Chapitre 3: Face à la mer.

La vie de Draco avait pas mal changé ces derniers temps. Avec du mieux, mais aussi du moins mieux, voir du pire pour être honnête. Le départ de son père en prison, aurait du être un de ces changements. Pourtant sa nouvelle vie ressemblait étrangement à son ancienne. D'accord plus rien ne l'obligeait à épouser et à vivre avec Parkinson. Plus rien ne le forcerait à suivre les traces de son paternel en devenant lui aussi un mangemort.

Mais tout le reste était parfaitement identique. Il passait la majeure partie de ses journées seul dans sa chambre. Une grande chambre d'accord, mais sans aucune personnalité, sans aucune vie. On pourrait la comparer à une prison, les barreaux en moins. Ce qui n'était qu'un détail, puisqu'il n'était pas vraiment libre non plus.

Il repensa à la dernière conversation qu'il avait eue avec son père, avant que ce dernier ne devienne résident de l'administration pénitentiaire, pour les vingt prochaines années. Le terme politiquement correct pour taulard.

Il lui avait fallut une bonne dose de courage pour lui tenir tête. Chose qu'il n'avait jamais osée faire jusqu'à présent.

_Désolé père. Je ne pense pas que je ferais dans un proche avenir les mêmes choix que vous.

Son éducation était telle, que même dans la rébellion, il continuait à vouvoyer son père, et à bien sûr ne pas utiliser le mot papa. Ça non il ne pouvait pas. Ce dernier eu un petit sourire, comme si les propos de son fils l'amusait.

_Tu me semble bien sûr de toi. Cracha t'il à la figure de son enfant. Tu es un Malefoy. Tu te dois donc de suivre notre maître à tous, que tu veuilles ou pas.

_Plus personne ne prendra les décisions à ma place. De là où vous serez vous n'aurez plus aucune emprise sur moi

_Ça, vois-tu c'est ce que tu crois. Le maître va me faire libérer. Il ne peut en être autrement. Ce jour là, qui arrivera plus vite que tu semble le croire, je viendrais te chercher. On verra bien si je n'ai plus d'emprise sur toi. Tu me suivras bien gentiment, comme tu l'as toujours fait. Si jamais tu refuses, alors je devrais te tuer. Les deux me conviennent tout à fait. Et Toi? Réfléchis bien à ce que je viens de te dire. La liberté dont tu me parles, tu ne l'obtiendras qu'avec la mort.

_Vous ne me faîtes plus peur. Le professeur Dumbledore me protégera de vous.

_Occupé, comme il est avec ce Potter. Non il ne te sera d'aucun secours

_Mes amis seront là!

_Quels amis? Tu n'as pas d'ami, tu n'as pas les qualités pour ça. Tu sais très bien que Crabbe et Goyle ne t'ont jamais pris pour un ami. Ils se contentent de te suivre, et de te surveiller.

_Vous mentez. Ils ne seraient pas restés avec moi uniquement pour ça.

_Pourquoi veux-tu que je te mente? Où est mon intérêt? Pourquoi veux-tu tellement des amis ? Tu n'en as pas besoin et tu n'en auras jamais besoin.

De rage Draco jeta tous ce qui lui tombait sous la main contre les murs. Il savait au fond de lui que son père avait raison. Qu'il ne pourra rien faire, que son destin était déjà écrit, et qu'il n'avait pas son mot à dire. Il avait pensé un bref instant avoir l'appui de sa mère. Ce ne fût pas le cas. Cette dernière était de plus en plus froide avec lui, et de plus en plus distante. Elle lui avait au moins permis de rester au manoir. Pas par charité envers son fils, mais pour le garder sous la main. Pour l'empêcher de penser par lui-même, et qu'il reste son petit singe savant.

_Draco. Malgré nos différent, je te permets de rester chez moi. Mais ne viens pas me voir, ne m'adresse plus la parole. Jusqu'au jour, où tu comprendras enfin où se trouve ton intérêt. Ce jour là, la seule chose que tu devras me dire est: je veux être un mangemort. Si tu as autre chose à me dire, ne te donnes pas la peine de venir me voir. M'as-tu bien compris?

Il avait bien compris. Au point de compter les jours jusqu'à son retour à son école. Le manoir n'était plus sa maison. Il était de trop dans cette immense demeure, et surtout il n'y était plus en sécurité.

