Coucou ! Me revoilà après un petit moment d'abscence. Je sais que je devais publier un chapitre tous les vendredis mais entre les blessures, les examens et les courses de noël ! Et bien je ne trouvais plus le temps d'écrire. Mais...Mais voici enfin le nouveau chapitre et j'espère qu'il sera à la hauteur de vos espèrances ! Bonne lecture à toutes et tous !
Tout était devenu si calme. Etait-elle au paradis ? Etait-elle même morte ? Une douleur aigu se propageant tout en elle lui confirma que non. A priori elle était encore vivante, mais pour combien de temps ? Clarke s'était demandé à plusieurs reprises à quoi pouvait bien penser les victimes dans ce genre de situation. Si même elles avaient pleinement conscience de leurs inconsciences, ironique n'est ce pas ?
Elle n'avait jamais pensé ne serait-ce qu'une seule fois qu'elle en ferait un jour l'expérience. Et il fallait l'avouer, elle était déçu. Tout était si froid, si terne... Et pourquoi tout était si noir ? Elle ne savait même pas quand elle se réveillerait, ni même si un jour elle le ferait. Comment allait-elle pouvoir supporter de rester si longtemps dans l'obscurité ? Elle avait beaucoup trop de questions et si peu de réponse.
Clarke aurait donné n'importe quoi pour que ses parent soient à ses côtés à cet instant. Elle aurait tant aimé les revoir, écouter le son de leurs voix... Mais cela était impossible, la mort les séparait désormais et pas même son accident n'avait put les réunir. Peut-être était-il le moment d'abandonner. Peut-être pouvait-elle se laisser succomber à la force inconnu qui l'entraînait peu à peu vers la fatalité. Tout serait tellement plus facile, après tout... Que lui restait-il dans son monde ? Qui pouvait bien la retenir dans ce monde qui à priori n'avait jamais voulut d'elle ?
La jeune femme se détendit quelques instants, laissant son esprit vagabonder et ses muscles se détendre un à un. Elle était prête, elle voulait mourir. Soudain, elle se sentit oppressée, puis ballotée, pour ensuite se sentir complètement molle. Et puis un point apparut dans sa vision, qui bientôt fut rejoint par un autre accompagné de deux autres encore, ainsi de suite... Et ses paupières s'ouvrirent et toutes ses envies de mourir disparurent aussi vite qu'elles étaient apparues.
Elle s'obligea à fermer et rouvrir les yeux pour mieux apercevoir son environnement. Tout était d'un bleu semblant se mouvoir en un long mouvement comme si le temps s'écoulait au ralentit. Ne serais-ce qu'un instant Clarke réalisa qu'il y avait peut-être pire endroit pour mourrir.
Mais son corps se mit vite à exiger de l'air, et instinctivement elle ouvrit la bouche pour respirer mais c'est une substance nauséabonde et visqueuse qui s'immisça dans sa gorge à la place. Ce liquide lui disait étrangement quelque chose, ce goût salé... Mais bien sûr c'était de l'eau, elle se trouvait dans la mer. Un frisson s'empara d'elle, cela voulait donc dire qu'elle était immergé d'où l'impossibilité d'accéder à une seule molécule d'oxygène.
Elle ne voyait donc qu'une seule solution : remonter à la surface. Mais c'était évidemment plus facile à envisager qu'à faire, sans penser au fait que son temps était compté. Elle essaya de faire un mouvement mais à peine s'était elle penché qu'elle se retrouva bloqué contre une surface dure. Confuse dans un premier temps elle jeta un oeil à sa cage thoracique, peut-être s'était elle empalée sur un morceau de ferraille ?
Mais c'est avec soulagement qu'elle découvrit une sangle de cuire la retenant au fauteuil sur lequel elle semblait assise. Elle s'empara donc de l'objet et tira de toutes ses forces en vain, la ceinture persistait... Il devait bien y avoir un moyen de se libérer de cet stupide objet, se disait-elle, un mécanisme, quelque chose, un bouton... Un bouton ! C'était ça qu'il lui fallait, elle chercha à tâtons le petit boîtier faisant office d'ouverture les mains tremblantes. L'air commençait à se faire manquant et bientôt Clarke ferait partit de toutes ces choses macabres disparues dans l'océan.
Elle appuya dessus, encore et encore jusqu'à que la sangle lâche. Il n'y avait plus rien qui comptait, ni la douleur aigu dans son dos, ni la mémoire des évènement passés. Tout ce qu'elle avait à l'esprit, tout ce dont elle avait envie pour le moment était de respirer et pas même cette stupide ceinture ne l'empêcherait d'y arriver.
