Chapitre 7 : Sombre et Sentimental. (Calogéro )
« Le ministère de la magie en deuil.
Le corps de Lucius Malefoy, ancien l'employé du ministère de la magie, a été retrouvé sans vie dans une ruelle abandonnée près de son domicile. D'après les premières contestations de l'enquête, il aurait été sauvagement assassiné de sang froid. Certains témoins disent l'avoir vu se disputer hier dans la soirée avec un homme brun, portant des vêtements de moldu. Les deux hommes en seraient venus rapidement aux mains, et l'inconnu brun se serait servi d'une arme étrange afin de le tuer. Personne n'eu le temps d'intervenir, tout aurait été fait beaucoup trop rapide. On se demande qui aurait pu s'en prendre à un homme aussi intègre et droit que Lucius. Car oui, il s'agissait bien d'un homme bon, qui s'est retrouvé injustement en prison, accusé à tort d'être le bras droit de Vous Savez Qui. Ses anciens collègues et supérieurs hiérarchiques regrettent qu'il ne soit pas traité avec le mérite dû à son rang. Il était un employé exemplaire, nous a avoué sa secrétaire au bord des larmes. Sa femme est elle aussi sous le choc de la perte de son époux. Cette dernière n'a pas souhaité répondre à notre demande d'interview, elle serait encore trop fragile pour cela, et on l'a comprend. Quant à son fils, il est toujours dans son collègue, et lui aussi a préféré garder le silence. Cette façon de lui rendre hommage est noble, digne. Les policiers chargeaient de l'enquête promette de tout faire afin que justice soit rendue. Nous demandons donc à toutes personnes susceptibles de faire avancer l'enquête d'entrer rapidement en relation avec le commissaire Yves Clautine. Toutes nos pensées se dirigent naturellement vers sa famille. Une minute de silence est prévue pour ce midi. Nous vous invitons à la respecter, en mémoire Lucius, le meilleur d'entre nous…. » »
C'est fou le nombre de bêtises que peuvent écrire un journaliste, en et seulement quelques lignes. Qui pourrait croire à toutes ces sornettes ? Lucius n'avait pas d'ami, et il méprisait tout le monde ou presque. Le fait d'être mort devait suffire à lui-même pour qu'il passe du statu de crapule à celui de victime? Du moment que ça fait vendre les journaux, certains vous dirons que oui.
Journal que venait de lire Voldemort. Il ne lut pas tout l'article, ce n'était pas utile non plus. Cette nouvelle le rendit de bien bonne humeur. Son homme de main avait parfaitement accompli sa tâche, en tuant son ex bras droit devenu trop encombrant. Cela ne lui procura aucune émotion en particulier; il s'agissait d'un choix stratégique. Il se devait de sacrifier un de ses « pions», pour pouvoir prendre « la tour » du camp adverse. La pièce en question serait bientôt accusée d'un meurtre qu'elle n'avait pas commis et ce grâce aux faux témoignages. Personne n'avait assisté à cette dispute imaginaire entre Lucius et son supposé meurtrier, dont la description pourrait correspondre à n'importe qui, ou presque. Le portait robot quant à lui avait une grande ressemblance avec un certain Thomas. Et c'était voulu. On devait le croire coupable, afin qu'il se fasse renvoyer de son travail. Il en perdrait toute crédibilité, il irait même en prison. Là il y serait suffisamment assez déprimé et influençable pour venir lui manger dans la main, et se mettre à son service. Maintenant il ne lui restait plus qu'à attendre bien gentiment, en espérant que la justice ne soit pas aussi lente que d'habitude. C'est qu'il était pressé de reconquérir le monde.
