Chapitre 21: Un peu de vent dans l'oubli.( Calogèro)
Voldemort faisait les cents pas. Son homme de main n'était toujours pas revenu. Pourquoi n'était il toujours pas revenu? Combien de temps fallait-il pour tuer un homme? Pas plus de dix minutes, surtout que l'assassin était un tueur d'élite, et que sa victime n'aurait rien fait pour se défendre. Voldemort était un peu inquiet, il espérait que son sbire ait réussit sa mission. Il avait pris de gros risque, et il payerait le prix fort en cas d'échec. L'arrivée du Pingoulard le rassura. Ce dernier n'était pas revenu les « mains vides », il avait rapporté une mèche de cheveux blond ensanglantée, ainsi que son sabre qui l'était tout autant. Alexandre ne devait plus être en vie, et faire parti du passé.
_T'ai-je demandé de venir me rejoindre une fois que tu aurais fini? Oui je l'ai fait. Pourquoi as-tu mis autant de temps?
_Excusez-moi maître, lui répondit la créature. Je voulais m'amuser un peu à ses dépends, le torturer un peu.
_Je ne t'ai pas demandé de le torturer, mais de le tuer. Rassure-moi, c'est bien le cas?
_Oui, mon maître.
_Bien. J'ai quelque chose à faire. Tu vas m'attendre ici, je reviendrai avec une récompense. Tu as fait du bon travail, tu la mérite.
Voldemort tenait à partager la bonne nouvelle à ses ex amis. Il devait le faire seul, afin de leur faire croire que c'était lui, et non quelqu'un d'autre qui avait tué Managua. Est-ce que les Mangemorts seraient du même avis que lui? Peut-être pas étant donné que ces abrutis semblaient attachés à leur nouveau maître, qui avait il est vrai beaucoup de charisme. Il s'empressa de se rendre seul dans son repaire. Il les observa, sans que personne, vraiment personne, ne fasse attention à lui. Il pouvait écouter leurs conversations sans se faire remarquer. Ils étaient inquiets par le retard de leur nouveau chef. Ce dernier ne les avait jamais fait attendre, il était d'une ponctualité digne d'une montre suisse. Pourtant il n'était toujours pas là. Avait-il eu un imprévu? Ce n'était pas dans ses habitudes de les faire attendre aussi longtemps, il ne devrait plus tarder à arriver.
Voldemort se demanda si il devait leur dire, ou les laisser attendre encore un peu. Mais la tentation était trop forte, et puis il avait fait le déplacement pour cela.
_Je vais vous demander de faire un peu de silence. J'ai une annonce importante à vous faire.
Personne ne fit ce qu'il avait demandé, comme s'ils n'avaient rien entendu. Il était invisible, non pire encore, il était insignifiant à leurs yeux.
_Managua ne reviendra plus jamais. Vous savez pourquoi? Parce qu'il a perdu la tête.
Il n'eut pas l'effet désiré. Quelques-uns se tournèrent vers lui, mais juste l'espace d'un instant. Puis les conversations reprirent là où elles s'étaient arrêtées. Pourquoi personne ne le prenait au sérieux? Il décida de leur prouver de ce qu'il venait d'avancer. Mais quelques cheveux blonds avec un peu de sang dessus, ne semblait pas suffisant pour les convaincre. C'était frustrant de parler ainsi dans le vide.
_Vous avez compris ce que je viens de vous dire? Cria l'ancien seigneur des ténèbres en colère. Managua est mort, et c'est moi qui l'ai tué. C'est le sort que je réserve à tous ceux qui ose se rebeller contre moi. Qui veut être le prochain? Personnellement cela ne me dérange pas de devoir en tuer un ou deux, afin que vous compreniez enfin qui est le MAITRE ici.
Il ne se passa rien. Étaient-ils tous sourds ou inconscients? Ils devraient avoir peur de lui à présent. Ils devaient le craindre au lieu de continuer à papoter comme des pies. Tant pis, il n'avait plus le choix. Il aurait préféré ne pas arriver à en tuer un, étant donné qu'ils étaient de moins en moins nombreux à vouloir le suivre. Mais il devait donner un exemple. Il lança un petit « Avada kedavra » sur celui qui était le plus proche. Ce dernier s'écroula sur le sol, tétanisé par cette attaque aussi rapide que gratuite.
_Je viens de tuer …
Voldemort ne savait pas comment s'appelait la personne qu'il venait de tuer. Ce n'était pas sa faute, ils se ressemblaient tous en temps normal, mais c'était pire lorsqu'ils avaient tous leur capuche sur leur tête. Ce devrait être Michel, ce prénom était suffisamment courant pour qu'il y ait un ou plusieurs Michel ici.
_…Michel. Dit-il finalement. Je viens de tuer Michel.
