Il fait chaud. Je me sens bien et je n'ai plus mal. Je fronçais les sourcils, quelque chose glissait le long de mon dos. Je bougeais un peu, me repliant sur moi-même et le contact fut rompu. J'entendais le bruit des vagues, un son doux comme je l'aime. Les odeurs par contre me dérangeaient, elles étaient trop fortes. La senteur de l'alcool et de la cigarette. Mais par-dessus cela l'odeur de parfum masculin était le plus fort. Je frottais mon visage contre la douceur des draps. C'était moelleux. Le contact avec ma peau était revenu, remontant encore le long de mon dos. Je fis une petite moue laissant un grognement m'échapper. Je me repliais un peu plus enfonçant ma tête plus profondément dans l'oreiller.
« Ivy-chan~ ! »
J'ouvris les yeux et me reculais. Ma respiration s'accéléra et je m'écartais de cette personne. Il sourit relevant ses lunettes pour les poser sur ses cheveux.
« Ivy-chan. Soit plus reconnaissante, je t'ai sauvé des griffes de l'autre homme-poisson. »
Je sortis du lit, le fusillant du regard. Il restait immobile avec son sourire au combien agaçant. Ayant remarqué que je n'avais qu'une chemise blanche comme vêtement je gardais les draps contre moi.
« Où est-ce que je suis ?
_ Chez moi, à Dressrosa. On t'a soigné, vu dans l'état t'ont laissée les hommes-poissons. »
Je restais sur mes gardes reculant vers la porte. Je pus enfin saisir la poignée mais rien n'y fait.
« Mwéhéhé. Je ne suis pas stupide Ivy-chan. J'ai bien compris que tu étais vraiment très en colère contre moi, donc je t'ai enfermée ici et la clé, je la garde avec moi.
_ Laissez-moi partir.
_ Non. »
Je fronçais des sourcils, la colère montant en moi, mes joues devant rougir fortement.
« Je vous déteste! Je ne le cache pas et je le dit haut et fort ! Libérez-moi ! Je rêve de vous tuer depuis mes huit ans mais vous êtes bien trop fort pour moi à l'heure actuelle. Maintenant libérez-moi ! »
Il sourit et mon corps ne répondit plus à ma volonté. J'essayais de résister mais rien à faire. Quelle désagréable sensation que celle de ne plus pouvoir être maitre de soi. Doflamingo tendit sa main, que je saisi bien malgré moi. Je mettais toute ma volonté à ne pas obéir, à le combattre.
« Ivy-chan. Je t'ai capturée et j'ai bien l'attention de te garder.
_ Je m'enfuirais. »
Il relâcha un rire et je me retrouvais à quelques centimètres de lui. Il gardait ma main dans la sienne.
« Je ne te laisserais pas faire. »
Il sourit et relâcha ma main. Il remit ses lunettes avant de sauter par la fenêtre. Dans le premier temps, j'eu du mal à me rendre compte que je pouvais de nouveau bouger par moi-même. Mes jambes se dérobèrent sous moi et je restais de longues minutes au sol. Il fallait que je parte. Je devais partir d'ici. Law ! Je devais retrouver Law, absolument. Je paniquais et me levais. Mon premier réflexe fut de courir à la porte et m'acharner dessus. Evidemment, comme précédemment la porte ne s'ouvrit pas et ne bougea pas d'un pouce. Je partis alors vers la fenêtre pour voir si comme le shichibukai je pouvais tous simplement sauter.
J'écarquillais les yeux tandis qu'une bourrasque fit voler mes cheveux. Cet homme était réellement malade et je le haïssais. Il avait dû forcément s'inspirer d'un conte de fée pour faire ça. M'enfermer dans la plus haute tour de sa maison !
« L'enfoiré ! »
Non mais qu'elle salope ! Pourquoi autant d'acharnement ?! Je vais le tuer, le tuer et le re-tuer ! Je m'écartais de la fenêtre et vins frapper dans l'armoire en bois, me tenant par la suite le pied en laissant une plainte douloureuse se faire entendre. Ce n'était pas une bonne idée de frapper un meuble en bois massif. Merde à la fin !