Au même moment Draco lisait le même article dans le même journal. Il sentit son cœur se serrer dans sa poitrine, puis se briser en mille morceaux. Son père était mort, lâchement assassiné en plus. Plus jamais il ne pourrait le revoir, plus jamais il ne pourrait lui dire qu'il l'aime. Car malgré les évènements récents, il l'aimait toujours, bien plus qu'il ne l'aurait cru. Il se souvenait des menaces de mort qu'avait profané le professeur Salinger la veille. Il aurait dû les prendre au sérieux et ne pas prendre en compte l'avis de Potter. Il n'aurait jamais dû rester tranquillement à Poudlard à manger tranquillement, pendant que son père se faisait lâchement abattre. Dire qu'il avait presque présenté ses excuses envers un futur meurtrier. Cet acte ne devait pas rester impuni. Il vengerait la mort de son père quelles que soient les circonstances. Sans la moindre hésitation, il se leva et se rendit devant celui qui était tout désigné pour être un meurtrier, afin de lui demander des explications.
_Thomas, tu es fier de toi je suppose?
_Pardon? Fier? Mais de quoi?
_D'avoir tué mon père.
_Tué? Mais non pas du tout. Pourquoi aurais-je fais une telle chose?
_Parce que tu l'as menacé de la faire. En plus il est prouvé que tu étais sur place hier, des témoins t'ont formellement reconnu. Répondit Draco, en lui jetant le journal à la figure. Lis l'article si tu ne me crois pas.
Thomas ne se donna pas la peine de regarder l'article en question. Il l'avait déjà fait.
_ C'est une perte tragique. Je suis désolé. Fini t'il par lui dire.
_Désolé? Après avoir tué mon père! C'est tout ce que tu trouves à me dire?
_Que veux-tu que je te dise de plus? Je n'y suis pour rien.
_Tu mens très mal. Dis-moi où tu étais hier soir? Ne me dis pas que tu étais ici, parce que je t'ai cherché partout. Et personne ne t'a vu rentrer au château après l'altercation que tu as eue avec mon père.
_Ce que j'ai fait hier, et où j'étais ne te regarde absolument pas. Je n'ai pas à me justifier, ni à te rendre des comptes.
_Pourquoi? Prouve-moi que tu n'as rien à te reprocher, et que les témoins se sont trompés de personne.
_Parlons-en de tes témoins. Un homme grand et brun. Tu crois que je suis le seul dans ce cas?
_Tu ressembles étrangement à la photo aussi.
_C'est juste un très mauvais dessin.
_Tu penses vraiment que cela suffira à t'innocenter? Tu ne vas t'en sortir à si bon compte. Je vais avertir les autorités compétentes.
_Mais vas-y, si cela te fait plaisir. Mais cela ne sert à rien, puisque je suis innocent. Et je te demanderai de me parler avec plus de respect. Je suis encore ton professeur.
_Ce ne sera bientôt plus le cas. Tu ne seras plus rien, lorsque tu iras en prison. Et j'espère que tu seras condamné à mort.
_Draco, essaie de mesurer tes propos et je te prie de bien vouloir m'écouter lorsque je te parle.
_Tu peux prier autant que tu le veux. Mais je continuerai à te mener la vie dure jusqu'à ce que tu craques et que tu avoues.
Thomas ne savait plus quoi faire, ni quoi dire. Comment pouvait-il se défendre d'un crime qu'il n'avait commis, alors que tout était contre lui. Il ne pouvait pas justifier son absence de la veille, sans parler de sa vie privée. Et il aurait bien qu'elle le reste privée. Il ne pouvait donc pas le faire ici devant tout le monde. Surtout que cette petite conversation était suivie de toutes les personnes présentes dans la grande salle, élèves, professeurs, fantômes. Cela faisait un peu trop de témoin. Certains avaient même cessé de manger, afin d'écouter religieusement, tout en se demandant lequel de deux allait avoir le dernier mot. Les avis étaient partagés. D'autres faisaient encore semblant de manger, mais la fourchette vide qu'ils avaient encore en main n'arrivaient que très rarement dans leurs bouches. Et pourtant ils continuaient de mâcher, ce qui ne servait à rien.