Enfin libre elle remonta à la surface à vitesse éclaire et jaillit hors de l'eau in-extremis. Elle toussa d'abord, laissant toute l'eau consommé dans ses poumons s'échapper pour ensuite prendre quelques instants pour récupérer l'air qu'il lui avait manqué depuis trop longtemps. Sa gorge brûlait d'un feu ardent, et toute l'énergie qui l'avait aidé jusqu'à maintenant avait disparu. Et c'était pourtant cette énergie qui lui fallait à cet instant, à peine avait-elle fait refait surface que quelque chose lui saisit la cheville et l'a réentraîna sous l'eau. Par premier réflexe Clarke se mit à se débattre essayant de se libérer de l'emprise invisible l'entraînant de nouveau dans les profondeurs de l'océan.
Comme quelques instants auparavant son seul et unique but était de retourner à la surface et elle n'avait pas encore dit son dernier mot à propos de se faire noyer. Son désespoir s'était en quelque sorte transformé en détermination sans faille, du moins c'était ce qu'elle pensait avant qu'elle ne croise le regard de celle qui l'entraînait. C'était une femme comme elle, c'était pour être plus exacte l'hôtesse de l'air qui l'avait dédaigné du regard quelques heures auparavant. Elle était aussi confuse qu'elle, Clarke y lisait dans ses yeux la même panique qui devait s'y lire aussi dans les siens. Cependant la situation restait toujours la même, la femme s'agrippait à elle dans le feu de l'action comme seul objet se ralliant à la vie. Elle se cramponnait à Clarke comme si son sort en dépendait et si cela continuait ainsi elle allait finir par les noyer toutes les deux. Il fallait donc que la jeune fille trouve une solution, et vite.
Son cerveau s'était donc en quelque sorte affranchi de toute autorité de la raison et était passée en mode survie. Sa seule chance, bien qu'il lui en coutait de l'admettre était de se débarrasser du poids superflu, donc de la jeune femme cramponnée à elle. C'était mal, inhumain peut-être et totalement contre sa nature mais si elle voulait une chance de survie, il fallait qu'elle se débarrasse de l'hôtesse. Alors elle saisit la main de la jeune femme et à contre coeur la lâcha. Il n'y avait pas d'autres solutions, il n'y avait pas plus triste, plus désespéré, plus froid comme regard que celui que lui lançait la dame à l'instant même.
A contre coeur Clarke remonta à la surface, et s'accrocha de toutes ses forces au morceau de ferraille à côté d'elle. Elle se hissa dessus en s'écorchant les mains de toutes parts, mais aucune douleur n'était semblable à celle qu'elle ressentait à cet instant pour avoir laisser cette femme seule à son sort. Elle aurait bien voulu se rouler en boule et attendre patiemment que le sien vienne à son tour, mais ce n'était pas encore le moment. Au lieu de cela, elle se mit à chercher des quelconques survivants. Après tout, si elle avait survécu, il devait bien y en avoir d'autre qui avaient eux aussi réussit.
"Il y a quelqu'un ?" cria t'elle en ignorant la stupidité de sa question. "Au secours ! A l'aide !" Hurla t'elle dans une tentative de couvrir le son des vagues géantes qui se cassaient sans remords sur elle.
1 vague. 2 vagues. 3 vagues. 4 vagues. Et si la force de la jeune femme n'était plus qu'une question de temps, ses chances de survient étaient encore plus réduites. Mais une voix à peine audible l'appela à quelques mètres d'elle.
"Ici !" cria-t'il.
Clarke avait envie de pleurer soudainement, tout n'était peut-être pas perdu après tout. Il lui fallait nager quelques mètres, elle s'élança de nouveau dans l'eau laissant le morceau de débris à la dérive. Alors qu'elle s'approchait, se dessinait sur le large un morceau d'épave depuis lequel plusieurs personnes lui faisaient de grand signes, et bientôt elle fut remorqué par une paire de bras sur la surface dure de l'objet où elle s'écrasa à la fois épuisé et soulagé.
Ses yeux rencontrèrent ceux de celui qui l'avait remorqué. Malgré l'obscurité Clarke percevait un homme à ses côtés, avec des cheveux bouclés et une forte carrure.
"Bellamy ?!" S'écria-t'elle. Ce n'était pas possible, ça ne pouvait pas être lui.
"Clarke ?"
C'était bien lui, le son grave et creux de sa voix lui était propre. Un immense soulagement se propagea dans la poitrine de la jeune fille, un sourire s'arracha des ses lèvres. Et avant même qu'elle se rende compte de ce qu'elle faisait, elle se jeta dans ses bras.
"C'est bon de te revoir..." soupira t'elle dans le creux de son cou.