Je remarquais alors un détail. Détail pourtant important. J'avais pas mal de bandages sur moi, propres. Je n'avais plus mal sauf à mon malheureux pied. J'avais réellement étais soigné. Je retirais délicatement les bandages sur mon bras droit. Il y avait encore les fils, mais tous étaient propres. Ma peau ne portait aucunes traces de crasse. Je restais encore plusieurs minutes à inspecter mon corps. Je n'avais aucunes blessures supplémentaires. Bien-sûr mon visage portait des traces d'égratignures et de bleues, comme le reste de mon corps mais je n'avais rien d'autre.
Mon étonnement passé je repris peu à peu conscience d'autres détails. Les femmes ? Qu'était-il arrivé aux femmes emprisonnées avec moi ? Je me mordis la lèvre. Il allait falloir que je demande des réponses.
« Tch ! »
Je me levais et fit le tour de la pièce. Enfin, plutôt de ma nouvelle prison. Le décor était vraiment luxueux. Lit à baldaquin drapé de blanc. Pièce lumineuse avec beaucoup de bougies. Une armoire en bois massif, sculpté avec précision. Il y avait également une table blanche et deux chaises autour. Je lâchais un soupire, il fallait que je me sorte de là. J'ouvris l'armoire pour voir un peu ce qu'elle contenait. Des robes. Des robes et oh ! Des robes.
Bon sang même pas quelques sous-vêtements ! Je pris les robes gardant quelques-unes de côté. Le tissu était résistant et souple. De quoi faire de bon fils. Avec du temps et beaucoup de patience. Patience que je n'avais absolument pas. Je jetais les robes un peu plus loin et j'enfilais une noire peu élégante. Après d'autres longues minutes je fus pris de remords. Je me mis dans un coin, une vérité venant de me revenir en mémoire. Olive était mort. Je me souvenais des coups que les hommes-poissons lui avaient portés. Il n'avait rien pu faire pour se défendre. Les larmes roulèrent doucement sur mes joues et je me repliais un peu plus, pleurant à chaudes larmes. Un trop plein. Olive était mort, j'étais séparée des Heart Pirate et pour mon plus grand bonheur, j'étais maintenant prisonnière du meurtrier de mes parents.
Je restais de longues heures chagrinée mais finalement une colère indescriptible m'envahie. Je pris les bibelots en porcelaine posés sur la commode et les envoyais valser sur les murs opposés. Le bruit était infernal. Mais ça me calmait au moins. Je ne criais pas pour autant mais j'en avais très envie. La porte s'ouvrit au moment où l'un des bibelots explosa à côté.
« Quel accueil chaleureux, Ivy-san.
_ Vergo. »
Il entrait avec un plateau dans la main, une fourchette collé sur la joue.
« Alors tu étais bien un traître !
_ Parle avec un peu plus de respect. Jocker m'a demandé de t'emmener ton repas.
_ Je n'ai pas faim. »
Gros mensonge, mais je voulais qu'il parte le plus rapidement possible. Ce traître, cet homme que j'ai considéré comme mon grand-frère durant des années. Cet homme qui avait participé au massacre de ma famille. Il posa le plateau sur la table. Je l'ignorais royalement et m'assis sur le rebord de la fenêtre.
« Où sont les femmes qui étaient emprisonnées ?
_ Mortes. »
Vergo sortit sans plus de mot. Je regardais à l'extérieur. Le soleil avait énormément décliné mais en bas des rires et l'alcool coulaient à flots. Je fronçais les sourcils. C'était réellement des monstres. Faire la fête alors qu'ils avaient massacrés autant de personnes innocentes ! Vergo venait d'arriver et s'approcha du shichibukai. Ce dernier leva les yeux vers moi et souris. Je me levais, pris le plateau sur la table et le jeta par la fenêtre de façon à ce qu'il atterrisse au milieu de l'assistance et je fermais les rideaux blancs d'un geste rageur.