Severus n'avait pas au début, l'intention de se mêler des affaires qu'il ne le concernait pas. Mais son élève allait de plus en plus loin et devenait ingérable. Il fallait bien que quelqu'un fasse quelque chose, et visiblement personne n'en avait vraiment envie. Puisque Thomas semblait trop gentil pour mettre un terme à cet échange interminable, lui il allait mettre son grain de sable. Il se leva, s'approcha de Draco et afin de lui donner gifle magistrale.
_Draco, comment oses-tu lui parler sur ce ton? Le professeur Salinger n'a rien fait hier, parce qu'il a passé toute sa soirée avec moi.
_Non, Severus, ce n'est pas vrai, s'exclama Thomas. Ne mens pas pour me protéger. Nous n'étions pas ensembles hier soir.
_C'est vrai que tu n'as pas besoin d'aide pour tuer, ironisa Draco.
_Non, monsieur Malefoy, reprit Salinger, qui avait de plus en plus de mal à garder son sang froid. Je sais bien que les circonstances ne jouent pas en ma faveur. Mais je peux t'assurer qu'hier je ne suis pas parti de Poudlard dans le but de tuer quelqu'un.
_Ce n'était peut être pas ton intention de le faire. Mais les choses sont ce qu'elles sont, et tu l'as fait.
_D'accord, Tu as gagné. Je vais te dire où j'étais hier. Mais pas ici, viens dans mon bureau.
Sur ce il se leva et sorti de la grande salle, au grand désespoir des élèves qui avaient suivi l'affaire, et qui eux aussi auraient aimé savoir où il était à l'heure du meurtre. Quant à Harry qui était resté en retrait depuis le début, fit de même afin d'aller se joindre à eux.
_Non, Harry, tu ne peux pas venir avec nous. J'ai besoin de parler avec ton ami en privée.
_Moi aussi j'aimerais savoir ce qui….
_ Si te plait, ne compliques pas les choses, c'est déjà assez difficile comme ça.
_Tu t'assois et tu m'écoutes, hurla Thomas.
_Non…
_Tu as assez parlé pour le moment. Laisse-moi en placer une tu veux? J'ai essayé de mon montrer patient parce que je sais que tu as reçu un choc. Tu as parfaitement le droit d'être en colère. Mais tu es allé trop loin. De quel droit tu m'accuses sans preuve? Je n'ai jamais voulu la mort de ton père, et ce malgré ce que j'ai pu dire. Je voulais juste lui faire peur pour qu'il te laisse. Saches que j'étais sincère quand je t'ai dit que j'étais désolé.
_Sincère? Non je ne pense pas. De toute façon tu ne peux pas comprendre ce que c'est de perdre un proche.
_Tu te trompes. Je le sais que trop bien. J'aurais préféré ne pas le savoir…finit-il dans un murmure à peine audible.
Ce dernier baissa les yeux, pour regarder le seul et unique cadre qui était sur son bureau, et avait les larmes aux yeux.
Draco voulu voir ce qu'il pouvait avoir sur cette photo. C'était un portrait des plus simples, une photo de moldu, puisque personne ne bougeait. Il représentait Thomas en compagnie d'une jolie jeune fille, et d'un enfant en bas âge. Il avait l'air heureux à ce moment, il avait un beau sourire. Un sourire qui avait dû quitter ses lèvres depuis trop longtemps.
_Tu pourrais me regarder lorsque tu d'adresses à moi. C'est la moindre des politesses, tu ne crois pas? Et qui sont ces gens sur cette photo, pourquoi tu les regardes comme ça.
_C'était ma famille.
_Oui, et alors? Je suppose que ta femme est partie avec le gosse. C'est peut-être parce qu'elle ne pouvait plus te supporter qu'elle t'a quitté. Je ne suis pas étonné si tu l'as traitée comme tu le fais avec moi.
