Je me réveillais péniblement comme à mon habitude je n'étais pas du matin. Je baillais un coup et m'étirais faisant craquer quelques articulations. Mes doigts se glissèrent dans la nuque tandis que je me levais, j'allais à mon armoire et sortis mon uniforme, un doux sourire venant prendre position sur mes lèvres. Je jetais un coup d'œil au cadre photos sur l'armoire et glissais mes doigts dessus.
« Bonjour papa. »
Je savais que de là où il était, il n'y avait aucune chance qu'il puisse m'entendre. Mon ventre se manifesta et je descendis jusqu'au self. Plusieurs marine me saluèrent, normal après tous, je répondis par un sourire. Je venais d'avoir une affectation sur une île de North Blue, juste à l'entrée de Grand Line. Ma famille avait pris cette nouvelle avec joie, encore plus en apprenant mon nouveau rang de contre-amiral. Dans ma famille être marin est une fierté, aucun pirate ne se logeait dans les branches de l'arbre généalogique. Je pris mon petit déjeuné n'ayant pas réellement faim je ne pris qu'une tartine beurré à la confiture et une tasse de thé bien chaude. J'observais les lieux discrètement encore pas tout à fait orienté dans cette base. Je n'étais là que depuis une semaine et vu mon sens de l'orientation légendairement déplorable je n'allais pas m'en sortir avant plusieurs semaines. Plongé dans mes pensées je mis un instant avant de remarquer le vice-amiral Ronse, il était accompagné de l'amiral Akainu., ce qui me fit écarquiller les yeux, je me levais rapidement et les saluais correctement. Je connaissais très bien la réputation de cet homme malgré le fait qu'il soit marin il y avait énormément de rumeur selon lesquelles il serait sans cœur. Mais après tous je n'étais pas là pour le juger, maintenant qu'il était là autant me forger mon propre avis.
« Contre-amiral Barles !
_Bonjour vice-amiral Ronse, amiral Akainu. »
Il répondit d'un signe de tête.
« Pourriez-vous faire la visite à l'amirale ? »
Je pâlis très légèrement et souris un peu gêné.
« Moi ? Faire visiter ? Vous êtes sûre ?
_ … Non effectivement vous ne feriez que vous perdre avec l'amiral, oubliez. Je vais demander à quelqu'un d'autre. »
Je m'inclinais respectueusement vers l'amiral.
« Excusez-moi amiral Akainu mais j'ai un sens de l'orientation déplorable à part vous faire perdre dans la base je ne pense pas réussir à faire autre chose. Et je n'arrive même pas à me repérer moi-même. »
Il me regardait silencieusement, je ne cherchais pas à « l'ennuyer » plus. J'attendais patiemment qu'ils partent, le vice-amiral me demanda des nouvelles de mon unité, je lui répondis que pour l'instant tout aller pour le mieux et que je travaillais sur leur endurance. Il me fit un sine de tête apparemment satisfait avant de partir avec Akainu. Je repris mon petit déjeuné regardant l'amiral, il dégageait un aura étrange, pas démoniaque mais pas non plus celui d'un ange. Ses yeux avaient l'aire lassé et froid pourtant il y avait quelques choses d'autre derrière tout cela comme une blessure mal cicatrisé. Je secouais ma tête un peu et repris mon petit déjeuné là où je l'avais laissé. Je le terminais rapidement et partis retrouver mon unité, ils m'attendaient déjà. Je les saluais poliment et nouais rapidement ma chevelure blonde en une queue de cheval souple rangeant ma casquette dans ma poche.