Autant me laisser mourir de faim, peut-être qu'à la longue ils allaient me libérer. Je sentis une douleur sur la paume de mon pied. J'avais marché sur un morceau de porcelaine brisée. Je grimaçais un peu et m'assis sur le lit puis je retirais avec précautions le morceau. Du sang glissa paresseusement sur ma peau. Je me mordis la lèvre en commençant à pleurer de nouveau. Bon sang ! Je devenais trop sensible. Et qu'est-ce que j'avais faim ! Je me repliais sur moi en me laissant tomber sur le lit. Demain c'est décidé je quitterais cette pièce !
J'enfonçais ma tête dans l'oreiller, hurlant à plein poumon dans le tissu. Hurlement qui, pour mon plus grand bonheur, fut pratiquement étouffé par le tissu.
« Ivy-chan ? Tu es toujours en colère ? »
Je relevais les yeux. Doflamingo était posé sur la fenêtre. Je lui lançais l'oreiller dessus.
« Sortez ! »
Il sourit en rattrapant l'oreiller.
« Je vois que tu as refait la déco. »
Je fronçais les sourcils.
« Tu n'as pas faim ? Jeter ton repas n'arrangera rien, on peut te nourrir de force, ce n'est pas un problème.
_ Laissez-moi. Je ne veux pas vous voir. Je veux être seule.
_ Je n'ai pas l'intention de partir très chère.
_ Tch ! »
Je pris la bougie restante sur la table de nuit et la lui lança. La bougie fut stoppée en vol et le blond se leva et s'approcha de moi en remontant ses lunettes. Je voulus reculer mais j'en fus incapable. Doflamingo reposa l'oreiller et prit une mèche de mes cheveux. Il les porta à ses lèvres.
« Ivy-chan, tu as vraiment grandis.
_ Ça suffit, laissez-moi ! N'avez-vous pas déjà assez gâché ma vie ?
_ Je n'en ai pas finis avec toi Ivy, tu es l'une de mes pièces les plus précieuses. Je ne peux pas te laissez disparaître. »
J'avais envie de pleurer mais pas devant lui. Je devais déjà avoir les yeux bien rouges. Il relevait doucement ses lunettes.
« Tu es la seule à avoir eu mon autorisation, donc je ne peux pas te tuer ou te laisser mourir.
_ Vous n'avez pas hésité à tuer ce qui m'était le plus cher. Si je suis encore en vie, c'est uniquement grâce à Akainu.
_ Akainu a contrecarré mon plan te concernant. Je t'aurais juste gardé précieusement, Ivy-chan. Comme je vais le faire maintenant.
_ Retirez vos mains de mes cheveux. »
Il sourit à nouveau.
« J'apprécie les cheveux longs et doux comme les tiens.
_ Alors je me ferais une joie de les couper dès que possible.
_ Il n'y a aucun objet tranchant ici.
_ Je serais me débrouiller. »
Il rit mais pas comme son rire habituel. Son index se replia faisant avancer mon corps comme une marionnette.
« Je te prierais d'être sage demain. Si tu ne manges pas je te forcerais sans aucune gêne. »
La pression se relâcha et je tombais un peu sur le lit.
« Je vous jure que je serais la pire des prisonnière que vous aillez jamais eu ! »
Son rire démens résonnait dans la pièce. Ma colère reprit de plus belle. Je ne cherchais même pas à l'insulter ou encore lui donner des coups. Je n'en voyais même pas la peine. Je sentais mon corps se coucher contre ma volonté. Il s'était assis sur le bord de la fenêtre, les lunettes retombées sur son nez.
« C'est l'heure de dormir Ivy.
_ Avec un psychopathe à côté je n'en ai pas très envie. »
Il ne parlait pas plus. Je lâchais un grognement, lui tournant le dos. Malgré sa présence je commençais à réfléchir. Certes j'étais en terrain ennemis. A part cette tour je ne connaissais pas grand-chose des lieux. Il y avait au moins dix mètres de chute libre si je sautais. Je pourrais essayer mais à mes risques et périls. Au moins j'aurais une mort rapide. Bon, autre option. La porte pouvait s'ouvrir mais par contre, que pour les repas si j'ai bien compris. Je lâchais un énième soupire.
