Chapitre 15: Partir ou rester ( Calogéro)
Quoi de plus naturel que respirer? On le fait simplement, sans même y penser. C'est ce qui permet à tout être vivant de le rester. En général c'est totalement indolore, mais pas toujours. Il se peut, dans certain cas, où cela ne s'applique pas. Quand on a couru trop vite, trop longtemps, et si en plus on est asthmatique, cela devient extrêmement douloureux. Imaginez ce qui peut se passer, l'air entre difficilement dans les poumons, malgré le fait qu'on respire la bouche ouverte. L'oxygène si chèrement obtenu alimente un feu permanent et constant dans les bronches, sans que rien ne puisse éteindre cet incendie intérieur. Il y a ensuite la peur de ne plus pouvoir aspirer, de ne plus être capable de le faire, puis la mort inévitablement. Et tout ceci ce passe dans un temps, incroyablement court, qui semble pourtant si long, quand on le subit.
À présent, vous avez une idée de ce que ce « pauvre » Voldemort est en train de vivre. Non seulement il avait dû fuir, comme un lâche, afin de sauver sa peau, mais en plus il n'avait pas été capable de le faire longtemps. Il n'avait fait que deux cents petits mètres, avant de s'écrouler sur le sol. Son corps venait de le lâcher. Ses jambes n'étaient plus en mesure de le porter, et encore moins de le faire avancer. Il avait en plus, des points de côtes, et la pénible sensation d'être transpercé de petites aiguilles au niveau des hanches, et des jambes.
Jamais il ne s'était senti aussi faible, ni aussi vulnérable. Il n'était plus en état de se défendre, et serait à la merci de n'importe qui, ou de n'importe quoi. Il vomit même le peu de potion qu'il lui restait dans l'estomac. Ce qui n'était pas un mal pour lui, puisque cela lui permit de se purger, et ce qui lui sauva la vie. Il fit un point rapide de la situation. Il réalisa que tout avait été calculé pour qu'il la fasse cette potion, qu'il avait été manipulé par son « nouvel ami, Managua ». Il ne payait rien pour attendre, enfin si, il devait retrouver ses pouvoirs pour pouvoir se venger. Il n'aurait pas dû rester à découvert sur cette route. Le plus prudent, serait d'aller se cacher, se faire le plus discret possible. Il en était parfaitement incapable, il n'en avait plus la force. Il fut contraint de rester assis sur le bord de la route. Le temps de reprendre son souffle, tout en espérant que personne vienne le déranger.
Ses prières ne furent pas exaucées. Cinq minutes plus tard, il aperçut un homme venant droit dans sa direction. Il n'eut aucun mal à le reconnaître, ce dernier était tellement médiatisé, il s'agissait du très estimé ministre de la magie, Fudge en personne. Ce dernier avançait d'un pas relativement rapide. Il était pressé de retourner dans son bureau, il avait quelques lettres à envoyer. Il était aussi fort contrarié de devoir le faire lui même, étant donné qu'il n'avait plus de secrétaire pour le faire à sa place. Il n'aurait jamais pensé se faire trahir de la sorte, et par un simple gratte papier. À l'avenir il se montrerait plus méfiant, et plus exigeant, pour le choix de ses futurs collaborateurs. Il était hors de question que ce genre d'incident puisse se renouveler. Il ne s'était pas attendu à ce que sa route puisse croiser celle de Voldemort. Ce dernier était parti bien longtemps avant lui, et aurait dû être très loin. Par chance, ce ne fut pas le cas. Oui c'était une chance pour lui, car il allait réussir là où un fondateur, Harry Potter, et Dumbledore avaient échoué, à savoir attraper et neutraliser l'ennemi public numéro un. Cela fera de lui un héros, ce dimanche deviendra même un jour fériée. Il avait assez rêvé, il devait agir au plus vite. Il sortit sa baguette et menaça le méchant avec.
_Vous êtes en état d'arrestation, dit-il fièrement. Vous avez le droit de garder le silence, tout ce que vous direz pourra être retourné contre vous. Vous avez aussi le droit à un avocat, et si vous n'en avez pas les moyens, et bien l'état ne fera rien pour vous aider.
Il avait toujours voulu dire cette phrase, mais n'avait jamais trouvé l'occasion de le faire. C'est chose faite à présent. À part la fin qu'il avait un peu modifié, volontairement bien entendu. Voldemort ne devait avoir aucune chance de se défendre et de s'en sortir. Il ne devait donc ne pas avoir d'avocat, ceci dit, il ne devait pas non plus en avoir les moyens. Il était hors de question que les contribuables le fasse à sa place.
_Vous allez sortir votre baguette avec deux doigts, puis vous la lancez dans ma direction. Si vous tentez de me lancer le moindre sort, je vous tue.