Jamais Draco avait autant désiré retourner à Poudlard. Les dernières paroles qu'avait prononcé son père lui revenaient sans cesse dans la tête tu n'as pas d'ami, tu n'as pas les qualités pour. Tu n'as pas besoin d'amis

Dans un sens il avait raison, il n'avait pas d'amis. Pourtant il aurait tant aimé en avoir. Même un lui aurait suffit. Dans un sens il enviait Weasley. Lui avait toujours eu le soutient de sa famille. Et des vrais amis sur qui il pouvait compter. Alors pour faire illusion, il c'était montré arrogant. Il avait caché donc sa tristesse derrière le masque de la méchanceté. Si Potter avait accepté d'être son ami, tout serait différent, il aurait été plus fort. Il se mit à maudire le jour où il avait tendu sa main vers lui, sans avoir eu la moindre réponse. Pour qui se prenait-il ? De quel droit lui avait-il non? On ne doit jamais dire non à un Malefoy.

A la pensée de ce douloureux souvenir, il se mit à pleurer. C'était la première fois qu'il avait un signe de faiblesse. Dans sa douleur il se demanda qui de son père ou de Potter lui avait fait plus de mal. Quand il reçu les résultats de ses buses, il ne se donna même pas la peine de les regarder, et jeta la lettre au feu. Quelle importance d'avoir de bonnes notes, si c'est pour mourir dans peu de temps, et des mains de celui qui lui avait donné la vie.


Devant les résultats plus que médiocre de Ron a ces examens, Hermione l'aidait un peu dans ses révisions, enfin beaucoup. Harry lui demanda si elle prouvait le faire travailler aussi.

_Tu n'as pas vraiment besoin de mon aide. Pourquoi veux-tu tant que je te fasse travailler, lui demanda t-elle?

_Travailler va m'aider à oublier mon chagrin.

De cette façon il en oublia son chagrin et le temps qui passe, jusqu'au jour béni de la rentrée des classes.


Le voyage se fit une fois plus en compagnie de Luna. La première chose qu'elle demanda à Harry, était est ce que tu as l'intention de rependre A.D. Elle fut déçue quand il répondit par une négation.

_Je ne le ferais pas, parce que, … parce que …

_Je suis vraiment désolée Harry. Tu as le droit de ne pas continuer, et tu n'es pas obligé de te justifier. Et si on a de chance, on aura peut-être un bon professeur cette année.

_Oui. Espérons-le.

Bien que pour lui, il n'y ait aucun doute. Le nouveau professeur de défense contre les forces, tant espéré par Luna, et tant d'autres, ne sera pas à la hauteur de leurs exigences. Afin de ne pas détruire le rêve de son amie, il ne lui dit rien. Elle s'en rendra compte bien assez tôt.

_Tu es encore là Potter ?

Demanda méchamment Draco qui venait d'arriver. La venue de ce dernier le ramena à la dure réalité. Le retour à Poudlard des si charmants et adorables Serpentard.

_Que tu es perspicace! Si tu ne l'avais pas dit, je ne l'aurais même pas su. répondit froidement Harry.

_Ne fais pas le malin avec moi.

_Moi? Je n'oserais pas.

_Tu te crois supérieur parce que grâce à toi beaucoup de mangemorts sont en prison.

_Comme ton père par exemple? Je n'y suis pas pour grand chose, c'est la justice que tu dois remercier.

_Je ne te le pardonnerais jamais. Tu vas me le payer très cher.

_Tu me ferais presque peur. A t'entendre, on pourrait croire que tu l'aimes.

_Bien sûr que je l'aime. C'est mon père. Tu ne peux pas comprendre, après tout tu n'as jamais vraiment connu le tien. Alors tu te venges sur ceux des autres. Tu n'as donc aucun cœur.

_C'est toi qui me dis ça? Après tout ce que tu nous as fait subir. Tu n'es pas le mieux placé pour me dire ce genre de choses.

Premier échange, première prise de bec. Ce ne seront pas les derniers. L'année allait être bien longue cette année. Vexé Draco reparti sans rien dire. Après tous les efforts qu'il avait fait pour se montrer un peu gentil avec ce Potter.


Première soirée a Poudlard. Comme tous les ans, tout se passait exactement de la même façon. Les nouveaux venus allaient être repartis, selon des critères plus ou moins étranges, dans leur maison respective. Cérémonie qui ne présentait, il est vrai, pas beaucoup d'intérêt. Que machin aille dans une maison plutôt qu'une autre, n'était pas d'un grand divertissement. Surtout pour Harry. Sa seule préoccupation était de trouver la nouvelle tête, celle du nouveau professeur de défense contre les forces du mal. Tout ce qui se passait en dehors cela, ne le concernait pas.

