Chapitre 22: De cendres et de terre ( Calogèro)

La première chose que vit Alexandre lorsqu'il ouvrit les yeux, fut une lumière blanche et douce. Il n'avait pas la moindre idée de l'endroit où il se trouvait, pourtant il se sentait en paix, en sécurité. Il sentit la présence d'une personne aimante à ses cotés, ainsi que le contact d'une main chaude sur amicale sur son avant bras gauche. Au moins il n'était pas seul, et la personne qui était avec lui devait beaucoup tenir à lui. Il ne s'était pas attendu à ce que cette personne soit son frère, après tout ce qui lui avait dit la dernière fois qu'il l'avait vu. Pourtant il était bien là, à le veiller, à attendre qu'il se réveille. Comble de l'ironie il s'était endormi, ce qui l'empêcha d'assister au moment qu'il avait tant espéré. Depuis combien de temps était-il là? Suffisamment assez pour que la fatigue marque son visage.

Alexandre réalisa à quel point il avait été dans l'erreur. Thomas n'aurait jamais voulu le tuer. Il l'avait même essayé de le prévenir, puisqu'il lui avait envoyé une lettre. Si à ce moment, il l'avait lue, rien de tout ceci ne serait arrivé. Pourquoi n'avait-il pas mis son orgueil de côté? Il était trop tard pour ce genre de regret. Qu'allait-il faire à présent? Il ne pouvait plus retourner espionner Voldemort, dire qu'il avait presque réussi à neutraliser. Il avait pris tous ces risques pour rien. Pire encore il avait aidé son cousin à être encore plus fort, plus cruel. À cause de lui Celui Dont On Ne Doit Pas Dire Le Nom, avait une chance de gagner la guerre et de dominer le monde. Il se sentit si inutile à ce moment. Il regretta presque de ne pas être mort, assister au triomphe de son ennemi était un sort bien pire. À moins, qu'il ne profite de l'effet de surprise, mais il devait le faire maintenant. Il essaya de se lever, malheureusement pour lui, il n'avait pas assez de force pour cela.

Madame Pomfresh le vit bouger de loin. Contre tout attente, son patient était sorti de son coma. Elle n'aurait jamais pensé que cela puisse arriver. Elle se précipita vers lui. Il était hors de question qu'il sorte de son lit maintenant, il n'était pas encore rétabli. Ce dernier eut un mouvement de recul en voyant une personne qu'il ne connaissait pas venir aussi vite dans sa direction. Qui était-elle, que lui voulait-elle?

_Mais que faites-vous? lui demanda t-elle, d'un ton autoritaire.

_Rien, je veux juste me lever.

_C'est hors de question, vous devez rester couché.

_Mais, c'est que j'ai quelque chose à faire.

_Cela attendra.

_Il ne faut pas qu'il me retrouve.

_Qui?

_Vous savez qui.

_Non, je ne sais pas qui. De toute façon, vous ne risquez rien ici.

_Ici? Mais c'est où ici?

_Ici, c'est Poudlard.

_Cela fait combien de temps?

_Huit jours.

_ Et vous, vous êtes?

_Madame Pomfresh, je suis infirmière en chef.

Cela expliquait la présence de Thomas à ses côtés.

_Comment vous sentez vous? Reprit-elle soucieuse de la santé de son patient. Vous avez mal quelque part?

_J'ai la tête qui tourne un peu. J'ai aussi très mal au ventre.

_C'est tout à fait normal après ce que qui vous êtes arrivé. Voulez-vous que je vous donne quelque chose pour soulager votre douleur?

_Oui, je veux bien.

Elle demanda à son jeune assistant Neville d'aller lui chercher un peu de potion. Ensuite elle aida son malade à se relever, et à en boire un peu.

_Merci.

_Je vous en prie. Vous vous souvenez de ce qui vous est arrivé?

_Oui. Normalement je devrais être mort.

_Ce n'est pas le cas. Vous avez eu beaucoup de chance que le professeur Dumbledore fut avec vous, et qu'il a su quoi faire.

_Je n'aurais jamais cru qu un jour, il me sauve la vie.

_Pourquoi ne l'aurait-il pas fait?

_Il ne n'aime pas.

_Je peux vous assurer qu'il vous aime beaucoup. Il vient plusieurs fois par jour, afin de prendre de vos nouvelles.

_Et lui comment va-t-il?

_Il s'est vite remis de sa blessure. Maintenant, je vais vous demandez de ne plus bouger, il faut que je vous examine.

_Ce n'est pas utile. Je n'ai plus mal.

_Laissez-moi faire mon travail. C'est à moi de décider si c'est utile ou pas.

Madame Pomfresh savait faire preuve d'autorité, sans jamais élever la voix, ni hurler. Alexandre était impressionné par une telle force de caractère. Il lui obéit, il n'avait pas envie de la fâcher. Il la remercia, pour tout ce qu'elle avait fait pour lui.

_Je n'ai pas fait grand chose. Je n'aurais jamais arrivé à vous sauver, si Sirius Black ne m'avait pas un donné un coup de main.