Toutes ces précautions étaient parfaitement inutiles, puisque Voldemort était dans l'incapacité de se défendre ou d'attaquer. Ce qui ne l'empêcha pas d'obéir, et de le faire rapidement. Fudge avait un regard mauvais et devait attendre de sa part un geste de travers, afin de mettre en exécution ses menaces.
_D'accord, je me rends, lui répondit vous savez qui, tout en jetant sa baguette au pied du ministre. De toute façon je n'en ai plus besoin, je n'ai plus aucun pouvoir.
_N'essayez pas de me duper avec vos mensonges. Maintenant, je vais vous demander de vous allongez bien gentiment au sol, et de mettre vos mains derrière la tête.
_Ce ne sont pas des mensonges. Je ne serais jamais reparti sans avoir tué Harry Potter, Draco Malefoy, et Thomas.
_Vous n'auriez pas tué votre complice.
_Quel complice?
_Vous savez bien de qui je parle. De votre cousin le professeur Salinger.
_J'aurais tellement aimé que ce soit le cas, mais non. Et puis il n'était même pas prévu qu'il soit présent. Il devait être mort.
_Comment ça mort? Pourquoi devrait-il l'être?
_Après la chute qu'il a fait, oui. Il n'avait aucune chance de survire à ses blessures.
_Chute? Blessures? Je ne comprends rien. Expliquez-moi clairement ce dont il s'agit.
Fudge ne s'était pas attendu à ça. À présent il connaissait la vérité. Cela avait pour mérite de remplir certain blanc, et d'expliquer la réaction du professeur Salinger, et le fait qu'il avait tenu à garder le silence. Il l'avait fait pour protéger deux de ses élèves, c'était tellement bête. Ce n'est pas lui qui en aurait fait autant. Il n'aurait jamais pris autant de risques pour sauver qui que ce soit non plus.
_Je crois que je me suis trompé à son sujet. Au moins il avait l'honnêteté de le reconnaître, même si c'était un peu tard pour ça. Je n'aurais peut-être pas dû tout faire pour qu'il parte de Poudlard.
_Dumbledore ne ferait pas l'erreur de le renvoyer.
_Il n'a pas eu besoin de le faire, il a démissionné.
_Vraiment? Et à cause de quoi?
_Grâce à vous, et un peu à moi aussi.
_Qu'avez-vous pu lui faire?
_J'ai..
_En vérité, je n'ai pas besoin de le savoir. Le principal est qu'il ne peut plus rien faire pour me contrer. Vous m'avez rendu un grand service.
_Je ne vois pas en quoi, étant donné que vous n'êtes plus rien. Vous n'êtes un menace pour personne à présent.
_Vous croyez que mes disciples ne feront rien pour me venir en aide? Ils sont déjà partis à ma recherche. Ils ne vont plus tarder à arriver, et vous savez ce qu'ils font vous faire? Ils vont vous torturer jusqu'à ce que vous en mourriez.
Fudge se rendit compte qu'il avait fait passer son orgueil avant tout. Avant la sécurité de tous. Il n'était peut-être par trop tard pour y remédier. Il n'avait qu'à retourner à Poudlard, afin de demander de sauver sa peau, et demander de l'aide. Avec de la chance, ils auraient le temps de mettre Voldemort hors état de nuire, avant l'arrivée de ses amis, qu'ils arrêteraient aussi. Il fit la plus grosse erreur de sa vie, tourner le dos à un ennemi. Ce dernier en profita pour l'attaquer. Il avait récupéré assez de force pour lui sauter dessus. Il ne lui restait plus qu 'à se servir de ce qui lui restait de potion. Il allait obliger le ministre à tout boire. Finalement cela avait été une bonne chose qu'il en garde un peu sur lui, au cas où il devrait s'en servir de nouveau.
Peu habitué à ce genre de lutte au corps à corps, Fudge ne pu résister bien longtemps avant de subir les contres coups de la boisson empoisonnée. On aurait aimé dire qu'il était mort rapidement, et qu'il ne souffrit pas. Ce ne fut pas la cas. Ce qu'il vécut, fut vraiment horrible, au point qu'aucun mot ne serait assez fort pour le décrire. Il agonisa pendant de longues heures, avant de quitter ce monde cruel. Événement sans précédent qui ébranla le monde de la sorcellerie, et qui obligea à élire un nouveau ministre, dans la plus grande des précipitations.
La démission soudaine de Thomas en surpris plus d'un. Pourquoi s'était-il donné tant de mal pour revenir sur son lieux de travail, pour le quitter le lendemain? Oui il y avait eu un accident fort regrettable, mais personne ne lui tint rigueur. D'une part parce qu'il avait fait ce qu'il avait pu, vu les circonstances. D'une autre part, il n'y avait aucune victime à déploré, aucun mort, et pas de blessé.