_Dans un sens oui elle m'a quitté, le jour où Voldemort l'a tuée. Il a aussi tué mon fils qui n'avait que sept ans. Je n'ai rien pu faire, parce que j'étais trop occupé autre part. Bien que cela fasse longtemps, je pense toujours à eux, et à ce qu'aurait été ma vie, si Voldemort ne les avait pas assassinés.
_C'est triste pour eux, mais je ne vois pas le rapport avec ce que tu as fait hier au soir.
_Justement, il y en a un. En principe je préfère ne pas parler de mon passé. Ce sont mes douleurs, et les partager ne servirait à rien. Mais là puisque tu es persuadé que je suis pour quelque chose dans la mort de ton père, je vais te dire où j'étais hier soir et pourquoi. Il est préférable que tout ceci reste entre nous.
_Oui, tu peux toujours essayer. Et je suppose que Harry sait déjà tout ça lui.
_Non. Il ne connaît qu'une partie de l'histoire. Le reste il n'a pas besoin de le savoir, pour le moment.
( Nda: Seul Draco doit savoir, désolée. En attendant, je tiens à vous rappeler un point du règlement que nous avons tous tendances à oublier. Les duels dans l'enceinte de Poudlard sont interdits, les week-ends, les jours fériés, et tous les autres jours de la semaine.)
Thomas avait cru que ses explications suffiraient à se disculper définitivement aux yeux de Draco. Ce fut tout le contraire.
_Tu ne crois quand même pas que je vais avaler tes salades? Peux-tu au moins me prouver tout ce que tu m'as dit?
_Non, je ne le peux pas. Maintenant libre à toi de me croire ou pas. Tu peux t'en aller à présent. Je n'ai plus rien d'autre à ajouter.
Draco ne se fit pas prier, il était resté assez longtemps avec son professeur. Il devait faire quelque chose, et il fallait le faire tout de suite. En sortant il s'aperçut que Harry l'attendait derrière la porte.
_Alors? Tu te sens mieux? Il a pu te dire pour hier soir?
_Non. Et ce qu'il m'a dit pour hier n'était qu'un tissu de mensonge.
_Tu le crois vraiment capable de faire ce genre de chose?
_Qui d'autre aurait pu le faire? Il peut nier autant qu'il le veut, cela ne me fera pas changer d'avis.
_Que comptes-tu faire?
_En parler avec Dumbledore. Il doit être renvoyé de l'école. En attendant je n'irais plus à ses cours.
_Tu crois vraiment que c'est la meilleure solution?
_Il n'y en a pas d'autre. Tu ne viens pas avec moi. Je dois y aller seul. Tu risques de prendre le parti de Thomas, et ça je ne pourrai pas l'accepter.
Harry regarda Draco s'en aller vers le bureau du directeur. Il était bien décidé à se faire vengeance lui-même. Il espérait qu'il n'irait pas jusqu'à tuer son professeur, et que Dumbledore arriverait à le raisonner.
Ce jour là Draco ne fut pas le seul à avoir perdu un parent proche. Hagrid lui aussi venait d'apprendre la mort de son frère Graup. Mais cette nouvelle ne fit pas la une des journaux, elle y était même pas mentionnée, comme si tout le monde en avait rien à faire. Sauf bien sûr son frère qui sera sans doute le seul à le pleurer. Puis quelqu'un frappa à sa porte. Il espérait que ce soit la bande d'Harry, parler avec des amis, il ferait beaucoup de bien, et l'aidera à penser à autre chose.
Quand il ouvrit la porte, il eu un choc. Non pas lui, surtout pas lui. Se tenait devant lui l'immonde assassin de son frère, l'abject professeur de défense contre les forces du mal, ou Thomas Salinger. Ce dernier ne sembla pas remarquer le regard noir de l'unique occupant de la cabane, et avec un sourire peu approprié à la situation dit:
_Bonjour professeur Hagrid. Auriez-vous quelques instants à m'accorder. J'ai à vous parler.
_Moi je n'ai rien à vous dire Monsieur, veuillez partir.