En vérité, c'était Clément qui venait de mourir. Michel quant à lui était toujours vivant, et il se garda bien de faire la moindre réflexion, il n'avait pas envie d'être le suivant. Voldemort avait enfin retrouver sourire, puisque sa petite démonstration avait d'impressionné ses lâches qui cachaient leur visage. Les Mangemorts étaient terrifiés, leur ancien chef venait de tuer l'un d'eux, de sang froid et sans le moindre scrupule. Se pourrait-il qu'il en ait fait de même avec leur nouveau chef Managua? Cela expliquerait son absence. Il était plus prudent d'obéir, ils s'inclinèrent tous devant lui, sauf bien entendu le pauvre Clément, qui lui était toujours allongé par terre. Ils étaient de nouveau soumis, ils n'avaient pas envie de subir le même sort funeste que leur ami.
_Je vous prie de bien vouloir m'excuser pour mon égard de conduite, lui dit Crabbe, sous le choc. Ce n'était pas ma faute, c'est celle de Managua, qui m'a aveuglé par sa prestance.
_Penses-tu vraiment ce que tu viens de me dire. Es-tu vraiment sincère?
_Que puis-je faire pour vous le prouver?
_Tu peux me débarrasser du corps de « Michel » pour commencer.
Crabbe était un peu écœuré par cette tache, il n'était pas un simple fossoyeur tout de même. Ce qui ne l'empêcha pas d'obéir à un ordre de son chef, il n'avait pas envie de finir comme feu son ami.
_C'est bien. Je vais te laisser une chance. Mais fais bien attention. Tu sais ce qui t'attend si jamais tu as de nouveau envie de me trahir. Et c'est valable pour vous tous.
Afin de bien se faire comprendre, il leur lança un petit sort. Enfin pas si petit que ça, c'était celui qu'il avait utilisé contre son cousin Thomas. Si ce dernier avait été présent, il aurait pu leur dire à quel point il avait eu mal. Ce que ressentirent les Mangemorts était bien au delà d'une simple souffrance, ils criaient, suppliaient, afin que leur maître ait un peu de compassion en leur égard. Plus personne à présent ne douterait de sa puissance, et n'aurait envie de se rebeller contre lui.
Voldemort avait gagné, il pouvait retourner chez lui, et récompenser son ami, pour son aide si précieuse. En vérité, il n'avait jamais eu l'intention de le faire. Le Pingoulard était une arme bien trop dangereuse pour lui. Pour le moment, il n'avait pas encore trouvé la personne qu'il aimait le plus, ni découvert son point faible. Mais cela ne serait tarder. Il devait s'en débarrasser maintenant. Pour cela il allait se servir de l'épée que son complice avait ramenée avec lui. Le bourreau d'Alexandre finirait sa vie de la même façon que sa victime: décapité. C'était un juste retour des choses. Il ne ressenti rien à la vue du corps sans vie de son homme de main, il n'avait pas eu le choix, et puis ce n'était même pas un être humain.
Dumbledore avait fait tout ce qu'il pouvait pour sauver Alexandre. Pourtant ce ne serait pas suffisant, il fallait que ce soit quelqu'un ayant une formation médicale qui le prenne en charge, le plus rapidement possible. Sinon, il aurait fait tout ça pour rien. Il avait le choix entre aller dans un hôpital comme saint Mangouste, ou se rendre à Poudlard. La meilleure cachette était sans nul doute le second. Personne n'aurait l'idée d'y chercher un ancien Mangemort. De plus c'était l'endroit le plus proche.
Il aurait bien aimé transplaner, mais il craignait que le blessé ne supporte pas le choc. Il dut faire le chemin à pied. Il n'avait jamais autant marché de toute sa vie, puisque en temps normal il ne le faisait pas. Il ne se découragea pas, malgré la douleur, et la fatigue. La première chose qu'il fit une fois à l'infirmerie, C'est d'allonger délicatement le fils de son ami sur un lit. Puis il se rendit directement dans le bureau de madame Pomfresh, qui par chance était présente. Elle était la seule à pouvoir faire quelque chose à présent.
_J'ai besoin de vous, tout de suite. Dit-il tout simplement. Il n'avait ni le temps, ni l'envie de lui faire un long discours, cela pouvait attendre.
_Professeur Dumbledore, lui répondit l'infirmière, visiblement soulagée par son retour. Mais où étiez-vous passé? Je me faisais du ….
Elle ne finit pas sa phrase, elle venait de voir que son supérieur avait une bien vilaine plaie au bras, et qu'il avait perdu beaucoup de sang.
_Que vous est-il arrivé? Demanda t-elle.
_Rien du tout.
Il ne voulait pas parler de ça, il y avait des choses plus urgentes à faire.
_Vous devriez vous asseoir. Je vais m'occuper de votre bras tout de suite.