C'est pour cela que ce matin, ils se rendirent à leur premier cours de la semaine, défense contre les forces du mal, en traînant des pieds. Ils craignaient que les cours, ne seraient plus jamais comme avant. Ils ne doutaient à quel point ils avaient raison. Ils espéraient un moment que le nouveau professeur ait une panne de réveil, et qu'il se réveille suffisamment assez tard, pour que le cours soit annulé. Ce ne fut pas le cas, le professeur Roberts fut d'une ponctualité, digne d'une montre suisse. Ce dernier avait même trouvé le temps de lire les notes que lui avaient laissées ses prédécesseurs. Il n'était pas du tout d'accord avec eux. Il n'aimait pas cette façon d'enseigner. Il comptait bien faire quelque chose pour y remédier, car rien à ses yeux ne valait l'ancienne méthode. Il releva la tête et jeta à ses élèves un regard froid et déterminé. Il ne leur dit rien, mais on pouvait comprendre qu'il les invitait à prendre rapidement place. C'est dans le plus grand des silences que les étudiants s'installèrent à leur place. Par contre, ils n'avaient pas l'intention de faire le moindre effort, comme sortir leurs affaires de leur sac, et de suivre le cours.
Le professeur crut bon de se présenter, et de raconter sa vie. Comme si cela pouvait intéresser quelqu'un. Il leur détailla tout son parcourt professionnel, tous les postes qu'il avait occupé depuis qu'il était en âge de travailler. C'était long et ennuyant. Pourquoi tenait-il tant à se justifier de la sorte? Pourquoi éprouvait-il le besoin de prouver qu'il avait de l'expérience? Et quel âge pouvait-il avoir, pour avoir cumulé autant d'année de travail? Il conclut en précisant que contrairement au bellâtre, sous entendu le professeur Salinger, il devait son poste de professeur à la qualité de son enseignement et à son intelligence, et non à son physique. Cette dernière remarque, plus que dépassée, déplut beaucoup. Surtout qu'il n'était pas utile de le préciser. Seuls les aveugles ne se seraient pas rendus compte que son physique n'était pas un avantage. Quant à ses compétences, rien pour le moment permettait de prouver qu'il en ait. Il ne lui restait donc qu'à faire ses preuves. Mais ses élèves lui lasseraient t-ils cette chance? Apparemment non le manque total de réaction qu'il reçut en retour. N 'importe qui aurait pu en être découragé, mais pas le professeur Roberts, il en avait assez vu pour ne pas être intimidé pour si peu. Il fit l'appel, en prenant bien soin d'articuler le nom des étudiants. Une fois qu'il fut rassuré que tout le monde était bien là, il se leva afin de donner à chacun et à chacune un livre, dont le titre était : Mieux apprendre, afin de comprendre, dans le but de se défendre. Pourquoi faisait-il cela? Surtout que ledit ouvrage n'était pas au programme et que tous les élèves avaient déjà celui qui l'était.
_ Ouvrez-votre livre, à la page soixante-dix-sept, dit-il. On va étudier les Harbingers.
Seule Hermione eut la curiosité de le faire. Elle fut aussi la seule à lever le doigt, dans le but de prendre la parole. Le professeur Roberts fut heureux, il avait au moins une élève avait envie de participer à son cours, et seulement après cinq minutes. Les autres ne tarderaient pas à en faire de même.
_Oui, Mademoiselle Granger, je vous écoute.
_Vous vous êtes trompé de page, ce cours se trouve à la page dix.
_Pardon? Je ne suis pas encore sénile, si je vous dis qu'il faut lire la page soixante-dix-sept, c'est parce que c'est effectivement celle là qu'il faut lire.
_Vous en êtes bien sûr?
_Pour qui vous vous prenez mademoiselle. Sachez que c'est moi qui l'aie écrit ce livre. Il est donc impossible de me tromper.
C'était sans doute pour cette raison, que le professeur Roberts tenait à se servir de ce livre et pas d'un autre. C'était par fierté et aussi pour leur montrer qu'il n'était pas n'importe qui.
_Pourtant vous parlez de créatures qui n'existent pas. Les Harbingers ne sont qu'une légende urbaine.
_Je vous trouve bien arrogante, pour me remettre en question de cette façon. Ils existent vraiment. Vous n'avez pas idée à quel point ils sont terrifiants. Il est primordial que vous appreniez à les combattre, parce que vous pourriez en croiser un. Tout ce que nous savons à leur sujet, nous le devons à un certain H. . Il a même écrit tout un livre sur eux.
_Non. Mais ce n'est pas parce que….
_Pas de mais. Ici le professeur c'est moi. Je suis donc le mieux placé, pour dire ce qui existe et ce qui n'existe pas. Maintenant je vais vous demander de lire et de le faire en silence. Vous dérangez vos camarades.
