Chapitre 23: La fin de la fin du monde ( Calogèro)

_Echec et mat, s'écria Ron, fou de joie.

_Quoi? Déjà!Hermione, quant à elle était dépitée, par sa nouvelle défaite.

Il y avait de quoi, sur les cinq parties qu'elle avait jouées contre son ami, elle n'en avait gagnées aucune. Elle avait pourtant étudié la théorie, avec beaucoup de soin. Elle connaissait toutes les combinaisons possible, et imaginable. Elle avait appris par cœur tous les coups de plus grands champions, qu'elle avait répétés avec exactitude. Cela ne fut malheureux pas suffisant pour lui offrir la victoire. Elle devait se rendre à l'évidence. Ron n'était peut-être pas aussi intelligent qu'elle. Mais il était un stratège redoutable, et il arrivait toujours à s'en sortir, quelque soit la situation.

_On recommence?

_Si tu veux, mais pas moi.

Hermione avait décidé d'abandonner, de jeter l'éponge.

_Mais euh.. Je ne peux pas jouer tout seul.

_Tu peux demander à Harry. Lui aussi, il sait y jouer.

_Je lui ai déjà demandé, mais il a refusé. Il a dit qu'il avait trop mal à la tête pour ça.

_Tu sais où il se trouve en ce moment?

_Oui. La dernière fois que je l'ai vu, il se rendait dans notre dortoir. Je suppose qu'il y est encore.

_Qui était avec lui?

_Comment ça qui? Personne. Il était tout seul.

_Tu n'aurais pas dû le laisser seul.

_Pourquoi? Il n'a besoin de personne pour aller se coucher.

_Pas pour l'aider à se mettre dans son lit. Mais Parce que ce sont les consignes du professeur: Ne jamais le laisser tout seul, et ce quelques soient les circonstances.

_Tu te fais trop de souci pour lui. Je suis sûr que tout va bien.

_Et toi pas assez. Va vérifier si tout va bien.

Ron n'avait pas spécialement envie de déranger son ami pendant sa sieste. Mais il n'avait pas plus qu'il ne voulait de subir la colère de son amie. Elle savait se montrer effrayante, surtout lorsqu'elle était fâchée, ce qui était précisément le cas à ce moment précis. Il traîna des pieds, et monta lentement les marches qui le séparaient de son dortoir. Il n'y avait personne. Le lit d'Harry était défait, signe qu'il s'y était allongé pendant un moment du moins. Mais il n'y était plus. Où avait-il été? Comment avait-il pu sortir et passer devant lui, sans qu'il ne le remarque? Tout ceci était inquiétant, voir agaçant et terrifiant. Il fallait faire vite et le retrouver.

_Alors? Lui demanda Hermione, tout va bien?

_Euh, non pas vraiment. Il n'est plus dans la chambre.

_Dans ce cas, où est-il?

_Comment veux-tu que je le sache? Tu crois qu'il a laissé un mot sur son lit pour nous dire où il avait l'intention de se rendre.

_Réfléchissons. Il t'a bien dit qu'il avait mal à la tête?

_Oui, oui.

_Il est peut-être allé à l'infirmerie.

_Tu crois? Il a pu se rendre en cuisine.

_Pourquoi irait-il?

_Parce que c'est bientôt l'heure de goûter.

_On vient à peine de sortir de table.

_Vraiment? J'ai un peu faim. Je mangerai bien un peu de brioche. Tu crois qu'il en reste?

_Je ne sais pas. Comment tu fais pour avoir encore faim, après tout ce que tu as avalé ce midi?

_C'est parce que je suis malade. Je dois prendre mes goûters à heure régulière.

_Ce n'est pas une maladie. C'est juste de la gourmandise.

_On pourra quand même faire un passage par la cuisine?

_Non. On doit d'abord vérifier que Harry est bien à l'infirmerie.

_D'accord. Ron souffla, il était difficile d'avoir le dernier mot avec Hermione.

Ils parcoururent plusieurs fois les allées de l'infirmerie, regardèrent dans tous les coins et recoins, vérifièrent tous les lits. Ils ne trouvèrent aucune trace de leur ami. La seule personne présente, était un homme blond qui dormait. Ils n'avaient aucune idée de son identité, c'était la première fois qu'il le voyait. Ils décidèrent de continuer leur cherche autre part. Ils se retrouvèrent nez à nez avec le professeur Rogue en sortant de la pièce. Ce dernier fidèle à lui même, leur jeta un regard qui leur glaça le sang.

_Je peux savoir pourquoi vous faites ici? Leur demanda t-il sèchement.

_Rien, on était juste venu pour vérifier que Harry était là, répondit spontanément Ron.