Il finit par repérer une place vide à la table des professeurs. Pas de doute possible, ce serait là que le nouveau irait s'asseoir. Premier jour, déjà en retard. Cela promet. Le directeur se leva de sa chaise, et s'avança. Encore un discours, un monologue interminable. Personne n'avait besoin de ce genre de chose. Encore moins avant un repas. Les estomacs vident n'avaient que faire des mots, ce qu'ils voulaient c'était de la nourriture.

Tous espéraient donc que Dumbledore n'ait que peu de chose à dire. Doux rêves, il avait toujours des tas de choses à dire.

_Une nouvelle année vient de commencer. Ce sera sans nul doute une année difficile pour tout le monde. Comme vous le savez déjà, Voldemort est revenu des morts, plus cruel et puissant que jamais. Nous allons bien sûr nous battre contre lui. Je ne vous cache pas que se serai éprouvant. Nous nous devons de rester unis afin de nous opposer à lui. J'ai entendu dire que l'union faisait la force. Alors unissons nos forces dès que possible. En plus de vos cours habituels, j'ai donc décidé de vous ajouter de nouveaux cours. Ils ne sont bien entendus pas facultatifs. Notre survit à tous en dépend.

Pendant ce long et ennuyeux bla-bla, une personne vient s'asseoir à la place laisser vacante. Un jeune homme brun, fort mignon, ressemblant étrangement à un certain petit-fils de la cousine de l'oncle d'Harry Potter.

Que pouvait bien faire un moldu ici ? Pourquoi s'installait-il comme s'il était chez lui ? Harry le remarqua tout de suite. Il ne savait pas à quoi cela rimé, mais il savait que cela ne lui passait pas, mais vraiment pas.

_Les nouveaux cours, continua Dumbledore, seront l'apprentissage de la transformation humaine en animaux, assurés par Mademoiselle Natacha Lupin. C'est une nouvelle venue, et je compte sur vous pour l'aider à s'intégrer dans notre établissement. Il y aura aussi des cours de stratégie et de camouflage. Ils seront assurés, par quelqu'un que certains d'entre vous connaissez déjà: notre cher ami, le professeur Remus Lupin. Pour terminer les cours de défense contre les forces du mal, seront assurés par le professeur Thomas Salinger. Un nouveau venu lui aussi. Je ne doute pas qu'il se fera rapidement sa place ici. Bon je vous ai assez embêté pour la soirée. Je vous souhaite un bon appétit à tous.

Les coïncidences, Harry n'y croyait pas du tout. L'homme qui était venu chez lui cet été, et qu'il n'avait pas vraiment aimé, et aussi le fameux professeur de défense contre les forces du mal, celui qu'il détestait avant de connaître, était la même personne. Cela lui donnait deux raisons de ne le trouver sympathique. Sa surprise fut tel, qu'il cracha, littéralement tout le contenu de jus de citrouille qu'il venait d'avaler, sur le pull blanc de Lavande assise juste devant lui. Ledit pull blanc pris une jolie teinte orangée.

_Harry ! Fais attention tu viens de me cracher dessus. C'est dégoûtant.

Mais il ne l'écoutait même pas. Il regarda Thomas avec insistance. Comment se pouvait-il que le petit-fils de la cousine de Vernon, et tant que professeur en plus. Il lui jeta un regard froid, un regard de la mort qui tue tout ce qui est vivant, voir ce qui ne l'était pas.

_Tu as mal au ventre? Lui demanda Hermione.

_Thomas s'exclama t'il. Ce n'est pas possible, cela ne peut pas être lui. Je ne veux pas que ce soit lui.

_Harry, s'étonna Hermione. Tu connais le nouveau professeur?

_Oui! Je l'ai déjà rencontré.

_C'est super, tu vas me le présenter?

_Euh! Pourquoi? C'est un con.

_Un con? Ne dis pas n'importe quoi. Il ne ressemble pas à un con.

_Tu verras. Tu diras la même chose quand tu le connaîtras aussi bien que moi.

_C'est trop drôle! S'exclama Ron, tout en rigolant.