_Je suis venu à un mauvais moment. Quand puis-je revenir?
_Jamais. Je ne veux pas vous voir.
_Puis-je au moins savoir ce que je vous ai fait pour que vous me détestiez autant?
_Ce que vous m'avez fait? Vous osez me poser cette question. Vous qui avez fait tuer mon frère. Pour vous ce n'est pas suffisant?
Décidément il jouait de malchance, c'était la deuxième depuis le début de la journée qu'il se retrouvait accusé d'un meurtre qu'il n'avait pas commis.
_Moi!?
_Oui, Vous ! Finalement il faut qu'on parle, je vais vous faire un peu thé.
L'invitation avait tout d'amicale, pas la façon dont il le fut entrer chez lui, sans aucun ménagement. Hagrid le pris par le bras afin de le forcer à pénétrer sa maison. Thomas n'opposa aucune résistance et se laissa faire. Toujours sans égard, Hagrid le fit s'asseoir. Puis il l'obligea à le regarder tout en lui lançant des regards meurtriers.
_Vous allez cesser cette petite comédie avec moi. J'ai tout de suite vu clair dans votre jeu, monsieur Salinger ou L'ermite. Vous ne pensiez tout de même pas que je n'allais pas découvrir qui vous êtes vraiment.
A l'élocution de son surnom Thomas sursauta. Il ne pensait pas que quelqu'un le démasquerait aussi vite. Qu'allait-il se passer si jamais l'information était ébruitée?
_Alors vous n'avez plus envie de me parler maintenant? Ce n'est pas grave je peux le faire pour deux. Pourquoi n'êtes-vous pas rester bien sagement dans votre grotte ? Parce que c'est bien là qu'est votre place, non?
_Vous avez l'intention de me dénoncer?
_Vous faites moins le fier à présent. Je vous fais peur. Et le meilleur dans cette histoire, c'est que vous ne pourriez pas me payer. Vous savez pourquoi? Parce que j'en veux pas de votre argent.
_Oui vous avez raison. Je ne peux rien faire pour vous en empêcher.
_Vous reconnaissez être un fondateur? Et pas n'importe le quel, mais le plus haut gradé de cette institution?
_Oui, je le reconnais.
Hagrid alla chercher un papier qu'il avait gardé sans trop savoir pourquoi et le mis dans les mains de son interlocuteur.
_Et voici la preuve de votre méfait, lui cracha t'il à figure. C'est le papier que vous avez signé, dans le but de faire tuer mon frère. Qu'avez-vous à me dire pour votre défense ? .
_C'est la première fois que je voie ce document.
_Ben voyons. Vous signez des papiers sans savoir ce qu'il y a écrit dessus?
_Mais je n'ai jamais signé ce document. L'avez-vous lu au moins ?
_Bien sûr que je l'ai fait. Je sais lire. Pour qui me prenez-vous ? Vous vous croyez supérieur à moi peut être?
_Je n'ai jamais pensé cela. Mais ce n'est pas mon nom qui est sur ce papier.
_Vous n'êtes plus leur chef?
_Si.
_Alors c'est bien le vôtre!
_Non. La personne qui a signé est nom suppléant. J'ai demandé à ce que l'on me remplace, afin de pouvoir venir ici en tant que professeur. Vous pouvez vous renseigner si vous ne me croyez pas.
Hagrid reprit le papier des mains de Thomas, pour être précis, il lui arracha des mains. En effet il n'avait pas pris la peine de regarder le nom en entier. Sous le nom de Thomas, il en avait un autre; un certain Etienne Duvall, dirigeant à titre provisoire à l'O.M.S. Il se rendit compte de son erreur, et s'en excusa.
_Je suis désolé, murmura t'il. J'ai été aveuglé par ma colère et ma tristesse. Vous savez, je l'aimais mon frère.
_Je comprends et ne vous en veux pas. Je vais pouvoir vous dire la raison de ma présence. C'était pour avertir que votre frère n'a pas été exécuté, et qu'il en en pleine forme.