_Vérifier? Normalement vous n'avez pas à faire cela, puisque vous étiez censé ne pas le quittez des yeux. C'était bien votre tour de le surveiller?

_Oui, mais….

_Pas de mais. Vous devez rester tout le temps avec lui. Vous le suivez partout où il va. Même aux toilettes.

_Pourquoi Draco Malefoy ne le fait pas lui?

_C'est le cas lors des cours. Mais il est à Serpentard, il ne peut pas le faire en dehors des cours et la nuit. C'est votre rôle de prendre le relais.

_On a quand même le droit de se reposer un peu? Non?

_Vous ne faites que ça monsieur Weasley. Vous allez, pour une fois, vous bouger les fesses, et vous partez immédiatement à la recherche de votre ami. Si ce n'est pas trop vous demander.

_Tout seul?

_Non, avec votre amie, mademoiselle Granger. Elle est aussi fautive que vous.

_Vous ne pouvez pas nous aider?

_ Comment osez-vous m le demander? Vous ne manquez pas de culot. Vous croyez que je n'ai rien d'autre à faire?

_Severus, pourquoi tu hurles comme ça? Que se passe t-il?

La personne qui venait de parler, était le professeur Salinger. Ce dernier était revenu à l'infirmerie afin de prendre des nouvelles de son frère. Il ne s'était pas absenté très longtemps. Il avait dû se reposer un peu, il avait meilleur mine, il semblait moins fatigué. Par contre ne s'était pas donné la peine de se raser, il était toujours aussi barbu.

_Demande-le à ces deux abrutis, lui répondit Severus en colère.

Les deux « abrutis » ne dirent rien. Ils ne voulaient pas se faire engueuler une fois de plus. Ce fut le professeur Rogue qui le fit à leur place, il n'avait pas l'intention de mentir pour les protéger.

_Ils n'ont pas été capable de surveiller Harry. Ce dernier a profité de leur manque totale de vigilance pour partir en cavale.

Thomas ne pensait pas un jour entendre ça. Ron et Hermione étaient toujours avec Harry, ils le suivaient partout où il allait. Pour une fois, ils ne l'avaient pas fait. Ils savaient pourtant qu'il était coutumier des fugues, étant donné qu'il l'avait fait, et ce à plusieurs reprises dans le passé.

_Je croyais que vous étiez d'accord pour garder un œil sur lui. Vous êtes inconscient ou quoi?

_J'ai fait de mon mieux, répliqua Ron piqué au vif. Quant à toi, tu es mal placé pour me faire la morale. Cela fait une semaine que tu as disparu. Tu étais où tout ce temps?

_Comment osez-vous lui parler de cette façon. Le professeur Rogue osa le ton, tout en dévisageant son élève. Il a toujours été présent et il a risqué sa vie plusieurs fois pour lui venir en aide. Pouvez-vous en dire autant? Non, vous ne pouvez pas.

_Severus arrête s'il te plait. Il a raison, c'était mon devoir de le protéger, et je ne l'ai …..

S'il ne finit pas sa phrase, c'était parce que sa baguette venait de changer de couleur et qu'elle brillait. Il la regarda comme s'il s'attendait à ce qu'elle lui explose dans la main, il ne la lâcha pas pour autant. Elle redevient noir quelques secondes après. Pourtant il semblait perturbé et effrayé. C'était la première fois qu'il se montrait aussi inquiet face à deux de ses élèves. Il en resta sans voix, ou presque, puisque ce qu'il dit à ce moment, fut inaudible.

_Que se passe t-il ? Lui demanda Severus.

_Harry est en danger. Je dois aller le rejoindre.

_Tu en es sûr? Tu ne te fait pas du souci pour rien?

_J'ai bien peur que non. J'ai programmé ma baguette, afin qu'elle m'avertisse à chaque fois qu'il est en danger.

_Tu peux aussi le localiser?

_Oui. Il se trouve près de la falaise du rocher mort.

_Il est plus prudent que je t'accompagne. À deux on ne sera pas de trop. Quant à vous, reprit Severus en s'adressant aux élèves, vous allez voir le professeur Dumbledore tout de suite, et vous lui dites où on va. Ensuite vous retournez dans votre salle commune pour ne plus y bouger.


Le duel qui opposait Harry et Voldemort était loin d'être fini. Aucun des deux ne voulaient abaisser sa baguette et donner un sérieux avantage à l'adversaire. Ils s'affrontaient aussi du regard, défiant l'autre, tout en lui faisant comprendre qu'il n'avait pas l'intention de céder, ni d'avouer sa défaite. Il ne manqua plus que quelques bottes de foin, roulant sur le sol, sous un air d'harmonica, pour se croire au far west.