« On va commencer par courir comme d'habitude, temps que je ne m'arrête pas vous ne vous arrêté pas sauf si je vous en donne la permission, ensuite échauffement et étirement comme vous avez dû le comprendre au cours de cette semaine. »
Ils acquiescèrent et je commençais à courir. Je trottais tranquillement allant à mon rythmes, quelques soldats passèrent devant moi mais je ne dis rien, après tous je savais que si ils partaient trop vite à la fin ils le regretteront tous simplement. La basse était plus grande que l'on pouvait s'imaginer surtout lorsque l'on court autour, ce que pas mal de matelots avaient découvert depuis que je les entraînais. Après une demi-heure je voyais ceux qui m'avaient dépassé ralentir nettement, les dépassants dans un sourire je leur conseillais de ne pas trop donner dès le début et de commencer doucement. Un matelot arriva à ma hauteur.
« J'ignorais que l'amiral Akainu allait nous observer aujourd'hui.
_ Concentre toi dans dix minutes c'est les accélérations pour votre plus grand bonheur. »
Il lâcha une plainte je voyais bien qu'ils commençaient tous à s'époumoner. Légèrement sadique je prolongeais les dix minutes en vingt et annonçais l'accélération soudainement. Ils accélérèrent comme ils purent mais je les distançais rapidement, je me retournais en courant pour leurs faire face.
« Celui qui m'attrape dans le dernier tour n'aura pas à s'entrainer demain, qui est ce que ça tente ? »
Ils crièrent à l'unisson, un petit sourire apparus et je courus à nouveau, je ne pus m'empêcher de ricaner un instant ils n'arriveront pas à me rattraper pas après une semaine. C'est avec un grand sourire que je les vis franchir le portail en sueur et complétement lessivé.
« Donc pas de gagnant aujourd'hui vous commencez les pompes après être avoir repris votre souffle c'est-à-dire dans cinq minutes. »
Ils lâchèrent quelques plaintes mais ne crièrent pas au scandale, lorsque les dix minutes s'écoulèrent, ils se mirent en place et commencèrent sans broncher. Au début aucun d'eux n'avaient voulus m'obéir à cause de mon apparence frêle et du fait que j'étais l'une des rares femmes à être au-dessus d'eux dans les rangs. Evidement j'avais rapidement réglé le problème, j'étais peut être une femme, encore jeune et ayant l'aire « fragile » mais en attendant j'avais été élevé par un marin, donc j'étais largement de taille pour me défendre contre une bande de machos en rut. Je les avais écrasé et depuis j'avais la paix et leur respect. Je vis le sous-amiral Sicily me faire signe en s'approchant de moi.
« Bonjour Sicily, passé une bonne nuit ?
_Hmph, réveille brutal, je n'avais pas été mis au courant de l'arrivée de Akainu, j'ai bien faillis faire une crise cardiaque en le voyant.
_ Courage, réussis-je à articuler en travers d'une rire. Alors ? Tu viens me voir pour quoi ?
_ Ce sont les nouveaux avis de recherche. Il y a un rookie dedans qui commence à faire un peu trop parler de lui.
_Encore un qui cri sur les toits sa force alors qu'il en est dépourvus ?
_Je sais pas trop, on le saura bientôt de toute façon cet île et un passage obligatoire avant red line.
_Hm. Hey ! Je n'ai pas dit d'arrêter ! »
Je lançai une pierre sur le marine qui s'était stoppé.
« Du nerf ma grand-mère était plus rapide que vous ! Plus 50 pompes pour toi qui t'es arrêté. »
Sicily ricana un peu.
« Tu les entraîne « doucement » comme tu nous avais dit.
_ Il faut bien qu'ils deviennent plus résistant si il n'arrive pas à supporter un petit sprint de 20 minutes je ne donne pas chère de leurs peaux. Je ne vais pas laisser des hommes aller sur Red Line si c'est pour qu'ils y crèvent.
_Avec le temps ils deviendront plus forts.
_Sauf si ils ne s'entrainent pas correctement. »
Il acquiesça et me tendis un paquet de feuilles, je devinais les avis de recherche.
« Merci, bonne journée Si'. »
Il partit les mains dans les poches, je reportais mon attention sur les affiches regardant les visages et les noms m'arrêtant sur certains d'eux.