_En parfaite santé? Ne vous moquez pas de moi, ne faites pas cette erreur.
Des voix se firent entendre dehors. On approchait de son habitation. Il n'eu aucun mal à la reconnaître, il y avait Harry, Ron et Hermione.
_Salut Graup. Comment tu vas? Tu es venu voir ton frère, pourquoi tu restes dehors tout seul ?
_ Je bien aller. Je suis content de revoir mon frère, mais lui ne pas avoir vu Graup quand il a fait entrer invité chez lui.
Hagrid se leva et se précipita pour vérifier la présence de son frère dehors. Effectivement il était bien là, et il parlait avec Harry.
_Ne me dites pas qu'il était là juste sous mes yeux et que je n'ai rien vu?
_Il était juste derrière moi. Vous n'avez pas dû faire attention. Allez le rejoindre, vous avez sans doute beaucoup de chose à vous dire.
Pourtant Graup était beaucoup plus grand et gros que Thomas, il ne pouvait pas passer inaperçu derrière lui. Si Hagrid ne l'avait pas vu, c'est qu'il ne s'attendait pas à le voir.
_Mais pourquoi vous ne me l'avez pas dit plus tôt?
_Vous ne m'en avez pas laissé le temps.
_J'ai dû vous faire mal quand je vous ai attrapé.
_Je n'ai rien senti.
_Ne mentez pas, j'ai dû vous casser le bras. Enlevez votre chemise que je puisse vous soigner.
_Ce ne sera pas nécessaire.
_J'insiste, je vous aie fait du mal, et vous n'avez rien dit. Je ne vais pas vous laisser partir avec une blessure que je vous aie faite. Ne faites pas l'enfant, pas à votre âge.
_Non, ne vous donnez pas cette peine. Faites-moi plutôt une bonne tasse de thé.
Hagrid mis un peu d'eau sur le feu, afin de préparer du thé. Il lui devait bien ça, surtout qu'il lui avait promis de lui en faire un. Puis il sortit un instant afin de prendre son frère dans ses bras.
_Graup, j'ai eu peur de t'avoir perdu. Je suis content de te voir.
_Hagrid gentil. Moi aussi je suis content. Thomas lui aussi, lui m'avoir conduit ici.
_Et si on fêtait ça tous ensembles devant une bonne tasse de thé et des petits gâteaux. Puis il s'adressa aux trois nouveaux venus. Bonjour les enfants. Je suis content que vous soyez là, vous voulez venir vous aussi, je peux vous faire un chocolat si vous voulez.
_Avec grand plaisir, répondirent-ils d'une seule voix.
Hagrid rentra chez lui, et prépara une table pour ses cinq invités. Il n'avait jamais eu autant de monde chez lui, et cela le rendait heureux. Puis il se retourna vers son premier visiteur. Il se devait de le remercier pour avoir son frère, et aussi s'excuser pour l'avoir malmener. Mais la personne en question n'était plus là. Il était parti sans un mot, comme s'il pensait ne pas avoir sa place dans les retrouvailles.
_Tu cherches quelqu'un lui demanda Harry.
_Oui, l'ermite, il était là il y a cinq minutes.
_Qui ça?
_Euh Personne.
Par chance personne dans cette pièce, hormis lui, semblait savoir qui était ce fameux ermite. Hagrid espéra qu'il n'avait pas fait une gaffe, que Hermione ne se mettrait pas à chercher pour savoir de qui il s'agissait.
D'accord il n'avait pas promis à Thomas ne pas trahir son secret, mais par correction il aurait dû ne jamais évoquer son nom. Tant pis, c'est trop tard à présent.
À suivre dans le chapitre 8: Je n'ai que nous à vivre.
Merci à tous ceux et celles qui lisent cette histoire, et j'espère qu'elle vous plait. Si c'est le cas vous pouvez me le dire, si ce n'est pas le cas vous le pouvez aussi.
See you…