« Dors Ivy-chan. »
Je me retiens de lui lancer une réplique cinglante préférant me concentrer sur mes plans. Petit à petit mes paupières se baissèrent doucement. Je commençais à me sentir légère. Je me lovais doucement dans les bras de Morphée. Je voulais retrouver Law, certes lui mettre la raclée de sa vie mais même. Je voulais le revoir.
« Ivy ? »
Je soulevais mes yeux de mon bouquin.
« Qu'est-ce qu'il y a Law ?
_ L'île est en vue, tu voudras bien m'accompagner pour chercher des plantes médicinales ?
_ Depuis quand tu me demande ?
_ Bon alors c'est un ordre.
_ D'accord. »
Je souris, amusée. Law avait pris une plume et du papier et commençait à faire une liste.
« Dis donc, tu es vraiment trop sérieux.
_ Hm ?
_ Tu sais sourire ?
_ Je le fais tout le temps.
_ Non, quand tu souris tu le fait de façon sarcastique et moqueuse. Rarement un vrai sourire, sincère. Tu as toujours été comme ça ?
_ Qui sait ? »
Il eut un des sourires dont je venais justement de parler.
« Seulement toi.
_ Peut-être pas. »
Il se tournait vers moi en baissant un peu son chapeau. Après quelques minutes, il se leva me faisant signe de le suivre. L'air était frais mais ça faisait vraiment du bien.
« Hey ! Attend-moi ! »
Law était parti devant moi et je le rattrapais après une petite course. Cette île était vraiment belle malgré les gros nuages qui arrivaient un peu plus loin.
« Law ? On les trouve où tes plantes ?
_ La droguerie pour certaines et pour le reste autant faire un tour dans la forêt. Je pense que je peux trouver quelque chose d'intéressant. Reste à côté, tu risques de te blesser toute seule.
_ Très drôle.
_ Je suis sérieux. »
Je laissais un soupire quitter mes lèvres mais obéis en restant à ses cotés. On passa à la droguerie et Law me donna ses paquets. En gros, je faisais porteur pour cette sortie. Lorsqu'il eut terminé les achats en ville, on pénétra dans la forêt. Forêt simple et normale, je n'aurais pas été étonnée de voir un ours surgir d'entre les buissons. Law s'arrêtait souvent pour s'agenouiller et regarder quelques herbes. Je partis un peu plus loin à un moment.
« Ne va pas trop loin. »
Je lui fis un petit signe de la main et continuais. J'arrivais près d'une rivière sur un gros rocher et me pencha pour pouvoir boire. Cette île était séparée par une grande rivière d'eau pure. C'était sa particularité. J'entendis Law m'appeler et lui indiquai ma position d'un cri. Il arriva d'un pas lent et bu à son tour. Je sentis une goutte sur ma joue. Je l'essuyais du bout des doigts avant de tendre la main. Le déluge ne se fit pas prier et je réajustais ma casquette pendant Law se levait.
« Rentrons rapidement. »
J'acquiesçais. Il partit devant moi, je fis un pas et me stoppais en entendement un grondement. Le rocher sur lequel j'étais bougea d'un coup. Je réussis à garder mon équilibre de justesse. Law s'était retourné pour me regarder les yeux écarquillés.
« Je le sens pas là… Law ? »
Le rocher gronda à nouveau, cédant sous mes pieds. Law lâcha un juron en tendant sa main. Il réussit à m'attraper, me gardant contre lui mais malheureusement nous fûmes emportés dans notre élan et nous nous retrouvâmes immergés dans l'eau. Évidement je dû garder Law contre moi pour qu'il ne coule pas. Je savais que manger un fruit du démon ne pouvais pas être qu'un avantage ! Bien sûr avec l'intempérie qui avait lieu, le courant fut bien plus fort. On se retrouva emportés et je peinais à nous garder à la surface. J'étais comme même amusée de voir le capitaine dans un état aussi pitoyable.
J'écarquillais les yeux en sentant le courant devenir bien plus turbulent.
« Ivy, acc…accroche t…toi. …à...q…quelques…. ...choses…. »
Il était marrant lui. Je ne pouvais m'accrocher à rien ! J'écarquillais les yeux de surprise mêlée à la terreur. Je murmurais une seule phrase.