Les camarades en question ne pouvaient pas être gênés dans leur étude, puisqu'ils faisaient tout autre chose. Certains avaient sorti un roman, d'autre un magazine, il y en avaient même qui faisaient des mots croisés. Le tout avec une discrétion, digne des ninjas, puisque le professeur ne se rendit compte de rien. Il n'y avait pas un bruit, on aurait pu entendre une mouche voler. Puis il y eut un bruit étrange, cela ressemblait au cri d'un cochon, ou le bêlement d'une chèvre. Ceci n'était pas logique et cela ne pouvait pas se produire, on avait jamais vu d'animaux dans une salle de classe. Il s'agissait simplement de ronflements. Hermione en fut déconcentré, elle avait du mal à étudier, elle était la seule dans ce cas. Elle y remédia en donna un coup de coude à son voisin, Ron. Si quelqu'un dormait en ce moment, ce ne pouvait être que lui.
_Aiiiiiiiiiiiie, cria t-il surpris par tant de violence. Hermione qu'est-ce qui t'as pris de me frapper, ça fait vachement mal.
_Parce que tu dormais, et que cela ne se fait pas.
_Ah non, non. Je ne dormais pas.
_Si ce n'est pas toi, c'est qui?
Non seulement les ronflements ne s'étaient pas arrêtés, mais en plus, ils étaient de plus en plus fort, de plus en plus rapprochés. Hermione voulait savoir qui avait eu le culot de s'assoupir en classe et pendant un cours. Ce genre de chose ne se font pas, même si on était très fatigué, on devait faire un effort pour garder les yeux ouverts. Elle s'aperçut qu'aucun de ses camardes avaient sombré dans le sommeil. Elle continua ses recherches, elle finirait bien par trouver. Elle n'en crut pas ses yeux, c'était le professeur Roberts. Il était avachi sur sa chaise, sa tête était penchée sur le coté droit, de sa bouche ouverte, s'échappait un filet de bave. Ce n'était pas fréquent de voir un professeur finir sa nuit pendant ses heures de travail, c'était indigne de son rang, et une insulte à sa noble fonction. Mais où va le monde, si ceux qui sont censés les aider à apprendre, en était parfaitement incapable parce qu'ils étaient trop fatigués.
La jeune fille, se retourna une fois de plus, afin de faire face à ses camarades, et leur dire ce qu'elle en pensait.
_Mais vous n'êtes pas sérieux, leur dit-elle. Le quel d'entre vous lui a jeté un sort d'endormissement?
Harry et Draco, se sentirent visé. Ils étaient aussi ceux qui avaient le plus de raison de le faire.
_Ce n'est pas nous, lui répondit Draco.
_Ah oui? Tu peux me dire pourquoi il s'est endormi?
_Regarde-le, il doit bien avoir cent-cinquante ans.
_N'importe quoi. Il ne peut pas être si vieux, les humains ne sont pas programmés pour vivre au delà de cent-vingt ans.
_Mais lui c'est différent. Il dort tout le temps, du coup il vieillit moins vite.
Hermione ne su jamais qui avait lancé le sort, et personne ne dénonça le coupable. Quant au professeur Roberts, il ne fut pas réveiller par ses élèves, et il fit plusieurs petites siestes. Qu'il dorme au lieu de travailler, avec un peu de chance, Dumbledore le prendrait sur le fait, et cela lui donnerait un prétexte pour se débarrasser de lui.
Il se passa quelque chose d'assez inattendu ce matin, lors du petit déjeuner. Un homme que personne ne connaissait entra dans la grande salle. Il l'avait fait tout naturellement, ne se donnant même pas la peine de demander l'autorisation de le faire. Comme s'il était chez lui. Il marchait la tête droite, et il dégageait quelque chose d'envoûtant. Il était élégant, et avait de la prestance, et portait un costume bien taillé. Il était grand, mince, sa peau était noire ébène, son crâne était rasé. Il avait du charme et il en était conscient. Il tenait dans sa main droite un attaché case, ce qui pouvait lui donner une ressemblance avec les démarcheurs à domicile, ou à un homme politique. Personne n'osa lui demander quoi que ce soit, ni à le ralentir. Il arriva finalement devant la table des professeurs, afin de s'adresser au directeur de l'établissement.
_Bonjour Monsieur. Dumbledore décida de rester poli malgré les circonstances. Vous pouvez me dire de qui vous êtes, et de quel droit êtes-vous entré ici ?
_Bonjour professeur Dumbledore. Je me présente, je suis le nouveau ministre de la magie, Christian Ngamv.
_Le nouveau? Pouvez-vous me le prouver?
Ce qui était normal de demander un justificatif. N'importe qui pouvait se faire passer pour le ministre de la magie.
_Oui bien sûr.
Christian donna sa pièce d'identité et son agrégation de ministre de la magie.
_Merci. Mais dites-moi qu'est-il advenu à l'ancien?