Réaction normale de la part d'une infirmerie. Elle ne pouvait pas laisser un blessé sans le soigner, c'était son rôle, son travail, sa raison d'être en somme. Le professeur Dumbledore n'avait pas l'intention de se laisser faire.
_Cela PEUT et DOIT attendre. Vous avez un autre patient qui a plus besoin de vous que moi, c'est pour cela que je suis venu vous chercher.
Elle n'insista pas, elle avait bien remarqué la panique dans la voix du directeur. Effectivement l'autre patient avait besoin de soin. Elle poussa même un petit cri, en le voyant. Elle ne pensait pas qu'un homme puisse être aussi pâle. Elle crut un moment qu'il ne soit déjà mort. Ce qui n'était le cas, puisqu'il respirait encore, avec cependant beaucoup de difficulté. Qu'avait-il bien pu lui arriver pour qu'il soit dans un tel état? Elle le sut dès qu'elle lui enleva sa chemise. Au moins la plaie était nette et elle ne saignait plus. Mais la perte de sang semblait importante, et les chances de survie du jeune homme était bien mince.
_Que lui est-il arrivé? Avec quoi a t il été attaqué?
_Par un sabre.
_Un sabre? Il y a encore des gens qui se baladent avec ce genre de chose de nos jours? Au moins la personne qui l'a blessé à mal visé, deux centimètres plus haut, et il serait déjà mort.
_Va t-il s'en sortir?
_Je ne sais pas. Vous n'auriez pas dû l'amené ici, mais dans un hôpital, je ne suis pas équipée pour faire face à ce genre d'urgence.
_C'est pour sa sécurité. Il vaut mieux qu'on le croit mort.
_J'ai bien peur que cela soit bientôt le cas. Je vais faire ce que je peux, mais je ne peux rien vous promettre pour l'instant.
_Il y a t'il quelque chose que je puisse faire pour vous aider?
_Oui, je vais avoir besoin de Sirius. Vous pouvez aller me le chercher?
_Je vais faire aussi vite que possible.
Madame Pomfresh pria pour que le directeur revienne avec l'être de lumière. Une vie était en jeu, et il fallait faire vite. Elle n'était pas habituée à soigner ce type de blessure, et elle se sentait un peu dépourvue. Une chance que l'être de lumière soit toujours là, si quelqu'un savait ce qui fallait faire, c'était bien lui. Sirius arriva peu de temps après, il n'avait pas l'air très en forme, il dormait presque debout.
_Monsieur Black, lui dit elle soulagée. Je suis contente que vous soyez là. Est-ce que vous pouvez m'aider? Je ne sais pas quoi faire.
_Je suis venu pour ça…
Sirius ne finit pas sa phrase. Son regard venait de se poser sur celui, que le professeur Dumbledore lui avait demandé de soigner. Ce visage ne lui était pas inconnu, il l'avait déjà vu il y a si longtemps. Il n'avait jamais oublié la façon dont il l'avait traité et humilié devant tous ses amis. Il n'avait pas autant détesté un homme, à part feu le ministre Fudge. Il était hors de question qu'il fasse quoi que ce soit pour lui venir en aide. De toute façon cela ne servirait à rien puisque le blessé était à deux doigts de rendre son dernier soupir. Il aurait été plus humain d'abréger ses souffrances. Chose qu'il ne fera pas non plus, il ne voulait pas être accusé une nouvelle fois de meurtre, bien que dans ce cas, il serait coupable.
_Non, je refuse.
_Pardon? Pourquoi est-ce que vous refusez de le soigner? L'infirmière ne comprenait pas pourquoi Sirius avait radicalement changé d'avis, au point de plus vouloir l'aider.
_Parce que je ne veux pas, c'est simple, non? Vous savez au moins qui c'est?
_Non. Et je ne tiens pas à le savoir non plus. Mon travail est de soigner les malades, pas de les juger. Son état est critique, et seule je ne vais jamais y arriver. C'est pour cela que j'ai sollicité votre aide. S'il vous plait faites quelque chose.
_Je viens de vous dire que je ne voulais rien faire. Et même si je pouvais, je ne le ferais pas.
_Mais pourquoi?
_J'ai mes raisons, cela ne vous regarde pas. Demandez à quelqu'un d'autre.
Sirius n'avait pas l'intention de rester dans cette salle une seconde de plus, étant donné qu'il n'avait rien à y faire. Le professeur Dumbledore, bien que fatigué, trouva tout de même la force de le retenir.
_À qui voulez-vous qu'elle le demande? Vous êtes le seul être de lumière ici. Vous êtes donc le seul à pouvoir le sauver.
_Pourquoi devrais-je le faire? Mérite t-il de vivre? Vous savez ce qu'il m'a fait? Il prend plaisir à faire du mal aux autres. Il est cruel et sans cœur.
_Vous faites exactement la même chose en ce moment.
_Mais ce n'est pas moi qui aie commencé.