Elle remarqua l'étonnement sur le visage de son patient. Il ne devait pas s'attendre à ce que Sirius puisse faire quoi que ce soit pour lui venir en aide. C'est pour cela qu'elle ne lui dit pas qu'il avait refusé de le soigner, avant qu'il ne sache qui il était vraiment. Son patient n'avait pas besoin de tout savoir non plus. Si quelqu'un devait lui dire, ce serait à Sirius de le faire, pas à elle.

_Vous êtes en bonne voie de guérison. Dans deux ou trois jours, vous pourrez sortir de votre lit.

_Pas avant?

_Non, ce ne serait pas prudent. Mais si vous avez besoin de quelque chose, je peux aller vous le chercher.

_J'aurai surtout besoin de me laver. J'ai la pénible sensation de ne pas sentir bon.

_Vous sentez très bon. Votre toilette a été faite tous les jours.

_Si vous plait. Laissez-moi prendre un bain. je vous promets de faire tout ce que vous voulez.

_Vous êtes trop faible pour cela.

_Je vous promets de faire tout ce que vous voulez après, et de bien prendre mes médicaments.

_D'accord. Mais dix minutes, et pas seul.

Madame Pomfresh se rapprocha de Thomas, dans le but de le réveiller. Son patient ne pouvait pas aller seul dans la salle de bain, quelqu'un devait rester avec lui.

_Non. Laissez le dormir, il en a besoin.

_Je croyais vous avoir dit que vous ne pourriez pas y aller seul.

_Vous l'avez fait. J'aimerais, si c'était possible que ce soit mon ami, Severus qui le fasse.

_Oui, oui, c'est tout à fait possible. Je vais lui demander de venir.

Severus avait de bonnes raisons d'être de bonne humeur, son amant s'était remis de sa blessure, et il le réclamait lui. Il ne l'était pas tant que ça, peut-être parce qu'il ne représentait plus rien dans la vie d'Alexandre, étant donné que ce dernier lui avait trouvé un remplaçant. Cela ne l'empêcha pas de le conduire jusqu'à dans la salle de bain, de l'aider à se déshabiller, et de le mettre dans la baignoire. Il ne desserra pas les dents, tout simplement parce qu'il n'avait rien à dire, et aussi parce qu'il se demandait comment était le nouveau, et si il avait encore une chance de conquérir le cœur du blond.

_Quelque chose ne va pas, lui demanda Alexandre.

_Non, tout va bien.

_Pourquoi tu ne parles pas?

_J'ai rien à dire.

_Tu ne me regardes pas non plus. Je ne te plais plus?

_Ne dis pas n'importe quoi. Tu as jamais été aussi beau qu'aujourd'hui.

_C'est grâce à ma nouvelle coupe de cheveux.

Severus n'avait pas le cœur d'en rire, pas après ce qui c'était passé. S'il ne regardait pas son amant, c'était surtout pour ne pas en souffrir après. Ce serait sans nulle doute la dernière fois qu'il pourrait voir la personne qu'il n'avait jamais cessé d'aimer. Il résista à la tentation, parce qu'il savait qu'il souffrirait une fois de plus lorsqu'il repartirait pour ne plus jamais revenir. Sa volonté fut mise à rude épreuve lorsqu'il senti le corps de son amant contre le sien. Ce dernier s'était levé de son bain, et il avait passé ses bras autour de sa taille.

_Arrête, si te plait. Ne fais pas ça.

_Faire quoi?

_Je ne veux plus être un simple passe temps pour toi.

_Tu ne l'as jamais été.

_Pardon? Qu'est-ce que tu as dit?

_Que tu n'as jamais été un passe temps pour moi.

_Pourquoi m'avoir remplacé, dans ce cas?

_Tu es la dernière personne avec qui je suis sorti.

_M'as tu au moins aimé?

_C'est toujours le cas.

_Pourquoi m'as-tu quitter? Cela n'a pas de sens.

_Tu le sais très bien. On ne pouvait plus rester ensemble après ce que qui s'est passé avec mon frère.

_Ce n'était pas ma faute.

_Tu aurais pu lui demande d'arrêter. Pourtant tu ne l'as pas fait.

_Je ne pouvais pas deviner qu'il allait…

_Je ne te parles pas de ça.

_Pour ça non plus, je n'ai rien pu faire. Tu sais à quel point il est têtu. Je te jure que j'ai fait tout ce que je pouvais pour qu'il ne le fasse pas. Il ne voulait pas m'écouter.

_Je sais. J'ai été stupide de te rejeter à cause de ça. Je suis désolé de t'avoir fait souffrir inutilement. J'aimerais que tu me pardonnes, et que tu nous laisses une chance d'être heureux tous le deux.

Severus ne s'était pas attendu à ce qu'un jour son amant puisse lui pardonner, l'erreur qu'il avait faite. Et encore moins à ce qu'il veuille reprendre leur histoire, qui avait été aussi intense qu'éphémère, au moment où elle s'est arrêtée.