« …Eustass Kidd... Jewelry Bonney, un peu flashie ses cheveux … Tiens lui il a vraiment la tête d'un mafieux ah, comme son nom Capone Bege… hmmm…. »
Je continuais de regardais en commentant toujours. Mes soldats changèrent de position pour commencer les étirements ainsi que le gainage restant, à l'exception de celui aux cinquante pompes supplémentaires. Tiens, celui-là viens de North Blue, ça devait être celui don me parlait Sicily.
« Trafalgar Law… »
Fixant les affiches une nouvelle fois je souris, a quoi bon retenir leurs visage dans deux heures je les aurais totalement oublié, je n'avais pas vraiment la mémoire des prénoms et encore moins des têtes. Je fis une petite moue et rangeais les affiches dans ma poche avant de m'étirer un peu et de reprendre ma casquette et y ranger mes cheveux. J'allais devoir les couper ils devenaient trop long à mon goût. Mes hommes finirent leurs exercices et je les emmenais au stand de tir pour qu'ils s'entraînent. Je sentais un picotement dans ma nuque et me retournais, sur la terrasse Akainu m'observait, je ne cherchais pas plus et continuais mon chemin tranquillement. L'après-midi défilait rapidement tous comme le reste de la semaine. Cette fois ci un groupe de bandits avaient été arrêté. Ils avaient été alignés sur la cours après un ordre d'Akainu. J'avais un mauvais pressentiment.
« Exécutez-les ! » ordonna froidement le général.
Nous restâmes tous surpris, les tuer ? Voyant le scepticisme de vice-amiral Ronse je fis un pas en avant, perdre des galions ne me faisait pas peur je pourrais les reprendre plus tard.
« Un commentaire contre-amiral ?
_Excusez mon impudence et mon impolitesse mais ils devraient avoir un procès équitable monsieur.
_Je les ai jugé, ils sont coupable et condamné à mort, maintenant en joue ! »
Plusieurs hommes levèrent leurs fusils je restai devant eux le regard droit.
« Contre-amiral ?
_ Malgré mon grade largement inférieur au votre monsieur, j'insiste. C'est hommes ont le droit à un procès équitable.
_ Qui vous a enseigné ainsi ?
_ Mon sens de la justice me vient de mon père Amiral et j'ai la sale manie de ne pas obéir lorsque qu'une situation me semble injuste, monsieur.
_Qu'il en soit ainsi, je vous retire votre grade et vous déclare traitre à notre régime ! Capturez la mort ou vive. »
J'écarquillais les yeux de stupeur, les marins hésitèrent fortement, je sentis la main d'Akainu se poser sur mon épaule et la chaleur se diffusa rapidement me faisant lâcher un cri des plus douloureux, je m'écartai vivement trébuchant au sol. Akainu répéta son ordre et cette fois ci les fusils furent positionner vers moi, je fronçais les sourcils et me relevais droitement.
« Je..
_ Silence, tuez-là ! »
Cette fois ci, ils se précipitèrent vers moi je réagis alors dans un reflexes en me défendant du mieux que je le pus, cognant et tirant, sans pour autant tuer, sur mes, désormais, adversaires. Akainu observait la scène apparemment satisfait, je réussis à trouver une sortie et m'y précipitai le plus rapidement possible. J'étais poursuivie pour mon plus grand malheur. Je courus encore et encore trébuchant régulièrement, je sentis un douloureux choc contre ma cuisses et ma jambe céda me faisant lourdement tomber, je réussis malgré tous à me relever. Hors de question de finir ainsi. Non pas ainsi, pas après tous ce que j'avais fait pour en arriver là.