_Ce n'est pas une excuse. Enfin monsieur Black, vous n'êtes plus en maternelle, vous êtes un adulte, conduisez-vous en tant que tel, nom d'une pipe.
_D'accord, dès qu'il m'aura présenté des excuses.
_Vous voyez bien qu'il n'est pas en état de le faire. Je suis sûr qu'il regrette ce qu'il vous a fait.
_Avoir des regrets lui? Soyez sérieux, il ne doit pas connaître ce mot.
_Alexandre.
_Pardon?
_Il s'appelle Alexandre.
Le professeur Dumbledore pensa que c'était une bonne idée de lui préciser le nom du mourant. C'était une façon de l'humanisé en quelque sorte. Ce genre de procédé était souvent utilisé en cas de prise d'otage, cette méthode avait fait ses preuves dans le passé. Il s'attendait à ce que Sirius se montre plus compatissant, ce ne fut pas le cas.
_Ne me dites pas que vous le connaissez personnellement.
_C'est pourtant le cas. Je suis son parrain.
_Pardon? Son quoi?
_Son parrain. Je ne suis occupé de lui après le « décès accidentel » de son père, qui était mon meilleur ami.
_Visiblement, vous l'avez mal éduqué. Regardez comment votre filleul a tourné.
_Il n'a pas mal tourné, tout ce que l'on dit sur lui est totalement faux. J'ai risqué ma vie pour le sauver. Je n'ai pas fait tout cela en vain, pour rien.
_Vous n'auriez pas dû. Je me demande bien qui a eu la bonne idée de lui faire cela.
_Un Pingoulard.
_Mais cela n'a pas de sens. Les Pingoulards n'attaquent jamais sous leurs vrai originelle. De plus votre filleul n'aime personne, et personne ne l'aime non plus.
_C'est pourtant la vérité. J'étais là, j'ai tout vu.
_Vous pouvez donc me dire quelle forme à prise le Pingoulard.
_Oui, celle de son frère.
_Le frère à qui? Du Pingoulard?
_Non, d'Alexandre.
_Parce qu'il a un autre comme lui dans la nature? Nos rues sont de moins en moins sûres de nos jours. Mais que fait la police? Je vous le demande.
_Ne dites pas n'importe quoi. Alexandre tout comme le professeur Salinger, ne sont pas un danger pour les autres.
_Oui, oui, c'est ça. Attendez, pourquoi vous parlez du professeur Salinger? Il ne peut pas être le frère de Thomas.
_Pourquoi?
_ Mais parce qu'ils ne se ressemblent pas.
Sirius jeta un nouveau coup d'œil à Alexandre. Il n'aurait jamais imagé qu'il puisse être de la même famille de Thomas. Il était son opposé, aussi bien au niveau physique que morale. Ses deux là sont-ils vraiment frères? Il avait un doute. Le professeur Dumbledore pouvait avoir trouvé cette excuse pour le forcer à le soigner. Mais il pouvait aussi bien avoir raison, dans ce cas il se devait de le faire quelque chose, il était redevable envers Thomas. Il n'avait pas oublié ce que ce dernier avait fait pour lui.
_ Pourquoi. Pourquoi vous ne pas me l'avoir dit tout de suite?
_Parce que ce n'est pas le plus important à mes yeux. Il s'agit d'une personne comme vous et moi, c'est pour cela qu'il doit vire, et non parce qu'il est le frère de l'un de vos amis.
Le professeur Dumbledore n'avait pas totalement tord. Sirius s'était laissé emporté par ses émotions, au point d'en oublier le principal, la vie d'un homme. Homme qu'il se permettait de juger, alors qu'il ne valait pas mieux en ce moment. Il finit par accepter, tout en craignant avoir trop tardé pour cela. Il demanda au professeur Dumbledore de le laisser seul avec son patient, il n'aimait pas beaucoup qu'on le regarde pendant qu'il travail. Cela ne lui prit pas beaucoup de temps, une vingtaine de minutes tout au plus. Il avait fait tout ce qu'il pouvait. Il alla rejoindre son supérieur afin de lui donner des nouvelles d'Alexandre.
_Alors?Comment va-t-il? Demanda Albus très inquiet.
_Il vie, mais il est très affaibli. Il y a des risques qu'il ne passe pas la nuit. Cela ne dépend plus de moi à présent. Il a peu de chance de se réveiller un jour. Thomas sait-il que son frère est ici?
_Non. Je suis venu directement à l'infirmerie.
_Avez vous l'intention de le faire?
_Non.
_Pourquoi?
_Je n'aurais pas le courage de le faire.
_Vous ne lui parlez plus beaucoup ces derniers temps.
_Il m'en veut pour avoir mal agit envers sa famille.
_Que lui avez-vous fait?
_ Je ne tiens à en dire plus.