_C'est vraiment ce que tu veux?

Il attendit une réponse, tout en priant pour que cela soit un oui. Alexandre ne le fit pas. Il ne dit rien non plus. Il relâcha même son étreinte. Inquiet Severus se tourna pour lui faire face.

_ Ça va? Demanda t'il soucieux.

_J'ai la tête qui tourne. Tu peux m'aider à me rasseoir ?

_Tu n'es pas raisonnable, tu n'aurais jamais dû te lever dans ton état.

Severus ne s'était pas attendu à ce que son amant s'agrippe aussi fortement à lui. Il avait du mal à se pencher et garder l'équilibre. Il finit par être entraîner bien malgré lui dans la baignoire, dans laquelle il tomba. C'est malin, à présent il était trempé et ses vêtements lui collait à la peau.

_Regardes dans quel état tu m'as mis, dit il en colère.

_Ce n'est que de l'eau. Cela ne va pas te tuer.

Severus n'avait pas prévu de prendre un autre bain ce matin, et encore moins de le faire avec ses habits. Il se releva afin de sortir de l'eau. Alexandre fit tout ce qu'il peut pour le retenir, il s'accrocha à lui comme une moule sur son rocher, avant de lui voler un baiser.

_J'ai très envie de toi.

_Quoi Maintenant? Ici?

_Oui.

_Tu dois finir de te laver, et ensuite tu dois te reposer. Et n'oublie pas que ton frère est juste à côté.

_oui et alors?

_Il pourrait nous entendre.

_Il dort. Tu sais à quel point il a le sommeil lourd. Le monde pourrait s'écrouler autour de lui, il continuerait quand même de dormir.

Alexandre ne laissa pas la possibilité à son amant de lui répondre, ni de lui refuser ce qu'il lui demandait. Ce qu'il voulait, il l'obtenait toujours, parce qu'il savait ce qu'il devait faire pour cela. Ce n'était pas bien compliqué. Il lui suffisait de se montrer doux et attentionné, et de mettre ses mains au bon endroit. Severus apprécia l'audace de son partenaire, jamais il ne l'avait caressé de cette façon. Il fit ressemblant de résister quelques secondes, histoire de se faire désirer et de ne pas céder trop vite. Il aurait sans doute pris les choses en main, si à ce moment là, on ne frappait pas à la porte. Qui osait les déranger au mauvais moment?

_Monsieur Salinger tout se passe bien? vous avez fini?

_Oui, oui. Vous pouvez venir.

_Venir? Comment ça venir? Ca fait que dix minutes qu'on est arrivé.

_C'est le temps qu'elle m'avait accordé.

_Tu savais qu'on aurait jamais le temps d'aller jusqu'au bout?

_Oui.

_Cela ne t'as pas empêché de le faire. Pourquoi?

_Parce que tu m'as tourné le dos. Et tu sais très bien que je n'aime pas ça.

Severus aurait lui répondre que c'était en parti sa faute à lui, mais il ne le fit pas. Il ne voulait pas se fâcher avec son amant au risque de le perdre une fois de plus. Il se releva rapidement, parce qu'il n'avait pas envie de se faire surprendre dans une position des plus délicates. Il alla à la rencontre de madame Pomfresh.

_Professeur Rogue, j'ai ramené des serviettes pour votre ami. Je crains de ne pas en avoir prit assez, visiblement vous en aurez besoin vous aussi. Pourquoi vous ne n'avez pas dit que vous aviez vous aussi l'intention de prendre un bain? Vous n'auriez pas dû garder vos vêtements sur vous.

_Mais c'est lui qui m'a poussé.

_Ne dites pas de bêtise. Il n'aurait jamais eu assez de force pour ça. Allez vite vous changer, avant d'attraper la mort.

_Et qui va aider Alexandre à se sécher et à s'habiller?

_Son frère peut le faire.

_Il n'est peut-être pas en état de le faire. Vous ne pouvez pas lui demander ça.

_Pourquoi? Il n'est pas manchot.

_Moi non plus. Pourquoi vous tenez tant à ce que je parte? Ce n'est pas parce que je ne fais pas parti de sa famille?

_C'est parce qu'ils ont besoin d'être seuls tous les deux. Ils doivent avoir des choses à se dire. Vous comprenez?

_Oui, oui. Répondit Severus pas très convaincu.

_Vous pouvez revenir plus tard si vous le voulez. Dépêchez-vous d'aller vous changer, et demandez à Thomas de nous rejoindre.

Madame Pomfresh posa les serviettes sur une chaise, avant de quitter à son tour la salle de bain.

_Je vais vous laisser seul avec votre frère. Mais si vous avez besoin de quoi que ce soit, appelez-moi.

