Cc ! Me revoilà pour un nouveau chapitre. Alors je vais tout d'abord répondre aux questions des personnes ausquelles je n'ai pas pu répondre. Oui je vais essayer de mettre à jour régulièrement, une ou deux fois par semaine. J'essaie surtout de faire des chapitres moyens pour que vous ayez quelque chose à vous mettre sous la dent. Genre que vous n'attendiez pas une semaine pour 5 lignes quoi ?! ;) Donc voilà pour cette première question. Ensuite c'est vrai que je ne suis pas forcement fidèle au caractère de certains personnages, alors je vais tout vous expliquer. Attention... En vrai je n'ai encore regardé la série, j'ai juste vu plein d'extraits et plein de vidéos et beaucoup de résumés d'épisodes. L'histoire m'a conquise. Mais j'ai aussi lu les livres. Donc je fais le mélange un peu des deux, et certaines personnalité ne sont pas forcement les mêmes. Et puis j'essai aussi de donner un peu ma signature personnelle quand même ! Donc voilà les réponses à vos questions je ne vous retiens pas plus, bonne lecture à toutes et tous ! Ps: Merci à toutes les personnes qui m'ont envoyé des messages super positifis et super encourageants, ça m'a fait super plaisir !

Flash-back :

"Clarke ?"

Le docteur haussa un sourcil et posa la pointe de son stylo sur son bloc-notes. Laissant le papier boire la petite tâche de liquide bleu qui s'élargissait peu à peu sur le fond blanc. C'était exactement ce que ressentait la jeune fille en se remémorant ce qu'il s'était passé ces derniers mois, elle rouvrait des cicatrices qui comme à l'image de l'encre coulant sur la feuille, saignaient.

"Voulez-vous que nous nous arrêtions ici ?"

Elle fit "Oui" de la tête et essuya vivement plusieurs larmes qui commençaient à couler sur ses joues. Un goût amer se répandit dans sa bouche et Clarke n'arrivait à définir si cela était dû à la honte ,à la colère ou tout simplement à la tristesse. La vérité devait sortir, mais aujourd'hui était peut-être encore trop tôt.

"Clarke, reprit-il d'une voix parfaitement neutre, parler vous ferais le plus grand bien"

Elle prit une grande bouffée d'air pour ne pas succomber au sanglot qui menaçait de faire secouer son corps entier et parla d'une voix instable :

"Je pensais que mes parents étaient des gens... Clarke marqua une pause, réfléchissant à ses prochaines paroles,comme si elles avaient et avaient toujours eu un pouvoir de vie et de mort sur elle. Des gens biens..."

Encore une fois l'air se mit à être indispensable pour ne pas flancher.

"Je pense qu'ils l'étaient mais un jour j'ai découvert quelque chose que je n'aurais jamais dû découvrir et..." sa voix se brisa.

" Et quoi ?"

"C'est de ma faute..." Un sanglot finit par l'interrompre et elle s'obligea à fermer très fort ses paupières pour refouler ses larmes.

"Je suis désolé, je ne peux pas" Elle s'apprêta à se lever quand le médecin l'a retint par le poignet.

"Je ne peux pas vous obliger à parler de quelque chose que vous ne voulez partager. Mais je peux du moins vous conseillez."

Ce dernier mot capta l'intention de la jeune fille. Une petite étincelle d'espoir naquis dans ses yeux bleus, un conseil... Au point où elle en était, elle pouvait prendre tout ce qu'on lui proposait. Tout ce qui ne consistait pas à rester assise enfermée dans une salle à revivre des moments qu'elle ne voulait qu'oublier.

"Oubliez tout puis rebatissez votre monde. Rencontrez de nouvelles personnes, tombez amoureuse..."

"Ces choses là ne sont pas pour des gens comme moi, docteur"

"Alors partez. dit-il. Voyagez, déménagez, refaites votre vie. Rencontrez, aimez, perdez puis oubliez et recommencez."

Rencontrer. Aimer. Perdre. Oublier. Recommencer. Ces mots ne cessaient de tourmenter son esprit.

Fin du Flash-Back.

Oublie-le, oublie-les tous. se répéta Clarke. Si elle avait bien appris une chose dans sa vie, c'est qu'elle ne pouvait que compter sur elle-même. Depuis le temps elle devait le savoir.

Il n'a fallu exactement que 8 minutes et 46 secondes à Clarke pour se débarrasser de la totalité des affaires de Spacewalker. Le passé est le passé, se disait-elle. Et Finn en faisait désormais partit, il fallait qu'elle se fasse une raison. Elle n'était tout simplement pas faite pour l'amour.