_D'accord, après tout ce ne sont pas me affaires. En attendant il doit être prévenu.
_ Est-ce vraiment utile?
_Mais bien sûr que oui.
_Si vous le dites.
_Je vais le chercher, puisque vous ne le faites pas. Il doit pouvoir le revoir une dernière fois, on ne sait jamais, il se peut qu'il ne puisse plus le faire après.
_Est-ce que vous pourriez prévenir Severus aussi?
_Le professeur Rogue. Mais pourquoi?
_Parce qu' il est son am…ami.
_Il est hors de question que j'aille lui parler. Ça vous pouvez le faire vous même.
Alexandre était toujours à l'infirmerie, son état n'avait pas évolué, il était toujours dans le coma. Il semblait si paisible, qu'on aurait pu croire qu'il dormait. Sirius passait toutes les deux heures, afin de prendre des nouvelles du blessé et pour remonter le moral de Thomas. Ce dernier avait demandé l'autorisation de rester au chevet de son frère. Les rôles étaient inversés, c'était à présent son tour de veiller sur son jumeau. Il s'en voulait tellement de s'être disputé avec lui, pour un motif aussi puéril. Tout ce qu'il voulait c'était avoir une chance de dire à Alexandre, à quel point il l'aimait, et qu'il ne lui en voulait pas de lui avoir caché la vérité. Il passa ses jours et ses nuits aussi, il ne se levait que lorsqu'il n'avait plus le choix, et qu'il ne pouvait plus se retenir. Il ne mangeait presque rien, il n'avait pas très faim, par contre il buvait beaucoup de café, afin de pouvoir rester éveillé le plus longtemps possible. Il se doutait bien qu'il ne tiendrait pas longtemps. Le troisième jour, il finit par céder, malgré la forte concentration de caféine présent dans son sang. Il n'avait plus assez de force pour lutter contre le sommeil. Il ferma le yeux, et il se serait sans doute endormi, s'il n'avait pas entendu le bruit d'un objet en métal tombant sur le sol. Il sursauta, et se retourna, il y avait quelqu'un autre dans l'infirmerie, et il n'avait même pas remarqué sa présence.
_Pardon, je ne voulais pas te réveiller.
Neville se baisa afin de ramasser ce qu'il venait de faire tomber. Il lui arrivait d'être maladroit.
_Non, je ne domrais, dorrais… euh .. dormais pas, répondit-il rassuré. Mais que fais-tu ici?
_Je viens donner un coup de main à madame Pomfresh de temps en temps.
_C'est très gentil de ta part. Tu fais ça depuis combien de temps?
_Un an environ.
_C'est étrange, je ne t'ai jamais vu ici.
_En général, je viens lorsqu'il n'y a personne. Je ne tiens pas à ce que les autres apprennent que je travail ici.
_Pourquoi? Il n'y a pas de honte à vouloir aider son prochain.
_Sauf, que je ne suis pas bénévole.
_Il est normal que tu te fasses payer pour ton travail. Mais pourquoi en as-tu tant besoin, tes parents sont au chômage?
Neville aurait tant aimé que cela soit le cas. Il lui raconta brièvement ce que Voldemort avait fait à ses parents. Au début les assurances avaient pris en charge les frais médicaux, mais plus maintenant. Il était donc obligé de gagner de l'argent, ou il serait contraint d'abandonner ses parents dans un hospice, où ils ne seraient pas aussi bien soignés. Thomas ne s'était pas attendu à entendre ce genre d'histoire de la bouche d'une personne si jeune. Il avait certes lui aussi perdu ses parents lorsqu'il avait été enfant, mais il avait toujours été à l'abri du besoin, le professeur Dumbledore avait tout fait pour le protéger son frère et lui. Il les avaient même aidés à récupérer leur héritage, le jour de leur majorité. Visiblement ce n'était pas le cas de Neville puisqu'il était obligé de travailler au lieu d'aller s'amuser comme tous ses camarades de classe.
_ Je suis vraiment désolé pour toi. Il n'y avait rien d'autre à dire.
_Tu n'as pas à l'être, ce n'est pas ta faute. Ce serait à moi de te présenter des excuses.
_Pourquoi? Tu n'as rien fait de mal.
_Si, c'est moi qui ai parlé de Sirius à Fudge. Il n'avait promis de m'aider, à la condition que je le prévienne si jamais je voyais Sirius.
_Comment a t-il pu faire ça? Tu n'as rien à te reprocher, tu n'avais pas le choix. N'importe qui à ta place en aurais fait de même.
_Non, il n'a rien fait du tout. C'est pour cela que je suis obligé de continuer à travailler.
_C'est vraiment abject de sa part de t'avoir fait espérer pour rien. Je vais me renseigner et voir ce que je peux faire pour toi.
_Tu n'es pas obligé de le faire. Est-ce que tu comptes en parler à Harry?