Pour le moment ils avaient la même force, mais cela ne pouvait pas durer éternellement. L'un des deux allait forcément arriver à bout de ses forces. Celles de Harry semblaient illimitées. Activer, bien malgré lui, la prophétie lui avait donné l'énergie nécessaire. Sa colère et sa soif de vengeance, y était aussi pour beaucoup. Jamais il n'avait été aussi sûr de lui et de ses capacités. Pas un seul instant il n'envisagea l'échec. Mais le pire dans toute cette histoire, était qu'il y prenait du plaisir. Il avait envie de voir son ennemi mordre la poussière. De le voir s'écrouler impuissant au sol, le supplier, pour l'achever par la suite. Il était hors de question de lui laisser la moindre chance de survivre, surtout que Celui Dont On Ne Doit Pas Dire Le Nom, ne lui ferait aucun cadeau, ne lui accorderait aucune grâce. Pourquoi le ferait-il lui?

Voldemort comprit, un peu tard, qu'il avait à faire avec un rival de taille, voir plus fort que lui. Il n'aurait jamais dû le sous estimé, tout cela parce qu'il s'agissait d'un simple adolescent. Un simple enfant qui n'avait même pas fini sa scolarité, qui n'était pas non plus l'un des meilleurs de sa classe. Cela ne l'empêchait pas de lui tenir tête, et de représenter une réelle menace pour lui. Dans l'état où il était, il pouvait le tuer.

L'équilibre des forces en action se brisa à la faveur du plus jeune. Voldemort fit face à sa propre mortalité. Il était hors de question de mourir si près du but. Il ne lui restait plus qu'une poignée de seconde pour trouver une solution. Logiquement, il n'avait pas assez de temps pour réagir. Il se passa pourtant quelque chose d'étrange, tout ce qui l'entourait bougeait au ralenti, comme si le temps lui même s'était ralenti. Il se baissa, ramassa une poignée de terre, qui jeta violemment au visage de son adversaire, afin de le déconcentrer. Cela fonctionna puisqu'il fut obligé de fermer les yeux. Il en profita pour fausser compagnie à son adversaire, et aller se cacher au milieu des mangemorts. De cette façon, il pourrait souffler un peu, reprendre des forces, avant d'attaquer une seconde fois.

Il ne fut pas vraiment surpris en voyant, l'un de ses anciens disciples Severus, arriver en courant, sur le champ de bataille. Il le fut plus en voyant que son cousin était avec lui. Que faisait-il ici? Il ne devrait pas être prostré quelque part, dans une grotte par exemple, pour pleurer la mort de son jumeau? Il n'avait pas prévu cela, et il en était contrarié. Il serait une fois de plus, contraint de changer ses plans. Dire qu'à un moment, il avait pensé en finir rapidement avec le « survivant » cela lui prendrait plus de temps. Pour le moment, il ne risquait rien. Il s'était parfaitement fondu dans le paysage, comme le serait un arbre au milieu d'une forêt.

_Harry, tout va bien? Lui demanda Thomas, inquiet.

_Oui, oui.

Quelque chose n'allait pas. Se trouvaient devant eux un certain nombres de mangemorts, mais il n'y a pas de trace de Voldemort. Ces derniers ne se déplaçaient jamais en masse, sans être accompagnés par leur chef. Il devait donc être présent, le tout était de savoir où.

_Que c'est-il passé?

_J'étais en train de me battre contre Voldemort…

_Quoi? Tu as fait quoi?Qu'est-ce que t'a pris? Tu es inconscient?

_Je sais parfaitement ce que je fais. C'est bien qui moi qui dois le tuer. C'est bien ce que dit la prophétie? .. « L'un devra mourir de la main de l'autre, car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit » . Et je n'ai pas l'intention d'être celui qui meurt.

_Tu n'es pas obligé, non plus, de faire tout ce qu'elle te dit.

_Qu'est-ce que tu proposes? De rester tranquillement au chaud à Poudlard, à boire une tasse de chocolat chaud, pendant qu'il tue tout le monde dehors?

_Et pour l'empêcher de tuer, tu es prêt à devenir à ton tour un assassin?

_Il y a pas d'autre solution. Et je n'aurais pas eu à le faire, si tu avais eu le courage de le faire toi même.

_Il y en a toujours une autre.

_Pas cette fois désolé.