_Puis-je savoir ce qui te rends si hilare ? Demanda Hermione, qui mangeait latéralement le nouveau professeur du regard.

_Tu es encore tombée amoureuse du professeur de défense contre les forces du mal. Et en plus c'est un con!

_Ce n'est pas drôle. Et ce n'est pas vrai non plus. Que vas-tu imaginer?

_Mais rien. Tu le dévores du regard.

_Il est si beau, répondit-elle en rougissant.

_Il n'est pas si mal, je te l'accorde, repris Harry. Mais ne te fies pas à son beau visage. Il est sournois et pervers.

Harry aurait pu lui dire n'importe quoi, Hermione ne l'écoutait pas, pas plus qu'elle n'était prête à le croire. Elle lui fit même un petit signe de la main, afin de se faire remarquer. Elle aurait sans doute des rivales à devancer. Peine perdue le destinataire de cette attention était en pleine conversation avec un autre professeur. Le professeur Rogue. La conversation avait l'air très animée vu de loin.

_Ne te fatigues pas. Tu vois bien qu'il ne te regarde pas.

_Merci, J'AI VU. Je vois aussi que Rogue ne l'a pas fusillé du regard, et qui lui parle! Il se passe des choses très étranges ce soir.

_S'il est ami avec Rogue, tu n'as aucune chance ma vieille.

_Pourquoi?

_Rogue ne peut pas être ami avec quelqu'un de bien. A mon avis il va nous faire souffrir pendant son cours. Et je suis d'accord avec Harry, c'est un vrai con.

_Je suis sûre que ses cours seront géniaux. Vous dites ça les garçons parce que vous êtes jaloux, et c'est tout.

_Jaloux? De ce gars là. Non je ne crois pas. Je voulais juste te prévenir, Tu ne pourras pas nous dire qu'on ne l'a pas fait.

Afin de prouver ses dires, Harry leur raconta brièvement sa première rencontre avec Thomas. Puis ce que Dumbledore lui avait dit à propos de la personne qui l'avait déposé comme un vulgaire colis dans la maison de Sirius.

_Je vois, dit Ron après réflexion. Tu as bien raison, méfions-nous de lui. Hermione t'écoutes un peu, méfies toi de lui.

_Pourquoi?

_Parce qu'il a fait semblant d'être de la famille d'Harry. Parce qu'il est venu l'espionner. Pire encore, il sait où se trouve notre quartier général secret. Pour moi, c'est bien assez suffisant pour se méfier, pas pour toi ? Il travail pour le compte de l'ennemi. On va devoir chercher, et le prouver.

_Mais tu n'as rien à chercher, ni à prouver. Il est bien trop beau pour faire ça, dit Hermione dans un soupir. Je me demande de quoi il peut bien parler avec le professeur Rogue.

_Ça je peux le faire, si tu veux.

_Tu lis dans les pensées? Tu es télépathe?

_Non rien de si grave. Je sais lire sur les lèvres attends.

Severus dit: Tu devrais goûter la tarte aux poireaux, elle est bonne.

L'autre lui répond: Tu sais bien que je n'aime pas les tartes aux poireaux.

Severus lui répond: Tu n'as jamais goûté. Comment peux-tu dire que tu n'aimes pas ça?

L'autre lui répond: J'en ai marre de tes tartes, lâches moi un peu….

Finalement vaux mieux pas savoir de quoi ils parlent. Ils ne pensent qu'à manger.

_C'est n'importe quoi. Ils ne peuvent pas se dire des choses aussi débiles. Et c'est toi qui ne pense qu'à manger, pas les autres.

_Je t'assure que c'est vraiment ce qu'ils se disent. Tu as toujours envie de baver devant lui, alors qu'il n'a aucune conversation.

_Tu n'en as pas plus que lui. Et toi ne serais-tu pas en train de baver? Répondit-elle, en s'essuyant la bouche. Pourquoi tu ne nous regardes pas quand tu nous parles ? Ce pourrait-il que tu es vu quelque chose d'intéressant?

_Non! Pas du tout.

_Tu ne serais pas en train de fixer la nouvelle par hasard? Tu va entrer le premier en classe. Rien que pour pouvoir être au premier rang, je me trompe?

_Quoi ? J'aimerais bien avoir la possibilité de me transformer en un animal.

_Elle est très jolie aussi.

_Maintenant que tu me le dis. C'est vrai qu'elle est belle.

