pouvait me répéter pendant des heures à quel point elle me trouvait belle, parfaite et séduisante. Jamais je n'aurais imaginé qu'elle soit aussi romantique et tendre, avant que l'on se mette en couple toutes les deux. Après m'être glissée à mon tour dans l'eau, je m'approchai de ma petite-amie pour l'embrasser une nouvelle fois. Moi aussi, j'aimais les câlins et les bisous dans l'intimité. Bon et dans la vie de tous les jours, même si la plupart du temps c'était de simples bisous ou simplement se tenir la main. Sauf quand Mademoiselle Lopez se mettait en tête de tester mes limites, comme elle l'avait fait à la fête de Sugar l'été dernier. Je souris en sentant sa main se faufiler autour de ma taille, et posai doucement ma tête sur son épaule.
- Au fait… Je t'aime aussi, fis-je brusquement.
Elle sourit une nouvelle fois et j'eus le droit à un nouveau baiser, avant que nous profitâmes plus convenablement de ce jacuzzi, passant la plupart du temps à nous remémorer les bons souvenirs que nous avions vécu depuis que nous nous étions mises ensemble, ceux un peu plus pénibles auparavant. Finalement, même nos anciennes disputes nous faisaient rigoler, si on me l'avait dit il y a quelques années, jamais je ne l'aurais cru. En même temps, j'étais loin de me douter que j'étais sincèrement amoureuse de San' et que je finirais par me marier avec elle. Ma future femme – mon dieu ce que ça faisait bizarre de dire ça – nous servit également chacune une coupe de champagne. Pui s après avoir assez barboté, nous enfilâmes chacune un peignoir avec le logo de l'hôtel avant que Santana ne passe commande au service room. Il commençait à faire faim.
Assise sur le lit, je regardais une nouvelle fois autour de moi alors que Santana était au téléphone avec le room service. Il n'y a pas à dire, elle avait su mettre les petits plats dans les grands. Je regrettais amèrement de ne pas avoir pris mon téléphone portable avec moi, j'aurais ainsi pu prendre des photos de la scène. Mais, lorsque nous étions parties de l'appartement, j'avais la tête un peu ailleurs.
- A quoi tu penses ? me demanda Santana en me rejoignant sur le matelas.
- Que j'aurais aimé pouvoir prendre des photos de tout ça, dis-je en me saisissant de sa main pour jouer avec ses doigts.
Elle ne sembla pas autrement surprise de mon envie, et m'offrit un grand sourire avant de se relever à nouveau. Elle retourna brièvement sur le balcon pour se saisir de son pantalon et sortir son téléphone de sa poche. S'en suivit une séance photo des plus agréables. De la pièce, de chaque élément de la décoration, de moi, d'elle, de nous deux dans toutes les positions et les mises en scènes possible, du balcon… En vérité, nous fûmes arrêtées qu'une bonne vingtaine de minutes plus tard, lorsqu'on frappa à la porte. Je volai un nouveau baiser à Santana, avant d'aller ouvrir la porte de la chambre pour laisser entrer le serveur. Il déposa les quelques plats qu'il laissa sous des cloches pour garder la chaleur, avant de s'éclipser en nous souhaitant un bon appétit. Un brin pompeux, mais très sympa. Il faudrait que je pense à lui adresser un pourboire en partant…
Nous nous installâmes donc à table, l'une en face de l'autre. Santana avait prit le soin de déposer une bougie sur la table. La lumière de la bougie faisait danser des ombres sur le visage de mon amoureuse, rendant ses yeux encore plus sombres et mystérieux qu'ils ne l'étaient déjà. Et envoutant. Cette fois encore, mes yeux ne quittèrent pas son visage parfait, malgré le repas succulent et les conversations légères que nous avions.
- Qu'est-ce que tu crois que ta mère va dire ? me demanda Santana.
Pour le coup, je n'en savais rien du tout. Je réfléchis brièvement quelques secondes en mâchant un bout de viande avant de lui répondre en toute honnêteté.
- Je ne sais pas trop. Bien je pense, elle a bien réagi quand Frannie lui a dit qu'elle allait se marier avec John. Et elle n'avait que 20 ans, à l'époque. Presque comme moi. Et tes parents à toi ?
- Ma mère va sûrement me faire un monologue sur le côté sérieux du mariage et tout cela, et mon père… Je ne sais pas trop non plus. Il est toujours imprévisible de toute manière.
- Et ta grand-mère ?