Harry ne voulait pas entendre raison. Il tenait à finir ce qu'il avait commencé. Il était, contrairement à d'autre personne, parfaitement à sa place ici, et il ne rentrerait à Poudlard qu'une fois son ennemi mort, et pas avant. Ce qui arrangeait grandement Voldemort. Lui aussi ne voulait pas perdre une occasion unique d'éliminer tout ceux qui se dressait contre lui. En commençant par son cousin, qui était le plus prêt de lui pour le moment. Il était temps de sortir de sa cachette et de se manifester. Il se rapprocha de sa cible le plus discrètement possible. Ce qui était inutile étant donné qu'il était occupé à se disputer avec son élève, qui ne le respectait pas beaucoup, comme quoi tout se perd. Il passa un bras autour de sa taille et un autre autour de son cou. Thomas en sursauta, il ne s'était pas attendu à ce faire attaquer par surprise. Il risquait de payer cher, son manque de concentration et de vigilance.

_Qui c'est? Dit-il, comme s'il ne s'agissait que d'une simple farce. Ce n'était pas vraiment le cas.

Severus n'avait pas l'intention de rester planter là, à regarder celui qui fut son maître, et celui qui était toujours son élève, sans rien faire. Il aurait sans doute pu faire quelque chose, si sa course n'avait pas été arrêté par les mangemorts présents. Leur chef n'avait même pas eu besoin de leur demander de le faire, ils l'avaient fait automatiquement, comme de bons soldats qu'ils étaient. Quant au professeur de potion, il n'avait pas contraint de se battre contre autant d'adversaire à la fois. Il espérait ne pas être trop vieux pour ses bêtises, et qu'il puisse tenir jusqu'à l'arrivée des renforts.

Thomas quand à lui, il préféra ne pas répondre à la provocation de son cousin. Il ne dit rien, et tenta, tant bien que mal, de se dégager de son étreinte, sans y arriver.

_Voldemort, tu aurais dû répondre Voldemort. Tu vas être bien gentil, et jeter ta baguette par terre.

_Et si je refuse?

_Tu tiens vraiment à le savoir? Tu sais de quoi je suis capable lorsqu'on refuse de m'obéir.

Effectivement, il le savait, mieux que quiconque. Il n'avait plus le choix. Il laissa sa baguette tomber sur le sol. Pour le moment il était plus prudent de faire ce qu'on lui demande.

_Je te remercie pour ta collaboration.

_Tu ne m'as pas vraiment laissé le choix.

_Tu n'aurais peut-être pas dû t'interposer entre nous non plus. Tu ne vois donc pas que tu nous déranges en plein duel. J'aurais aimé que tu ne t'en mêles. C'est Harry qui t'a demandé de venir?

_Non. Il ne n'avait même pas prévenu de ce qu'il allait faire.

_C'est vrai Harry? Tu as réussi à te sauver sans que personne ne se rende compte de rien?

Harry lui lança un regard froid. À moi que ce soit Thomas qui était visé. Ou les deux.

_Oui, c'est vrai. Parce que contrairement à vous, j'ai tenu ma promesse de venir seul.

_Mais, moi, je suis un méchant. Je n'ai jamais tenu les promesses que j'aie faites. Ce que tu peux être naïf mon pauvre enfant.

_Je ne suis pas votre enfant. Je suis celui qui va vous tuer. Et si vous croyez avoir la moindre chance de vous en sortir, c'est que vous l'êtes plus que moi.

_Tu ne t'es peut-être pas aperçu que je tiens ton professeur en otage?

_Il aurait du être plus prudent.

_Tu serait prêt à le sacrifier pour me vaincre?

_S'il faut en arriver là, oui. Sans la moindre hésitation.

_Finalement, tu n'es pas si différent que moi. Tu pourrais te joindre à moi. On pourrait faire de grandes choses ensemble.

_C'est ça. À votre place, je ne compterai pas trop là dessus.

_C'est ton dernier mot?

_Oui.

_Que fait-on? On reprend là où on s'est arrêté?

_Avec plaisir.

Harry n'avait jamais été aussi déterminé que ce jour là. Comme si la vie de l'otage n'avait pas la moindre valeur. Il n'avait donc pas l'intention de l'épargner et de perdre son combat. Son regard était de plus en plus froid et dur. Il a beaucoup changé. Il n'était plus le même. Il n'était plus le gentil adolescent qui se préoccupait des autres, et qui faisait passer ses envies après celles des autres. Il pourrait devenir dans un futur proche le nouveau « Seigneur des ténèbres». Il pourrait même le surpasser dans sa cruauté.

_Regarde qu'est devenu ton élève, dit Voldemort à Thomas. Tu y es pour beaucoup.

_Comment ça? Qu'aie-je pu faire?

_Tu lui as donné la prophétie.

_Oui. Mais c'était pour le protéger de toi et de tes sbires.

_Comme c'est gentil à toi. Tu ne pensais pas qu'il pourrait l'activer tout seul?

_C'est pour ça que je ne lui ai rien dit à se sujet. Comment a-t-il pu l'activer, alors qu'il ne savait même pas ce qu'il devait faire pour.