_Non. Il n'a pas besoin de le savoir.
Neville avait craint un moment que son professeur se fâche contre lui. Il fut soulagé que ce ne soit pas le cas, ce qui ne l'empêcha pas d'avoir honte de lui, et de ce qu'il avait été obligé de faire. Il se rapprocha un peu plus du malade, ce dernier dormait toujours. Il n'aurait jamais deviné qu'il était le frère de son professeur, s'il le savait c'est parce qu'il avait surpris une conversation à se sujet.
_C'est bien ton frère? demanda t il pour la forme.
_Oui.
_Je peux te remplacer, et veiller sur lui, si jamais tu as besoin de prendre… un peu l'air…
En vérité, il voulait dire prendre une douche, mais cela n'aurait pas été correct de sa part. Il est vrai que Thomas ne sentait plus très bon, après être resté tout ce temps sans se laver.
_Je pense effectivement en avoir bien besoin. Je ne vais pas être long.
_Prends ton temps.
_Tu me préviens si jamais il se passait quelque chose?
_Tu peux compter sur moi. Tu peux lui aussi lui parler. Je le fais avec mes parents, leur docteur m'a expliqué que même dans le coma, ils pouvaient entendre.
_Merci, pour le conseil.
_Je t'en prie.
Neville regarda son professeur s'en aller. Il avait de la peine pour lui, et il espérait qu'il ait plus de chance que lui. Ce dernier revient plus de trois heures après. Il n'avait prévu de s'absenter aussi longtemps. Il s' était endormi dans sa baignoire. Cette petite sieste imprévue lui fit du bien, il avait meilleur mine.
Severus aurait aimé pouvoir en faire autant. Mais on ne lui en donna pas la permission, étant donné qu'il ne faisait pas parti de la famille du patient. Il fut contraint de se rendre à son travail, et d'assurer ses cours. Il refusa cette fois ci de rendre service, et d'assurer les cours de défense contre les forces du mal. Demandez à quelqu'un d'autre, dit-il de bien méchante humeur. Sirius, qui avait du temps libre, se proposa pour le faire, bien que personne ne lui ait rien demandé. Il se sentait redevable et tenait à rendre ce service afin de remercier le directeur pour lui avoir offert le gîte et le couvert depuis son retour « officiel »à la vie.
Ce qui ne l'empêcha pas de venir régulièrement au chevet de son patient. Cela faisait une semaine à présent, Alexandre n'avait toujours pas repris connaissance. C'était bientôt la fin, Sirius n'y croyait plus. Il ne dit rien à son ami, il ne voulait pas lui faire de la peine. Le professeur Dumbledore en fit de même, se montrant optimiste à chaque visite. Le seul à encore y croire était Thomas. Il avait suivi le conseil de Neville, c'était la première fois qu'il parlait aussi longtemps, et tout seul de surcroît. Il espérait que cela serve à quelque chose. Une fois de plus, il s'endormit sans s'en rendre compte. Sirius n'eut pas le cœur de le réveillé, son ami avait besoin de se reposer un peu, depuis le temps qu'il veillait. Il quitta l'infirmerie en silence, puis il retrouva le professeur Dumbledore pour lui donner des nouvelles du malade.
_Il est trop tard, il ne se réveillera plus. Est-il vraiment utile de prolonger ses souffrances? On devrait peut-être le laisser partir.
_ Ce n'est pas à nous de prendre cette décision, mais à Thomas. Et pourquoi vous lui dites le contraire? Vous lui donnez de faux espoir.
_Parce que c'est la seule chose qui lui reste.
Ce matin Natacha ne se sentait pas très bien. Elle avait des maux de ventres, des nausées, des vertiges. Elle n'avait pourtant plus de fièvre, elle ne devait donc ne pas être malade. Elle n'avait plus aucune nouvelle de son amant d'un soir. Ce dernier était introuvable. Mais pourquoi l'ignore t-il de cette façon? Il lui avait pourtant déclaré sa flamme. Il avait peut-être menti, il ne ressentait rien pour elle. Il avait juste eu envie de passer un peu de bon temps à ses dépends? Elle se sentit délaissée, abandonnée, oubliée et elle se mit à déprimer. Remus se rendit bien compte que quelque chose n'allait pas. Les seules fois, où il voyait sa sœur aussi triste, c'était après qu'un de ses petits amis, ait rompu avec elle, lui brisant le cœur en même temps.
_Bonjour Natoo. Tu as mauvaise mine, tu ne te sens pas mieux?
_C'est rien, j'ai dû manger quelque chose qui ne devait pas être frais.
_C'est étrange, moi j'aurais juré que c'était autre chose.
_Autre chose? Je ne vois pas de quoi tu veux parler.
_ Mais bon cela n'est pas possible, puisque tu prends la pilule.
_La quelle?