_Vous n'êtes pas au courant?
_Mais au courant de quoi, enfin.
_Il s'est passé quelque chose d'assez fâcheux. Fudge a visiblement été assassiné, juste en bas de votre porte. Enfin la porte de l'école.
Ni Dumbledore, ni personne d'autre n'avait été au courant de cette nouvelle. Certes on ne l'aimait pas beaucoup ici, mais pas au point de souhaiter sa mort.
_Comment est-ce possible? Je l'ai vu i peine quelques jours. Savez vous comment cela est arrivé?
_Pas pour le moment. Une enquête a été ouverte.
_C'est vraiment horrible ce qui lui est arrivé. C'est pour m'annoncer la nouvelle que vous avez fait le déplacement, monsieur Ngamv?
_Non, je pensais que vous étiez déjà au courant. Je suis venu parce que je dois parler avec Sirius Black.
_Vous auriez du m'écrire pour me prévenir. Cela vous aurez évité un déplacement inutile.
_Vous auriez pu lui demander de partir, afin que je ne puisse pas le voir.
_Je n'aurais pas pu le faire, puisqu'il n'est pas ici.
_Ne me prenez pas pour un imbécile. Je sais de source sûre qu'il est ici, et je n'ai pas l'intention de repartir sans l'avoir vu. Vous savez donc ce qui vous reste à faire, si vous voulez me voir repartir dans les plus brefs délais.
_C'est bon, je suis là, dit Sirius. Que me voulez-vous ajouta t-il, tout en dévisageant le nouveau venu.
_Bonjour monsieur Black. Je suis content de voir vous enfin. Je n'en ai pas pour longtemps, j'ai juste quelques papier à vous donner.
Le nouveau ministre ouvrit sa valise, afin de sortir quelques documents, qu'il présenta ensuite à Sirius. Ce dernier aurait faire un geste afin de prendre lesdits documents, mais il ne le fit pas. Comme si il avait peur de se faire mordre par un bout de papier. Il se méfiait de cet homme, venu de nulle part, et il ne savait rien de ses intentions. Il se contenta de le défier du regard. La tension entre les deux hommes, était palpable. Aucuns des deux n'osaient bouger, ni faire le moindre geste.
_Vous allez vous décider. Finit par dire Christian. Je n'ai pas tout mon temps. Par pitié prenez donc cette lettre, vous n'allez pas en mourir.
Le ton autoritaire de Christian donnait la chair de poule. Sirius prit son courage à deux mains, plus vite il aurait lu le courrier, plus vite il serait fixé sur son sort. Ce qui ne l'empêcha pas de trembler. Il jeta un coup d'œil au contenu, sans vraiment faire attention à ce qui était écrit dessus.
_Pour être franc je ne vois pas pourquoi il est si important que je lise cette lettre.
_Moi, à votre place, j'aurais été content.
_Mais content de quoi? De retourner en prison? C'est bien de cela qu'il s'agit? Ne comptez pas sur moi pour me laisser faire, monsieur. Vous êtes aussi abjectes, non vous êtes pire que Fudge.
_Pourquoi vous me parlez de prison? Je viens de vous réhabiliter. Vous êtes un homme libre à présent, toutes les charges que vous aviez ont été annulées.
_Ma quoi?
_Réhabilitation. Vous avez été innocenté du crime pour lequel vous avez été jugé coupable. Vous ne risquiez plus rien dans le monde extérieur. Le ministère et moi-même vous demande de bien vouloir excuser cette erreur. En compensation de toutes ces années perdues, il est prévu de vos donner un petit dédommagement. J'ai fait ce que j'ai pu, avec le peu de budget qui m'est alloué pour le moment.
Sirius se senti un peu bête de s'être emporté de la sorte. C'est juste qu'il ne s'était pas attendu à ce qu'un jour, un ministre de la magie, fasse vraiment son travail, ni à ce quelqu'un de haut placé lui présente des excuses, pour l'injustice dont il avait été victime.
_Vous n'avez pas à vous excuser, vous n'y êtes pour rien après tout. Et merci d'être venu.
_Je vous en prie.
_Mais comment avez-vous su?
_J'ai trouvé un gros rat, enfermé dans une cage, sur mon bureau. C'était un cadeau de bienvenu d'un certain A.S. Il s'est relevé qu'il ne s'agissait pas d'un rat, mais d'un sorcier ayant pris l'apparence de cet animal.
_ Peter Pettigrow, c'est bien lui?
_Oui, c'est lui. Il à tout avoué, afin d'échapper à la peine de mort. Il s'est montré très bavard, et il était impossible de l'arrêter.
_Je ne sais pas quoi vous dire, lui dit Sirius.
_Vous n'avez rien à me dire, je ne fais que mon travail.