_C'est par le plus grand des hasard. Il voulait juste la détruire, et il s'est coupé. Et le mieux dans tout cela, c'est que cela se retourne contre toi, puisqu'il va m'épargner la peine de te tuer. C'est drôle quand on y pense.

_Il n'y a rien de drôle.

_Qu'est-ce que tu peux être rabat-joie.

Harry n'avait toujours rien fait, il se contentait de fixer les deux hommes du regard. Il avait pourtant eu largement le temps de lancer plusieurs attaques. Pourquoi ne le faisait-il pas? Qu'attendait-il pour mettre ses menaces à exécution.

_Tu attends quoi? Lui demanda Voldemort. Allez attaque, mais attaque donc.

_Harry, ne fais pas ce qu'il te demande. N'entre pas dans son jeu.

Thomas n'avait jamais pensé qu'un jour il doivent supplier quelqu'un pour survivre, et encore moins que ce quelqu'un soit l'un de ses élèves.

_Que dois-je faire d'après toi? Poser gentiment ma baguette sur le sol et le laisser gagner?

_C'est déjà le cas. Il a déjà gagné, quoi que tu fasses.

_Pas si je le tue.

_Dans ce cas, il passera pour un martyre. Un autre mangemort prendra sa place, et tout recommencera comme avant.

_Comment peux-tu savoir ce qui va se passer? Tu as des dons de voyances?

_Non.

_Alors ne me dis pas ce que je dois faire. Te souviens-tu de la dernière fois qu'on s'est retrouvé dans la même situation? Lorsque c'était moi l'otage.

_Oui.

_ As-tu posé ta baguette?

_Non. Mais c'était du bluff, je ne t'aurais jamais fait de mal.

_Ne me prends pas pour un imbécile? Tu l'aurais fait. Et je ne fais que suivre les conseils que tu m'as donné.

Il n'y avait plus rien à dire, Harry avait pris sa décision. Pourtant il ne lança aucun sort, il continuait à braquer sa baguette, sans rien faire d'autre. Serait-il en train d'hésiter? Il n'était peut-être aussi courageux qu'il voulait le faire entendre. Voldemort trouva le temps bien long, et s'ennuyait, et il n'aimait pas ça.

_Que se passe t-il? Tu ne veux plus me tuer pour monter l'exemple? Tu ne peux pas savoir à quel point tu peux me décevoir.

Il dirigea sa baguette vers le cou de son otage.

_D'après mes cours de biologie, il y a une grosse veine ici, à moins que ce ne soit une artère, je ne sais plus. Par contre si j'y fais un trou, le sang devrait couler, et de ça, j'en suis sûr. Tu sais combien de temps il faut pour vider un homme de soixante-dix kilos? C'est bien ton poids Thomas? Ne réponds pas, ce n'est pas important. Ce qui l'est c'est le temps que cela va mettre. Maintenant Harry tu vas poser ta baguette sur le sol, à moins que tu ne préfères regarder ton professeur mourir.

Harry n'avait l'intention se rendre. Il devait attaquer, il avait trop attendu. C'est pour cela que son ennemi ne le prenait plus au sérieux et le croyais incapable de l'affronter. Il allait vite déchanter et s'en mordre les doigts. Il pointa sa baguette droit devant lui.

_Non Harry, ne fais pas ça. S'écria Thomas. Je t'en prie, pose ta baguette.

_Pourquoi? As-tu peur de mourir?

_oui.

_C'est pourtant inévitable, tu le sais très bien. Ne t'inquiètes pas, ça ira très vite. Tu n'auras pas le temps de souffrir.

Voldemort n'avait pas l'intention de se laisser faire. Il devait se débarrasser de son otage avant que Harry ne lance sont sort. Il ne lui servait plus à rien, et cela lui permettrait d'avoir les mains libre.

_Je te présente, toutes mes condoléances pour la perte tragique de ton frère. Tu vas bientôt le rejoindre dans l'au delà.

Il enfonça plus profondément sa baguette dans le cou de son cousin. Quelques gouttes de sang s'échappèrent de la blessure et salirent le col de sa chemise. Ce dernier avait fermé les yeux, persuadé de vivre ses derniers instant.

_Attendez, ne faites pas ça. Je me rends. Regardez, je vais poser ma baguette.

Harry n'était pas aussi insensible qu'il le pensait. La vue du sang, l'avait terrifié et horrifié. Il ne se reconnaissait plus. Il allait faire ce que tout le monde attendait de lui, sans lui demander son avis. Il avait été éduqué que dans le but de détruire Voldemort. Personne ne s'était inquiété de ce qu'il voulait ou pas. Pour la première fois de sa vie, il allait prendre sa vie et son destin en main. Il n'obéirait plus jamais aux ordres des autres.