_Comment ça laquelle? Je te parle de celle que tu dois prendre tous les jours à la même heure.
_Ah celle là. J'ai oublié.
_Et lui? Il a bien pensé à mettre le petit chapeau?
_Je ne m'en souviens pas.
_Tu n'as pas beaucoup de mémoire. Tu devrais manger plus de poisson. Et en plus tu es inconscient, tu te rends comte de ce que tu as fait?
_Tout est allé si vite. Je n'ai pas eu le temps de penser à ce genre de chose.
_Tu aurais dû. Maintenant tu vas me faire le plaisir de faire un test de grossesse.
_Pourquoi faire?
_À ton avis? Tu retournes dans ta chambre, et tu te couches. Je vais aller ce qu'il faut à l'infirmerie. Après j'irai le voir, pour qu'on ait une petite discussion d'homme à homme.
_ Non Remus. C'est à moi d'aller lui parler. Ce ne sont pas tes affaires.
Natacha aurait bien aimé l'empêcher de partir, mais elle en fut incapable. Elle eut un nouveau haut de cœur, et dû se rendre rapidement dans les toilettes. Remus n'attendit pas son retour, il était important pour lui d'aller chercher ce test de grossesse, à l'infirmerie. Il fut un peu déçu de ne pas avoir trouvé madame Pomfresh à son poste de travail, parce que cela l'obligerait à revenir une autre fois. Il oublia sa petite déception lorsqu'il vit devant lui, la personne avec qui il devait parler « d'homme à homme ». C'était la première fois qu'il voyait Thomas aussi avachi sur une chaise. Il ne savait pas qu'il fallait se tenir droit?Il était tellement penché que sa tête touchait presque ses genoux. Qu'il était ridicule dans cette position. Il devrait le prendre en photo, et la montrer à sa sœur, afin de lui montrer à quoi ressemblait vraiment l'homme dont elle était tombée amoureuse. Il l'aurait fait, si il avait un appareil photo sur lui en ce moment. Tant pis, ce sera pour une prochaine fois. En attendant, il alla le secouer un peu. Il n'aimait pas beaucoup que l'on puisse faire semblant de dormir, afin de ne pas à avoir à lui parler, c'était extrêmement impoli.
_Ce serait bien, si tu pouvais arrêter de faire semblant de dormir. Je sais que tu m'a vu entrer.
Thomas ne lui obéit pas, il ne releva même pas la tête. Il n'avait aucune éducation? Il ne savait pas qu'il était d'usager de regarder une personne lorsqu'elle s'adresse à vous?
_Tu vas m'ignorer combien de temps?
Remus avait très envie d'aller le secouer un peu, histoire de lui remettre les idées en place. Il n'eut pas besoin de le faire, son collègue releva enfin la tête. Il fit semblant de bayer, et il poussa même le vice à cligner des paupières plusieurs fois. Puis il le regarda visiblement étonné de le voir. Que c'était pathétique, il n'avait aucun avenir dans le cinéma, il jouait très mal la comédie.
_Bonjour Remus.
Il n'avait rien trouvé de mieux que « bonjour Remus », décidément, il manquait cruellement de conversation celui là.
_Non, je ne crois pas.
_Pardon?
_Ne fais pas semblant de ne pas comprendre de quoi je parle. Tu vas me dire pourquoi tu fais souffrir Natacha? Ça t'amuses de jouer avec ses sentiments?
_Je ne comprends rien à ce que tu me dis.
C'était vraiment culotté de sa part de lui répondre de cette façon. Il n'avait même pas le courage de reconnaître ses erreurs.
_Dans ce cas, je vais me faire une joie de tout t'expliquer. Et j'espère pour toi, que tu as une explication à ton comportement.
Remus n'hésita pas à menacer son collègue. Il n'avait pas l'intention de le frapper, mais de lui faire peur. Ce n'est pas ce qu'il vit dans les yeux de Thomas, juste de la surprise. Il ne semblait pas comprendre ce qu'il se passait, et ce qu'il avait à se reprocher.
_Je veux bien m'expliquer, mais je ne vois vraiment pas de quoi tu me parles. Qu'ai je pu te faire pour que tu sois autant en colère contre moi ?
_À moi rien. C'est ma sœur que tu ignores depuis que tu as couché avec elle. Cela une semaine qu'elle n'a plus aucune nouvelle de toi.
_Une semaine? Comment ça une semaine? On est bien mercredi?
_Dimanche, on est dimanche.
_Déjà? Je suis désolé, je n'ai pas vu le temps passer.
C'était l'excuse la plus pathétique que Remus avait entendu. Il aurait pu trouver autre chose, que le classique, « je n'ai pas vu le temps passer ». Cela eu pour effet de le rendre encore plus en colère. Il se rapprocha, l'attrapa par le col de sa chemise, et le força à se lever.