Il faut que je parte loin d'ici, se répéta-elle sans cesse en remplissant son petit sac de voyage. Mais ses mains engourdis et moites semblaient réticentes à suivre le mouvement. Ses yeux ne cessaient de piqués de larmes qui menaçaient de tombées. Non, non tu ne vas pas pleurer. Pas pour lui.

Elle était de toute évidence rester trop longtemps, elle aurais dû partir dès le moment où elle avait commencé à s'attacher aux gens. C'était son mode de fonctionnement, ne pas ressentir. Mais elle l'avait fait pourtant, à ses risque et périls.

Elle attacha ses cheveux et jeta avec négligence le carton comportant les plusieurs affaires de son désormais ex-petit ami, devant sa porte d'entrée. Puis elle partit sans un regard en arrière. Le passé est le passé.

"L'embarquement du vol A228 est prêt à embarqué"

Et merde ! Clarke se mit à courir à toutes jambes dans l'aéroport quitte à bousculer quelques passants sur son chemin pour rejoindre le portique d'entrée. Eviter les pieds, sauter par-dessus les valises, qui aurait cru que l'aéroport était devenu un entraînement sportif ? Après plusieurs minutes à essayer de se frayer un chemin parmi la foule, elle réussit enfin à atteindre sa destination. Elle tendit son billet avec soulagement à l'hôtesse qui se contenta de la contempler de la tête au pied avec un sourire hypocrite. Dieux... Comme elle pouvait détester ces personnes là. Elle détourna les yeux et releva haut la tête tout en évitant soigneusement le regard de la femme en face d'elle. Elle continua droit son chemin jusqu'à qu'elle se retrouve devant son siège où elle s'assit sans ménagement.

10:35. Mais bon dieu ! Que faisait-elle ?

Bellamy trépignait d'impatience, ne cessant de taper du pied sur place. Le temps s'écoulait trop vite et si Octavia ne se dépêchait pas d'arriver, ils rateraient leurs vols.

Enfin, la jeune fille arriva en courant équipé d'un gros sac de voyage.

"Je t'avais dis de prendre le stricte nécessaire !" la sermonna t'il en lui prenant la valise des mains.

"Mais c'est le stricte nécessaire !" s'exclama t'elle en le rejoignant à grande foulée.

Il s'arrêta pour lui faire face et lui montra son sac à lui.

"Je suis désolé mais ça c'est le nécessaire." dit-il

"Tu m'as dis de prendre ce qui m'étais indispensable."

"Ne viens pas me prendre des affaires alors..."

"Ça ne risque pas !"

Ils tendirent leurs billets à l'hôtesse qui adressa à Bellamy un grand sourire remplie de sous-entendue. Elle lui tendit une carte avec un numéro inscrit dessus.

"A l'occasion" lui dit-elle.

"Ça ira, merci" répondit Octavia à sa place en entrainant son frère par le bras. "Oh ! Vous êtes en couple ?" demanda la jeune femme dans une dernière tentative.

"Oui c'est ça" cria t'elle en retour sans donner l'occasion à Bellamy de répondre quoique soit.

"Pourquoi as-tu fais ça ?" lui demanda-t'il

"Parce que je n'ai pas envie qu'une hôtesse de l'air se rajoute à ta liste de conquête." dit-elle en lui donnant un coup de coude dans les côtes. Il prit l'air blessé en riant tandis qu'Octavia traça son chemin vers les plusieurs rangées de fauteuils.

Alors qu'elle s'arrêta au numéro de son siège, Bellamy continua son chemin dans l'engin.

"A tout à l'heure grand frère !" lui lança t'elle.

"Tu n'auras pas trop peur sans moi ?" l'a nargua t'il.

"Non merci, ça ira. Le jeune homme à côté de moi semble assez charmant." dit-elle en désignant l'homme à peau mate assis sur la place jumelle à la sienne.

Sa réponse répondit à toutes ses espérances. Son frère fronça les sourcils dans la confusion et se mit à chercher du regard la personne concernée "Quel jeune ho..."

"Aller Bellamy, va rejoindre ta place. Je sais me débrouiller seule !" lui souffla t'elle en roulant des yeux.

Il resta un instant debout à chercher des détails sur l'homme en question avant de se résigner et de se retourner à la recherche de son siège.

A67. A68. A69. A70.