_Trop tard, tu aurais dû te décider plus tôt. Dis lui adieu.

Voldemort n'avait jamais eu l'intention d'épargner la vie de son cousin, ce quoi que fasse son adversaire. Ce dernier aurait dû le comprendre et reconnaître avoir eu affaire à plus malin que lui. Il aurait dû baiser la tête, afin de ne pas assister à l'exécution. Pourtant, il fit exactement le contraire. Il le défiait même, et son regard n'avait en rien perdu sa combativité. Comment pouvait-il se montrer aussi arrogant alors qu'il était désarmé et incapable d'attaquer et de se défendre.

_AVADA…

La voix de Harry était aussi forte que déterminée. Il allait le sort de la mort comme si de rien n'était. Chose qu'il ne pouvait pas faire. Ce sortilège était suffisamment complexe et difficile, et il ne pouvait en aucun cas être utilisé sans baguette. Aucun sorcier n'en avait les capacités, même les plus fort. Voldemort, malgré son apparente décontraction , ne l'était pas vraiment rassuré. Il était hors de question qu'il ne fasse rien pour se défendre. La prophétie donnait peut-être à l'adolescent les forces qu'il lui manquait. S'il voulait rester en vie, il devait lui aussi jeter un sortilège le même de préférence. Ce qui ne lui poserait aucune difficultés étant donné qu'il était celui qui le maîtrisé le mieux. Il était aussi celui qu'il s'en était le plus servi.

Pour cela il devait retirer sa baguette du cou de son cousin. Ce qui lui laisserait un léger répit. En effet la blessure n'était pas profonde et la perte de sang insignifiante. Sans le savoir il avait fait exactement ce qu'on attendait de lui; lancer un sort. C'était à se moment précis que les sorciers étaient les plus vulnérable, même face à un sortilège le plus simple et le plus facile à maîtriser, celui de l'attraction, par exemple. C'est justement celui que Harry utilisa.

_…. Accio!

Le seigneur des ténèbres poussa un cri de douleur. Cela n'avait rien à faire au fait qu'il se trouvait privé de son arme. Il n'avait aucune raison d'avoir mal à cause de cela. Si il hurla ce fut à cause du coup de canne qu'il reçu dans le ventre. En effet son otage avait profité de la diversion que son élève avait faite, pour le frapper. Ce n'était pas glorieux certes, ni loyale, mais terriblement efficace. Celui Dont On Ne Devait Pas Dire Le Nom, était recroquevillé sur le sol, plier en deux à cause de la douleur. Il n'avait jamais pensé un jour, se retrouver à terre à cause d'un simple coup dans le ventre. Dire que jusqu'à présent il avait fait un sans faute. Cela ne l'avait pas empêché de perdre la dernière bataille, et la guerre par la même occasion.

Quant à Harry, il se rapprocha des deux hommes d'un pas tranquille. Tout danger étant écarté, il n'avait plus aucune raison de courir. Il prit même le temps de ramasser sa baguette, ainsi que celle de son professeur, dans le but de lui rendre. Il avait aussi en sa possession celle de son ennemi. Celle là, il ne la rendrait pas à son propriétaire. Il n'avait pas non plus l'intention de la garder, comme trophée de guerre. Il la détruirait plus tard, afin qu'elle ne serve plus jamais.

_Ça va? Demanda t'il à Thomas.

Ce dernier posa une main sur sa blessure. Il voulait s'assurer que le saignement s'était arrêté.

_Oui, ça peut aller. Et toi?

_Moi aussi. Je n'aurais pas dû essayer de te tuer. Je suis désolé.

_Ce n'était pas ta faute. Tu étais sous l'emprise de la prophétie. Tu ne pouvais faire autrement.

_Non, j'étais parfaitement conscient de mes faits et gestes. C'est juste que j'en avais assez que tout le monde me dise ce que je dois faire, ou pas. Et je n'ai pas tout de suite compris ce que tu attendais de moi, lorsque tu m'as supplié de poser ma baguette.

_Il m'était impossible de te demander de lui lancer un sort sans ta baguette d'une autre façon. Cela aurait annulé l'effet de surprise, et il aurait pu te tuer avant que tu n'es le temps de le faire.

_ Tu as ce que tu pouvais, j'aurais dû faire plus attention. Tu as raison, il y a bien une autre solution.