_Tu me dégoûtes. Tu sais ce que tu es? Tu es…
_Mais, non je…
_Mais rien du tout. Tu sais ce que tu es? Un gigolo, un obsédé, un défonçeur de sommier. Un lapin à la fleur de l'âge serait moins cavaleur que toi.
_C'est bon, tu as fini, ou tu as d'autre truc à me dire?
_Mais je t'en prie, vas-y.
Thomas devait profiter que Remus soit prêt à l' écouter, afin de se défendre. Mais il resta sans voix. Non parce qu'il n'avait à rien à dire. C'est parce qu'il venait de réaliser que Alexandre n'était plus allongé dans son lit. Il se rendit compte qu'il avait trop dormi, et qu'il ne s'était rendu compte de rien. À présent, il n'avait plus de frère. Il venait de perdre le dernier membre de sa famille, Voldemort ne comptait pas vraiment. Il se senti vide, comme si une part de lui était morte en même temps que son jumeau. Il n'avait plus envie de rien, de parler, de se justifier. Sa vie n'avait plus aucun sens, il éprouva même le besoin d'aller s'isoler quelque temps, loin de toute civilisation.
Remus prit ce silence pour des aveux. Si il ne disait rien, c'est parce qu'il n'avait rien à dire. Dire qu'un moment, il avait été d'accord pour lui laisser une seconde chance. Il se prépara à donner le premier coup, visant là où cela lui ferait le plus mal. Après ce qu'il avait fait, il ne méritait pas un traitement de faveur et juste un petit coup derrière la tête. Il devait le faire, afin de bien lui faire comprendre qu'il ne fallait pas recommencer ce petit jeu avec sa sœur. Il l'aurait sans doute fait, si madame Pomfresh ne l'avait surpris et arrêté dans son élan.
_Oh mon Dieu, dit-elle. Mais vous êtes fou? Vous allez faire le plaisir de le lâcher. Comment osez-vous porter la main sur lui?
_C'est parce qu'il a…
_Ah non. Je ne veux rien savoir. Vous le lâchez immédiatement.
Remus n'avait pas d'autre choix que de lui obéir. L'infirmière pouvait être terrifiante lorsqu'elle se mentait en colère. Il n'avait pas non plus envie de se faire comme ennemie une personne qui était capable de vous fusiller d'un simple regard.
_C est mieux. Thomas, j'ai une bonne nouvelle pour vous. Votre frère a enfin repris connaissance.
_Pourquoi vous ne n'avez pas réveillé pour me le dire?
_Parce que vous aviez besoin de repos.
_Vous l'avez laissé repartir?
_Il est dans la salle de bain.
_Tout seul?
_Bien sûr que non, je ne suis pas inconsciente à ce point. Le professeur Rogue est avec lui.
_Frère? S'exclama Remus.
Cette fois ci Thomas pu tout lui expliquer, sans être interrompu. Remus s'excusa de s'être emporté et promit de ne plus s'énerver sur un coup de tête, et que la prochaine fois, il lui laissera le temps de s'expliquer.
Ce qui ne l'empêcha pas d'attendre que son collègue aille rejoindre son frère dans la salle de bain, avant de demander un test de grossesse à l'infirmière. Ce n'était pas à lui de lui annoncer une éventuelle grossesse de sa sœur, mais à celle-ci, si elle voulait le faire, bien sûr.
_Ce n'est pas une pharmacie, je ne peux pas tout avoir. Il va falloir attendre un peu, afin que je passe une commande. Pourquoi en avez-vous besoin?
_Ce n'est pas pour moi.
_Il est assez rare qu'un homme demande un test de grossesse pour lui. Quoi que, on ne sait jamais, avec l'évolution de la médecine, il se pourrait bien qu'un jour.
_Ce n'est pas le cas.
_Rassurez-moi, ce n'est pas pour une étudiante? Parce qu'il est formellement interdit aux enseignants d'avoir des…
_C'est pour ma sœur.
_Elle ne peut pas venir elle même pour me le demander?
_C'est parce qu'elle ne se sent pas très bien.
_Pourquoi ne pas me demander d'aller la voir pour l'ausculter, au lieu de me demander un test de grossesse?
_Je n'y avais pas pensé.
_Je passerais la voir tout à l'heure. J'en profiterai pour lui demander si elle le veut vraiment, ce test. Vous faut-il autre chose?
_Non.
_Je peux? Je dois aller voir comment va mon patient.
_Oui, oui, merci.
Remus n'avait pas l'intention de lâcher l'affaire. Il alla rejoindre sa sœur, qui devait être dans sa chambre, il avait bien l'intention de la convaincre de le faire ce test. Il fallait qu'elle sache, et que Thomas prenne ses responsabilité si le test était positif.
À suivre chapitre 22: De cendres et de terre.
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Merci d'avoir lu et j'espère que vous avez aimé ce chapitre
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