Je fus aveuglé par une lumière, il avait posé son pouce sur ma paupière et avait mis en face une petite lampe de poche. Je préférais ne rien dire, d'ailleurs il ne valait mieux pas, un marin sur un bateau pirate, examiné par le capitaine de ce dernier. Pas franchement géniale. Il m'avait, après plusieurs tentatives de ma part pour y arriver seule, aidé à retourner dans l'infirmerie. Je dois avouer que ma fierté en avait pris un bon coup, il avait eu la politesse de me donner des vêtements, évidement c'était des vêtements d'hommes bien trop grands pour moi mais je préférais ça à la blouse. Il éteignit enfin la lampe pour mon plus grand soulagement.
« Aucune réaction de la pupille gauche.
_C'est normal. »
Il me regardait l'aire « froissé », je me mordis la lèvre. C'est vrai je suis la patiente je n'ai pas à corriger son diagnostic. Il fronçait les sourcils et se mis face à moi, apparemment il attendait une explication.
« Je suis aveugle de l'œil gauche.
_Hm.
_Désolé de vous contrarié.
_Je ne suis pas contrarié tu m'enlève une épine du pied, ton œil m'inquiétait. »
Je ne cherchais pas à savoir plus, il inscrit quelque chose sur une fiche et rangea cette dernière. Il prit un tabouret s'installa devant moi, sa tête reposant sur ses mains tandis que ses coudes avaient pris position sur ses jambes. Son sourire repris place sur son visage, j'avais l'impression qu'il se moquait de moi.
« Alors, comme une jeune femme comme toi s'est mis une base marin a dos ? »
J'ouvris ma bouche voulant commencer à expliquer mais la referma rapidement. Comment expliquer à un pirate que j'étais contre-amiral dans la marine et qu'après un coup de tête de la part de l'amiral Akainu j'étais devenue une traîtresse ? Je pense que je vais devoir trouver autre chose.
« Où au moins m'expliquer comment des marins on commençait à tirer sur un contre-amiral. »
J'écarquillais les yeux surprise, mince trouver autre chose ne sera vraiment difficile maintenant. Il eut un légers ricanement et je ne pus m'empêcher de me renfrogner. J'avais horreur que l'on se moque de moi, comme tout le monde sans doute mais j'étais comment dire ? Vraiment facile à contrarier et encore plus rancunière. Voyant qu'il attendait une réponse rapidement je commençais à me souvenir qu'ici, je n'étais qu'une invitée, qu'il pourrait abandonner en pleine mer si cela le chantait. Je lâchais un soupire défait, arrêtant mon débat intérieur je lui expliquais la situation sans pour autant lui raconter ma vie. Je lui ai juste expliqué ce qu'avait fait Akainu. Il resta silencieux pendent de longue minutes à me dévisager avant d'exploser de rire. Un rire claire et franc, trop pour moi d'ailleurs vu que je le pris comme la pire des insultes. Je fronçais les sourcils et replongeais sous les draps retenant un cri douloureux en sentant le choc, j'avais complètement oublié mes blessures. Le pirate rit de plus belle, merde si j'avais su je me la serrais fermé devant Akainu ou je me serais arrangé pour ne pas être présente à ce moment. Maintenant j'étais une fugitive dans un sous-marin pirate.
« La prochaine île est encore à plusieurs jours on a franchi reverse mountaine hier donc si tu voulais rester sur North Blue c'est légèrement impossible.
_Quoi ?! »
Je me relevais soudainement les yeux écarquillé avant de grimacer et de me recroqueviller sur moi-même à cause de la douleur.
_On est dans grand line ?!
_Oui, nous n'allions pas attendre ton réveil pour franchir cette étape. Te prendre au passage nous a déjà bien ralentis.
_Oh, pardon, je vous ai ralentis, j'en suis sincèrement navré.
_Tu te moque de moi là ?
_Juste un peu. »
L'aire m'entourant changea radicalement, je me sentais comme fragile, une petite souris face au gros vilain chat. J'écarquillais les yeux en fixant l'homme en face de moi. Le sort qu'avait reçus les marin la nuit où je m'étais faite récupérer me revenus, je me souvenus du même changement d'aire avant que leurs corps ne se disloque et je compris que c'était son œuvre, je fronçais les sourcils.
« Je m'excuse, merci de ne pas me découper en morceau. »
L'aire revenue comme à l'origine, il me fixait avec curiosité.
« Ne pas te découper en morceau ? Comment sais-tu cela ?