Rester prostré sur le sol de cette façon, était indigne d'un seigneur des ténèbres. Si Voldemort le fit, c'était uniquement dans le but de tromper ses adversaires. Ils devaient les laisser croire qu'ils avaient gagnés, les laisser prendre la confiance. Ensuite, il pourrait lui aussi profiter de l'effet de surprise et les attaquer lâchement. Certes il n'avait plus sa baguette magique. Mais que cela ne tienne. Un simple adolescent avait réussi à s'en passer pour lancer un sort. Il n'y avait aucune raison qu'il ne puisse pas en faire autant. Ce qui ne l'empêcha pas de rester très attentif à tout ce qu'ils pouvaient se dire. Ce qu'il venait d'entendre le rassura. Harry Potter n'avait pas l'intention de mettre ses menaces à exécution. Il ne risquait rien. Il décida de se mêler à une conversation, à laquelle, il n'avait pas été convié. Pourquoi, mais pour jouer avec leur nerf, les provoquer.

_Que passe t il Harry? Demanda t-il d'un ton moqueur.

Ce dernier fit comme si il n'avait rien entendu. Mais il en fallait plus pour décourager vous savez qui.

_ Tu n'as plus envie de me tuer? Pourquoi as-tu changé d'avis?

_Parce que je ne suis pas comme vous.

_Mais tu n'as pas le choix, si tu veux vivre. Ne me dis pas que tu as oublié ce que la prophétie dit.

_L'un devra mourir de la main de l'autre, car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit.

Sans le savoir, Harry était entré dans le jeu de son ennemi. Il se laissait manipuler aussi facilement qu'une simple marionnette.

_Pourquoi ne le fais-tu pas? Serais-tu aussi lâche que ton professeur de défense contre les forces du mal?

_Je vous interdit de dire du mal de Thomas. Et non, contrairement à vous, je ne suis pas un lâche. C'est parce que je refuse de devenir un assassin.

_Mais tu en es déjà un.

_Ce n'est pas vrai. Je n'ai tué personne.

_Si tu l'as déjà fait. Ils étaient deux. Ne me dis pas que tu as oublié ce que tu as fait?

_Ils sont morts, à cause de vous. C'est vous qui leur avait demandé de m'attaquer. Vous saviez parfaitement ce qu'il allait se passer.

_C'était mes compagnons, des amis très chers à mon cœur. Ils ont été assassinés de sang froid. Si j'en avais eu la moindre idée, jamais je ne leur aurais demandé de le faire.

Ce qui était faux. Ses disciplines n'avaient pas beaucoup de valeur à ses yeux. Il n'avait pas hésité à se débarrasser de certains d'entre eux, lorsqu'ils se montraient trop encombrant ou inutile. Pour le moment, il devait tout faire pour culpabiliser le jeune homme, afin qu'il renonce à se battre de lui même.

_Vous pouvez me dire leur noms?

_Pardon?Leur quoi?

_Leur noms! Donnez-moi leur noms. Vous devez forcément les connaître puisqu'ils étaient vos amis.

Voldemort ne s'était pas attendu à ça. Il venait d'être pris à son propre jeu. Pour cause, les dont il connaissait l'identité étaient toujours vivants. Ils devaient même se battre contre l'un des leur, le professeur Rogue. Il ne lui restait plus qu'à dire deux noms au hasard. Harry ne se rendrait compte de rien, lui non plus ne connaissait pas leur nom.

_Bien sûr que je sais comment ils s'appèlent. Bertrand Dupont, et Serge Doigt.

Il se trompa, pour cause, il n'y avait jamais eu dans ses rangs de Bertrand et encore moins de Serge. Mais il ne fit avec une telle assurance, qu'il serait difficile de ne pas le croire. Harry le crut, il ne pouvait pas se douter que Voldemort était incapable de se souvenir du nom de tous ses « amis ». Ce ne fut pas le cas des autres personnes présentes à ce moment. Ces derniers savaient très bien qui étaient ceux qui étaient tombés au combat. L'un d'entre eux, se fit même le plaisir d'intervenir. Il allait le regretter plus tard.

_Il s'agit de Albert Deweet et de Norbert Lyrasc.

Voldemort se demanda qui était assez fou pour le contredire de cette façon. Il releva la tête afin de le regarder. La personne était Managua. Il ne s'était pas attendu à le revoir un jour, puisque ce dernier était censé être mort et enterré. Le fait que ce ne soit pas le cas était plus que déplaisant, et cela risquait de compromettre ses projets. Il ne pouvait plus rester à terre. Tant pis pour l'effet de surprise. Il devait faire vite. Il ne réussit pas à quitter le sol. Pourtant il poussait de toutes ses forces sur ses bras. C'était comme si l'attraction qu'exerçait la terre sur lui était plus forte que lui. Cela n'avait pas de sens, la gravité ne pouvait pas changer aussi soudainement. Surtout que les deux autres, ne semblaient pas en souffrir. Ils ne semblaient éprouver aucune difficultés à se maintenir debout.