_MMMHHH. Je suis toujours là, et mon pull est toujours orange, hurla Lavande, qui n'aimait pas être ignoré aussi longtemps.

_Il est joli ton pull orange, ironisa Hermione.

_Il était blanc à l'origine.

_Tu en es sûre ? Je ne m'en souviens pas.

Harry se sentait bien entouré, entre Hermione qui bavait sur ce Thomas, et Ron sur Natacha. Ah! l'adolescence, les premiers amours, les hormones. Il espérait que le jour où lui aussi trouver l'amour, qu'il n'ait pas l'air aussi bête que ses amis.

Au même moment à la table des professeurs. Thomas parlait avec Severus, qui avait l'air de l'apprécier. Précisons le, pour ceux qui auraient cru Ron, ils ne parlent pas de tarte, ni de nourriture. Mais leur conversation étant privée, ce qu'ils se diront ce soir là, restera secret. De plus, cela n'aurait pas de conséquence pour la suite de cette histoire. Hagrid de son côté regarda le professeur Salinger d'un très mauvais œil. Il semblait ne pas l'aimer, comme presque tous les autres. Comme s'il fallait se méfier de lui.

Ce n'est qu'à la fin du repas que Dumbledore demanda aux nouveaux professeurs de faire un petit discours afin de se présenter. Natacha fut la première, elle se leva, et dit avec un sourire qui en ferait craquer plus d'un. Et Ron encore plus encore.

_Bonjour, je m'appelle Natacha Lupin. Je suis fière d'avoir la chance de vous enseigner l'art d'être des animagus. Et pour ceux qui se pose la question, je suis la petite sœur de Remus. C'est la première fois que j'ai une classe en charge. Je ferais de mon mieux et j'espère que vous m'aiderez à m'intégrer.

Elle reçu un bon accueil. Mais ce n'était rien par rapport à celui que Remus eu, puisque personne n'entendit ce qu'il dit tellement qu'il fut acclamé. Thomas quant à lui, jugea bon de ne pas se présenter. Du coup tout ce qu'il trouva à dire fut. "Je n'ai rien à dire " . Il aurait pu ne pas le faire dans ce cas.

L'accueil qu'il reçu fut aussi chaleureux, que son discours fut long. Il était donc extrêmement glacial, et totalement dénué d'applaudissement. C'était comme s'il était absent. Ce qui sembla ne pas le déranger outre mesure, puisqu'il reprit naturellement sa conversation avec son voisin.

Cela eu pour effet de le rendre encore plus antipathique aux yeux d'Harry et de Ron, et délicieusement mystérieux envers Hermione.


Quand ils eurent finit leur repas, Hermione et Ron marchèrent tranquille vers leur salle commune. Harry lui, le fit plus rapidement, en courant. Il ne tenait pas à ce que son chemin puisse croiser celui du Con. Ce soir il n'était pas d'humeur pour parler avec lui. Demain, il ne le serait pas plus, ni les autres jours de l'année.

_Le mot de passe, demanda le portrait de la femme forte, toujours fidèle au poste.

_Neptune.

Encore un mot de passe farfelu du directeur. Quand cesserait-il de faire l'enfant et de prendre le premier mot qui lui venait à la tête ?

Harry fut le premier à aller se coucher. Trop fatigué dit-il pour s'excuser. Hermione en fit tout autant. Ron quant à lui, il reçu une gentille petite lettre de son cher frère. Il n'avait pas envie de lire ce que Percy, celui qui est passé chez l'ennemi, la lettre qu'il lui avait envoyée..

« Ron,

J'ai eu écho de tes résultats aux buses, et j'ai du mal à croire que tu as obtenu de si mauvaises notes à tes examens de fin d'année. Comment as-tu fais? Moi qui croyais que tu allais suite mes traces, mais là je dois t'avouer que je suis déçu. Essaye de travail un minimum cette année pour changer. J'avais pensé aussi que tu avais cessé de fréquenter Potter, mais là aussi tu me déçois.

Ton frère qui t'aime Percy »

Percy avait une façon bien étrange d'aimer son petit frère. Cela eu plus pour effet de le mettre en colère. Qui ne l'aurait pas été à sa place? Ron jeta la lettre, avant d'aller se coucher à son tour. Il ne vit pas que le message qui était dessus changeât pour en faire apparaître un tout autre. Quelques minutes plus tard, le papier brûla et fit disparaître définitivement le vrai message.

à suivre chapitre 4: pas un jour ne passe