Alexandre aurait préféré ne pas avoir besoin d'une tiers personne pour sortir de son bain, s'essuyer, se vêtir, surtout qu'il se sentait suffisamment assez bien pour le faire sans se faire aider pour cela. L'idée même de devoir dépendre de quelqu'un lui était insupportable. Quitte à choisir, il aurait préféré que ce soit Severus qui continue de s'occuper de lui, et non son jumeau. Ce n'est pas parce qu'il ne l'aimait pas, c'est juste qu'il se doutait de sa réaction. Il savait déjà ce qui allait lui dire, et les reproches qu'il allait lui faire. Après ce qu'il venait de vivre, il n'en avait vraiment pas besoin. Il fit tout ce qu'il pouvait afin d'éviter toute confrontation. Pour cela il devait éviter tout contact visuel, en regardant dans une autre direction. Il ne parla pas non plus, même pas pour répondre aux questions que son frère lui posait. Il se laissa manipuler, sans faire le moindre geste susceptible de lui faciliter la tâche.

Thomas dut faire preuve de patience et d'agilité pour arriver à rhabiller son frère, et le mettre dans le fauteuil roulant. Pourtant il ne dit rien à ce sujet, et ne fit aucun commentaire, ne se plaignit pas non plus. Il ne comprenait pas pourquoi il le boudait de cette façon. Cela ne lui ressemblait pas. Ce n'était pas dans ses habitudes de tout garder pour lui. Le voir si soumis et silencieux, fut beaucoup plus douloureux que de se faire crier dessus et insulter. Il ne savait pas ce qu'il devait faire pour le faire réagir, et aussi pour s'excuser. Il était responsable, s'il n'avait pas dit à Voldemort qu'il était le frère de Managua, jamais il n'aurait cherché à le faire tuer. Il le lui dit à plusieurs reprise, le prit dans ses bras, le supplia de lui pardonner, tout cela ne servit à rien. Alexandre restait muet, de marbre. Il finit par abandonner, insister n'aurait servi à rien de toute façon.

Il le reconduisit jusqu'à son lit. Il prit même le temps de changer les draps, avant de le coucher, et de le border, et de s'assurer qu'il était bien installé. Il n'avait plus aucune raison de rester à ses côtés, puisque sa vie n'était plus en danger. Il fit demi tour, et se cogna le genou contre la table de nuit. Tout ce qui se trouvait dessus se retrouva par terre, parmi tous les objets présent, il y avait la lettre qu'il lui avait écrite. L'enveloppe était toujours scellée, prouvant que le courrier n'avait pas été lu. Il se pencha afin de la récupérer, bien que cela ne servirait plus à rien à présent.

_Ne te tracasse pas pour ça, laisse là où elle est.

Thomas sursauta en entendant la voix de son frère. Il était content parce qu'il lui parlait de nouveau. Un moment, il se demandait si il allait de nouveau lui adresser la parole. Il était aussi triste qu'il ne désire pas récupérer sa lettre.

_Pourquoi? Tu n'as pas envie de savoir ce que j'ai pu y écrire?

_Je le sais déjà.

_Comment ça, tu le sais?

_Ton élève a raison. Le fait d'être dans le coma, m'empêche pas d'entendre.

_Tu sais donc à quel point je suis désolé de t'avoir mis en danger?

_Oui. Mais tu ne l'as pas fait. C'est moi seul qui ait pris la décision d'infiltrer le clam ennemi. J'étais parfaitement conscient des risques que je prenais.

_Pourquoi tu m' as fait la tête tout ce temps?

_Parce que j'avais peur.

_Peur? Mais de quoi peux-tu avoir peur?

_Que tu me fasse une leçon de moral. Que tu me dises que je l'ai bien cherché.

_Je ne serai pas le mieux placé pour te dire ce genre de chose. J'ai pensé un moment, que tu ne voulais plus me parler. Surtout après ce que j'ai fait…

_Tu l'as fait, parce qu'il ne t'a pas laisser le choix.

Thomas sentit libéré de toute la pression qu'il subissait. Pour la première fois, depuis le début de la semaine, il se laissa aller. Il pleura de joie et de soulagement sur les épaules de son frère. Il resta dans cette position plusieurs minutes.

_Que comptes tu faire à présent?

_Je ne sais pas. Je pourrais rentrer chez moi, une fois que je me sentirais mieux.

_Tu n'y sera pas en sécurité.

Alexandre se doutait qu'il ne le serait nulle part, pas tant que Voldemort et ses sbires n'auront pas été mis hors état de nuire. Et cela pouvait advenir aussi bien demain, que dans plusieurs années. Il n'avait aucune raison de rester à Poudlard, si ce n'est pour faire plaisir à son frère, et pour l'empêcher de se faire du souci pour lui.

_Je n'ai pas d'autre endroit où aller.

_Vous pouvez rester ici, aussi longtemps que vous le voudrez.

La personne qui venait de parler était le professeur Dumbledore. Ce dernier avait été averti du réveille de son filleul par madame Pomfresh. Il s'était donc immédiatement rendu à l'infirmerie afin d'aller le voir et de prendre de ses nouvelles. Il n'avait pas fait le déplacement seul, Sirius était venu avec lui. Ce dernier n'était pas content d'être présent. Après tout, son patient n'avait plus besoin de ses services. Il était aussi peu probable qu'il lui demande pardon, pour ce qu'il lui avait fait. Il n'allait pas non le remercier pour lui avoir sauvé la vie. Il ne l'avait pas non fait pour cela. C'était uniquement par amitié envers Thomas qu'il l'avait rien.