Je sentis le sol céder sous moi ce dernier plongeant comme tous les décors dans un néant, je ne pus m'empêcher de pleurer et de paniquer de plus en plus. J'avais mal, mon épaule me brulait, ma cuisse et mon torse avaient l'aire transpercé par des milliers d'aiguilles. Je sentais ma poitrine se soulever doucement, le son d'un « bip » se faisant entendre clairement, je cru entrevoir une douce lumière et commençais à ouvrir les yeux difficilement. Je mis plusieurs minutes avant de réussir à voir correctement. J'étais dans une salle obscure, sans doute une infirmerie, celle des prisons. Je lâchais un petit soupire avant de grimacer douloureusement, j'avais mal à la poitrine. Je repris mon calme et respirais doucement, un masque à oxygène était sur mon visage, je relevais l'un de mes bras, bon sang je me sentais engourdis et toutes molle, je réussis à bouger un peu mon bras après de pénibles minutes. Je réussis à saisir le masque qui retomba sur les draps avec ma main. Je tentais de parler mais ma gorge était complétement sèche, brulant fortement.
« ..Hey... »
Ce n'était même pas un murmure je m'imaginais mal crier. Je tournais un peu la tête pour regarder la pièce. Il n'y avait qu'une bougie sur une table de nuit, une armoire avec plusieurs fioles étiquetées, un bureau recouvert de livres anciens vu le jaunissement des pages. Il y avait un évier sur le côté, en métal. Un détail me sauta alors aux yeux, la pièce était entièrement faite de métal, de plaques de métal. Il n'y avait pas de fenêtre et la porte avait l'air d'être métallisé elle aussi. Je grimaçais en me tournant sur le côté, essayant de me relever, le bras sur lequel je 'appuyais céda sous mon poids et je retombais, je fixais ma main avec curiosité. Pourquoi n'étais-je pas menotté ? Je fermais les yeux un instant pour réfléchir à cette question avant d'abandonner, j'étais trop crevé pour réfléchir correctement. Il fallait que je me lève tous simplement et que je marche. Je réussis à bouger un peu plus, chaque geste devenant une épreuve. Après de longue et terrible minutes qui me semblèrent interminable je réussis à me tenir sur ma jambe valide sans trop flancher, j'arrachais les aiguilles à mes bras et tous ses trucs sur ma poitrine, quel que soit la personne qui me surveillait là elle allait savoir que j'étais réveillé. Je franchis la lourde porte et débouchais dans un couloir, dont les parois étaient aussi métallisées. M'appuyant au mur je réussis à avancer très lentement. Il faisait vraiment sombre, je me traînais encore un bon moment avant de déboucher sur une grande pièce, arrivé au milieu de celle-ci, je m'écroulais tombant des nue devant la vue qui m'était offerte. L'océan. L'océan là devant mes yeux. J'étais sous l'eau, je voyais les poissons défiler paresseusement sous mes yeux. Un faible mot franchis mes lèvres alors que je souriais.
« …Magnifique… »
Je ne savais pas où j'étais mais une chose était sûre j'étais vivante. Je restais ainsi à regarder le spectacle devant mes yeux. J'entendis des pas précipité et me retournais en entendant les pas ce stoppé à l'entrée de la pièce. Un homme était là, l'aire fatiguée vu les cernes sous ses yeux. Je me sentais un peu, beaucoup vu ma tenue, gêné. Je devais avoir l'aire misérable assis ainsi. Je fis un timide sourire essayant de parler un peu plus fort qu'au début ma voix étant encore complètement étouffé.
« Pardon et merci de m'avoir soigné monsieur. »
Il resta silencieux puis s'approcha d'un pas décontracté. Il s'agenouilla doucement devant moi, je restais immobile le fixant toujours il me disait réellement quelques chose, je l'avais déjà vu, j'en étais certaine. Je me souvenus soudainement, mais gardais mon visage encré dans une expression de reconnaissance car je l'étais sincèrement.
« Trafalgar Law.»
Il me regardait, sans dire mots, avec curiosité.
« Et la demoiselle à un nom ? »
J'hochais la tête essayant de m'en souvenir pendent un instant.
« Barles D Ivy.»
Reviews ? Chapitre 2 en cours d'écriture ^^