Elle sentit les bras du jeune homme se refermer autour de sa taille
"C'est bon de te revoir aussi" lui répondit-il dans un souffle.
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Combien de temps s'était-il écoulé ? 30 minutes, 1 heure peut-être même 2, il avait perdu toute notion de temps. Les nuages s'écartaient peu à peu pour se laisser transpercer par un filet de lumière se posant sur l'horizon. Lincoln tendit la main vers le rayon de soleil qui à son contact se mit instantanément à chauffer, il ferma un instant les yeux profitant de ces quelques instants de pause que la Nature lui accordait. Les sens de Lincoln n'avaient jamais été aussi à l'affût qu'à cet instant précis. Il se concentra sur les moindres bruits arrivant à ses oreilles : des vagues se cassant sur les débris de l'avion, le cri des oiseaux passant par là... Mais il n'y avait jamais eu aucun signe de possible survivants.
C'était une terrible épreuve de rester assis sans broncher à scruter l'horizon avec en mémoire les cris qui avaient résonné dans l'avion avant l'impact, et le fracas assourdissant du crash qui lui avait endommagé les tympans.
Quand il rouvrit les yeux un petit compartiment noir se dessinait dans sa vision. Il essaya donc de s'en approcher en ramant avec les bras. Il était assez grand pour que quelqu'un puisse s'y réfugier et peut-être y survivre.
"Il y a quelqu'un là-dedans ?" Il se mit à frapper sur la tôle fondu de toutes ses forces. Aucune réponse. Il frappa encore.
"Oh il y a quelqu'un ?" Il soupira au manque de réponse et posa son oreille contre la surface à l'attente d'un bruit quelconque. Si une personne était bel et bien réfugié à l'intérieur elle ne se manifestait pas. De toute manière, qu'il y est quelqu'un dedans ou non, Lincoln devait à tout prix ouvrir la boîte. Il pouvait y avoir très bien y avoir du matériel qui pourrait lui venir en aide.
Alors il se hâta de trouver l'ouverture. Il y avait effectivement une porte mais Lincoln ne savait ce qui était le plus déconcertant. Le fait que la porte soit verrouillée ou qu'il y a un écriteau indiquant que la boîte en question n'était autre que les W.C de l'avion. Evidemment, la seule chose qui aurait put lui venir en aide était des toilettes. Le jeune homme savait que la poisse lui collait à la peau, mais à ce degré-ci, il ne l'avait jamais imaginé. Parce qu'à part trouver du papier, il ne savait pas vraiment à quoi cela lui servirait de gaspiller son énergie d'ouvrir un compartiment qui de toute évidence n'allait lui servir à rien.
Mais à l'instant où il s'apprêta à repartir un bruit retentit. Boum. Bam. Suivit d'un gémissement. Lincoln se remit immédiatement à frapper contre l'acier.
"Il y a quelqu'un ?" Une lueur d'espoir gonfla en lui, son coeur se mit à battre fort. Il plaqua de nouveau son oreille contre le matériau et redoubla d'attention.
"Qu'est ce qui c'est passé ?" lui demanda une voix pâteuse féminine familière que le jeune homme reconnut instantanément.
"Octavia ?!" sourit-il de bonheur.
"Lincoln ?"
L'intéressé avait presque envie de rire, tout était si beau pour être vrai !
"Est-ce que tu vas bien à l'intérieur ?" lui demanda t'il
Au lieu de répondre la jeune femme préféra garder le silence.
"Octavia ? Tu m'entends ?" s'inquiéta-t'il
"Je déteste être enfermé..."
"T'affole pas. Je vais te sortir de là." Dit-il en commençant à forcer sur la poignet mais la porte persistait. Il soupira dans la défaite, s'il était impossible d'ouvrir de l'extérieur, alors il faudrait le faire de l'intérieur. Et une voix silencieuse lui disait que cette idée n'allait pas ravir la jeune femme.
"Octavia, je ne peux pas réussir à ouvrir la porte d'où je suis. Il va falloir que tu m'aides sur ce coup. Tu penses pouvoir y arriver ?"
"Qu'est ce que je dois faire ?" demanda t'elle d'une voix tendue.
Lincoln réfléchit un instant, le mécanisme ne devait pas être bien compliqué...
"Tu vas essayer de dévérouiller la porte de ton côté, tu penses y arriver ?"
"Lincoln, je suis claustrophobe pas stupide" lui dit-elle fermement.
"C'est bien ça continue à m'insulter"
"Ça t'amuses ?"
"Non, j'encourage juste ton côté agressif. Ça pourrait-être utile"
"Je croirais entendre mon frère.."