Je savais que la question était un peu plus délicate en ce qui concernait Alma. Bien sûr elle m'avait adoptée, si on pouvait dire les choses comme cela, mais elle était encore à la vieille école. J'avais certes réussi à réconcilier les deux Lopez, mais cela ne voulait pas dire pour autant qu'elle serait ouverte à cette idée de mariage. Une ombre passa brièvement sur le visage de Santana, avant qu'elle ne hausse les épaules en continuant de manger.
- Elle t'aime beaucoup, éluda-t-elle.
Pour ne pas plomber l'ambiance, je décidai de ne pas insister, et de changer de sujet de conversation. Cela sembla fonctionner, puisque le sourire revint sur les lèvres pulpeuses – et très attirantes – de ma petite-amie. Le dessert, comme le plat principal fut délicieux et parfait. Tout était parfait, y comprit Santana d'ailleurs. Je radote ? Peut-être, mais c'est la vérité. Nous restâmes à table encore quelques minutes après avoir terminé de manger, parlant toujours de tout et de rien. L'atmosphère était légère, les rires et les sourires fusaient à nouveau. Tout allait bien dans le meilleur des mondes.
- Tu veux retourner te baigner ?
L'idée est tentante, mais… Je préfère autre chose. Souriant malicieusement à Santana qui me regarde en arquant un sourcil, je me lève doucement de ma chaise avec de lui tendre une main. Elle n'hésite pas à s'en saisir, et je l'entraîne en marchant à reculons jusqu'au grand lit double. Lorsqu'elle a comprit mes attentions, un grand sourire s'affiche sur son visage à son tour. Ses bras se glissent autour de ma taille et ses lèvres cherchent les miennes, avant qu'elle nous fasse basculer sur le lit, déclenchant mes rires au passage. Son regard croise le mien et je lui souris une nouvelle fois, avant d'attraper ses lèvres pour un nouveau baiser. Accro je vous dis.
Elle est couchée sur moi, et ses mains glissent sous les pans de mon peignoir, me faisant frissonner de manière incontrôlée, alors que je tire sur sa ceinture pour commencer à dévoiler son corps parfait. J'adore le redécouvrir de mes mains à chaque fois, vérifier que je le connais sur le bout des doigts. Et c'est le cas, je pourrais replacer chaque grain de beauté sans aucun problème. Apparemment mon geste lui donna des idées, puisqu'elle s'assied sur moi le temps de se débarrasser de son peignoir, souriant malicieusement en me voyant me mordre les lèvres. Juste le temps de défaire ma ceinture à mon tour et elle s'allonge une nouvelle fois sur moi, embrassant le creux de mon cou du bout de ses lèvres.
Comme à chaque fois, mes yeux se ferment, pour mieux profiter de chaque instant et jouir de chaque caresse, de chaque baiser qu'elle m'offre. Mes mains se prennent dans ses cheveux et sur son dos, comme à chaque fois Santana cherche à prendre le pouvoir sur moi. Mais je la laisse faire sans lutter pour une fois, cédant peut-être trop rapidement à ses assauts, mais je ne suis qu'une femme. Amoureuse, de surcroît. Mais après tout… Il n'y a pas de raisons que je cède trop facilement. Je nous fais rouler et me retrouve à mon tour sur elle. Santana me débarrasse définitivement de mon peignoir, alors que je trouve à mon tour le creux de son cou. Sauf que je n'y reste pas longtemps, puisque je descends mes lèvres lentement mais sûrement le long de son corps. Je sens ses mains partir sur les points qu'elle sait sensible de mon anatomie, mais je les emprisonne dans les miennes et les plaque à la hauteur de son visage. Je l'entends râler, mais tant pis. J'en rigole même. Ce soir, c'est moi qui serai l'esclave de ses désirs.
J'entends son souffle s'accélérer, de même que ses battements de cœur lorsque je dépose mes lèvres dessus. Ses yeux sont fermés, mais cela ne m'empêche pas de la regarder. Etant donné que j'ai continué à descendre mes lèvres le long de son corps, mes mains relâchent les siennes, mais elle ne bouge pas, se contentant de s'agripper à la tête de lit. Des premiers gémissements s'échappent de ses lèvres lorsque les miennes embrassent l'intérieur de ses cuisses. Je joue longuement à l'aide de mes lèvres autour de son intimité, jouant aussi avec sa patience. Mais patience et Santana ne vont pas tellement bien ensemble, et je ne suis pas réellement surprise lorsqu'elle articule une phrase plus ou moins correctement.