« Accroche-toi Law. »
Il fronçait des sourcils en grimaçant mais comme moi prit son inspiration. Bon sang, j'imaginais bien dans quel état il devait se trouver. Honteux de se retrouver dans un tel état de faiblesse. Une cascade. Je me resserrais contre Law. Le vide glissa sous nous, j'écarquillais les yeux tout comme Law qui lâcha un juron. La chute fut rapide et le choc violent, assez pour me faire lâcher Law. Je remontais à la surface prenant une grande gorgée d'air. La pluie frappait mon visage comme des millions d'aiguilles. Je cherchais le brun du regard avant de me souvenir d'une chose.
« Merde ! »
Je plongeais de suite, il était là, coulant lentement au fond de l'eau. Il n'avait plus d'air. Je nageais vers lui le plus vite possible. Arrivant enfin à sa hauteur je saisis son visage et posais mes lèvres sur les siennes pour lui insuffler un peu de souffle vital. Je le saisis ensuite et remonta à la surface. Il était plus lourd qu'une une enclume. Je grimaçais réussissant finalement à nous tirer à la surface. Le courant nous avait entrainés dans une sorte de grotte où nous étions à l'abri de la pluie.
Je mis plusieurs minutes avant de retrouver mon souffle. Je grimaçais un peu, j'étais trempée des pieds à la tête et mes vêtements me collaient à la peau. Je me levai, réprimant un frisson.
« Ça va allez capitaine ?
_ Hm… »
Il était resté allongé, apparemment encore bien secoué.
« Je vais faire un feu, tu vas pouvoir bouger ?
_ Laisse-moi juste un peu de temps. »
Je fis un petit signe de la tête. Je lui devais bien ça après tout c'était bien à cause de ma malchance que nous nous trouvions dans cette situation. Il se redressa finalement retirant son chapeau pour l'essorer. Je réussis à faire un feu. Heureusement qu'il y avait quelques morceaux de bois secs ici. D'ailleurs s'était assez étonnant.
« On va rester jusqu'à ce que la pluie se calme. Tu risques de provoquer une autre catastrophe si tu sors de nouveau.
_ Désolée de ne pas avoir pensé à l'éventualité qu'un rocher cède sous mes pieds.
_ Je te rappelle juste que je ne peux pas nager.
_J'ai remarqué Mr. L'enclume. Moi je sais très bien nager, tu n'avais qu'à me laisser tomber et je me serais débrouiller toute seule sans problème.
_ Bien, la prochaine fois que tu auras un problème je n'interviendrais pas.
_ Bien.
_ Je peux savoir ce que tu fais ?! »
Je le regardais.
« Je vais faire sécher mes vêtements. »
Je retirais la combinaison sans vraiment lui prêter attention. J'étais trempée et je n'avais pas envie d'attraper un rhume. Law ne fit plus un geste pendent quelques secondes avant de détourner les yeux et de retirer à son tour les siens. Moi je restais près du feu laissant la chaleur effacer les traces d'humidités sur ma peau.
« J'ai réussis à garder les herbes dans le sac.
_ Hm. »
Je fis une petite moue et tournais mon regard vers lui, il s'était assis dans un coin.
« Je ne t'avais jamais vu sans ton chapeau. »
Il me regarda un instant puis souris un peu. Un vrai sourire cette fois ci.
« On risque de rester coincé ici toute la nuit, Ivy. »
Je ne pus m'empêcher de sourire. Finalement il se pouvait qu'il ne soit pas aussi sérieux qu'il n'y paraît. Nous fûmes effectivement coincés toute la nuit. Mais celle-ci fut bien courte.
Je bougeais un peu, commençant à m'étirer en baillant. J'ouvris un œil doucement. Me relevant finalement pour regarder la pièce. Personne. Les morceaux de porcelaine n'étaient plus présent et un plateau de petit déjeuné avait pris place sur la table. J'eu un sourire. A partir d'aujourd'hui j'essayerai de m'enfuir tout les jours.
Voilà, voilà. Merci encore à Lisen-chan et à tous les lecteur ^^.