Alexandre avait l'intention d'avoir une conversation sérieuse avec les deux nouveaux venus. Ce qu'il avait à leur dire, ne devait pas être entendu par Thomas. Ce dernier ne devait jamais apprendre ce qui s'était passé à cet endroit une semaine avant.

_Thomas, tu as vraiment mauvaise mine. Ce qui était vrai. Tu devrais aller te reposer, ça aussi l'était tout autant.

Thomas avait effectivement besoin de dormir un peu, et dans un lit, tant qu'à faire. Il se releva et quitta les lieux, tout en bayant à plusieurs reprises. Mais avant d'aller se coucher, il devait aller voir une certaine personne, afin de la rassurer.


Natacha était en colère contre son frère. Ce dernier avait eu le culot de venir la voir dans sa chambre. Mais pas dans le but de prendre de ses nouvelles, mais pour lui demander de se rendre immédiatement à l'infirmerie afin de demander un test de grossesse. C'était culotté de sa part. Une fois de plus il se mêlait de ce qui ne le regardait pas. De quel droit se permettait-il de lui dire ce qu'elle devait faire, et quand le faire?

Surtout que pour le moment, elle ne ressentait pas le besoin de le faire ce test. Pas un instant elle envisagea la possibilité d'être enceinte, les probabilités de l'être après un seul rapport étaient faibles. Et si c'était vraiment le cas, elle finirait bien par s'en rendre compte par elle même. Ce jour là se serait elle et personne d'autre, d'en assumer toutes les conséquences. Elle se demanda comment elle l'annoncerait au père. Quelle serait sa réaction? Serait-il content, ou au contraire se sentirait-il piégé et contraint de rester avec elle? Elle avait appris qu'il avait déjà été père dans le passé. Cela ne voulait pas dire qu'il avait de nouveau envie de l'être.

Elle sursauta lorsqu'elle entendit que l'on frappait à sa porte. Ce devait être Remus qui revenait à la charge. Cette fois ci elle n'avait pas l'intention de se laisser faire, elle allait lui dire ce qu'elle pensait de lui.

_Je croyais t'avoir dit NON. Tu vas arrêter de me…

Elle ne finit pas sa phrase, la personne qui était devant elle n'était pas son frère. Il s'agissait d'un individu louche, mal habillé et barbu. C'était la première fois qu'elle le voyait.

_ Mais qui êtes-vous? Que me voulez-vous? Lui demanda t-elle.

L'inconnu, qui n'en était pas vraiment un, se contenta de la saluer, sans vraiment répondre à sa question.

_Bonjour Natacha. Fut les seuls mots qu'il prononça. Ce fut suffisamment pour l'identifier.

_Tho… Thomas? C'est toi?

Si elle ne l'avait pas reconnu, c'est parce qu'il avait changé. C'était la première fois qu'elle le voyait aussi négligé. D'habitude il faisait au moins l'effort d'être présentable. Ses vêtements étaient propres et repassés, et il ne portait pas la barbe non plus.

_J'amerais te parler, et m'excuser pour ne pas être revenu te voir plus tôt.

Il se pencha dans le but de l'embrasser. Elle eut un mouvement de recul tout en faisant la grimace. Pourquoi réagissait-elle de cette façon? Pourquoi le repoussait-elle alors qu'i peine une semaine, elle s'était montrée plus câline?

_Quelque chose ne va pas? Lui demanda t-il, inquiet.

_Tout va, bien. C'est juste que tu dois piquer.

_Comment ça je dois piquer? Avec quoi?

Elle aurait pu lui répondre, sur un ton méprisant, que c'était avec sa barbe. Mais visiblement il n'était pas conscient d'en avoir une. Elle décida de l'aider un peu, de le mettre sur la voie. Pour cela elle lui prit gentiment la main gauche et la posa sur la propre joue.

_Ah oui, d'accord. Dit-il tout en rougissant. Il ne s'était pas attendu à ce que sa barbe puisse pousser aussi vite, en si peu de temps.

_Tu ne devrais pas la garder, cela te donne un coup de vieux.

_Ce n'était pas mon intention, c'est juste que je n'ai pas eu le temps de m'en occuper.

_Tu n'es pas obligé de te justifier.

_ Je suis venu t'en parler. Enfin pas de ma barbe, mais de mon absence de ces derniers jours. Tu as un peu de temps à me consacrer, ou tu préfères que je reviennes plus tard?

Natacha n'avait pas le cœur de le repousser et de lui refuser le droit à la parole. Il avait fait le premier pas en venait la voir, à elle de faire le second, et de lui laisser un chance de s'expliquer. Elle espérait juste qu'il n'avait pas une idée dernière la tête, et qu'il ne profite de la situation, pour faire autre chose que de discuter.