_ Je me souviens de ce que vous avez fait l'autre nuit et je dois avouer ne pas avoir envie de partager le même sort qu'eux.
_Tu es plutôt intelligente.
_ Il le faut bien lorsque l'on est une femme dans l'armée, c'est comme savoir se battre. Ça devient une nécessité.
_Oh, tu sais te battre alors, tu ne seras peut-être pas inutile dans ce cas.
_ Je ne resterais pas, à la prochaine île je partirais et je vous laisserais tranquille.
_Cela me convient, tu sais cuisiner ?
_Euh … je me débrouille. Pourquoi ?
_T'es mains sont en parfaite fonction et nous n'avons pas besoin de personne inutile. T'aideras à la cuisine vu que tu n'as sans doute pas l'intention de nous donner des renseignements sur les marins.
_ Je n'en ai pas l'intention les cuisines me conviennent parfaitement. »
Il me tendit ça main.
« Si miss accepte que je l'aide à trouver ses dernières, tu dormiras ici en attendant que l'on accoste. Tu n'as pas vraiment besoin d'une chambre pour le peu de temps qu'il te reste ici.
_ Non effectivement, je ne veux pas abuser de votre hospitalité. »
Je pris la béquille sur le côté ignorant la douleur, il replia ses doigts avant de fourrer sa main dans sa poche passant devant moi pour me conduire à la cuisine. J'avais beau regarder les couloirs je ne voyais aucune différence entre eux, je retenus tous simplement les directions que nous avions pris. On arriva finalement devant une lourde porte, il l'ouvris avec facilité et me laissa passer devant. Je dois avouer être agréablement surpris de sa franchise et da sa politesse. Je pénétrais dans la pièce, elle était bien plus claire que les autres pièces, propre mais ça c'était partout ici, je n'avais pas encore trouvé un seul grain de poussière, apparemment la propreté était l'une des règles les plus importante ici.
« Il est quelle heure ?
_17h16.
_Combien de personnes à nourrir ?
_Pour l'instant, avec toi ça donne sept. Sachant qu'il y a Bepo. »
Je lui lançais un regard interrogateur, il haussa les épaules et sortis, son sourire mystérieux toujours collé à ses lèvres. Je soupirais à nouveau et me dirigeais vers le frigo. Il y avait pas mal d'aliments. Je m'assis sur une chaise en massant mon côté. Mes doigts remontèrent jusqu'à mon épaule mais je retirais rapidement mes doigts. La brûlure était sans doute la blessure la plus pénible, ma peau tirait et j'avais l'impression de sentir encore ses doigts s'enfoncer dans ma chair. Je n'arrivais pas à comprendre Akainu. Pendent les jours où il se trouvait dans la base il ne m'avait pas adressé un mot mais tous mes collègues m'avaient avoué l'avoir surpris e trins de m'observer à plusieurs reprise. J'avais été surprise mais comme je n'avais pas envie d'avoir de problème, je n'avais pas approfondis tout ça. Et maintenant j'étais ici, dans la cuisine d'un sous-marin pirate. Je me levais finalement et retenus un cri de douleur, je pris les premiers légumes sous ma main et me défoulais dessus pour évacuer ma mauvaise humeur et mon stresse, j'ignorais royalement la douleur comme je le faisais depuis le début. Je me concentrais sur le repas, réfléchissant à ma situation retournant tous cela encore et encore comme un Rubie cube. Je préparais les assiettes et les déposais sur la table, j'entendis des personnes entrer mais je ne fis pas vraiment attention frottant sur la vaisselle. C'est bizarre mes mains commencent à trembler, j'ai les oreilles qui bourdonnes et la tête qui commence à tourner.
« Hey ! »
Je fermais doucement les yeux, j'avais du mal à respirer.
« Ivy ! »
Cette voix, je la reconnaissais, c'était celle de mon père. Mes paupières s'ouvrirent et je souris, j'étais à la maison. Mes parents s'installais à table ma mère me faisant un signe, Nicolas me faisait un grand sourire ajoutant des couverts pour moi. Nana était à côté de maman, son visage boudeur toujours présent. Je ris en courant vers eux, les aboiements de Benji me parvenant tous comme les rires de ma famille. J'arrivais à leur hauteur quand soudainement la chaleur me parvint, je me stoppais. Il ne faisait pas aussi chaud habituellement, encore moins sur cet île. Baterilla était sans doute l'île avec le climat le plus agréable qu'il soit. Je fronçais les sourcils mes battements de cœur s'accélérant fortement. La chaleur étais devenus oppressante et malsaine, invivable. Je portais ma main à ma gorge fixant ma famille, une silhouette s'était découper derrière eux, des flammes apparaissant. Ma famille était toujours là, insouciant du danger, j'hurlais fortement courant vers eux.