Ça y est il y était. Il jeta sans ménagement son petit sac dans le compartiment à bagages et s'installa confortablement sur son fauteuil. C'est alors que son regard rencontra celui de la personne assise à côté de lui. Ses yeux glissèrent vers le reflet blond de ses cheveux, pour remonter et retomber sous l'emprise de cette couleur si fraîche, si belle, si hypnotisante. Cette teinte bleue dégageant un caractère fort qui lui rappelait vaguement celui de quelqu'un. Attendez... Ça ne pouvait pas être...

"Princesse ?" s'exclama t'il.

Ce n'était pas possible. La poisse s'acharnait vraiment sur elle ! Clarke commençait sérieusement à l'a soupçonner de lui coller à la peau. Qu'elles étaient les probabilités qu'elle se retrouve dans le même avion, pour le même vol, avec le pire chauffeur de taxi de New York ?Dès qu'elle croisa son regard, son coeur se figea. C'était vraiment lui, ce sourire taquin Et bien qu'il n'y avait pas de sentiment derrière tout cela, elle ne pouvait pas s'empêcher de penser qu'il y avait pire compagnie que celle d'un jeune homme plutôt mignon.

"J'ai un prénom tu sais ?" lui dit-elle en détournant le regard. Elle l'entendit renifler à sa réponse

"Il faudrait donc d'abord que tu me le donnes, tu ne pense pas ?" Et merde ! Il avait raison !

Elle ouvrit la bouche pour lui répondre quand une petite voix dans son esprit l'arrêta. Oublier, recommencer... Elle secoua la tête et se ravisa de dire quoique ce soit à propos de son identité, ça valait mieux pour eux deux. Elle lui répondit alors :

" Pourquoi devrais-je te le dire ?"

"Parce que je ne t'ai pas dénoncé à la police ?" répondit-il simplement.

"Hum-hum " Acquiesça t'elle en saisissant un magazine féminin et commença à le feuilleter.

"A propos, tu as toujours une dent contre le propriétaire de la pauvre petite voiture ?" rit-il

" Ce n'est pas une dent que j'ai, mais une mâchoire." Répondit-elle vaguement en continuant l'étude de la revue.

"Le genre de mâchoire qui mord ?"

"Non celle qui sautille sur place..."

" La princesse aurait-elle trouvée l'humour ?"

" Hum-hum" dit-elle toujours dans son magazine.

"Tu étais plus bavarde dans la voiture..." Admit-il en soupirant.

"Et toi, moins chiant..."

"Madame et monsieur, veuillez attacher votre ceinture et prendre connaissance des mesures de sécurité à prendre qui sont inscrites sur votre tableau de bord ainsi que celle que notre équipage vous montreront." les interrompit la voix du chef de bord à travers les interphones.

Mais oui, bien sûr c'était connu... Un gilet de sauvetage pourrait lui sauver la vie, si l'avion venait à s'écraser. Elle soupira et s'enfouit encore plus dans son fauteuil, elle remarqua du coin de l'oeil son voisin faire de même.

"Ça va être long" commenta t'il.

Très long, pensa Clarke.

Quelques minutes passèrent quand l'avion était fin prêt à décoller. Les turbines se mirent à tournées et faire vibrer l'engin, tandis qu'ils commencèrent à avancer doucement. Le jeune homme s'accrocha aux côtés de son siège mine de rien. Un geste qui ne passa inaperçu à Clarke.

"Nerveux ?" lui demanda t'elle en haussant un sourcil.

"Non pas du tout..." répondit-il d'une voix un peu trop aigu.

Clarke sourit triomphalement, enfin un point faible.

"On a a peur de l'avion monsieur le chauffeur de taxi ?" le nargua t'elle.

"Non ! Je ne vois pas pourquoi tu dis ça..." dit-il en laissant échapper un discret tressaillement à la soudaine accélération de l'appareil. Ils étaient maintenant collés à leurs sièges.

"Etant donné qu'on va voler à plusieurs centaines de kilomètres en l'air..." Elle haussa la voix pour couvrir le son du réacteur.

"C'est bon. J'en ai assez entendu. Tu ne m'aides pas là !"

"Il me semblait"

"Pour une fois que nous sommes d'accord sur un point !" cria t'il à son tour.

C'était officiel. Bellamy détestait l'avion, c'était une véritable torture. Mais il fallait l'avouer, il y avait pire compagnie. La jeune fille assise à côté de lui, semblait au contraire, adoré le vol. Et son plaisir était devenu en quelque sorte contagieux, il s'arrêta de penser et se contenta de regarder sa voisine qui venait de s'abandonner au sommeil. Ses paupières se fermèrent plusieurs minutes alors que sa tête semblait peu à peu plier sous le poids de l'épuisement. Il se surprit à penser à la sensation de l'avoir sur son épaule. Il fronça les sourcils, et secoua la tête pour se débarrasser de cette stupide pensée.