_Je n'ai rien de prévu. Mais ne reste pas dehors, entre.

Ce que fit Thomas, la rassura un peu. Il se contenta de s'asseoir sur son lit. Il ne fit rien d'autre, et ne l'obligea pas à faire de même. Elle s'installa à ses côtés, afin de pouvoir le mettre à l'aise, et aussi pour le regarder dans les yeux. Elle se rendit compte qu'elle ne savait rien de lui, mis à part qu'il savait embrasser, et qu'il était un piètre danseur. Il était si discret et pudique. Cela ne l'avait pas empêché d'en tomber amoureuse. Elle ne lui mettrait aucune pression, et attendrait patiemment qu'il se sente en confiance. Avait-il déjà parlé à cœur ouvert?Pouvait-elle l'aider? Elle lui offrit son plus beau sourire, tout en posant ses mains sur les siennes. Il ne bégaya pas, et lui expliqua clairement ce qui c'était passé, les raisons qui l'avait obligées à rester enfermer à l'infirmerie. Il ne lui dit pas tout, il passa sous silence la visite, et les menaces de Remus. Ce n'était pas à lui de le faire.

Elle fut touchée par ses paroles et le remercia. Elle l'embrassa même, bien qu'elle allait se faire piquer. Elle connaissait à présent les sentiments qu'il avait pour elle, bien qu'il ne lui avait pas dit, pas directement en tout cas. Ce qu'il venait de faire avait à ses yeux plus de valeur qu'un simple « je t'aime ».


Oublié le doute, la crainte, l'hésitation, l'incertitude et autres synonymes. Le nouveau Voldemort était bien au-dessus de tout cela. À présent il avait la confiance, l'assurance, la certitude de réaliser son rêve. Ce qu'il fit en à peine une semaine, était prodigieux, mais pas dans le bon sens du terme. Toutes les actions qu'il avait entreprises avaient terrorisées, horrifiées, indignées. Tout le monde était visé, les Moldus pour commencer, puis les sangs de bourbe, et les sorciers qui n'étaient pas de son avis. Cela en fait du monde à massacrer. Cela ne lui faisait pas peur, il faut ce qu'il faut, disait un dicton populaire. La presse ne parlait plus que de ça. Plus personne ne se souciait de la prochaine coupe d'Europe de Quidicth de la fashion weeks des mordus de mode, et de tout autre évènement culturel ou sportif. Les nombreux morts et la destruction étaient chaque jour à la une de tous les journaux. Plus personne ne serait à l'abri.

Harry ne pouvait pas supporter une telle situation. Il devait mettre fin à la folie meurtrière de ce fou sanguinaire. Il était déterminé plus que jamais à faire quelque chose, étant donné que les autres se contentaient de pleurer et de se plaindre. Malheureusement Voldemort ne semblait pas enclin à venir le voir. Il évitait toute confrontation directe et indirecte avec lui. Il décida de prendre les choses en mains. Lui aussi devrait réussir à entrer dans l'esprit de son ennemi. La télépathie devait fonctionner dans les deux sens. Alors il se concentra sur lui et sur rien d'autre. Ce fut difficile, ardu, grâce à l'enseignement, que lui avait prodigué les professeurs Rogue et Salinger, il finit par y arriver. Une telle intrusion surpris et déplut au seigneur des ténèbres. Qui pouvait être assez lâche pour l'attaquer de cette façon? Il était toutefois mal placé pour faire ce genre de remarque, étant donné, qu'il en usé et abusé.

Au début, il voulut expulser l'intrus de sa tête. Sans succès, Harry était devenu fort, trop fort. À ce moment Voldemort réalisa que s'il ne le tuait pas maintenant, il serait assez puissant pour le réduire en cendre et ce uniquement par la force de la pensée. De grosses gouttes de sueurs coulaient le long de ses joues. Plus vite il l'affronterait plus vite il serait le maître incontesté et incontestable de la magie.

Quand Harry reprit ses esprits, il était seul dans sa chambre. Il avait prétexté un mal de tête horrible, afin que personne ne vienne le déranger. Il voulait s'entretenir avec Voldemort sans que personne ne sache rien de ses projets. Il réussit à obtenir un rendez-vous avec son adversaire. Ce soir même, près de la falaise du rocher mort, lieux qu'ils connaissaient très bien tous les deux. Il se cacha dans sa cape d'invisibilité avant de partir. Personne ne devait le voir s'en aller, surtout Ron et Hermione. Ces deux là seraient capable de lui bloquer le passage, ou pire encore venir avec lui. Et ça il ne pouvait pas l'accepter. Ses amis ne devaient plus mettre leur vie en danger pour l'aider. Il ne voulait pas les perdre. Il espéra avoir assez de courage en lui pour mettre seul un terme définitive à la carrière de Voldemort.

Voldemort se rendit sur les lieux. Il n'avait pas l'intention de tenir sa promesse et de s'y rendre seul. Se trouvaient avec lui tous ses sbires, ainsi que quelques détraqueurs. Il ne devait pas sous estimé son adversaire, et se donner toute les chances pour le vaincre. Qui veut la fin, veut les moyens, et on ne fait pas d'omelette sans casser d'œufs.