_J'ai profité du fait que tu sois occupé pour te lancer un petit sort, afin de t'immobiliser. Ne te fatigue pas, tu ne pourras pas te relever tout seul.

Celui Dont On Ne Doit Pas Dire Le Nom, ne s'était pas attendu à être attaqué en traître. Pourtant, il ne se privait jamais de le faire lui.

_Vous êtes là depuis longtemps?

_Suffisament assez, pour voir mon frère te donner un coup de canne dans le ventre.

_Vous auriez pu intervenir avant? J'aurais eu tout le temps de le tuer.

_J'attendais qu'il te frappe avant. De cette façon, tu comprendras à quel point cela peut faire mal.

Harry, quant à lui, éprouvait même un réel plaisir à voir son ennemi aussi rabaissé. Il était pour lui de détruire la baguette qu'il avait encore en sa possession, celle de son ennemi bien entendu. Pour cela il se contenta de la torde, avec suffisamment de force pour la briser. Elle était désormais inutilisable. Il était impossible de réparer une baguette une fois qu'elle était cassée.

_Vous n'en aurez plus besoin. Dit-il pour justifier son acte. Vous allez finir votre vie en prison. Je m'arrangerai pour que vous y soyez traité aussi mal que possible.

_Tu imagines peut-être avoir gagné?

_Mais oui, j'ai gagné? N'est ce pas Thomas.

_Oui, tu as gagné.

_Non. Ce n'est pas encore fini.

_Pour vous oui. Vous n'êtes plus rien. Vous serez celui qui a perdu face un à simple accio et un handicapé. Je m'arrangeai pour que tout le monde sache comment vous avez été battu.

_Non. Tu ne fera rien de tout cela.

Voldemort avait encore une carte à jouer. Enfin il le croyait. Il était obligé de demander de l'aide aux Mangemorts toujours en vie. Normalement ces derniers en avaient fini avec Severus. Il devaient le craindre, suffisamment pour continuer à lui obéir. Il appela ceux dont il était sûr des noms. Les autres, par effet grégaire devraient suivre et faire la même chose.

_Crabbe, Goyle. Hurla t-il. Normalement, ils auraient dû réagir, et se précipiter à son secours. Ils ne le firent pas. Pourquoi? Ils n'étaient pas sourd, ils l'avaient entendu. Qu'est-ce que vous attendez pour venir m'aider? Ajouta t-il, en vain.

Il n'avait pas fait attention à ce qu'il se passait autour de lui. Il s'était essentiellement focalisé sur Harry pour cela. C'est pour cela, qu'il ne vit pas arriver les renforts, conduit par le professeur Dumbledore. Ce dernier n'avait pas fait le déplacement seul. Il était venu avec plusieurs Aurors qui avaient mis au arrêt, tous les Mangemorts survivants, Crabbe et Goyle, inclus. Le seul à ne pas l'être, était Managua, étant donné qu'il était venu avec les renforts. Il était hors de question, de lui laisser une chance de s'en sortir. Il devait être lui aussi condamné à plusieurs années d'enferment en prison, ou mieux encore à la peine de mort.

_Attendez! Dit-il pendant qu'il était traîné malgré lui, par deux Aurors. Vous en oubliez un.

_Qui? Répondirent-ils étonnés par cette remarque. Tous les Mangemorts étaient pourtant tous regroupés dans un coin, et ils étaient tous menottés.

_Lui!

De la tête, il désigna son cousin. C'est à ce moment qu'Alexandre se rendit compte de la bêtise qu'il avait faite. Il avait nommé les deux Mangemorts morts. Seul l'un d'entre eux, était capable de le faire, étant donné qu'ils gardaient l'anonymat dans leur vie civile. Les preuves étaient certes bien mince, mais pas inexistantes. Dans le doute, il fit lui aussi en état d'arrestation. Thomas voulu s'interposer, il était hors de question de les laisser faire. Tout ce qu'il pu dire, ne servit à rien. Il n'était, pour le moment, qu'un simple professeur de défense contre les forces du mal, il n'avait donc pas assez d'autorité pour s'interposer. Le professeur Dumbledore, regretta d'être venu accompagné. Mais cette fois-ci, il n'avait pas l'intention de rester à regarder sans rien faire. Il allait se battre pour sauver l'un de ses filleuls. Il ne le laissera pas seul face à lui même. Il prendra le meilleur avocat pour le défendre. En attendant il dû calmer, son autre filleul, afin que ce dernier ne se retrouve pas arrêté pour outrance face à un agent en fonction.

À suivre dans le chapitre 24: Tu es fait pour voler.

Merci pour votre patience, pour continuer à lire cette histoire, et de me soutenir.

J'espère que vous avez pris du plaisir à lire ce chapitre.

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