Plusieurs minutes passèrent jusqu'à ce que lui aussi succombe au sommeil.

Mais il y a certaines fatalités dans la vie, qui font que l'humain ne peut pas tout contrôler. On se réveil tous les matins s'en nous rendre compte de la chance que nous avons. A 6:30, on se réveil on grogne, on se prend la porte de notre chambre, puis on grogne encore plus. D'autres vont appuyer sur le réveil, comme une minorité vont le jeter sur le mur d'en face. Pourtant on ose dire que le monde appartient à ceux qui se lève tôt.

D'autres se réveillent, laissent leurs larmes coulées, heureux d'être encore en vie, une journée de plus, 24 heures de répit. Pourtant ce n'en ai que 24, mais tout paraît si court.

On prend notre douche, notre petit-déjeuner, on hésite entre le t-shirt noir et la chemise blanche, la veste classe ou le blouson hyper stylé que vous avez acheté la veille dans le petit magasin en face de chez vous. Vous finissez par prendre votre sac de cours, vos clés puis vous ouvrez la porte de chez vous, sans vous doutez une seule seconde que peut-être sera t'il la dernière fois que vous le ferez.

Aller savoir si cela faisait partit de leurs destins ce jour-là.

Un craquement assourdissant retentit et instinctivement Clarke saisit la main de Bellamy qui se réveilla en sursaut. Il parut un instant dérouté et ses yeux se posèrent directement sur sa main sur la sienne. Il releva son regard pour rencontrer le sien et une question silencieuse se posa entre les deux. Que venait t'il de se passer ?

Et comme réponse les secousses redoublèrent d'intensités, laissant place à un bourdonnement incessant inquiétant. Un silence de mort régnait dans l'appareil, seulement quelques chuchotements pouvaient se faire entendre de temps à autre. Ils attendaient tous que ça se passe, ça allait bien se terminer à un moment donné, tout allait bien se passer, n'est ce pas ?

Mais le destin est le destin, ce qui devait arriver, arriva.

L'engin bascula une nouvelle fois, et une sensation de chute se fit dans un sifflement perçant. Une explosion retentit, et lorsque Clarke regarda à travers la petite fenêtre, elle découvrit avec horreur des flammes surgissantes des ailes de l'engin et des débris de tôles fondues volantes dans l'air.

Elle resta assise, figée toujours la main dans celle de son voisin qui l'a serra en retour. Elle ferma les yeux en écoutant le bourdonnement monté en puissance, jusqu'à qu'il se métamorphose en cri déchirant qui fit exploser toutes les vitres. A contre coeur elle lâcha aussitôt la main du jeune homme pour se protéger le visage de ses deux bras, tout en essayant d'ignorer la sensation de brûlure qui commençait à mordre sa nuque.

Le toit de l'engin se déchira comme une vulgaire feuille de papier dans un bruit assourdissant, et un violent choc s'ensuivie. Ils se retrouvèrent ballotés sur leurs sièges comme des poupées sans vie.

Le reste du cauchemar continua ainsi et tout se passa extrêmement vite.

"Ne t'inquiète pas, ça ne va pas faire mal" lui dit le garçon à côté.

Clarke frissonna au contact chaud de la main du jeune homme sur son bras. Elle avait envie de lui demander ce qu'il en savait, mais elle se contenta de le regarder et de répondre à une question à laquelle elle n'avait pas encore répondu.

"Clarke ! Je m'appelle Clarke."

Elle s'attendait à ce qu'il ignore complètement cette information mais au contraire il ouvrit les yeux et contracta ses lèvres laissant apparaître un demi-sourire.

"Et moi Bellamy. Bellamy Blake." répondit-il.

Elle hocha la tête et replia ses paupières. A bientôt papa et maman. A très bientôt...

Tout semblait se mouvoir à la perfection, leurs mouvements, leurs cris, leurs pleurs, le silence puis le noir, l'obscurité, et le néant totale...

Et voilà pour ce nouveau chapitre. J'espère vraiment que vous l'avez aimé... En tant cas franchement merci pour tous vos avis, ça m'a vraiment encouragée pour écrire la suite et ça m'a fais super plaisir ! Donc merci beaucoup, je vous adore ! Alors à bientôt j'espère ;)