Harry ne fut même pas surpris de voir que le seigneur des ténèbres venir accompagné. Il savait bien que ce n'était pas un homme d'honneur.

Il s'avança, tout en cachant sa peur et ses tremblements, derrière un regard haineux. La bataille ne prendrait fin qu'à la mort de l'un des deux hommes. Tué ou être tué? À ce moment seul le désir de survivre dicterait les actions des deux protagonistes, qui étaient bien malgré eux les héros du mélodrame qu'une prophétie avait décidé.

_Harry tu es bien courageux d'être venu seul. As-tu fait tes adieux à tes amis avant de partir? Dois-je leur transmettre un message de ta part?

_Ce ne sera nécessaire. J'en aurai pour quelques heures tout au plus. Je serai de retour pour le dîner de ce soir.

Il espéra être assez bon comédien pour effrayer son ennemi, pour qu'il le prenne au sérieux.

_ Tu penses vraiment pas avoir la moindre chance de triompher sur moi? Tu as déjà tué un homme?

_Non.

_Tu ne sais pas le plaisir que cela peut procurer. Une fois qu'on y a goûté on en peut plus s'en passer.

_C'est parce que vous êtes malade dans votre tête que vous dites ce genre de chose. Et je ne suis pas comme vous, moi, je n'ai pas l'intention de vous tuer, juste de vous empêcher de faire du mal aux autres.

_Alors je ne crains rien de toi. Tu es si gentil. Je t'aime bien, enfin pas assez pour te laisse la vie sauve. Je vais te faire l'honneur à ton courage, tu ne souffriras pas plus, pas plus que nécessaire.

Voldemort garda ses distances. Il fit signe aux détraqueurs d'approcher. Leur mission était d'affaiblir l'ennemi, afin qu'il n'ait plus aucune force, ni aucune chance de sortir victorieux de ce combat. Harry réussit à s'en débarrasser, avec un simple sort de défense, le patronus. Normalement il ne pouvait pas le faire plus d'une minute, cette fois il tient plus de cinq minutes, sans éprouver la moindre fatigue. Ceux qui n'avaient pas été touchés, reculèrent. Ils allaient attendre qu'il épuise toutes ses forces avant de l'attaquer. Ils étaient patients, très patients, ils pouvaient attendre sans rien faire des jours durant. Dix minutes après Harry avait attend ses limites. Il ne pouvait plus envoyer le moindre sort, il utilisait ses dernières forces pour rester debout et respirer. Il vit ses ennemis se rapprochaient de lui, sans rien pouvoir faire pour les repousser. Il entendit des hurlements dans sa tête. Il ne savait pas qui pouvait crier aussi fort, mais il aurait donné cher pour que cela cesse enfin. Il plaqua ses mains sur les oreilles, il allait devenir fou. Il fit tomber sa baguette dans la précipitation. Maintenant il était une menace pour personne.

Le détraqueur le plus près se rapprocha afin de l'amener à son chef. C'est à ce moment le pendentif qu'il avait toujours gardé sur lui, sans savoir pourquoi, s'illumina. La créature n'eut pas le temps de réagir, qu'elle fut éjecté au loin, dans un grand fracas. Les autres ne firent pas la même bêtise, et gardèrent leur distance.

_Mais comment as-tu fait? Lui demanda Voldemort.

_Je… Je n'en ai pas la moindre idée.

Cela avait le mérite d'être claire. Enfin pas tant que ça. Comment éviter que cela recommence si il ne savait ce qui avait déclenché cette attaque.

_Je n'avais pas remarqué que tu avais un pendentif. Il est très joli.

_Quel pendentif?

_Celui en forme de dragon…. Comment l'as-tu eu?

Voldemort s'arrêta en plein milieu de sa phrase. Il s'en voulut de ne pas avoir remarqué ce détail avant. Dire qu'il l'avait déjà vu lors de leur précédente confrontation au même endroit. Si seulement il avait été plus attentif, il aurait immédiatement reconnu la prophétie. Dire qu'il avait eu l'occasion de s'en saisir par deux fois et qu'il ne l'avait pas fait.

_Celui là ?demanda Harry, tout en désignant le médaillon qu'il gardait toujours sur lui. Je n'en ai pas la moindre idée. Et qu'est-ce que cela peut vous faire? Je ne suis pas venu ici pour parler babiole avec vous.

Voldemort était à deux doigts de l'attaque cardiaque. Comment pouvait-on traiter un objet aussi précieux et rare de babiole? Il allait le traiter d'inculte, puis il changea d'avis. Il était préférable qu'il le reste, et qu'il ne sache pas qu'il avait sur lui une arme aussi puissante.

_Parce que cet objet m'appartenait, on me la voler. Rends-moi mon précieux.

_Il n'a pas la moindre valeur marchande.

_Tu as raison ce n'est que de la camelote, c'est mon père qui me l'a offert pour mon anniversaire. C'est pour cela que je tiens à le récupérer.