C'était bien la première fois qu'un ministre de la magie avait une conscience professionnelle. Il était important qu'il la garde et le plus longtemps possible. Il était aussi normal qu'il en soit remercié. Dumbledore, lui demanda si il avait déjà déjeuner, et que si ce n'était pas le cas, il pouvait rester afin d'y remédier. C'était la moindre des politesses de le faire et de ne pas manger devant un invité.
_C'est vraiment gentil de votre part, lui répondit Christian. Mais je crains de ne pas en avoir le temps. Fudge a laissé derrière lui beaucoup d'affaire inachevé.
Pourtant, il ne reparti pas tout de suite, puisqu'il sorti une autre feuille de sa sacoche.
_J'allais oublié. Je dois voir le professeur de défense contre les forces du mal. Pouvez-vous me dire où il se trouve?
_Avec grand plaisir. Il est tout à droite, tout au bout de la table.
Il se demanda bien ce que le nouveau ministre avait à dire au professeur Roberts. Christian de son coté, n'avait pas imagé le professeur aussi vieux. Il avait l'âge d'être à la retraite.
_Bonjour professeur. Lui dit-il. J'ai reçu une lettre de votre part, et j'aimerais en parler avec vous. Est-ce que vous pouvez me dire pourquoi vous voulez démissionner?
_Pardon? Vous pouvez pas parler plus fort?
_Je vous demander pourquoi vous tenez tant à démissionner. J'ai vu dans votre dossier que vous n'êtes ici que depuis le début de cette année scolaire. Ce n'est un peu trop tôt pour vous décourager. Je suis sûr que vous faites de votre mieux. Pourquoi baisser les bras aussi rapidement?
_Non, je n'ai pas besoin de faire la sieste monsieur. Je suis professeur, j'ai des cours à donner moi.
_Je n'ai jamais dit ça.
_Bien sûr que si, vous venez d'insinuer que je sommeillait et que je ferais mieux d'aller me recoucher immédiatement.
_Ceci est un mal entendu, mon cher, je vous parle de la lettre de démission que vous m'avez fait parvenir.
_Que voulez-vous que je fasse pour vous moi. Si vous avez des visons vous ferez mieux d'en parler au professeur Trelawney. C'est elle la spécialiste de ce genre de chose. Maintenant laissez-moi tranquille. Il faut que je finisse de manger, parce que après je dois travailler, et il ne faut pas être en retard. Je dois donner l'exemple.
_Professeur Salinger. Le moment est mal choisi pour ce genre de plaisanterie, vous ne croyez pas ?
_Pardon. Ne m'insultez pas, mon nom c'est Roberts. Et ce depuis ma naissance.
Comment ne pas rire, face à un tel dialogue de sourd? Quelqu'un le firent, puis d'autre mimétismes. Ce fut le tour des professeurs, et du personnel encadrant, même les fantômes ne purent échapper à l'hilarité. Deux personnes seulement avait gardé leur sérieux, le professeur Roberts et Christian qui ne voyait rien de drôle à ce qui venait de dire.
_Ai-je dit quelque chose de mal? Demanda t-il un peu vexé.
_Non, c'est juste qu'il y a erreur sur la personne. C'est avec le remplaçant du professeur Salinger, le professeur Roberts avec qui vous parlez.
_Pourquoi ne me l'avoir pas dit?
_Parce que vous avez demandé à voir le professeur de défense contre les forces. Je pensais que vous voulez parler du professeur actuel.
_Effectivement j'aurais dû préciser le nom. Mais pourquoi en avoir choisi un aussi vieux pour remplacer celui qui à démissionné?
_C'est feu Fudge qui nous l'a imposé.
_ Je suppose que le professeur Salinger ne se trouve plus ici.
_Si, il est encore là.
_Vous pouvez me dire où il se trouve?
_Le plus simple, est qu'il vienne lui même.
Dumbledore demanda à Sirius d'aller chercher son collègue, qui était encore à l'infirmerie. Il revint peu de temps avec Thomas. Ce dernier avait bonne mine, il allait mieux que le jour de son retour. Son repos forcé lui avait fait du bien, et lui avait repris des forces. Au point qu'il pouvait marcher tout seul, avec l'aide de sa canne.
_Vous êtes bien le professeur Salinger? Demanda Christian. Cette fois ci il voulait être sûr de parler au bon interlocuteur.
_Oui, c'est moi. Et vous, vous êtes?
_Le nouveau ministre de la magie. Cette lettre, c'est bien vous qui l'avez écrite?
_Oui, je confirme, c'est moi.
_Vous avez été un peu flou, sur les raisons de votre démission. Pouvez-vous m'en dire un peu plus à ce sujet?
_Je n'ai pas su me montrer à la hauteur de ma tâche.
_Cela n'aurait donc rien à voir avec un chantage quelconque?
_Quel chantage?