« PAPA ! MAMAN ! FUYEZ ! »
Je distinguais le visage d'Akainu et hurlais de plus belle. Leurs visages disparurent dans les flammes, j'avais beau courir pour les sauver, les sortir de ce brasier, ils s'éloignaient de plus en plus, un sourire carnassier apparaissant entre les lèvres d'Akainu. Je distinguais une autre silhouette a ses côté mais je n'arrivais pas à voir cette dernière. Je m'écroulais à terre en larmes hurlant de douleur.
J'ouvris les yeux me redressant violement, une grimace s'installant rapidement tous comme la douleur, je lâchais une plainte en posant ma main sur mon flan. Le masque d'oxygène était de nouveau sur mon visage, je le retirai la main tremblante et le regard bouillant. Que s'était-il passé ? Je clignais des paupières à plusieurs reprises observant la pièce où je me trouvais. L'infirmerie. Il y eu un mouvement d'ombre et je tournais la tête. Law, je le regardais avec curiosité il était replié sur lui-même une main sur son visage. Je fronçais les sourcils posant ma main sur mon front, j'avais une douleur sourde.
« Ça va ? »
Il se tournait vers moi un regard furieux, j'étais plutôt étonné d'un tel regard.
« Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
_La prochaine fois que tu as mal n'ignore pas la douleur ! Bon sang ! Tu as ré-ouvert tes plaies ! »
_ Ah … pardon.
_Et pourquoi tu t'es réveillé comme ça ! ?
_ Je me suis cogné contre ton nez, c'est ça ? »
Il me fusillait du regard et je ne réussis qu'à lui sourire avec gêne. Je me confondais en excuses et il se calma finalement. Je vis l'assiette vide devant lui, il en grattait le fond avec le dos de sa fourchette.
« Pourquoi tu ne t'es pas arrêté en sentant la douleur ?
_J'en ai pris l'habitude.
_L'habitude ?
_ Je m'entraîne depuis mes huit ans, je ne fais plus attention quand je suis blessé. Mais je suppose que je vais devoir le faire maintenant.
_ La prochaine fois que tu fais ça je te laisse crever. Il n'y aura pas de troisième chance. Et n'arrache pas tous cette fois ci, j'aimerais dormir correctement.
_ Reçus. »
Je me sentais comme une gamine que l'on grondait après qu'elle est faite une bêtise, même si je ne risquais pas de fermer l'œil cette nuit je ne retirais aucun des fils qui au pourtant me dérangeaient énormément niveau confort. Je glissais mes doigts sur la brûlure encore hanté par mes cauchemars, pourquoi Akainu était apparus dans cette scène ? Je savais très bien qu'il n'avait pas été présent durant cet incident. Evidement tout ça remontait à longtemps maintenant et mes souvenirs étaient désormais pas mal confus mais je me souvenais toujours de cette forme et de cette aura. Celui de l'homme qui avait tué ma famille. Je me repliais sur moi-même et remarquais une horloge au mur en face. Je la fixais encore et encore attendant que les minutes s'égrènent doucement, je n'allais pas dormir, maintenant c'était certain. Lorsque vis la petite aiguille indiquer six heures, je retirais tous quitte à réveiller l'autre autant l'accueuillir avec quelques choses de sympa. Je saisi la béquille et à mon plus grand étonnement réussis à me retrouver dans la cuisine. J'avais fait attention à y aller doucement, pas trop non plus mais assez pour ne pas ré-ouvrir mes blessures. Je cherchais farine, beurre, sel et lait pour finalement mélanger le tous et commencer à cuire le mélange pour en faire des pancakes. J'entendais des pas précipités dans les couloirs ne pouvant réprimer un sourire. « Pas de troisième chance » ? Je finis de faire bouillir l'eau, le café et le lait. Je m'installais à table et soufflais sur ma tasse de thé dissipant le nuage de vapeur. Des pas repassèrent devant la porte et cette dernière s'ouvris, je souris un peu malgré mes cernes. Je poussais la tasse de café vers la personne venant d'entrer.
« Bonjour, le petit déjeuné est prêt. »
voilà, avis et impressions ? Review's ?