- Quinn… Ne me pousse pas à bout…
Je rigole malicieusement, mais j'ai obtenu ce que je voulais. Je décide donc de m'intéresser plus longuement à son clitoris, et elle se cambre de plaisir dès la première seconde. Je sais moi aussi comment la rendre folle, et je ne m'en prive pas. Seule ma langue est en action pour le moment, accélérant brusquement avant de ralentir lorsque je la sens proche de l'orgasme. La faire languir est peut-être cruel, mais je sais que la vague de plaisir sera dévastatrice lorsqu'elle la submergera enfin. Et puis, cela m'excite terriblement aussi. Esclave de ses désirs oui, mais maître de son plaisir. Ce fut lorsque je le décidai qu'elle atteint l'orgasme, dans un grand cri de jouissance. Je la regarde en souriant toujours, profiter de ces derniers instants de plaisir avant de tenter de reprendre sa respiration. Ses mains relâchent la tête de lit et me font remonter à la hauteur de ses lèvres, que j'embrasse avec envie. Il n'y a pas de chose plus excitante que de voir celle que l'on aime ressentir autant de plaisir, et surtout en être la source.
Mais je sais que je ne paye rien pour attendre, et je ne fus pas surprise de la voir nous retourner brusquement. Ses lèvres rencontrent mon corps, et cette fois c'est ma respiration qui s'accélère rapidement. Je la vois sourire d'un air satisfait lorsqu'elle réalise dans quel état d'excitation je me trouve, lorsque ses lèvres rencontrent mon sexe. Contrairement à moi, elle ne me fait pas patienter, et je lui en suis reconnaissante. J'ai envie, besoin, de sentir ses caresses rapidement. Elle semble l'avoir compris, puisqu'elle s'y attelle très rapidement. Ses doigts me font sienne une nouvelle fois, alors que sa langue s'amuse avec mon clitoris, manquant de me rendre folle. Un cri m'échappe lorsqu'elle trouve mon point G et je manque de défaillir. Je sens mes ongles s'enfoncer dans son omoplate et mon corps réagir à ses caresses sans que je ne puisse en reprendre le contrôle. C'est Santana qui me contrôle.
- Tana… Regarde-moi, je lui demande entre deux gémissements.
J'ai besoin de sentir son regard sur moi, de plonger dans son regard si ténébreux. Elle ne discute pas et remonte son visage à la hauteur du mien, posant son front délicatement sur le mien, sans arrêter pour autant ses allers-retours en moi. Le plaisir n'est pas loin, mais je veux qu'elle en prenne elle aussi. Sans quitter ses yeux des miens, je retire ma main de son omoplate pour me frayer un passage jusqu'à pouvoir à mon tour glisser mes doigts en elle. Elle gémit à son tour et me mords la lèvre sous le plaisir, me faisant sourire malgré ma respiration irrégulière. Je calque les mouvements sur les siens, me forçant à continuer lorsque mon corps se tend au fur et à mesure que l'orgasme arrive. Il nous submerge toutes les deux à quelques secondes d'intervalle et, en toute modestie, je ne crois pas que Santana m'ait déjà fait part de son plaisir avec de tels cris. Tout comme moi d'ailleurs.
Lorsque je reprends mes esprits, ma future femme est toujours allongée sur moi, dessinant des petits cercles sur mon ventre. Son sourire éclatant m'éblouit et je lui souris à mon tour avant de chercher ses lèvres pour un nouveau baiser. Elle m'a épuisée, comme à chaque fois, mais je lutte pour rester encore un moment éveillée. On parle de notre futur mariage, entre deux baisers et trois mots doux. Et dieu seul sait à quel point j'ai hâte de porter son nom de famille…
Here we are my friends!
Et nooon Santana ne trompe pas Quinn, comment pourrait-elle faire une chose pareille voyons?
Alors, que pensez-vous de ce chapitre? Dites-moi tout et dans tous les détails... N'oubliez pas que les reviews sont la paye des écrivains, alors n'hésitez pas à m'en donner :)
Prochainement dans Just give me a reason :
La blonde passa sa main sur le ventre de Santana, avant d'adresser quelques caresses au chaton qui ronronna de plaisir. Santana sourit doucement, regardant la scène tout en laissant son esprit s'envoler une nouvelle fois sur cet article. Peut-être plus longuement que ce qu'elle avait imaginé, puisque Quinn fini par lever un regard intrigué dans sa direction.
- A quoi tu penses belle brune ?
« Et merde » pensa Santana, qui savait parfaitement que Quinn avait un détecteur de mensonge intégré.
Alors, quel est cet article dont parle Santana? Vous avez une idée?
Je vous dis à vendredi, et passez une bonne semaine :)
Je vous embrasse et vous aime fort!
Louguia