_Celui que Fudge vous a fait. J'ai trouvé plusieurs lettres à ce sujet dans son bureau. Je crois qu'il n'avait pas l'intention de garder l'information secrète.
_Vous comprenez à présent pourquoi je ne peux pas rester ici. Toute cette histoire pourrait resurgir un jour.
_Non, ce n'est pas possible.
_Qu'est-ce qui n'est pas possible?
_Que l'histoire resurgisse. J'ai pris soin de tout effacer des registres. Plus personne ne pourra faire le lien entre vous et votre « cousin ». Quant à votre lettre de démission, je peux pas l'accepter.
_Ce n'est pas nécessaire, puisque Fudge l'a déjà fait.
_Je ne crois pas. Il ne l'a pas contre signé, voyez par vous même. Cette lettre n'a aucune valeur. Quant à moi, je refuse de la valider. Vous êtes donc toujours professeur de défense contre les forces du mal.
_Non, c'est moi le vrai professeur de défense contre les forces du mal, répliqua le professeur Roberts.
Ce dernier avait, enfin, finit de manger. Il en profita pour se mêler de la conversation des autres. Il avait tout entendu et surtout tout compris, comme quoi il n'était pas aussi sourd, ni aussi sénil que ça.
_C'est embêtant deux professeurs pour une seule matière. J'ai une idée, et si on demandait aux élèves qui ils veulent garder.
_Ce ne sera pas nécessaire. Lui répondit Thomas, qui était sûr de ne pas être celui qui serait choisi. La réponse je la connais, je n'ai pas pu me montrer à la hauteur de ma tâche. Je n'ai pas pu empêcher des personnes malintentionné de pénétrer les lieux. Je n'ai plus rien à faire ici, je pense repartir dans la soirée.
Thomas soupira. Il avait bien aimé enseigner dans cette école, les élèves étaient relativement réceptifs, prenant du plaisir à apprendre. Mais tout ceci appartenait au passé, il devait aller de l'avant, tourner la page, et demander l'annulation de son congés sans solde.
_Je pense au contraire qu'il faut leur demander leur avis. Ce sont eux les principaux intéressés non?Qui est d'accord pour que le professeur Roberts reste? Levez-vous si c'est le cas.
Personne ne réagit, ne parla, ni se leva. Visiblement personne était pour.
_D'accord. Maintenant, qui est d'accord pour que le professeur Salinger reste?
Cette fois-ci, il ne fut pas utile de demander de se lever, pour dire qu'ils le fassent. Ils le firent d'eux même et spontanément. Puis ils l'applaudirent. Thomas avait enfin, obtenu un accueil chaleureux, celui qu'il n'avait pas eu lors de sa première journée à Poudlard. Il ne s'y attendait pas du tout. Il en fut surpris et gêné, surtout vis à vis de son collègue, qui avait été ignoré par tout le monde. Il ne pensait pas que ses élèves lui demanderaient de rester, malgré tout ce qu'ils avaient appris à son sujet.
_Vous l'avez votre réponse, professeur Salinger. Vos élèves souhaitent que vous restez.
L'ancien Thomas, l'ermite, aurait refusé tout net, préférant se réfugier dans la solitude. Pas le nouveau. Il resterait en parti, pour ne plus être à l'écart des autres. Il n'avait plus aucune raison de s'isoler.
_Je ne sais pas trop quoi dire dans ce genre de situation. Je n'ai jamais été très doué pour les discours. Je vous remercie pour votre confiance, je suis vraiment touché, dit-il à l'intention de ses élèves. Ce sera donc avec plaisir que je reprend mon poste de professeur.
Oui il n'était pas doué, mais au moins il était un peu plus bavard que le jour de la rentrée, et aussi un peu plus souriant. Il avait même un très joli sourire quand il le voulait.
Le seul à ne pas s'en réjouir était le professeur Roberts. Il n'avait pas gardé son travail très longtemps.
_Je ne suis pas d'accord. J'ai signé un contrat de travail, je tiens à ce qu'il soit respecté.
_Le professeur Salinger aussi.
_Mais il a démissionné.
_Techniquement parlant non, il ne l'a pas fait. Du coup vous ne pouvez pas être engagé comme remplaçant. Et puis je crois qu'il y a une période d'essaie de dix jours sur votre contrat.
_Si vous le dites, je n'ai pas tout lu.
_Vous auriez dû. Mais c'est trop tard pour cela.
Le professeur Roberts fut invité à aller chercher toutes ses affaires dans sa chambre, et dans son bureau. On lui fit comprendre aussi que personne n'aurait besoin de son livre, et qu'il serait bien qu'il les mette dans sa valise avant de partir.