Juste un instant, Lincoln oublia le fait qu'ils venaient d'avoir un accident, qu'ils étaient seuls, livrés à eux-mêmes au beau milieu de l'océan. Il n'y avait plus que la jeune fille coincé dans cette boîte qui comptait pour lui.
"Lincoln" Toute trace de plaisanterie avait disparut dans sa voix. Et le jeune homme se mit à craindre le pire.
"Je suis bloqué, ma jambe... je crois que je suis blessé..." Même sans contact visuel, Lincoln pouvait sentir qu'elle grimaçait en parlant.
"Ca va aller Octavia, on va trouver une solution ne bouge surtout pas..." Le cerveau de Lincoln était en ébullition, son regard se reposa sur la poignet. Il y avait toujours un autre moyen. Il saisit l'ouverture de ses deux mains, pris un appui suffisant avec ses deux pieds et se mit à tirer de toutes ses forces.
"Qu'est ce que tu fais ?" lui demanda t'elle.
"J'essai... De... Te sortir...De là..." Sa mâchoire bloquée dans l'effort ne lui permettait pas de former des phrases complètes, il réprima un cri de douleur en tractant la poignée avec plus de force.
Celle-ci oscilla un instant, puis elle finit par lâcher dans un craquement . Lincoln l'a jeta alors dans la mer et ouvrit la porte. Son regard croisa immédiatement celui d'Octavia, son visage rouge et des traces de larmes qui avaient coulées s'apercevaient sur sa peau dorée.
"Ça fait mal..." dit-elle en grimaçant
Le regard de l'homme divagua et glissa jusqu'au morceau de fer planté dans la cuisse droite de la jeune fille. Il n'hésita pas une seule seconde, il se jeta un l'intérieur du compartiment et se mit à compresser la blessure.
"Ca va aller. Ca va aller" répéta-il en ignorant le sang qui collait à ses mains. Son regard recroisa celui de la jeune femme et il y lut de la tristesse.
" Va t'en Lincoln. Tu auras plus de chance de survivre sans moi. Tu as vu ma jambe ? Je suis peine perdu, va t'en , sauves ta peau tant qu'il en est encore temps."
Le jeune homme secoua la tête
"Tu crois que j'ai démonté cette poignet de porte à main nue, et que je compresserais ta blessure comme je le fais en moment si je comptais que sauver ma peau, il secoua de nouveau la tête, je ne pars pas sans toi."
"Tu es aussi têtu ?"
" Et si... On profitait un peu de ce temps pour faire connaissance. Je pari que je pourrais faire de toi une guerrière" rit-il.
Cette dernière phrase arracha un sourire à la jeune fille et Lincoln se sentit quelque peu fier d'avoir été le premier à y parvenir depuis le terrible évènement.
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Raven adorait traîner au lit, elle zappait au fur et à mesure les chaînes de télé prétendant qu'elles étaient toutes ennuyantes. Mais les nouvelles du jour captèrent immédiatement son intention.
"La tour de contrôle de l'aéroport de New York à perdu contact avec L'avion du vol A228 à 23h46. Depuis nous n'avons aucun signe prétendant que les passagers puissent être en sécurité ou non. Nous avons demandé aux proches de rentrer chez eux et de ne pas céder à la panique. Une cellule de recherche sera bientôt mise en place..."
Un frisson secoua son corps entier, elle avait travaillé sur cet avion, elle devait faire partie de cette cellule.
Alors la jeune fille sauta de son lit et elle sortit son téléphone et appela son petit-ami mais elle tomba directement sur sa messagerie.
"Finn, c'est Raven. Je ne vais pas pouvoir venir au rendez-vous ce soir, j'ai une chose importante à faire. Je t'embrasse."
Et sur ces dernières paroles, elle partit. S'il y avait bien une personne qui connaissait la mécanique de l'engin, c'était elle.
Et voilà pour ce nouveau chapitre, j'espère qu'il vous a plu. En tout cas je me suis vraiment donné à fond pour vous ! Vos avis m'ont fais vraiment, vraiment plaisir. Vous êtes les meilleurs ! Vous m'encourager à écrire la suite et j'espère que ça continuera comme cela. En tout cas je vous adore et j'ai quelque chose à vous proposer. Je peux essayer de vous faire un méga chapitre pour jeudi-vendredi, ou je peux faire aussi autre chose qui me botterai assez... C'est d'écrire une fanfiction de noël de quelques chapitres et donc que je fasse une pause sur cette histoire quelques jours. J'ai déjà une super idée donc vous pouvez me dire ce que vous en pensez si vous voulez. En tout cas merci beaucoup et à bientôt !