_Votre père, vous ne l'avez jamais aimé, parce que c'était un moldu. Vous n'allez pas me faire croire que vous avez gardé l'un de ses cadeaux, à cause d'une quelconque valeur sentimentale. Pourquoi tenez-vous tant à le récupérer?

_Parce qu'il s'agit de la prophétie bougre d'imbécile.

Harry comprit pourquoi il avait éprouvé le besoin de la garder avec lui. Il avait senti inconsciemment sa puissance. Il était hors de question de laisser son ennemi mettre la main dessus. Ce qui pourrait arriver rapidement, étant donné qu'il était seul, face à une armée de Mangemort en colère. Il devait donc la détruire, c'était la seule solution. Il essaya de lancer un sort, et la frapper avec sa baguette, il ne se passa rien. Il ne pensait pas qu'un si petit objet puisse être si solide. Voldemort était plus blanc que jamais. Il n'avait jamais pensé que l'adolescent puisse renoncer de lui même à un artefact.

_ Mais vous attendez quoi pour réagir? Il ne faut l'empêcher de la détruire.

Aucuns des Mangemorts qui essaya de s'emparer du médaillon ne réussit. Dès qu'ils le touchaient, ils se retrouvaient expulsés violemment. Deux d'entre eux, ne s'en relèvent pas. Harry était épouvanté par le pouvoir destructeur. Cela lui avait sauvé, mais à quel prix. Certes il s'agissait de deux méchants, mais il n'avait jamais voulu leur mort. Voldemort aurait dû être anéanti par la perte de ses alliés, ce n'était pas le cas. Ce n'était que des pions, qu'il pouvait remplacer facilement.

_Un sort de protection, qui ne se déclenche que lorsque ta vie est vraiment en danger. J'aurais dû m'en douter. La seule personne capable d'en créer un aussi puissant, c'est mon cher cousin. Cela doit être lui qui te l'a donné. Je comprends pourquoi il était si confiant. Personne ne pourra te tuer, tant que tu gardes le collier sur toit. Il est plus malin que je ne l'aurais cru.

Harry ne comprit pas pourquoi ce sort ne s'était pas activé avant. Il s'était retrouvé plus d'une fois en danger, face au père de Draco, les centaures, et Voldemort par deux fois. Il ne s'était rien passé. Cela expliquait pourquoi Thomas avait été si calme. Si la prophétie n'avait pas réagit, c'est parce qu'il ne risquait rien. Même maintenant il était à l'abri, à condition de garder son pendentif sur lui. Voldemort ne pourrait pas lui faire de mal, mais il pouvait en faire sur tous les autres. Ceux qui se trouvent en ce moment à Poudlard pour commencer. Il était hors de question qu'il se cache et qu'il le laisse faire. Il devait l'obliger à rester avec lui, à l'attaquer, c'était sa seule chance de le mettre hors état de nuire. Il espéra juste avoir assez de force pour cela. Il continua donc à taper sur le bijou qui finit par se briser en plusieurs morceaux. L'un d'eux, lui entailla légèrement la main, et son sang entra en contact avec. Il venait, sans même s'en rendre compte, d'activer la prophétie. Il jeta sur le sol les morceaux qu'il avait dans sa main.

_Désormais nous sommes à armes égales, battons-nous…

Le seigneur des ténèbres n'attendit pas que le jeune Potter finisse sa phrase. Il n'avait pas l'intention de se battre loyalement, ça c'était bon pour les faibles. Et il ne l'était pas. Il devait frapper vite et fort, et tuer son adversaire du premier coup. Il regretta de ne pas avoir eu plus de temps devant lui, il aurait pris beaucoup de plaisir à le torturer un peu. Pour cela il devait utiliser le troisième sortilège interdit, le tristement célèbre « Avada kedavra ». La seule défense face à une telle attaque était de faire exactement la même chose. Mais Harry n'était pas un adepte des sorts létales. Il ne les avait jamais utilisés dans le passé, et il n'y avait aucune raison pour qu'il le fasse maintenant. Ce ne fut pas le cas, au grand étonnement de Voldemort. Il n'était pas inquiet. Il avait un avantage sur le gamin, il était plus fort, plus résistant, et surtout il s'était servi plusieurs fois de ce « sort » au point de le maîtriser parfaitement. L'issue de cette confrontation ne pouvait lui être que favorable, il ne pouvait pas en être autrement. Une fois de plus les deux baguettes furent reliées par un arc lumineux. Chose qui ne se passait que lorsque les deux duellistes étaient de forces égales. Comment Harry pouvait-il se battre avec autant d'ardeur. Il n'était pas seulement mu par la volonté de survire, il était aussi animé, bien malgré lui d'une envie de tuer.

À suivre chapitre 23: La fin de la fin du monde

Merci à vous de prendre de votre temps à lire cette histoire et aussi pour votre patience. Je ne pensais pas qu'il me faudrait autant de temps pour corriger et améliorer ce chapitre.

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