Voldemort avait l'impression d'être un enfant qui sort en cachette de ses parents, et qui devait regagner sa chambre, sans que personne ne s'aperçoive qu'il en était sorti. Pourquoi tenait-il à tant de discrétion? C'était pour éviter de justifier son absence, et plus encore son échec. Que penserait-on de lui, si on avait appris qu'il n'avait pas réussit à tuer Harry Potter, alors qu'il était sans défense, et qu'en plus il n'avait plus de pouvoirs. Ses disciples, se seraient moqués de lui. Il passerait pour l'idiot de son clan, dans le meilleur des cas. Le mieux était donc de faire comme si il ne s'était rien passé, tout oublier, et prier pour qu'il récupère un moment ou à un autre ses pouvoirs.
Une fois de plus il échoua. Malgré le fait qu'il ait pris toutes les précautions, comme avancer sur la pointe des pieds, longer les murs, respirer le moins possible. Si ce n'était pas suffisant, c'est parce la pièce qu'il devait traverser était remplie de Mangemorts. Comment passer inaperçu lorsque la salle était pleine de monde, ce qui était logique puisqu'il s'agissait de leur quartier général. Ces derniers ne le regardèrent pas. Tous les visages, tous les yeux étaient tournés vers une seule personne. La personne en question était Managua, il avait même pris place sur le trône du chef. Il n'avait rien à y faire, puisqu'il ne l'était pas. Par contre, il avait un sacrée culot, pour avoir attendu qu'il tourne le dos, pour lui voler son titre.
Voldemort se fraya un chemin, tant bien que mal, pour faire face à son cousin. Il n'aurait jamais pensé qu'il puisse être le jumeau de Thomas, vu le peu de ressemble entre ces deux là. Pour le moment il devait faire comme s'il ne savait rien à ce sujet. Il tenait enfin un atout dans sa manche. Il suffirait de bien s'en servir et au bon moment. Ce n'était pas le bon moment. Il devait faire profil bas, et surtout ne rien dire.
_On ne dit plus bonjour? Ce n'est pas très poli d'entré dans une pièce sans saluer les personnes qui se trouvent déjà là.
_Bonjour maître Managua.
_Et les autres, ils puent?
Voldemort fut obligé à dire bonjour à chaque Mangemorts, et en les nommant par leur prénom, cela lui prit plus d'une heure. Parce qu'il se trompa plus d'une fois, avant de trouver le bon nom. Mais pour sa décharge, ils se ressemblaient tous, sous leur cagoule.
_C'est mieux. Je peux savoir ce que tu fais ici?
_Comment ça qu'est-ce que je fais ici? Je suis le chef des Mangemorts. C'est moi qui les a crées, qui leurs à donnés un but dans la vie.
_Il s'agit d'une soirée privée. Il faut être un sorcier pour pouvoir y participer. Les crac mol n'ont rien à faire place ici.
_Mais je suis un vrai sorcier.
_Fort bien, prouve le moi.
_Pardon?
_Prouve-moi que tu es un sorcier. Lance-moi le sort que tu veux.
Voldemort était au pied du mur. Soit il refusait et il se faisait renvoyé de chez lui, soit il essayait et il subirait le même sort. Il décida de tenter sa chance, on ne sait jamais, il avait peut-être récupéré assez pour lancer un sort simple. Il agita sa baguette, dit n'importe quoi. Il ne se passa rien, ou presque, tout ce qu'il créa fut une simple bulle de savon, qui explosa peu de temps après.
_Je ne sais pas ce que vous en pensez les amis, s'exclama Alexandre, mais moi je trouve ça minable. Un enfant de cinq ans, aurait mieux fait. Vous désirez toujours qu'il reste votre chef?
Personne ne pourrait répondre oui à une telle question. Voldemort était désormais un «has been », il n'était plus rien dans sa propre organisation. Il entendit donc tout le monde hurler un non. C'est fou comme ce simple mot de trois lettres peu faire mal lorsqu'il est prononcé.
_Vous ne pouvez pas me chasser.
_Ce n'est pas le cas. Tu peux rester si tu veux. Mais tu dois le mériter.
_Que dois-je faire?
_Va chercher un balais.
_Pourquoi? Vous voulez jouer au Quidditch?
_Non pas du tout. C'est pour sa première fonction que tu vas en avoir besoin. Faire le ménage. Regardes les sols, j'en ai jamais vu d'aussi sale.
Dépêche-toi un peu.
Voldemort ne pouvait pas tomber plus bas. Il venait de descendre l' échelle social dans un temps record et du premier coup. Il fit tout de même ce qu'on attendait de lui. Il devait faire croire qu'il était soumis, résigné, et qu'il ne se rebellerait pas contre l'autorité.
Merci d'avoir lu, vous pouvez me dire ce que vous en pensez ou pas, rien ne vous oblige à le faire.
J'espère que vous avez passé un bon moment avec ce chapitre
À suivre dans le chapitre 16: Je t'emmène où je t'aime
See you
